zoupic – le propre de l'Om

Création du futur: il est temps de passer au prochain stade de l'Humanité

Vers septembre 2010 et au-delà!

Je sors d’une belle après-midi de réunion sur la sociocratie et l’attribut plein d’une belle énergie. Pour la petite histoire l’attribut est une association, un groupe de personne qui vit à la Réunion, partis à 3 il y a 2 ans ils sont aujourd’hui 35 membres actifs pour 135 membres, créent, vivent et animent leurs groupes en utilisant la sociocratie, le jeu du tao et en incluant les enfants dans leurs processus de prises de décision. Une belle leçon humaine d’humilité et de partage réalisée par Laurent et Lydia. Merci!

Il est temps pour moi de faire un petit point sur mes projets du moment et à venir. Ca m’aide toujours à poser un point fixe dans le temps et voir ce qu’à tel moment ou à telle époque je souhaitais faire, et pourquoi ou comment j’ai dérivé. C’est aussi l’idéal pour se projeter et clarifier ce qui m’anime en ce moment. Enfin, c’est toujours la possibilité d’inviter aux commentaires, aux synergies, à la synchronicité et à trouver des personnes intéressées pour co-créer ces différents projets.

Avec Génération-Tao:

- Continuer de tenir la Chronique des Créatifs Culturels
- Aide à la rédaction des interviews pour le Magazine
- Organisation d’événements à thème (la suite de la soirée du 23 avril: Comment créer une société d’abondance?..)
- Développement, marketing, stratégie

En dehors de Génération-Tao, j’ai aussi une vie très active (comme vous commencez à le savoir) autour des systèmes monétaires complémentaires, participer à construire la nouvelle économie. Je navigue entre des envies de communication, d’événementiel, de designer…  A la manière de la loi d’attraction, je vous invite ici à me joindre, à participer, à me solliciter, à me connecter avec les personnes justes. Ces projets me motivent au plus profond de moi, ils sont justes et plein de sens: aucun doute. L’activation et leur mise en place demandent souvent un certain investissement, toujours plus enrichissant s’il est effectué en collectif, en groupe, à plusieurs, ainsi je vous invite à me donner un feedback sur votre envie, votre besoin, une motivation qui vous est propre de partager un bout de route, de faire un bout de code ou quelques images sur un ou plusieurs de ces projets, si ça résonne en vous! Toute participation est la bienvenue, ces projets m’animent au plus profond de mon être, et sauf changement de programme, je les réaliserai, mais je souhaite les co-créer. La porte est ouverte…

Autour de la nouvelle économie – appel à la co-construction

Nombre de ces projets trouvent déjà écho dans le groupe naissant qui se constitue avec des pratiquants intéressés tous par la diffusion des monnaies complémentaires: les valeureux (je vous en reparlerai!).

- Un site de ressources: Pourquoi les monnaies complémentaires – Comment les monnaies complémentaires? Pourquoi: pour pouvoir centraliser les réponses, les documents essentiels et l’argumentation du besoin des monnaies complémentaires. Comment: pour donner les documents clés de la conception d’une ou plusieurs monnaies, les différents guides, plus destinés aux designers, architectes ou toute personne qui souhaite monter son propre système.

- Des rencontres rythmées sur Paris, à la manière des green drinks, faire battre une pulsation régulière (une fois par mois?) sur le sujet des monnaies complémentaires et de la nouvelle économie, encourager les rencontres des pratiquants, aider à créer des liens.

- Des conférences, des soirées projection de documentaires, des séminaires de formation sur ces outils, les méthodes, les techniques, les procédés: Comment créer sa monnaie? Les événements peuvent être centrés sur la question de l’évolution monétaire comme d’autres processus qui contribuent à cette dynamique du mieux vivre ensemble: la sociocratie ou le jeu du Tao par exemple. Être facilitateur entre ceux qui vivent au quotidien des expériences innovantes et un public curieux.

- Un documentaire sur les alternatives monétaires existantes: je souhaite aller sur le terrain en Europe comme au Brésil, à la rencontre des humains et ramener des images. Le but est pour moi d’abord de rencontrer ces personnes, de découvrir leur histoire, les difficultés  rencontrées, les bénéfices de leurs changements, etc… Dans un second temps, partager ces images avec une double lecture: la première est de diffuser des exemples simples et concrets de ce qui se fait, expliqué par les pratiquants: montrer qu’il existe des alternatives concrètes et vivantes, la seconde est d’avoir des grilles de lecture pour les architectes monétaires des clés de création de monnaies, qui, quoi, comment, les étapes, les règles essentielles, toutes ces petites expériences qui nous éviteront de refaire les mêmes erreurs. C’est un projet très personnel mais qui me tient ô combien à coeur pour avancer sur la route de la rencontre des alternatives.

- Un outil en ligne de village virtuel: A la manière d’un jeu vidéo, je souhaite faire le cahier des charges et aller jusqu’à la réalisation d’un site web en open source qui permette à chaque communauté d’avoir un outil qui soit le reflet en ligne de son activité physique. Mairie, Banque, Marché, chaque partie doit donner le reflet  holoptique de la communauté, des richesses existantes, la possibilité d’interagir, de voir les flux, les règles, les membres, de proposer des changements, de soumettre des propositions etc.. Ce projet est probablement le plus difficile techniquement, il demande également un certain investissement, mais sa portée est très importante par sa réplicabilité à d’autres communautés. Faites signe si vous voulez que nous unissions nos forces..

- Du design de monnaies complémentaires: avancer avec des communautés dans la création de leurs outils, je pense notamment au Tiocan, éco-lieu près de Genève où je me suis déjà rendu pour un think-tank sur la monnaie, j’y retourne fin août pour continuer le processus. Je pense aussi à L’Attribut qui a le terreau et la maturité pour développer son système. Ca peut être du coup par coup sur mesure, mais ça peut aussi être le design d’une monnaie qui pourra être réplicable pour plusieurs communautés ayant des besoins et des valeurs similaires, je pense notamment aux sites web de l’information.

- Cercle intégral apprenant: Que ce soit avec les valeureux ou en dehors, c’est bien de prôner des choses, la meilleure façon de savoir si ça marche c’est de les vivre, des les appliquer sur soi. “Be the change you want to see in the world” nous disait Gandhi. Donc ici, découverte par la pratique, créer, apprendre, tester un peu tout ça.

Voilà pour la rubrique monnaies, comme vous voyez, c’est plutôt complet, varié et ambitieux, mais je pense que tous ces points sont complémentaires et cohérents.

Projets de l’âme, projets du corps

- Continuer d’animer des parties de jeu du Tao: à Paris et ailleurs, surtout à la sollicitation: si l’envie est là, que vous pouvez réunir une table (4 à 6 personnes), je serai ravi de me déplacer pour vous accompagner dans la réalisation de vos quêtes.

- A la rentrée je commencerai la formation de la Wutao – School pour devenir instructeur de Wutao, formation en 3 ans, c’est un passage essentiel pour moi pour revenir vers le corps, dans la sensation, dans le mouvement, dans l’ondulation et la respiration. Devenir instructeur c’est aussi le goût de la transmission, de l’accompagnement et du partage.

le wutao par Imanou

- A la rentrée je m’inscris également au Centre Génération-Tao pour pratiquer de manière régulière 3 disciplines effleurées pendant mon semestre à l’accueil du Centre: Art du Combat, Wutao et Souffle alchimique. De quoi se donner, se dépenser et faire circuler et harmoniser les énergies qui m’animent pour un mieux-être certain.

- La musique… aaaah la musique. J’ai récupéré récemment mon alto qui dormait depuis trop longtemps en Picardie. Il est temps de le refaire vibrer, je cherche d’autres personnes avec qui pratiquer, partager. Après une longue pratique du classique, je serai ravi de découvrir l’univers gipsy, tsigane, plus dynamique et vivant que mes premiers amours. Ce n’est pas une priorité pour moi, mais je sais et je sens que c’est un besoin profond, me reconnecter à la musique: Vibrer.

- Le chinois. Je sens le besoin de l’écrire ici, après avoir pris un seul et unique cours ce semestre, l’envie est toujours là, le temps difficile à trouver, mais cette langue m’attire profondément, et l’écrire me permet de constater que cette envie n’est pas morte. L’investissement ici est important, on verra avec le temps comment cela évolue.

Et puis aussi

En dehors de toutes ces activités, la recherche de la société d’abondance continue de m’animer, avec cette question profonde de la rareté et de l’abondance, comment ouvrir les yeux, la tête et le coeur? Ecrire sur la transition de l’ère industrielle à l’ère de l’information: la société de la connaissance. Comment prendre conscience de l’abondance? Comment partager, comment faire confiance et évoluer vers des modèles de répartition des richesses plus généreux. La veille quotidienne sur les sujets du numérique, des nouvelles organisations, des architectures d’animation de cercle ou d’événements, les business modèles en participation libre, le logiciel libre et les libertés en général.

Avec toujours cette ambition: servir en partageant les frais fixes et en participation de don libre pour la part variable.

Vaste programme… Voilà la direction, il n’y a plus qu’à parcourir le chemin… si vous souhaitez m’accompagner, ou partager un bout, soyez les bienvenus!

En avant!

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22/07/2010 at 00:52 Comments (4)

La nouvelle économie – Money and Life par Charles Eisenstein

Tout y est. Parfois, certaines personnes parlent si bien qu’il serait inutile de retranscrire leur discours.

Economie sacrée, économie du don, êtres connectés et reliés avec la planète. Démurrage / monnaies fondantes, dont la valeur décroît avec le temps, comme toute chose de la nature, Charles parle du coeur et ça se sent. Son discours est sincère et juste. 50 minutes en anglais à voir pour comprendre l’économie qui naît sous nos yeux. Comme il le dit si bien, pour certains il faudra attendre que celle qu nous connaissons aujourd’hui s’écroule, pour d’autres, certaines parties en sont déjà visibles.

J’aime beaucoup la partie sur le business model: économie du don, joie d’offrir, plaisir de recevoir, donner ce que vous voulez. C’est ce que nous avions fait à Génération-Tao à la soirée du 23 avril. Plus j’y pense, plus c’est clair que c’est comme ça que je souhaite travailler.

Prix transparents, coûts fixes, et choix du montant pour le reste, en fonction du plaisir et de la valeur estimée par chacun, et en fonction de ses possibilités. Ce qui est juste pour l’autre le sera pour moi. Je mettrai un jour des powerpoints sur slideshare  par rapport à cela que j’ai préparé il y a un temps déjà. Idem, un débrief de l’expérience de la soirée de Génération Tao est à venir.. En attendant, régalez vous avec cette superbe interview!

Charles Eisenstein from StormCloud Media on Vimeo.

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25/06/2010 at 02:20 Comments (2)

La réalité

Parfois, avec tous ces beaux projets, j’ai tendance à l’oublier.

Parfois, avec toutes mes utopies, j’ai tendance à croire à des mondes plus merveilleux.

Ce soir, j’ai recroisé la réalité. Entre Anvers et Louis Blanc, dans les rues de Paris, la réalité nous entoure, parfois on peut entrer en contact avec elle, délicatement.

2 personnes qui demandaient un sou pour acheter à manger, passant de tables en tables, alternant les demandes entre ticket restaurant, cigarettes et un euro. L’air triste, le ton juste correcte, ils partent comme ils sont venus, invisibles dans la nuit.

6 personnes qui dormaient sur des bancs, leur sac de vêtements à portée de main, telle une carapace d’escargot, tout ce qu’ils ont. D’autres dans des entrées d’immeuble avec leur sac de couchage, installés là depuis des mois maintenant. 3 dans ma rue. Parfois ils changent, parfois un autre apparaît en bas à la rôtisserie, et puis il redisparaît comme il est venu.

Les afghans occupent toujours les dessous du pont de la rue Louis Blanc entre Louis blanc et Colonel Fabien, tous les soirs depuis novembre ils font des feux. L’odeur en passant sur le pont attaque les narines, alors comme tous les passants, je jette un oeil pour voir où ils sont, ce qu’ils font. Deux groupes se regardent, de chaque côté du pont. Un bus Ratp passe vers 20h30, ils s’y regroupent. Pour partir? Pour arriver? Pour manger?

La journée ils oscillent entre les berges du canal et le parc de la grange aux belles. Que font-ils? Parlent-ils avec des français? Depuis combien de temps sont-ils là? Pour combien de temps encore? Qui sont-ils?

Les tentes et les matelas s’entassent, s’amassent. En dessous de Jaurès a pris place un véritable camping quechua. Ils ne disent pas un mot, n’interagissent que très peu avec les passants, mais ils sont là, dans nos rues. Nul ne sait d’où ils sortent, où ils vont. Ils sont là, dans la rue. Que leur est-il arrivé? Qu’ont-ils vécu? Est-ce que ce sont toujours les mêmes?

Le dernier, un irakien de 50 ans me demande une pièce. J’hésite à me retourner, sombre mine, heure tardive, on ne sait jamais. J’écoute mon cœur et j’y retourne: médecin à Bagdad, ici il fait la plonge à Saint Michel pour un restaurant grec. Propre sur lui, de petite taille, casquette sur la tête pour passer inaperçu, il bosse de 8 heures du matin à 1 heure du matin. 20€. Il me rappelle Fawzi, le père de Markus mon correspondant allemand, médecin en Allemagne.

Il dort à l’hôtel ibis. C’était son point de chute. 70€ la nuit. Il parle correctement le français, par chance appris avant d’arriver ici. Il est chauve, il me remercie. Il sourit. J’aimerai lui proposer plein de choses, j’ai envie de l’aider, mais il n’y a rien que je puisse faire ce soir qui change sa condition. Ses diplômes ne sont pas reconnus ici, il ne connait personne. Il me dit que je suis beau avec mes cheveux longs et que lui les avait long avant aussi. Il sourit à nouveau et me remercie, main sur le coeur. Je le remercie à mon tour, j’ai pas fait grand chose, mais il m’a touché.

Il y a 3 mois maintenant j’avais croisé un albanais à gare du nord. J’avais donné 2€ à son camarade qui vendait le guide des sans logis. Lui me demande 2€ aussi, je lui dis de partager avec son copain, il me dit qu’il n’y a pas de partage. Je suis gêné. Je veux comprendre. Je lui propose d’aller manger un grec en face et qu’il me raconte. Il a 19 ans, il est venu d’Albanie en voiture, il devait payer 100€ pour le voyage et finalement il s’en est sorti sans payer. Ses parents sont morts, il ne les a pas connu. Frères et sœurs, on ne sait pas. Il ne prend pas de frites, son estomac n’est pas habitué à manger autant, il ne préfère pas. Il parle pas mal français. Il a une tente en banlieue nord, quelque part paumée près d’autres tentes mais assez loin pour pas qu’on lui vole ses affaires. Il a froid le soir, il collecte de l’argent pour s’acheter une couette. Il vit seul. La journée il rejoint d’autres jeunes de l’est pour vendre “ensemble” ces magazines à la sortie de Gare du nord. Je finis les frites que j’avais commandé pour lui. Gêné. Il me donne 3 pounds pour me remercier, il les a récupéré d’un touriste, il ne peut rien en faire, gêné à nouveau, j’accepte et le remercie. On se prend dans les bras et on se quitte. Je lui dis que je passe de temps en temps, qu’on se reverra. J’ai envie de le revoir et peur en même temps, je ne sais pas quoi faire pour pas qu’il ne s’attache à moi. Et en même temps je veux lui apporter tout le surplus qui traîne chez moi et ne m’est d’aucune utilité. Lui proposer de venir chez moi, j’y songe, c’est risqué, j’ai honte, je ne sais plus quoi faire. Tétanisé entre ma générosité, mon égoïsme et mes schémas mentaux, je ne sais plus ce que je peux faire. Je lui dis à bientôt et je m’éloigne. Quel avenir? Quelle histoire? Quitter l’Albanie pour la gare du nord. Comment peut-il vivre seul, sans famille, dans un pays étranger dont il ne parle que si peu la langue? Où est-il aujourd’hui? Cela fait un moment que je ne l’ai pas revu. J’ai oublié son prénom. J’espère qu’il va bien.

Comment en sommes nous arrivés là?

Le monde marche sur la tête.

Dure réalité.

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26/05/2010 at 02:54 Comments (6)

Storyus.fr & moi, le duo prend forme

Je vous l’avais dit, j’ai rencontré Dominique Nugues via ce blog, et puis tout est allé très vite. En 15 jours nous nous mettions d’accord sur ce que nous allions faire, comment  nous pouvions interagir et cocréer une émission qui parle des flux verticaux, historiques, religieux, de conscience et d’inconscient au travers des siècles, et puis les flux horizontaux, qui sont plus ma spécialité: énergie, environnement, économie etc..

Storyus de Dominique Nugues

Quelques mois après, storyus.fr naissait et nous avons réalisé deux enregistrements. Storyus est donc l’initiative de Dominique Nugues. Grâce à l’outil radio, il navigue à la recherche d’intervenants, d’informations pour partager et éclairer les problématiques modernes en liant la culture et l’esprit, le visible et l’invisible. Il est très actif au niveau local, en Normandie, acteur social et culturel, en lien avec les actions et les politiques qui s’agitent là-bas.

Nous avons fait un premier enregistrement sur la musique, l’histoire du support musical et la numérisation, comment tout ceci a évolué radicalement depuis la naissance du bit et du digital. Rareté et abondance, comment les deux mondes communiquent et ce que cela implique pour les business model qui s’effondrent aujourd’hui comme la presse, la musique etc.. Vous trouverez

Impact du numérique sur l’industrie de la musique

Vous verrez que Dominique travaille méticuleusement et sépare les parties, en enrichissant le contenu avec des introductions, et parfois des médias, de la vidéo, du texte, des liens pour approfondir la ballade.

De ces échanges est né un partenariat, qui nous lie dans un lien réciproque de confiance, nous nous aidons, moi à communiquer sur sa radio, son travail et à le mettre en lien avec les initiatives et les acteurs qui seraient susceptibles de l’intéresser, et lui diffuse mes travaux. Dominique diffuse sur radio bazarnaom, une web radio normande sympathique.

Les monnaies complémentaires

Récemment, Dominique me recontacte pour me faire parler des monnaies complémentaires. Il a l’intuition que c’est un sujet clé, mais il ne sait pas bien en parler ou ne se trouve pas légitime pour appuyer ses idées auprès du conseil régional avec qui il a rendez-vous. Il me demande si on peut enregistrer un échange, qu’il diffusera alors à ses intervenants. J’accepte avec grand plaisir, et c’est le début d’un échange de 45 minutes sur la monnaie, l’économie, les SELs, le SOL, les subprimes, l’optimisme qui m’habite et qui me donne confiance dans l’avenir. Nous balayons d’un sujet à l’autre en zoomant du global au très local, je me perds dans les chiffres exactes du ratio de Bale, les proportions de masse monétaire et autres chiffres que je connaissais autrefois par coeur, peu importe, l’esprit est là, la couleur est donnée. A écouter tête reposée! Vos commentaires et questions sont les bienvenus!!

Les monnaies complémentaires – Interview pour storyus.fr by zoupic

Storyus – zoupic, une histoire à suivre…

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14/05/2010 at 14:36 Comments (0)

Comment créer une société d’abondance?

L'abondance ...

L’idéogramme « crise » signifie en chinois à la fois « danger » et « opportunité ». Dans ces temps où nous sommes en recherche de solutions, d’alternatives, d’autres manières de vivre, de penser, de respirer, nous recevons à Génération Tao des personnalités qui ont, chacun(e) à leur manière, développé des activités dirigées vers une économie éthique et responsable, une nouvelle façon d’être et d’interagir avec nos semblables.

Ils créent une société où le savoir-être prend le pas sur l’avoir… une société tournée vers plus de sens.

Dans ce contexte, que signifie l’abondance aujourd’hui?
Peut-on concilier prospérité financière et richesse intérieure ? Abondance et écologie ?
Les monnaies libres sont-elles une solution ?

Parce que toutes ces questions seront posées dans un lieu où se cultive quotidiennement la richesse intérieure et l’écologie corporelle®, nous essaierons ensemble, au sens propre et métaphorique du terme, de participer à créer un nouveau Souffle.

Nos invités sont:
Edel Gött, fondatrice de Recherches et Evolution : www.recherches-et-evolution.com
Philippe Derudder, fondateur de L’Homme en devenir : www.lhed.fr
Ezzedine El Mestiri, fondateur du Nouveau Consommateur : www.nouveauconsommateur.com
Pol Charoy, co-fondateur de Génération Tao® et co-créateur du Wutao®

Rendez vous le Vendredi 23 avril à 20H au Centre Génération Tao

Réservez votre place! Envoyez un mail: centre@generation-tao.com

Retrouvez l’événement sur Facebook

Participation libre en euros ou monnaies libres ou ce que vous jugerez utile et approprié!

Lieu : Centre d’Arts & d’Ecologie Corporels Génération Tao
144 bd de la Villette • 75019 Paris • Métro Colonel Fabien /Jaurès
www.generation-tao.com • centre@generation-tao.com

En partenartiat avec les éditions Yves Michel, le Nouveau Consommateur & Génération Tao

Pour les internautes: coverage à venir grâce à Dominique Nugues & Radio Bazarnaom : http://www.radiobazarnaom.com

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02/04/2010 at 19:28 Comments (3)

Vivre dans une conscience de rareté

L’argent est rare. L’argent ça ne tombe pas du ciel. L’argent ça ne pousse pas sous le pied d’un cheval.

On connaît tous ces phrases qui nous disent et nous rabâchent la même chose: l’argent est rare. Quand on sait que c’est l’argent qui fait tourner la planète, qu’est-ce que cela implique dans nos comportements économiques et dans nos réflexes quotidiens?

Et si l’air était rare

D’une façon très simple, cela veut dire que nous sommes en compétition permanente, que nous le voulions ou non avec les autres acteurs. Imaginez que vous êtes dans une salle et qu’il y a 10 personnes. Imaginez que soudainement, l’air soit rare. Vous savez qu’il n’y en aura pas assez pour tout le monde pour respirer en sécurité. Quel  est votre premier réflexe, instinctif, d’organisation pour vivre et survivre dans ce contexte?

La conscience de rareté, c’est être perpétuellement dans des systèmes où il n’y en a pas assez pour tout le monde, ou du moins, c’est ce qu’on nous fait croire. C’est être en compétition à chaque inspiration avec ses voisins pour pouvoir s’en sortir. C’est être sur la défensive, dans un comportement prédateur, une ambiance de peur perpétuelle qui nous condamne, comme des animaux défendant un territoire, à nous opposer les uns aux autres pour assurer notre survie, notre sécurité et notre bien-être.

Tous en compétition les uns contre les autres

Prenez une entreprise, une ONG, un département de recherche, une école, une association de pratique de la flûte, un musée, un agriculteur, un parti politique anti-capitaliste, un service d’orthopédie, une bibliothèque, un marchand de journaux, un boulanger et une école de kung fu. Tous, qu’ils le veuillent ou non, jouent en compétition les uns avec les autres pour l’accès à l’argent. S’ils n’en ont pas assez, demain ils arrêtent. Tous ces acteurs sont en compétition les uns avec les autres, les uns contre les autres, et même à l’intérieur de l’ONG, des départements de recherche ou entre les écoles, il y a une compétition permanente car il n’y en a pas assez pour tous.

Peu importe ce que vous proposez, ce que vous savez faire, ce que vous apportez comme bien-être, qui vous êtes, à la fin de la journée tous ceux qui n’ont pas fait d’école de commerce sont condamnés à se battre pour obtenir une part de marché, un territoire de marque, une rentabilité qui sinon les effacera de la carte. Ceux qui comme moi ont fait une école de commerce et de marketing auront de meilleurs clés pour s’en sortir, on nous a appris à survivre, à chasser et à conquérir plus de terrain. Quelle fierté.

Transformer un système en conscience de rareté permet d’hypnotiser les sujets, qui ne pensent plus au long terme, au pourquoi profond, à la raison d’être de cette rareté de l’air, ils ne pensent qu’à une chose: s’assurer d’en avoir assez pour être à l’abri. A partir de ce moment, celui qui prône le pouvoir d’achat est comme le saint sauveur qui promet un poumon dans ce monde où respirer est si dur. La question n’est pas de savoir comment avoir plus de pouvoir d’achat, mais de comprendre pourquoi il faut du pouvoir d’achat. Le vrai problème n’est pas de comprendre comment obtenir de l’argent, mais de comprendre pourquoi l’argent est rare, à cause de quoi, et comment cela se fait-il? Comment dépasser ce système de rareté artificielle?

Se battre pour respirer est un réflexe instinctif. Nos organisations, leur mode de fonctionnement dans le système, leur nourriture quotidienne sont restées bloquées à un niveau similaire à la survie des animaux. Plutôt que de remettre en cause le système, de le repenser, de crever la bulle, de percer le mystère, nous sommes omnubilés par la pression constante du court terme et de la bulle d’air suffisante pour pouvoir souffler tranquilement.

Tout parent qui aime ses enfants essaye de les protéger, de leur donner la chance de faire des études longues, pour pouvoir être à l’abri, avoir un bon salaire, ne pas avoir à se battre, pour notre sécurité. Ce faisant, on ne résout pas le problème, on y trouve juste un bon palliatif. Cela ne fait que reporter le problème.

D’autres espaces de jeu

Quand on joue au foot en compétition, on se mesure effectivement les uns aux autres. Il en va de même pour beaucoup de pratique sportives, athlétiques etc.. Je ne remets pas en cause la compétition en tant que telle, je remets en cause l’esprit de compétition dans tous les domaines économiques de notre société. Quand il s’agit de se nourrir, se loger, s’éduquer, recevoir des soins, nous ne devrions pas être en compétition. Il y a des espaces à définir où la compétition nous sert, nous pousse vers le haut, c’est la carotte qui nous entraîne à nous dépasser. Au contraire, d’autres espaces sont plus propices à la coopération, à l’entraide et à la solidarité. Notre système économique ne fait pas la différence. A nous de définir ces espaces protégés où tous coopèrent pour leur développement collectif. Chaque sport a ses règles, ses codes, ses stratégies, ses rites, de la même façon, nous devrions adapter notre manière de jouer et les règles du jeu selon l’enjeu et le trophée. Que certains aient besoin de se sentir vivant en se mesurant aux centres stratégiques des entreprises concurrentes, je le conçois, mais que cela influe sur les vies des spectateurs, ce n’est plus concevable. Donc adaptez les règles selon le jeu, créons des jeux avec d’autres règles que celle de la loi du plus fort et du chacun pour sa pomme.

La rareté artificielle: pourquoi?

L’intérêt de cette rareté artificielle: c’est que pendant que vous concentrez tous vos efforts sur votre recherche d’air, vous n’êtes pas en train de réfléchir, du moins pas trop. Vous êtes occupés, vous devez travailler, coûte que coûte, pour vous libérer de la peur du manque. Pendant ce temps là, toute votre énergie est mobilisée pour cette tâche primitive. Prenez 10 enfants, promettez leur un bonbon à celui qui rangera le mieux sa chambre et observez le résultat. Mieux, prenez 10 enfants, privez de dîner les 2 qui auront le moins bien rangé leur chambre et vous êtes sûrs que dans ces conditions, tous auront travaillé pour concourir à ce but. Pour ne pas être prisonnier de ce système, il faut arrêter d’attendre les bonbons et les dîners. La menace fonctionne tant que l’on vit dans la peur du manque. Ouvrir les yeux, prendre conscience que nous détenons les vraies richesses et que nous avons les moyens de nous organiser, avoir confiance en soi, en l’autre, voici autant de clés qui nous amènent doucement vers la conscience d’abondance.

Dans notre contexte de crise, on découvre que les banquiers nous pompent bien l’air, que les gouvernements étant un peu perdus, victime de cette rareté artificielle, ils ne savent plus quoi faire non plus.

La solution: respirer et trouver des systèmes différents pour sortir de la conscience de rareté.

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11/03/2010 at 17:42 Comments (0)

Informations sur le contenu du séminaire de la conscience d’abondance

DE LA CONSCIENCE DE RARETE A LA CONSCIENCE D’ABONDANCE

Mais au fait, qu’est-ce que l’Abondance ? « Avoir tout ce qu’il faut » pour être heureux ? Ou développer une sensation de complétude indifféremment de ce que l’on a?

Au fond de nous, règne la croyance héritée du passé « qu’il n’y a pas assez pour tous ». Cela nous pousse malgré nous à adopter des comportements de survie, surtout lorsque nous sommes confrontés à une difficulté.. Alors la « peur » prend les commandes et nous conduit à obtenir l’inverse de ce que nous voulons profondément.

Aujourd’hui que l’homme a développé les connaissances et les techniques qui lui permettent de s’affranchir des contraintes de la survie, la vie nous invite à ouvrir les portes de nos prisons mentales et à apprendre à « dissoudre » nos peurs dans la confiance et l’amour. Cet atelier propose de découvrir quelques clés pour ouvrir ces portes et exprimer notre Abondance.

Atelier de deux jours les 24 & 25 avril 2010

Génération Tao (Centre d’art et d’écologie corporelle)

144 boulevard de la Villette 75019 Paris (Métro Colonel Fabien)

    • Prendre conscience de l’attitude intérieure qui génère rareté et Abondance dans notre vie

    • 4 clés qui permettent d’utiliser « l’ordinaire » de la vie au quotidien pour développer un sentiment de complétude en nous.

Horaires : de 9h à 17h30 environ. – Apporter un snack ou un déjeuner pour les midis.

Prix :

- salle & organisation 40 euros par personne à régler à l’inscription

- stage : participation financière libre payable en fin de stage, selon les disponibilités de chacun et la richesse qu’il estime avoir reçue

Avec Philippe DERUDDER

C’est son expérience de chef d’entreprise qui l’a conduit à s’interroger sur les contradictions du système. Il démissionne et partage depuis ce qu’il a découvert « dans le désert » qu’il a traversé à la suite de ce choix.

Auteur de plusieurs ouvrages et animateur de AISES – Association Internationale pour le Soutien aux Economies Sociétales. www.aises-fr.org

INFORMATIONS ET INSCRIPTIONS:

Formulaire en ligne: http://bit.ly/djCPiG

Etienne Hayem 06 58 22 14 25 email

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10/03/2010 at 14:32 Comment (1)

Séminaire sur la conscience d’abondance

Quand on réfléchit et on recherche plus d’abondance, intérieure ou extérieure, matérielle ou immatérielle dans sa vie, tôt ou tard, on est amené à tomber sur Philippe Deruder. En 1998 il écrit un livre dénommé les aventuriers de l’abondance qui raconte l’histoire d’un village qui combat le pouvoir et la politique pour développer sa propre monnaie locale. Il a écrit également différents livres d’explication sur la création monétaire et les banksters avec André Jacques Houellebecq.

Philippe Derruder

En dehors de ses écrits, c’est son vécu et son expérience: l’histoire de sa vie qui fait de lui un homme peu ordinaire. Depuis qu’il a quitté le poste de PDG qu’il occupait, il est passé par de nombreuses étapes pour retrouver une stabilité dans sa vie, mieux: pour y développer la conscience d’abondance. Aujourd’hui, il nous accompagne et nous donne les clés pour se libérer de la conscience de rareté qui nous tient captif dans des schémas de pensée dépassés. Il écrit sur ces sujets, donne des conférences et propose des ateliers sur ces sujets: conscience d’abondance et monnaies complémentaires.

Philippe animera un séminaire à Génération Tao les samedi 24 et 25 avril 2010 sur la conscience d’abondance.2 journées pour acquérir 4 outils utilisables chaque jour pour sortir de nos réflexes et s’ouvrir à l’Abondance.

Voici les informations de présentation du contenu du séminaire

Vous trouverez ici le formulaire pour vous inscrire en ligne. Votre inscription sera validée une fois votre paiement reçu.

La participation financière au séminaire est de 40€ pour les coûts fixes. A la fin du séminaire, chacun choisit ce qu’il veut donner en fonction de ce que cela lui a apporté. Les places sont limitées alors décidez vous vite, si vous en ressentez l’appel, n’hésitez pas à succomber ce week-end qui promet d’être intense en émotions et en prise de conscience. J’y serai!

PS: Philippe participera également à la soirée “Vers la société d’Abondance” qui aura lieu le 23 avril à Génération Tao. Plus d’infos à venir…

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08/03/2010 at 19:23 Comments (5)

Les monnaies complémentaires

Les monnaies complémentaires vous attendent. Plus de liens, moins de biens.


28/01/2010 at 02:05 Comments (0)

Plus c’est rare, plus je le partage, rareté abondance and so WHAT?

D’abord, il faut toujours se rappeler que nous partons des richesses. Les richesses c’est ce qui vient de la Terre et que nous déclarons et reconnaissons comme richesse, rien de plus.

La matière, l’or, l’argent, le pétrole, le cuivre, les céréales, le maïs, l’herbe, la terre, les graînes, les plantes, les arbres, les animaux, les briques, le bois, l’eau, le soleil, le vent, le marbre, le plastique, les produits finis, le temps, les services, les hommes, le système, les qualités, la beauté, la santé, le coeur…

Une fois que nous avons compris que tout est richesse, et que ce qui est richesse pour moi ne l’est pas forcément pour mon voisin, nous pouvons attaquer les choses sérieuses. Une dernière pour la route: ce que je déclare comme richesse à un instant t peut devenir inutile l’instant d’après.

Abondance

Certaines richesses sont en abondance: elles abondent: leur disponibilité est supérieure à la somme des besoins des êtres humains.

L’abondance consiste donc à reconnaître que la disponibilité de la ressource ou de la richesse est supérieure à la somme des besoins (et non désir) des êtres humains. Il est important, comme en physique de définir un référentiel, de délimiter le terrain dont je parle dans lequel cette abondance est valable.

Exemple global simple: Immatériel: Il y a plus d’air que nos besoins cumulés. Il est là en quantité largement suffisante dans notre atmosphère, il y en a assez pour tous, nous le partageons inconsciemment à chaque instant. Le soleil également. Il n’abonde pas de façon égale, mais il faut reconnaître que nous n’avons que bien peu d’influence par rapport à sa présence ou son intensité en un point donné de la planète.

Exemple local simple: Matériel: Il y a 6 parts de gâteau, nous sommes 5. Admettons le besoin individuel en part de gâteau de 1, alors nous sommes dans une situation d’abondance et répartir les 6 parts par rapport aux besoins de chacun est un jeu d’enfant. N’est-ce pas d’ailleurs avec des bonbons que nous avons appris à diviser quand nous étions plus jeunes?

Exemple numérique: Immatériel: Un mp3 qui peut être copié à l’infini n’a comme limites techniques que la taille du disque dur et les tuyaux pour le distribuer. Etant donné que la taille des tuyaux, la taille des disques durs et la qualité augmente de façon exponentielle, l’immatériel numérisable est potentiellement abondant à partir du moment où nous le décidons. Et si nous ne le décidons pas, puisque techniquement c’est possible, la volonté de le partager est toujours supérieure à la volonté de le garder.

Pour savoir si nous sommes dans une situation d’abondance, il faut donc considérer à un endroit donné le recensement d’une ressource ainsi que les besoins des êtres à cet endroit.

Pour ce qui est de connaître les ressources, nous sommes devenus spécialistes en cartographie, mesure et étude de notre environnement extérieur. Pour ce qui est de nos besoins personnels, il va falloir découvrir et se pencher sérieusement sur notre environnement intérieur. Ainsi, je vous demande sincèrement, connaissez-vous vos besoins quotidiens? Pouvez vous les quantifier en matière et ressources?

Rareté

Certaines richesses sont en état que nous appelons de rareté: leur disponibilité à la surface du globe est inférieure à la somme des besoins des êtres humains.

La rareté consiste donc à détecter les situations dans lesquelles il n’y en a pas assez pour tous et d’organiser le partage et la répartition de ces ressources rares.

Exemple global simple: Matériel: l’eau potable. Alors que l’eau salée abonde dans les océans qui recouvrent les 2/3 de la surface de la planète, l’eau potable fait défaut à 1 milliard d’êtres humains.

Exemple local simple: Matériel: Il y a 6 parts de gâteau alors que nous sommes 10. 4 invités se sont incrustés, et ils ont sacrément faim. Il n’y a pas assez de gâteau pour satisfaire les besoins de chacun, la solution sera de recouper le gâteau pour faire 10 parts, plus petites.

Exemple numérique: Immatériel: un accès sur un site de qualité cherche à valoriser ses contenus. Prenez n’importe quel site avec un abonnement, on vous demande de payer pour avoir accès au contenu. Ici les choses sont rendues artificiellement rares car en réalité sur le terrain numérique la vraie rareté n’existe pas. C’est donc une rareté artificielle décidée pour capturer la valeur.

Pour savoir si nous sommes dans une situation de rareté, il faut considérer dans le référentiel choisi l’ensemble des ressources et les besoins (et non les désirs) des humains de ce même endroit.

Tant que nos besoins seront illimités nous serons emprisonnés dans cette rareté que nos esprits créent par nos propre désirs. Il est intéressant d’observer qu’au niveau simple et local, pour le gâteau nous sommes capable de partager les parts et de diminuer la quantité par personne facilement, mais dès que nous partons sur une plus grande échelle, nous perdons de vue l’image globale. C’est à ce niveau là que l’Intelligence Collective et l’holoptisme (vision du tout) peuvent nous aider à effectuer ce partage géant.

Quelques observations

- Plus c’est rare plus je partage: ma part diminue

- Si c’est abondant, la valeur se déplace vers le filtre pour classifier et organiser cette abondance et pouvoir qualifier le contenu

- Si l’accès est abondant, c’est le contenu de qualité qui devient rare

- Chaque abondance ouvre une nouvelle forme de rareté

- Mettre des barrières sur ce qui est techniquement abondant est contre nature

De la rareté à l'abondance, comment monétiser la nouvelle valeur?

And so what?

Aujourd’hui, nous avons d’un côté l’économie de la rareté, très monétisée, d’une grande valeur. Certains pans de cette économie s’écroulent comme les blocs de glace du Calafate en Argentine. Ca se démonétise, la valeur bouge, elle fuit ailleurs. De l’autre côté nous avons l’économie de l’abondance: grande valeur, aucun doute, mais peu monétisée par rapport à ce qu’elle représente. Que faire?

Monétiser l’abondance? On fait comme si on n’avait rien compris, et on gache ce cadeau qu’est l’Internet et l’accès pour tous.

Lier les deux et monétiser l’abondance sans capturer la valeur en utilisant le lien avec l’économie de la rareté?

Démonétiser la rareté et accepter que nous sommes dans une économie d’abondance dans le matériel également?

Oublier tout ça et se libérer une bonne fois pour toute de toute la réflexion du partage à l’heure de l’hyper production? Bénéficier tous des 5 besoins élémentaires pour vivre, avoir 10 jours de services pour entretenir et travailler pour le collectif, et le reste du temps, créer, utiliser nos cerveaux et nos corps pour créer et partager notre création avec tous les autres? Le temps des bisounours est venu. Il nous manque une catastrophe ou deux pour réaliser qu’il est temps. C’est possible aujourd’hui. Ce n’est pas juste possible, c’est ce qui nous attend. Ouvrons les yeux.

25/01/2010 at 13:33 Comments (7)

Partager n’est pas voler

Partager n’est pas voler from La Quadrature du Net on Vimeo.

Très bon. Merci la quadrature. Bon donc, maintenant, comment on rétribue la valeur de celui qui a trouvé la première allumette?

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19/01/2010 at 01:44 Comments (0)

Créer de la richesse, la mesurer, l’échanger, la faire circuler

Dans mon billet sur gérer l’abondance, gérer la rareté qui compare les deux modes de partage et de gestion des richesses, je me frottais aux différences que l’on trouvait dans chacun des mondes et comment jouer sur ces différences. Comme le foot en salle ou en extérieur sont deux disciplines dont le but reste le même, toute la pratique consiste à développer la technique adaptée au terrain.

Pour ma part, dans la rareté ou l’abondance, je cherche à partager des richesses avec un maximum de personnes, de façon durable. Je cherche à partager ce que je créée tout en recevant quelque chose en retour qui me permette de vivre sur le long terme. Comment jouer sur chaque terrain en fonction de ses contraintes? Comment utiliser le terrain à mon avantage pour démultiplier les effets de ce partage dans l’abondance?

Dans une de mes analyses, je disais que l’artiste qui se reconnecterait avec sa communauté de fans se débarrasserait des intermédiaires et serait en prise directe avec son public de fan qui le soutient. En effet, je ne fais ici que reprendre les analyses de certains experts disant que nous passons d’une économie de la distribution à une économie de l’attention.

Le capital de départ - L’outil de production

Donc dans l’abondance, offrir et partager avec le plus grand nombre ne me coûte presque rien car le coût marginal est quasiment nul: le coût marginal est le prix pour fabriquer une unité supplémentaire. Dans le cadre du numérique, on sait comme cela est facile de faire un copier coller. Ce qui va donc me coûter c’est mon investissement initial avec mes coûts fixes.

Prenons un groupe de musique, il lui faut bien les instruments, le studio, tout le matériel pour enregistrer dans de bonnes conditions. Prenons un bloggueur, il lui faut un pc et éventuellement une caméra ou un bon appareil photo. Pour les codeurs il leur faut un pc. Pour ceux qui font de la vidéo, des clips, du bon matériel photo/vidéo ainsi que de bons ordinateurs.

En terme d’outil de production, d’investissement de départ, il faut une certaine somme. Si on prend un studio de télé collaborative comme techtoctv, on est là dans une autre gamme de prix, avec tout le matériel, l’investissement de base est conséquent, mais le coût marginal reste faible. Si on prend owni, le site, son design, la construction, le serveur l’hébergement, l’entretien, là encore on a un capital de départ plus un coût d’entretien.

Fait intéressant: dans l’économie de l’abondance, les outils de production appartiennent au monde matériel, gérés par l’économie de la rareté. Les deux mondes sont bien liés et l’un dépend de l’autre. On ne peut les considérer séparément. De même, les circuits de distribution dans l’abondance dépendent bien des règles des tuyaux qui permettent aux contenus de naviguer. Comme l’opérateur téléphonique peut écouter ou couper une conversation, le FAI peut lire tout ce qui passe sur votre ligne.

Une fois acceptée les règles du capital de départ, nous entrons dans l’économie et la gestion de l’abondance, les portes s’ouvrent…

Le partage et la barrière à l’entrée

On  n’a rien sans rien. Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme.

Quoi que l’on fasse, que ce soit gratuit ou non, quand on donne quelque chose, on en retire forcément quelque chose en retour, si ce n’est pas monétaire ou quantifié en argent, on peut le mesurer en attention, en temps, en nombre de pages vues, en audience, en réputation, en plaisir, en bonheur etc..

Prenez ce blog. Vous ne payez rien à l’entrée. Pourtant vous payez. Vous payez avec votre temps, avec votre attention, avec votre envie de lire la suite, avec vos clics vous me donnez des informations sur ce qui vous intéresse, avec un commentaire vous m’aidez à construire mon raisonnement, à tester mes hypothèses, à encourager mon travail. Vous n’avez rien payé en euros, mais vous m’avez donné quelque chose en retour. Nous procédons à un échange. Mon temps contre le votre, mes questionnements contre votre intérêt, ma réflexion contre la votre. Nous échangeons, débattons éventuellement sur ce qui peut constituer les modèles d’échanges de demain, et ce faisant nous sommes déjà dans une forme d’échange spécial.

Mettre une barrière à l’entrée serait fermer cet espace qui porte mes idées et ma parole à l’écrit. Cela ne m’intéresse pas, je cherche à les diffuser, à les partager et à les faire voyager aussi loin que possible. C’est un aspect colonisateur de l’homme que je suis. Les laisser voguer à travers les twitts, les retweets et les autres trackback pour aller s’éclater contre les idées des autres. Chercher, rechercher ensemble ce qui pourrait fonctionner demain pour permettre à l’énergie investie de revenir, aux échanges de se faire d’une autre manière.

Je cherche donc à répandre mes idées sur le net et à les faire s’entrechoquer avec d’autres courants. Comment obtenir un retour qui me permettent de vivre?

Tendre la main

Je donne avec une main, je reçois avec l’autre

Paul Jorion a innové dans ce domaine en créant une licence: presslib qui accompagne chacun de ses textes. Un petit paragraphe accompagne chacun de ses textes:

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

Chaque article est partagé, libre d’accès, mais doit être accompagné de cette mention qui fait le lien avec la case départ: la boîte à donation basée sur le site de monsieur Jorion. Principe de viralité assurée, il démultiplie la force de son message.

C’est à dire que si en plus de donner et partager mes analyses et billets, j’ajoute un paragraphe qui permette de tendre la main et passer la casquette pour ramasser quelques pièces, j’ai mon flux de feedback qui me permet de voir ce que vaut mon travail. Comme le guitariste dans le parc, comme le musicien dans le métro, comme la messe, comme le clown dans la rue, j’offre d’abord mon service, ce que je sais faire, je le partage avec tous sans barrière à l’entrée et je propose qu’on me rémunère ensuite, librement, en fonction de ce que ça vous a apporté.

En plus de donner son texte et de partager sa connaissance, Monsieur Jorion y ajoute un brin de conscience, il éduque son public et lui explique sa philosophie. Comme la licence GPL (General Public Licence) entraîne une viralité pour tous ceux qui utilisent des logiciels libres développés, sa licence se diffuse et peut se répandre à travers Internet de façon simple et gratuite tant que le paragraphe presslib y est accolé, et c’est ce que paye le lecteur: la conscience du travail fourni, et la possibilité de le rétribuer en fonction de ses besoins.

Ayant rencontré Paul la semaine dernière, il m’a confié que c’était souvent les mêmes qui participaient.: la communauté, les riverains comme les appellerait Rue89. Ceux qui habitent et travaillent sur le blog presqu’autant que lui, ceux qui vivent dans les commentaires, ceux qui en bénéficient et en profitent au maximum. D’une certaine façon ce sont devenus des actionnaires, sauf que les deux parties sont libres. Paul Jorion est libre d’écrire ce qu’il veut, n’ayant pas de patron, une personne face à qui se tourner pour connaître la ligne directrice du blog, et les membres donateurs sont libres de le faire quand bon leur semble. La transparence les lie avec un rapport semi-mensuel environ de l’état des donations. On retrouve là une grande similitude avec Wikipédia. Libre et interdépendants. La boucle de circulation de la valeur est bouclée. Pérennité assurée jusqu’à ce que l’une des parties n’y trouve plus son intérêt.

Comment stimuler sans capturer? Comment créer de la richesse de façon vertueuse?

Profiter des lecteurs, de leur temps et de leur attention pour les faire participer à la tâche: construire ensemble, co-créer.

Plutôt que de les tracer silencieusement, de les observer depuis le back office, de les statistiquer, si je leur donnais la possibilité de s’exprimer? De qualifier ce qu’ils trouvent, de classifier, de tagguer, de ranger? N’est-ce pas déjà la stratégie de google, flickr, youtube, diigo qui délivrent un service gratuit et utilisent leurs utilisateurs et la longue queue pour améliorer, trier, ranger les données pour améliorer l’utilisation de tous: un véritable travail de fourmi. A l’aide d’un flux de rémunération parallèle, ils récupèrent de quoi vivre.

Démultiplier: Je donne la ressource, vous la diffusez.

Mesurer: Je produis des idées, vous testez leur cohérence.

Trier: Je publie des contenus, vous les classifiez.

Échanger: J’investis de l’énergie pour construire une structure, vous investissez de l’énergie pour la maintenir en vie, l’améliorer.

Tester la pérennité: Je partage mes contenus de façon ouverte, je demande aussi une rémunération en échange, vous me donnez la réponse.

Partager les revenus: Je reçois une rémunération, je la réinvestis dans le blog et dans mon travail, vous en profitez à nouveau.

Eclairer: Je déclare mes intentions, vous connaissez mes revenus et mes besoins.

La suite on la connaît: winner takes all. Le premier qui fournit un service gratuit et performant attire toute l’attention et on ne parle plus que de lui, car la communauté est là-bas. Les nouveaux arrivants filent vers ce service sans se soucier de la concurrence. Le premier qui ouvre et partage gagne l’attention et les projecteurs. Ensuite s’installe  une lutte pour vivre dans la durée.

Pour ne pas capturer, ils doivent jouer la carte de l’open: pas de barrière à l’entrée, pas de barrière à la sortie. Chaque membre doit pouvoir prendre ses affaires et s’exporter vers un autre service librement s’il n’est plus satisfait. Alors pour stimuler le client, je dois l’encourager à participer, à construire avec moi cette plateforme, à la partager avec lui, l’aider à s’impliquer, lui donner une voix, compter et valoriser son travail comme je lui demande de valoriser le mien. Il partira parce qu’il y a mieux ailleurs, il reviendra car il est ici chez lui. Il aura construit une part de ces fondations. Une partie de lui est ici. Nous sommes liés, libres et liés.

La communauté améliore la fluidité des échanges

La communauté gagne toujours, l’union fait la force

Dans les mouvements du logiciel libre, de la musique, de la peinture, des arts, des écrivains, des blogs on retrouve cette même base: la communauté. Un éco-système, le premier cercle qui protège, alimente et nourrit une idée, une philosophie. Seul vous n’avez aucune chance. Entourez vous d’une communauté que vous nourissez et qui vous nourrit, bâtissez un échange viable qui enrichisse chacune des parties et alors vous développerez plus que des idées. Comme nous l’avons vu chez Paul Jorion ou chez Rue89, ce sont les membres les plus proches qui participent et assurent la viabilité. Il reste probablement des participations marginales de personnes qui passent et découvrent le site, mais c’est réellement le premier cercle qui fournit l’apport vital au noyau. C’est également ce premier cercle qui contribue à la diffusion vers les autres cercles, qui deviendront peut-être un jour contributeurs.

1) Qu’est-ce que j’apporte à ma communauté?

2) De quoi ai-je besoin?

3) Qu’est-ce que m’apporte ma communauté?

4) De quoi a-t-elle besoin?

5) comment fluidifier nos échanges, pérenniser notre relation, avancer ensemble de façon libre et interdépendante?

Pour le prochain billet, je répondrai à ces questions, alors vous pouvez dores et déjà réfléchir à ce que je vous apporte, et à ce que vous pouvez m’apporter qui ne me viendrait pas à l’esprit (monétaire et non monétaire..)

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19/01/2010 at 01:19 Comments (0)

Des combats qui valent la peine

Des combats qui valent la peine, ça rend heureux. Un combat contre la maladie. Un combat Pour la vie. Un combat vers la vie.

Notre planète est malade. Notre humanité est malade. Nous sommes malades. La terre, notre humanité, est arrivée au bout d’un cycle, un cycle de destruction, de non sens et de violence. La violence de la guerre bien sûr, mais la violence que nous nous infligeons. La violence que je m’inflige quand je ne regarde pas dans les yeux cette personne dans la rue qui me demande juste un euro, la violence que j’envoie sur mon cher président, la violence que je fais dévier sur mes voisins quand ils font la fête trop tard. Une violence inouïe, une violence qui s’exprime parfois à coup de canon chaque nuit comme on le voit depuis 50 ans à Gaza, une violence manipulée, mais à laquelle nous succombons toujours. La violence de ne pas être heureux et de reprocher aux autres quand ils sont dans la joie. La violence de voir le monde comme il est, de découvrir la réalité économique, le système financier, ses rouages, et de me sentir impuissant, seul.

Nous nous sommes égarés. L’homme a perdu la voie. Nous sommes des êtres créateurs, doués de compassion et d’amour, d’écoute et d’empathie, de partage et de joie. Nous nous sommes perdus, déconcentrés, nous avons succombé aux tentations que nos yeux et nos sens pouvaient détecter autour de nous. Vous connaissez la suite. L’argent, le pouvoir c’est comme l’eau de mer, plus on en boit, plus on a soif.

Pour s’arrêter, il faut raisonner, se rendre compte que la situation actuelle n’est pas satisfaisante, au niveau mondial comme au niveau personnel. Comment puis-je être heureux dans un monde où 1 milliard d’humain meurt de faim quand les autres gaspillent? Comment puis-je fermer les yeux et baisser les bras sur mes frères et soeurs qui meurent chaque jour? Je sais à quel point la vie est magnifique, je sais également reconnaître à quel point nous la gâchons. Nous pouvons faire mieux.

Des combats qui valent la peine, il y en a sur tous les fronts. Le plus grand est celui qui se déroule en moi à chaque instant. Celui du bien contre le mal. Celui de l’amour et de la générosité contre l’ignorance et l’égoïsme.

Si j’imagine le Titanic qui fonce sur son iceberg et que je réalise que je suis à bord, que faire?

Le colibri répondrait faire sa part, chacun avec ses moyens. J’ai trouvé ma part.

Etant donné ma passion pour les chiffres et plus récemment les flux, après avoir fait le tour des problèmes qui nous menacent, en montant au niveau le plus profond, c’est dans le système monétaire que j’ai trouvé le dysfonctionnement le plus important à mes yeux sur lequel concentrer mon énergie. Le système  n’étant que le reflet de notre imagination collective, c’est à dire des symboles, des papiers et des accords que nous avons créé, si le système est pourri, c’est que nous sommes aussi pourris. Nous nous sommes laissé piéger collectivement entre l’abondance matérielle, l’organisation et la stimulation économique contre la relation à l’autre. Aujourd’hui, nous nous découvrons pourris de l’intérieur par un conditionnement prolongé dans un système qui nous a pourri et que nous avons accepté collectivement. Au lieu de se serrer les coudes et de se lever ensemble pour refuser ce système nous avons fondu dans l’individualisme et le matérialisme. Nous avons coupé les liens et la solidarité par égoïsme et peur du lendemain. Le système est une machine bien huilée, ses verrous sont puissants, mais la machine est devenue fragile. L’heure approche.

Comment en sortir?

Le système n’est que notre reflet. Changer le système ne suffit pas, il nous faut changer pour permettre un autre système. Il faut sortir de notre conditionnement et de notre confort. Cela a un prix: aimer son voisin, aimer son prochain, ouvrir les yeux et partager les richesses. Tout changement demande un sacrifice, une offrande: on a rien sans rien.

Brûler les banquiers ne fera que reporter et transférer notre violence sur l’autre. Notre système = nos problèmes. Les banquiers l’ont fait, nous l’avons accepté sans désobéir. Même chose avec le président. Solidairement responsables.

Avons-nous déjà touché l’iceberg?

Question difficile. L’iceberg financier: définitivement. Pour le climat, j’ai la conviction que c’est encore devant, mais qu’on fonce à grande vitesse. Mon professeur de finance internationale disait qu’en économie quand le bateau prend l’eau, il vaut mieux quitter le navire et en créer un autre plutôt que de tenter d’écoper. C’est une question d’économie d’énergie. S’il est possible de penser pour le système financier de repenser le tout, pour le climat nous n’avons pas de deuxième chance, ce qui nous oblige à trouver une solution pour le système financier à venir qui prenne en compte les ressources limitées, le CO2, l’environnement et les hommes. Et il faut faire vite. Le temps nous est compté, il l’a toujours été. L’insurrection des consciences doit s’accélérer comme la propagation d’un buzz.

Alors contre quoi je me bats?

Je me bats contre moi. Je me bats contre nous. Je me bats contre un système que l’on nous a offert comme unique possibilité et qui détruit l’homme, son humanité et sa planète.

  • Je souhaite communiquer, expliquer, appuyer et dévoiler comment le système monétaire international s’est éloigné de son but premier et à quel point il nous éloigne de la réalité. J’aimerai rencontrer des artistes pour réfléchir comment combiner nos talents pour exprimer des idées qui contribuent à la prise de conscience. L’explication rationnelle aide le mental, mais nous savons au fond de nous qu’il y a quelque chose de louche avec tout ça. L’art permet d’ouvrir ces canaux et de réveiller ce qui est enfoui en nous.
  • Je souhaite réunir des gens intéressés, conscients de ces problèmes pour construire un autre système. Tester, essayer, créer. Je souhaite créer des événements pour décider et s’engager ensemble à nous reconnecter, à faire des échanges, à créer des monnaies qui répondent à nos besoins et respectent les limites de la Terre. Seul je ne peux rien faire, j‘en appelle à vous pour créer ensemble et regrouper nos efforts.
  • Je souhaite créer des interviews sur le Flux. Interroger différentes personnes dans des métiers variés avec le parallèle du Flux, de la circulation pour démystifier la complexité de l’économie. Ce ne sont que des tuyaux et des courants. Le plombier, le blogueur, l’électricien, le chirurgien, le physicien, la kiné, le géographe, la chanteuse, la caissière, celui qui travaille sur les écluses ont tous des expériences autour du flux. Quel sont ses propriétés? Comment le modifier? Nous avons tous des richesses et une compréhension du flux différente. Transposons cette richesse d’un domaine à l’autre et nous nous enrichirons tous. La monnaie locale est une création, définition, gestion du flux définie par ses utilisateurs selon son contenu et ses richesses. Si vous travailler sur un flux, que vous voulez m’en expliquer le fonctionnement, n’hésitez pas à me contacter, rencontrons nous!

Libérer l'énergie

Nous sommes prisonniers du système financier et de nos euros. Pour s’en libérer, il faut reprendre la confiance que nous avons donné au système et le placer dans nos voisins, dans les autres et dans nous.

Je n’ai pas dit que ça serait un combat facile… Mais redessiner la carte et les règles des échanges monétaires libèreront l’énergie et la confiance que nous avions placé dans un système froid et cancéreux plutôt.. Ce faisant, c’est nous que nous libérons..

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12/01/2010 at 18:26 Comments (8)

Création, destruction, mesure, changement de la valeur

Suite au billet et aux commentaires des billets de Thierry Crouzet sur la question du statut du blogueur dans le Flux, par rapport aux aides offertes aux médias pure players Rue89, Slate & MediaPart, voici un éclaircissement personnel sur ce qui me saute aux yeux de la situation actuelle.

Destruction de valeur

Nous avons d’un côté un monde qui s’écroule, un modèle dépassé en bout de course, une machinerie monumentale qui comme un titanesque projet révèle au grand jour ses plus belles imperfections.

Depuis le déclenchement de la crise du subprime, j’ai pris conscience que nous avons trop joué avec la machine économique et que pour la dernière fois aujourd’hui, le décalage est tellement important entre la masse monétaire, l’argent que nous utilisons et la valeur réelle créée, que notre système ne pourra cette fois plus s’en relever.

Le titanic qui s’effrite, ce n’est pas seulement la crise financière, bancaire, c’est également celle des médias, des politiques, de l’économie, de l’éducation, de l’environnement, de la culture. Notre monde surconsommateur et matérialiste vient avec Internet de découvrir plus fort que lui: immatériel, reproductible à l’infini, presque gratuit, sans possibilité de contrôle et instantané. what else?

A l’heure du bilan, l’évolution nettoie ce qui n’a plus de sens, la destruction créatrice de Schumpeter si on veut.

Dans l’augmentation du chômage, on perçoit l’augmentation de la destruction de valeur. La valeur est pour nous la plupart du temps ce qui est monétisé, en réalité la valeur est bien plus large que sa simple représentation monétaire. La valeur est l’ensemble de ce que nous reconnaissons et déclarons comme tel. Ce qui nous rend heureux, ce qui provoque de la joie, ce qui est utile, ce qui subvient à nos besoins, ce qui nous importe. Alors forcément, si on comprend ça, on se rend compte que la valeur qui n’est plus reconnue ne répond pas forcément à la valeur que nous reconnaissons mais à la valeur monétaire de la rentabilité de ces structures.

Ce n’est pas la valeur qui change, c’est notre perception de la valeur. C’est en changeant ce qui nous est utile, agréable et indispensable que nous changeons ce qui a de la valeur.

Si le chômage augmente, cela veut dire que des emplois qui servait à créer de la valeur sont aujourd’hui dépassés, inutiles. Ce n’est pas tant une destruction de la valeur, c’est plutôt une régulation de cette valeur. Étant donné le contexte actuel environnemental et énergétique, bon nombre de produits et d’emplois n’ont plus leur place, la valeur a migré ailleurs.

Création de valeur

Alors que je vois s’effondrer un monde, une économie et la valeur que je lui avais attribué, je vois un autre monde apparaître sous mes yeux. Fasciné par sa rapidité et ses propriétés, celui-ci remet tout en cause. Il nous permet à moindre coût d’être plus performant, plus rapides, moins contrôlés. Je le décris comme l’abondance numérique, c’est le Flux.

Le Flux, c'est le bordel, mais on le cache pas.

Jamais au grand jamais il n’a été donné à quelque être humain que ce soit d’avoir accès à tout le savoir, la connaissance, l’information, la culture, la science à laquelle nous avons accès avec Internet. Donner un ordinateur et Internet à quelqu’un et il a accès à la plus grande bibliothèque jamais imaginée, il a accès au cerveau global de l’Humanité. Là est la richesse que nous avons créé ensemble.

Ainsi, dans notre vie quotidienne s’installent de nombreuses applications, services, sites webs et autres vaisseaux surfant sur la vague dématérialisée et répondant à nos besoins à moindre coût. Nombre d’entre eux se cassent les dents à la recherche du business model magique qui permettra de vivre, interdépendant et libre. Certains offrent déjà un service plus rapide, performant, qualitatif et sans les défauts intrinsèques au monde qui s’écroule. D’autres cherchent, testent et allient créativité et performance sur le nouveau support avec rentabilité financière sur le monde qui se meurt.

La question est toujours la même, comment perdurer et recevoir suffisamment d’énergie, de valeur, d’argent en retour pour le travail fourni? C’est la problématique principale de survie et de vie. Si un écosystème se meurt, la vie doit se réorganiser pour pouvoir continuer d’être et de se développer.

Changement de valeur?

S’il est clair que le monde industriel basé sur la rareté matérielle souffre, que sa valeur s’effrite, à nos yeux comme financièrement, le transfert de valeur monétaire ne s’est pas encore opéré vers le Flux.

Nous nous retrouvons donc à organiser les transpositions de la valeur de l’ancien monde vers les services du Flux. Relier les connexions sanguines du monde qui se meurt sur le nouvel outil de production, transposer, recoder et donner et rétribuer la création à la hauteur de la valeur qu’elle représente.

La monétisation est le fait de transformer une richesse reconnue en richesse mesurable et échangeable. Cela signifie qu’il faut qu’elle soit reconnue et mesurée par l’autre également, et qu’il ait confiance en sa valeur.

Le monde qui s’écroule n’étant pas entièrement remplacé par le Flux, il s’agit de les faire coopérer, et de gérer la complémentarité, la complexité et la diversité que ces deux écosystèmes représentent. D’un côté la supposée rareté matérielle, liée aux ressources rares toujours inférieures aux besoins de tous, qu’il nous faut optimiser pour assurer la meilleure allocation possible, de l’autre l’abondance numérique, qu’il nous faut gérer pour donner à chacun l’information, le produit, le service qui correspond exactement à ses besoins, où qu’il soit, instantanément.

Comment monétiser une richesse abondante, dont les propriétés sont l’immatérialité, la reproductibilité à l’infini, la quasi-gratuité, l’instantanéité et l’impossibilité de contrôle?

En gros, comment monétiser l’air? :-)

En temps normal, sur nos bases habituelles de contrôle permanent, on aurait deux solutions: le rendre rare et en vendre une petite part différenciée, ou alors, créer une bulle: faire diverger la valeur réelle du bien et sa valeur financière.

Aujourd’hui, comme Internet et le bit nous l’ont appris, il est question de lâcher notre habitude de contrôle, pour préférer la liberté et la fluidité. Le mouvement c’est la vie, la stagnation c’est la mort.

Changement d’outil de mesure de la valeur!

Si la monnaie a pu contenter plus ou moins l’expansion du capitalisme, ses propriétés rares et de contrôle appartiennent bien à l’ancien monde. Pour mesurer et permettre la circulation du Flux financier, il est nécessaire d’utiliser un outil adapté.

Si nous ne désirons plus arrêter, contrôler, séparer, alors ouvrons, partageons et faisons circuler. Pour lâcher prise il faut avoir confiance, en l’Homme, en l’autre, en soi.

Le partage

La monnaie, puisqu’elle est un média, une représentation de la valeur que nous créons doit refléter au plus proche la réalité, sans quoi nous vivrons dans l’illusion. La sagesse reposera alors sur le savant équilibre de la gestion de la masse monétaire en rapport avec la création de richesse et de l’implication de tous dans la responsabilité de ce flux sanguin. Enfin, les règles du flux, sa composition, sa définition et avant tout: son rôle détermineront son succès.

L’open money, les monnaies libres trouvent alors leur place comme outil de mesure répondant à la problématique de l’abondance. Si nous utilisons les monnaies libres comme une décentralisation du pouvoir monétaire classique alors nous en aurons compris un aspect réducteur, reproduisant la rareté artificielle. Si nous les voyons comme l’outil d’organisation de la mesure et de la circulation des richesses entre les hommes, alors nous pourrons en accueillir tous les bienfaits.

Changer ses valeurs

Si le monde de la rareté nous a habitué à évaluer notre richesse matérielle et notre bonheur par rapport aux autres, il est indispensable de nous réunir, et de dépasser cette compétition et cette peur du manque pour aller vers la confiance. Nous avons créé le système, nous pouvons le changer, mais nous devons d’abord nous changer, sans quoi nous allons recréer les mêmes problèmes.

Ce changement de valeur, c’est ce à quoi servent les crises, prendre conscience, faire le bilan, réaliser et acter. Le monde change, nous changeons, nos modèles ne sont plus adéquats, que puis-je changer en moi pour accompagner ce changement?

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03/01/2010 at 18:53 Comments (15)

Retour sur la naissance de l’abondance matérielle

Dans le billet précédent j’évoquais comment apprendre à gérer l’abondance par rapport à la gestion de la rareté pour laquelle nous avons été plus aidés et entraînés. Une de mes conclusions, était, pour les créateurs de se relier directement avec leurs publics, les canaux de copie, multiplication, distribution très peu coûteux, faisant sauter un bon nombre d’intermédiaires par rapport à l’économie physique.

Si à l’époque de l’industrialisation, le rapport de force était en faveur de celui qui a l’argent pour acheter la machine, puis en faveur de celui qui a le réseau et le matériel pour produire et distribuer les disques dans les 50 dernières années, aujourd’hui ce rapport de force vient de s’inverser en faveur des créateurs.

Création  —  Transformation — Mise en adéquation avec le marché: retouches et modifications — Transport / Distribution — Réception

Voici en gros la chaîne de développement d’une idée dans le monde physique. Avant toute chose, il faut qu’elle passe l’épreuve du feu de la rentabilité. Si ce n’est pas rentable ou s’il n’y a pas de marché elle n’a que peu de chance de voir le jour. Dans ce monde, ce sont les intermédiaires qui font le plus gros du travail en faisant les allers retours entre le créateur et le marché, pour aligner l’offre et la demande: créer une offre qui stimule ou réponde aux besoins du marché et créer un marché qui réponde aux besoins de l’offre et absorbe et rentabilise l’investissement.

L’offre crée la demande, la demande crée l’offre

Le produit n’a plus beaucoup d’importance tant que vous arrivez à joindre les deux bouts: créer une demande, créer l’offre qui va avec, faites le lien et hop, encaissez. Le marketeur peut alors avoir des idées géniales sur comment implanter, développer un produit à un endroit où le public en aura besoin. Inversement il peut créer le besoin d’un public à un endroit pour y introduire un produit. Pour lui, ce qui importe n’est pas l’ordre ni la façon de procéder mais bien le lien entre offre et demande et la rentabilité de ce lien: récupérer plus d’énergie que ce qui a été investi. C’est une des rares conditions qui permettent aux idées de traverser l’épreuve du feu et de devenir réalité: la rentabilité financière.


Offres (idées / produits) —————- Intermédiaire (marketeur) —————- Demandes (consommateur / marché)

La naissance de l’abondance matérielle

La valeur, l’unicité, l’originalité, le savoir-faire des produits ont fortement diminué lorsque l’industrialisation a remplacé nos artisans. Lorsque des machines ont remplacé l’humain, une part de l’amour et de l’attention consacrée par les humains a disparu. A la place cette énergie et attention ont été déplacées à d’autres niveaux: le designer qui fait le plan de l’objet, l’architecte qui fait le plan de la machine, et l’ouvrier qui va prendre soin de la machine. D’autre part, c’est dans la production en masse qu’on a perdu en diversité et en originalité en acceptant d’avoir tous le même produit d’usine.

Quand on se rappelle Les temps modernes, on découvre où a disparu cet amour et cette attention que chaque produit soit parfait, on l’a remplacé par la vitesse et le gain de temps. D’un qualitatif, on est passé sur du quantitatif, la qualité des produits baisse mais on en fait plus.

Les temps modernes – Augmentation de la productivité

Ensuite une fois nos marchés saturés, ou plutôt, une fois l’abondance matérielle ayant inondé nos marchés, il a fallu se différencier et repasser sur du qualitatif. Comment faire la différence entre deux produits qui sont tous les deux issus de machines et produits à la chaîne sans rentrer dans les détails techniques peu intéressants pour l’utilisateur final?

Le retour du créatif, de l’artiste.

Après avoir rendu triste et froide la chaîne de production machine, peu attirante et une fois la vague d’abondance matérielle absorbée, il a fallu remettre des couleurs pour que ça brille et surtout pour continuer de vendre. Pour cela, il faut des idées, du talent, de la réflexion et du temps. On réinjecte de l’amour et de l’énergie dans la machine pour continuer d’alimenter le lien entre l’offre et la demande. Puisque nos machines peuvent produire beaucoup, et des produits sophistiqués expliquons les bienfaits de nos produits pour permettre à une nouvelle frange de la population d’en bénéficier.

C’est lorsque nous avons eu l’abondance matérielle que nous avons commencé à nous différencier les uns les autres. Comment? ceux qui suivent auront deviné la naissance de la publicité. Vous n’achetez plus seulement un produit, mais vous adhérez  à des valeurs, vous achetez un rêve, une histoire qui fait de ce produit un produit meilleur. Vous achetez le produit mais vous acceptez également d’en devenir le représentant, vous portez ses valeurs, son histoire et cela fait de vous quelqu’un de spécial. Cette histoire peut-être vraie, mais elle peut aussi être inventée et marketée pour correspondre à vos goûts et couleurs. Entre l’offre et la demande, parfois on ne sait plus trop lequel a engendré l’autre.

L’offre abondante matérielle a généré une demande matérielle importante. Nous nous sommes habitués au confort matériel. Au détriment de notre harmonie avec la nature, de notre proximité avec elle et de sa santé.

Pire, avec leurs chaînes de télévision et canaux de communication multiples les occidentaux ont diffusé notre modèle sur toutes les ondes, créant ce que le sociologue américain Veblen appelle la classe des loisirs en 1889, l’occident est considéré comme modèle et fait la démonstration d’un modèle de démarcation ostentatoire. Veblen explique que la consommation passé un certain stade ne sert qu’à se démarquer des autres soit par le gachi du temps ou celui des biens.

Donc aujourd’hui, que ce soit alimentaire, matériel, au niveau du confort, des technologies, des industries, des procédés, on a tout ce qu’il faut pour potentiellement apporter le bien être à tous les humains de cette planète.

Qu’est-ce qui nous empêche de le faire?

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02/01/2010 at 16:40 Comment (1)

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