zoupic – le propre de l'Om

Création du futur: il est temps de passer au prochain stade de l'Humanité

Le J.E.U Jardin d’échange universel, forme souveraine, auto-gérée et comptable d’échange

J’avais déjà entendu parlé du J.E.U de Daniel Fargeas et je redécouvre avec plaisir grâce à Bernard Marie Chiquet qui anime des stages de sociocratie: gouvernance intégrale. Vous comprendrez le lien avec l’explication de Mado qui est magique, aussi bien l’accent que la simplicité. C’est ce qui me manque souvent quand je parle des monnaies, du concret, du simple et puis de l’humour, ne pas oublier d’en rire.

Ca rejoint aussi un lien que Maryvonne nous avait partagé sur le principe chaordique que vous pourrez trouver sur le site français de What is Enlighment. Interview à la clé de Dee hook, créateur de la carte Visa.


Conférence Mado-1
envoyé par Personocrate1001. – Regardez les vidéos des stars du web.


Conférence Mado-2
envoyé par Personocrate1001. – Plus de vidéos de blogueurs.


Cela complète parfaitement les systèmes que je souhaite accompagner. Celui là a le mérite d’être simple, gratuit et SOUVERAIN. Bernard Marie a mis au point le J.E.U avec sa communauté, je vous tiendrai au courant…


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04/11/2010 at 14:01 Comments (0)

Deux vidéos sur le futur des monnaies

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25/10/2010 at 16:05 Comment (1)

Monnaies libres = free currencies?

Depuis près d’un an que j’ai quitté l’association du Transitioner, j’entends parler et j’utilise très fréquemment l’expression des “monnaies libres” pour parler de ces nouveaux indicateurs, d’une grande libération de la monnaie telle que nous la connaissons aujourd’hui, mais aussi d’un spectre de lecture plus large de la Richesse. Après un an de recherche, de navigation, de voyages dans l’univers de la richesse, des indicateurs de richesse et des moyens d’échange de ces richesses, j’aimerai revenir pour clarifier ce que nous mettons et mélangeons souvent dans “monnaies libres”.

Les différentes formes de richesse

J’ai appris avec The transitioner qu’il y avait différents types de richesse, celle qui peut s’échanger: les biens, les services, le temps, celle qui peut se mesurer: la qualité, la taille, la complexité, et enfin la richesse qui peut se reconnaître: l’amour, la beauté, la splendeur etc..

Les différentes formes de richesse

La richesse qui s’échange

Ce que nous appelons traditionnellement monnaie répond à la question de l’échange. L’argent est un accord, à l’intérieur d’une communauté, d’utiliser quelque chose, comme moyen d’échange. Dans ce sens, les nouvelles monnaies, qu’on les appelle sociales, locales, communautaires, complémentaires ou libres sont des pansements pour satisfaire les besoins d’échanges des communautés qui :

1) n’ont pas accès à la monnaie traditionnelle

2) souhaitent essayer autre chose, valoriser d’autres types de produits ou limiter à certains types de produits

En général, il s’agit de réinjecter un moyen de lien dans une zone qui n’arrive plus à se lier à l’aide de la monnaie traditionnelle, soit par pénurie soit par insatisfaction de la monnaie traditionnelle. Il faut alors constituer une communauté et trouver quelle est la charte de valeur qui nous unit? Quelles sont les règles que nous voulons établir ensemble? Peut-on la dépenser pour acheter du pétrole? Peut-on la dépenser pour des OGM? pour acheter des armes? Peut-on la dépenser à l’extérieur de notre communauté?

Il s’agit ici de choisir la couleur de notre monnaie. L’écologie et l’économie sont inséparables et si l’économie traditionnelle et le PIB ne reconnaissent pas complètement la richesse humaine ou la richesse de la qualité de l’environnement, c’est à nous, ensemble, de choisir la couleur de cette monnaie, de dire ce qu’elle autorisera et ce qu’elle n’autorisera pas. D’une certaine façon, la monnaie est comme un vecteur, et nous devons lui donner un sens, lié au bien-être de la planète pour que les deux soit en lien et dans un sens vertueux, sans quoi nous retomberons sur les mêmes problématiques que le système traditionnel: crises économiques, crises écologiques etc..

Ainsi une monnaie locale privilégie les échanges locaux, une monnaie sociale apportera plus de qualité dans les échanges humains ou un développement social (par opposition au capital), une monnaie complémentaire montre patte blanche dans le sens où elle ne cherche pas à bousculer l’ancien système, elle vient compléter et non remplacer le système en place. Les monnaies libres ouvrent la perspective d’un code source transparent et propre, visible et disponible à tous. Tous ces termes ne sont donc pas opposés, à mon sens on peut très bien imaginer une monnaie locale, complémentaire et libre.

La richesse qui se mesure, les indicateurs de richesse

La qualité de l’air n’est pas une richesse que je peux échanger, mon taux de glucide n’est pas non plus quelque chose que je peux échanger, mais je peux le mesurer, et cette indication me donne des informations si je suis ou non en bonne santé. Pour la richesse qui se mesure, nous avons créé un grand nombre d’indicateurs de richesses qui dépassent les limites du PIB. Ils ne sont pas nouveaux, nous connaissons les hôtels 3 étoiles, les pistes rouges, les notes des professeurs ou les titres liés à des diplômes. A l’ère de l’information ces indicateurs sont partout, aussi bien dans le questionnaire marketing sur la satisfaction client après un achat en ligne, dans les étoiles que je mets à une vidéo youtube, dans

L’évolution et la différence avec avant

Avant l’Internet, il ne nous venait pas vraiment à l’idée d’échanger notre maison pendant les vacances avec un couple en Italie, d’accueillir un américain sur notre canapé, de vendre notre platine vinyle à un allemand ou d’échanger un appareil photo contre un ordinateur. Idem, je n’avais pas à l’idée d’organiser un voyage en voiture avec des inconnus, ou encore de prêter ma perceuse à quelqu’un de mon quartier. Toutes ces interactions sont apparues et devenues réelles grâce aux plateformes de mise en relation, d’échanges de biens et de services, à la consommation collaborative, aux services nés grâce à Internet. Il est soudainement devenu possible d’échanger, de parler, de me coordonner avec des inconnus parce que nous avions des besoins communs. Pour chercher dans cette jungle, nous avons créé des indicateurs pour pouvoir qualifier ces propositions en fonction de nos besoins.

La particularité de ces nouveaux indicateurs est qu’ils se sont multipliés à une vitesse incroyable. Ils sont partout, dans notre quotidien, ils sont mesurés, traités et étudiés afin d’améliorer les performances des systèmes que nous utilisons, soit par nous, soit par des machines.

Indicateur objectif ou subjectif?

Sur covoiturage.fr par exemple, je peux noter avec des étoiles une des personnes qui m’a transporté, je peux aussi agrémenter son profil d’un commentaire qualitatif. Lors de ma prochaine recherche, je favoriserai les personnes ayant obtenues des étoiles et des commentaires à des inconnus. Dans les systèmes automatisés, ces informations de mesure donnent des feedbacks au système qui peut alors réguler automatiquement les commandements pour réduire les temps de latence, allouer au mieux l’espace, le temps de processeur etc.. Pour ce qui est de l’humain, nous sommes sur des sujets plus difficiles à mesurer puisqu’une grande subjectivité entre en jeu. Mesurer la qualité de l’air ou le temps d’un process mécanique peut se faire automatiquement sans subjectivité, mais quand il s’agit de mesurer la qualité d’une vidéo youtube, la qualité d’un vendeur ebay ou la sympathie de mon covoitureur, les grilles d’évaluations et le feeling de la dimension humaine font apparaître une notion inévitable de subjectivité.

Si en Anglais le terme free currencies correspond bien à ces nouveaux indicateurs de richesses car currency a un sens très large de mouvement (lié au courant)

Currency

1650s, “condition of flowing,” from Latin currens, prp. of currere “to run” (see current); the sense of a flow or course extended 1699 (by John Locke) to “circulation of money.”

en français le mot monnaie n’a pas ce sens et c’est pour moi une confusion importante de mélanger les deux. Je propose donc que nous arrêtions d’utiliser l’expression “monnaies libres” pour parler de ces indicateurs et que nous parlions plutôt de “nouveaux indicateurs libres de richesses”.

La richesse qui se reconnaît

La beauté, l’amour, la sympathie, la reconnaissance sont des formes de richesse que nous voyons tous les jours. On ne peut les échanger et les mesurer les dénature car elles sont par essence en quantité non mesurable. Certaines classifications (dans les toutes dernières slides) font une différence entre celles qu’on peut classer sans mesurer: je préfère radiohead à supertramp. Par contre pour mettre une note à un groupe de musique sans le vider de la relation intime et humaine que j’ai avec lui me paraît difficile. Ici encore on peut éventuellement parler de currency en anglais, mais le mot monnaie ne correspond pas. Indicateur de reconnaissance?

Conclusion

Si free currencies regroupe et enveloppe beaucoup de significations différentes, l’expression monnaies libres est maladroite dans sa traduction et ne correspond pas pour les différents niveaux de richesse. Bien que la monnaie puisse aussi avoir des fonctions de mesure et de réserve de valeur, utiliser le terme de monnaies libres pour des indicateurs de richesse met un flou qui n’aide ni le public à qui nous en parlons ni nous-même dans nos schémas mentaux. J’espère que cette explication fait sens, j’attends vos commentaires pour affiner les mots qui pourraient être les plus pertinents pour ces différentes formes de “currency”.


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25/10/2010 at 15:44 Comments (6)

TAOA: il existe d’autres alternatives!

C’était un slogan que je ruminais depuis un moment, comme un cri de survie, une voie alternative: l’affirmation pure et simple qu’il existe d’autres manières de voir le monde, de vivre, et d’autres systèmes économiques possibles.
Ouvrir les ornières de tous ceux qui me disent: “le capitalisme survivra”, “de toutes façons il n’y a pas d’autres solutions”, qui reprend le fameux TINA: There Is No Alternative de Margaret Tatcher.

IL EXISTE D’AUTRES ALTERNATIVES!

Ici est là, à l’échelle locale, dans notre pays, dans d’autres pays, dans le passé, dans le futur, il existe des millions d’alternatives, d’autres façons d’échanger, d’autres rapports entre les hommes que celles du capital et des intérêts, que celles du dominant et du dominé. Pour ouvrir les yeux et changer, il faut d’abord en avoir ENVIE, en-vie.

TAOA: les aventuriers:
TAOA c’est l’histoire de 3 personnes, Anne-Cécile, Matthieu et Nabil qui souhaitent changer de vie, prendre le large, sortir de leur carrière pour prendre le large, aller voir ailleurs et comprendre, analyser, trouver des solutions pour réduire les inégalités. Ils ont choisi les monnaies sociales comme outils pour ce faire, je ne peux que les féliciter. C’est sur ce terrain que nous nous sommes rejoints. Ils partent 1 an en Amérique latine pour découvrir et pratiquer les monnaies sociales là où elles sont déjà très implantées, pour apporter leurs compétences et apprendre les leçons des pays du Sud pour pouvoir les implanter à leur retour en France.

J’ai rejoint l’association TAOA pour pouvoir faire le relai de leurs avancées en France pendant leur absence. Cela s’exprimera principalement par des diffusions de textes, la propulsion de leur newsletter, et pourquoi pas pouvoir leur poser des questions précises pendant qu’ils sont au Brésil en plein milieu de l’organisation du Banco Palmas. Un partenariat à double sens.

L’autre activité que j’aurai, c’est de continuer à Paris ce qu’ils ont commencé avant de partir, plus explicitement, assurer l’animation du SEL de la maille, créé avec les salariés des ONGs WWF et Goodplanet au Carrefour de Longchamp. Superbe expérience concrète: créer un SEL, remplir l’outil WEB qui va avec et assurer un suivi auprès de la communauté d’utilisateur. C’est aussi pour moi l’occasion de m’inscrire et de participer à un SEL grandeur nature, grâce à TAOA, je suis devenu utilisateur des systèmes que je prône à longueur de journée et ça fait du bien. Vivre l’expérience de l’intérieur, voir mon compte de pépites descendre, chercher les richesses que j’ai qui pourront intéresser les autres membres, les biens dont je ne veux pas simplement me débarasser mais qui sont susceptibles d’intéresser les autres membres… C’est bien de faire une école de commerce et de la recherche sur les systèmes monétaires complémentaires, le vivre est une autre expérience!

Soirée de soutien TAOA

Afin de financer leur voyage, les aventuriers organisent ce Vendredi 22 Octobre une soirée de financement sur la péniche le Nix Nox. J’y serai évidemment pour les soutenir et faire de cette soirée une réussite. Voici le lien de l’événement facebook

La soirée commencera à partir de 21h30 avec un concert, puis un DJ. Ce sera aussi l’occasion de refaire le monde avec les acteurs des monnaies et des nouveaux indicateurs de richesses!

Pour les tarifs:

18€ au lieu de 20€ sur place (entrée + 1 boisson + vestiaire)
2 options:
- un chèque à l’ordre de TAOA, 71 rue Villiers de l’Isle Adam, 75020 Paris
- un don en ligne sur www.taoaproject.org + confirmez les présences correspondantes à annececile.taoa@gmail.com

Contactez moi pour se coordonner et y aller ensemble si ça vous branche, c’est vraiment une bonne occasion de se voir, de célébrer et de soutenir un projet plein de sens et puis de refaire le monde à bord d’un bateau..


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18/10/2010 at 20:55 Comments (0)

Pourquoi il est difficile de voir les innovations monétaires émerger

Assez souvent, je me pose la question: avec toute la stupidité du modèle en place, pourquoi est-ce que cette idée de recréer et gérer son propre système monétaire n’a pas encore pris plus d’ampleur?

Individualité – confort

Nous avons bien appris à nous regarder et nous occuper de nous. Mon frigidaire, mon canapé, ma télé et mon boulot, le monde extérieur, je m’en claque. Nous avons trimé pour en arriver là, alors on va pas en plus se casser le cul à réfléchir à des solutions qui vont améliorer l’état de la planète.

Nous connaissons ces résistances, la fin d’une époque du self ego, de la consommation délirante et du matérialisme acharné. Le système financier est troué de partout, les banquiers nous enflent à chaque minute, le forex joue au casino, les intérêts sont l’équivalent de l’esclavage des noirs, mais nous continuons de tourner en rond dans notre manège quotidien. C’est insupportable, mais on s’en accommode très bien, il suffit de penser à autre chose et ça va, une pillule anti-stress de plus et on repart comme en 40. Nous sommes tellement maléable que nous arrivons à nous satisfaire et nous complaire dans une situation insupportable. Ca gratte un peu le soir quand on croise un mendiant, mais on finit par s’habituer à leur présence, à les masquer de notre vue et puis la vie continue. Nous nous sommes déshumanisés.

Alors pour que ça bouge, il faudra soit que notre petite sécurité soit sérieusement mise en danger pour avoir une insurrection des consciences, ce qui devrait arriver avec la saison 3 de la crise. Il faut que nous perdions tout notre malheur pour commencer à nous intéresser au bonheur. Il faut que ça devienne insupportable pour l’individu, qu’il soit vraiment touché et en danger dans son propre confort pour qu’il sorte de sa routine. Ca ne va pas encore assez mal..

En Argentine

Crise —– Chaos ——- Troc

pour cette crise espérons que nous arrivions à faire

Crise —– Monnaies complémentaires/libres sans passer par le chaos…

Seul je ne peux rien, allons y ensemble

Dans la monnaie, ce n’est pas une personne qui peut changer, c’est un groupe qui doit le faire, la monnaie étant le lien entre ces personnes. Si je change tout seul pour créer ma monnaie, ça ne sert à rien, il me faut convaincre d’autres utilisateurs d’y aller avec moi, que nous y allions ensemble.

Alors que dans certaines innovations, si je suis convaincu j’y vais et puis c’est tout, le logiciel libre par exemple, si une ligne de code ne me plaît pas, je fais la mienne et créée ma version, que je diffuse ensuite, mais qu’elle soit utilisée par d’autres ou non, elle me satisfait pour mon besoin précis et c’est déjà bien.

Les nouvelles formes de monnaies nécessitent un changement collectif, il faut y aller ensemble. Que la décision soit prise d’en haut pour un ensemble d’utilisateurs ou qu’elle soit choisie par un groupe pour le groupe, cela nécessite dans tous les cas un effet de masse. Et plus compliqué encore, plus nous serons nombreux à y aller plus le système sera stable, riche et constitué d’éléments différents qui permettront une plus grande fluidité. Donc on a tout bénef à y aller à plusieurs, mais le seul problème c’est qu’il faut passer par une phase de lancement un peu hasardeuse et visqueuse en terme de circulation des richesses. D’où les écueils, d’où la mauvaise publicité et les risques actuels.

Confiance

C’est donc un test de confiance qui s’effectue entre les membres, pouvons nous être assez solidaires et assez nombreux pour passer cette zone visqueuse et arriver à un moment où le système est vertueux pour tous? ou faut-il que nous passions d’abord par une rupture de la confiance complète avec le système traditionnel pour retrouver la confiance en nos cercles proches? en nos voisins et nos collaborateurs?

Bernard Lietaer disait “dans l’étude de 5000 ans de systèmes monétaires, je n’ai jamais vu un système naître avant que le précédent soit tombé en ruine” espérons que nous saurons sauter le pas cette fois-ci..


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24/09/2010 at 10:51 Comments (4)

Valeur et monétisation à l’ère du numérique

Après avoir lu le billet de Philippe Scoffoni sur le logiciel libre et le don je vois que nous n’avons pas fini de traiter de ce sujet.

Problématique moderne et transversale

Depuis la globalisation d’Internet, cette problématique devient de plus en plus prenante puisqu’elle chamboule l’ancien modèle mais aussi parce qu’elle nécessite des changements de comportements. La force de ce sujet est aussi qu’elle est transversale, dans la musique, dans le cinéma, dans la photographie, dans la littérature, dans la programmation, elle touche tous les domaines qui se sont fait numérisés ou qui peuvent l’être. Ainsi alors que chacun cherche dans son coin, par rapport à des publics cibles différents, dans le fond la question reste la même:

Comment partager ses œuvres avec un maximum de personnes tout en assurant une durabilité pour le créateur et en limitant au maximum la barrière à l’entrée?

Comment

Le pourquoi est assez simple à deviner, le comment n’est pas encore résolu, il s’agit de trouver une ou des méthodes concrètes qui marchent et ont été expérimentées.

partager ses œuvres

Nous sommes des animaux sociaux, nous vivons pour partager, diffuser et échanger, s’isoler est aujourd’hui devenu un non sens. L’individu au cœur de la civilisation cherche et développe sa créativité pour pouvoir en faire bénéficier l’Humanité tout entière.

avec un maximum de personnes

Dans le cadre du numérique, nous avons bien compris que le bit peut se copier, se déplacer et se diffuser à une vitesse toujours croissante pour un coût toujours plus faible. Cette équation augmente chaque jour, les disques durs, la bande passante et les processeurs ne cessent d’être améliorés, et parallèlement leurs coûts diminuent éternellement. Nous sommes bien à l’heure de l’abondance.

tout en assurant une durabilité pour le créateur

Sans parler uniquement de sécurité financière, il s’agit de trouver le feedback de retour suffisant pour permettre à l’individu d’être reconnu pour son travail et soutenu pour pouvoir continuer à le faire. Dans le changement d’ère que nous connaissons de plus en plus de personnes quittent le monde industriel et commercial pour vivre pleinement de leur passion, entrer dans le(s) domaine(s) d’activité qui leur permettent d’être complètement créateur et heureux. Ainsi il ne s’agit plus d’avoir un pied dans  l’entreprise et l’autre, la nuit tombée, dans le domaine qui le passionne mais bien de pouvoir être et vivre pleinement sa passion.

en limitant au maximum la barrière à l’entrée?

Étant données les propriétés du numérique, le coût marginal de l’œuvre qui tend vers zéro, l’objectif est de profiter de ce terrain favorable pour ne pas mettre de barrière à l’entrée. Si l’on souhaite partager avec le plus grand nombre alors chaque centime à l’accès réduit cette possibilité. Si idéalement je préfère l’absence de barrière à l’entrée: la gratuité, je formule plus doucement pour encourager la diminution du prix.

Des éléments clés

J’ai déjà donné des éléments ou exemples qui se font et qui marchent, alors je préfère énumérer quelques pistes de blocages qui en disparaissant faciliteront la résolution de notre problématique ou au moins permettront à un maximum de personnes d’être heureux de créer et d’utiliser leur potentiel pour vivre de leur passion en la partageant avec tous.

La peur

Dans cette transition, comme dans tout changement, il y a une grande peur de l’inconnu, de la remise en question, construire de nouveaux modèles, tester et avancer vers l’inconnu. Pour de nombreux pans de l’économie, cela correspond à une faille énorme dans leur business model, en fait, c’est même la fin de leur raison d’être. C’est certes l’évolution et c’est une excellente chose lorsqu’on libère les moines copistes pour utiliser les premières machines à imprimer, vu d’ici, mais aujourd’hui ceux qui voient leur raison d’être en danger sont pétrifiés par l’idée qu’ils doivent se recycler, évoluer ou disparaître.

Ils freinent donc à fond et sont les premiers détraqueurs de cette problématique moderne, ils luttent contre et feront ainsi jusqu’à leur dernier souffle. C’est à la fois compréhensible et triste. Paradoxalement, ils se sentent touchés et intéressés lorsqu’il s’agit d’un des domaines connexes à leur profession où leur métier n’est pas en danger, mais si l’on parle de leur domaine alors la menace refait surface.

L’autre aspect dangereux guidé par la peur est qu’étant en place dans l’ère industriel, ils ont encore des moyens de pression pour entraîner avec eux des lobbys et des lois pour favoriser leur situation et retarder la sentence.

La peur c’est aussi celle de nous imaginer tous capables de créer et d’être utiles à la société. C’est une image en laquelle beaucoup de nous ne veulent pas croire aujourd’hui, et

Des solutions à portée de main: les Creative Commons, le Logiciel libre

La rareté

Depuis de nombreux siècles l’Homme a grandit en conquérant des territoires, des ressources et en maintenant tout ce dont il s’est emparé sous son contrôle. Comme le disait Adam Smith l’économie est la gestion des ressources rares, il conseillait à l’époque si vous vouliez du pouvoir, de ne pas essayer de vendre de l’eau car c’était encore une ressource abondante. La rareté fait le prix, la rareté entraîne l’argent et la frustration, le désir et la luxure, et permet de contrôler beaucoup de choses. Beaucoup de nos réflexes économiques sont par définition basés sur la création, le développement et la gestion de la rareté.

Ayant grandis dans cette dynamique, nous sommes façonnés mentalement comme des animaux, à croire que tout est rare et qu’il faut se battre pour avoir accès, ou pour contrôler l’accès (pétrole?), comme si notre survie dans le quotidien ou sur le marché en dépendait. C’est donc en chacun de nous et dans les gènes de notre société qu’il faut trouver les ressources pour évoluer, grandir, développer la conscience et ouvrir les yeux et le coeur pour constater que nous n’avons plus de bonnes raisons pour nous taper dessus ou garder des secrets.

A un niveau plus simple et concret, “je ne vais pas faire de don car l’argent est rare et je ne vois pas pourquoi je le ferai alors que l’accès est gratuit. Je préfère laisser les autres payer. Je vais profiter de la gratuité tant que ça le sera”.

Des solutions à portée de main: le dividende universel, les monnaies complémentaires

La conscience

Finalement, que ce soit la peur ou la rareté il s’agit d’un saut d’évolution de conscience, comme une reprogrammation de notre code, de notre façon de penser, d’agir et de vivre ensemble. Le temps est une des ressources clés pour voir à quelle vitesse se feront ces changements, la crise aidant, les fissures vont devenir des brèches qui finiront par éclater. Je ne vois pas de marche arrière possible, plus nous allons vers un raidissement et une pénurie, plus nous avançons à reculons, plus l’urgence et l’envie d’une autre civilisation fera sens. Elle ne fera pas juste sens, elle deviendra évidence.


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19/09/2010 at 16:27 Comments (3)

Vers septembre 2010 et au-delà!

Je sors d’une belle après-midi de réunion sur la sociocratie et l’attribut plein d’une belle énergie. Pour la petite histoire l’attribut est une association, un groupe de personne qui vit à la Réunion, partis à 3 il y a 2 ans ils sont aujourd’hui 35 membres actifs pour 135 membres, créent, vivent et animent leurs groupes en utilisant la sociocratie, le jeu du tao et en incluant les enfants dans leurs processus de prises de décision. Une belle leçon humaine d’humilité et de partage réalisée par Laurent et Lydia. Merci!

Il est temps pour moi de faire un petit point sur mes projets du moment et à venir. Ca m’aide toujours à poser un point fixe dans le temps et voir ce qu’à tel moment ou à telle époque je souhaitais faire, et pourquoi ou comment j’ai dérivé. C’est aussi l’idéal pour se projeter et clarifier ce qui m’anime en ce moment. Enfin, c’est toujours la possibilité d’inviter aux commentaires, aux synergies, à la synchronicité et à trouver des personnes intéressées pour co-créer ces différents projets.

Avec Génération-Tao:

- Continuer de tenir la Chronique des Créatifs Culturels
- Aide à la rédaction des interviews pour le Magazine
- Organisation d’événements à thème (la suite de la soirée du 23 avril: Comment créer une société d’abondance?..)
- Développement, marketing, stratégie

En dehors de Génération-Tao, j’ai aussi une vie très active (comme vous commencez à le savoir) autour des systèmes monétaires complémentaires, participer à construire la nouvelle économie. Je navigue entre des envies de communication, d’événementiel, de designer…  A la manière de la loi d’attraction, je vous invite ici à me joindre, à participer, à me solliciter, à me connecter avec les personnes justes. Ces projets me motivent au plus profond de moi, ils sont justes et plein de sens: aucun doute. L’activation et leur mise en place demandent souvent un certain investissement, toujours plus enrichissant s’il est effectué en collectif, en groupe, à plusieurs, ainsi je vous invite à me donner un feedback sur votre envie, votre besoin, une motivation qui vous est propre de partager un bout de route, de faire un bout de code ou quelques images sur un ou plusieurs de ces projets, si ça résonne en vous! Toute participation est la bienvenue, ces projets m’animent au plus profond de mon être, et sauf changement de programme, je les réaliserai, mais je souhaite les co-créer. La porte est ouverte…

Autour de la nouvelle économie – appel à la co-construction

Nombre de ces projets trouvent déjà écho dans le groupe naissant qui se constitue avec des pratiquants intéressés tous par la diffusion des monnaies complémentaires: les valeureux (je vous en reparlerai!).

- Un site de ressources: Pourquoi les monnaies complémentaires – Comment les monnaies complémentaires? Pourquoi: pour pouvoir centraliser les réponses, les documents essentiels et l’argumentation du besoin des monnaies complémentaires. Comment: pour donner les documents clés de la conception d’une ou plusieurs monnaies, les différents guides, plus destinés aux designers, architectes ou toute personne qui souhaite monter son propre système.

- Des rencontres rythmées sur Paris, à la manière des green drinks, faire battre une pulsation régulière (une fois par mois?) sur le sujet des monnaies complémentaires et de la nouvelle économie, encourager les rencontres des pratiquants, aider à créer des liens.

- Des conférences, des soirées projection de documentaires, des séminaires de formation sur ces outils, les méthodes, les techniques, les procédés: Comment créer sa monnaie? Les événements peuvent être centrés sur la question de l’évolution monétaire comme d’autres processus qui contribuent à cette dynamique du mieux vivre ensemble: la sociocratie ou le jeu du Tao par exemple. Être facilitateur entre ceux qui vivent au quotidien des expériences innovantes et un public curieux.

- Un documentaire sur les alternatives monétaires existantes: je souhaite aller sur le terrain en Europe comme au Brésil, à la rencontre des humains et ramener des images. Le but est pour moi d’abord de rencontrer ces personnes, de découvrir leur histoire, les difficultés  rencontrées, les bénéfices de leurs changements, etc… Dans un second temps, partager ces images avec une double lecture: la première est de diffuser des exemples simples et concrets de ce qui se fait, expliqué par les pratiquants: montrer qu’il existe des alternatives concrètes et vivantes, la seconde est d’avoir des grilles de lecture pour les architectes monétaires des clés de création de monnaies, qui, quoi, comment, les étapes, les règles essentielles, toutes ces petites expériences qui nous éviteront de refaire les mêmes erreurs. C’est un projet très personnel mais qui me tient ô combien à coeur pour avancer sur la route de la rencontre des alternatives.

- Un outil en ligne de village virtuel: A la manière d’un jeu vidéo, je souhaite faire le cahier des charges et aller jusqu’à la réalisation d’un site web en open source qui permette à chaque communauté d’avoir un outil qui soit le reflet en ligne de son activité physique. Mairie, Banque, Marché, chaque partie doit donner le reflet  holoptique de la communauté, des richesses existantes, la possibilité d’interagir, de voir les flux, les règles, les membres, de proposer des changements, de soumettre des propositions etc.. Ce projet est probablement le plus difficile techniquement, il demande également un certain investissement, mais sa portée est très importante par sa réplicabilité à d’autres communautés. Faites signe si vous voulez que nous unissions nos forces..

- Du design de monnaies complémentaires: avancer avec des communautés dans la création de leurs outils, je pense notamment au Tiocan, éco-lieu près de Genève où je me suis déjà rendu pour un think-tank sur la monnaie, j’y retourne fin août pour continuer le processus. Je pense aussi à L’Attribut qui a le terreau et la maturité pour développer son système. Ca peut être du coup par coup sur mesure, mais ça peut aussi être le design d’une monnaie qui pourra être réplicable pour plusieurs communautés ayant des besoins et des valeurs similaires, je pense notamment aux sites web de l’information.

- Cercle intégral apprenant: Que ce soit avec les valeureux ou en dehors, c’est bien de prôner des choses, la meilleure façon de savoir si ça marche c’est de les vivre, des les appliquer sur soi. “Be the change you want to see in the world” nous disait Gandhi. Donc ici, découverte par la pratique, créer, apprendre, tester un peu tout ça.

Voilà pour la rubrique monnaies, comme vous voyez, c’est plutôt complet, varié et ambitieux, mais je pense que tous ces points sont complémentaires et cohérents.

Projets de l’âme, projets du corps

- Continuer d’animer des parties de jeu du Tao: à Paris et ailleurs, surtout à la sollicitation: si l’envie est là, que vous pouvez réunir une table (4 à 6 personnes), je serai ravi de me déplacer pour vous accompagner dans la réalisation de vos quêtes.

- A la rentrée je commencerai la formation de la Wutao – School pour devenir instructeur de Wutao, formation en 3 ans, c’est un passage essentiel pour moi pour revenir vers le corps, dans la sensation, dans le mouvement, dans l’ondulation et la respiration. Devenir instructeur c’est aussi le goût de la transmission, de l’accompagnement et du partage.

le wutao par Imanou

- A la rentrée je m’inscris également au Centre Génération-Tao pour pratiquer de manière régulière 3 disciplines effleurées pendant mon semestre à l’accueil du Centre: Art du Combat, Wutao et Souffle alchimique. De quoi se donner, se dépenser et faire circuler et harmoniser les énergies qui m’animent pour un mieux-être certain.

- La musique… aaaah la musique. J’ai récupéré récemment mon alto qui dormait depuis trop longtemps en Picardie. Il est temps de le refaire vibrer, je cherche d’autres personnes avec qui pratiquer, partager. Après une longue pratique du classique, je serai ravi de découvrir l’univers gipsy, tsigane, plus dynamique et vivant que mes premiers amours. Ce n’est pas une priorité pour moi, mais je sais et je sens que c’est un besoin profond, me reconnecter à la musique: Vibrer.

- Le chinois. Je sens le besoin de l’écrire ici, après avoir pris un seul et unique cours ce semestre, l’envie est toujours là, le temps difficile à trouver, mais cette langue m’attire profondément, et l’écrire me permet de constater que cette envie n’est pas morte. L’investissement ici est important, on verra avec le temps comment cela évolue.

Et puis aussi

En dehors de toutes ces activités, la recherche de la société d’abondance continue de m’animer, avec cette question profonde de la rareté et de l’abondance, comment ouvrir les yeux, la tête et le coeur? Ecrire sur la transition de l’ère industrielle à l’ère de l’information: la société de la connaissance. Comment prendre conscience de l’abondance? Comment partager, comment faire confiance et évoluer vers des modèles de répartition des richesses plus généreux. La veille quotidienne sur les sujets du numérique, des nouvelles organisations, des architectures d’animation de cercle ou d’événements, les business modèles en participation libre, le logiciel libre et les libertés en général.

Avec toujours cette ambition: servir en partageant les frais fixes et en participation de don libre pour la part variable.

Vaste programme… Voilà la direction, il n’y a plus qu’à parcourir le chemin… si vous souhaitez m’accompagner, ou partager un bout, soyez les bienvenus!

En avant!


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22/07/2010 at 00:52 Comments (4)

Jay m’interviewe: les monnaies complémentaires

Lors de son passage à Paris, mon ami Jay Standish qui voyage à travers l’Europe a pris le temps pour me filmer et me demander pourquoi les monnaies complémentaires?

Vous trouverez sur son blog des vidéos des différents HUBs dans lesquels il s’est arrêté.

jay & me in paris


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19/07/2010 at 18:29 Comments (0)

La nouvelle économie – Money and Life par Charles Eisenstein

Tout y est. Parfois, certaines personnes parlent si bien qu’il serait inutile de retranscrire leur discours.

Economie sacrée, économie du don, êtres connectés et reliés avec la planète. Démurrage / monnaies fondantes, dont la valeur décroît avec le temps, comme toute chose de la nature, Charles parle du coeur et ça se sent. Son discours est sincère et juste. 50 minutes en anglais à voir pour comprendre l’économie qui naît sous nos yeux. Comme il le dit si bien, pour certains il faudra attendre que celle qu nous connaissons aujourd’hui s’écroule, pour d’autres, certaines parties en sont déjà visibles.

J’aime beaucoup la partie sur le business model: économie du don, joie d’offrir, plaisir de recevoir, donner ce que vous voulez. C’est ce que nous avions fait à Génération-Tao à la soirée du 23 avril. Plus j’y pense, plus c’est clair que c’est comme ça que je souhaite travailler.

Prix transparents, coûts fixes, et choix du montant pour le reste, en fonction du plaisir et de la valeur estimée par chacun, et en fonction de ses possibilités. Ce qui est juste pour l’autre le sera pour moi. Je mettrai un jour des powerpoints sur slideshare  par rapport à cela que j’ai préparé il y a un temps déjà. Idem, un débrief de l’expérience de la soirée de Génération Tao est à venir.. En attendant, régalez vous avec cette superbe interview!

Charles Eisenstein from StormCloud Media on Vimeo.


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25/06/2010 at 02:20 Comments (3)

Storyus.fr & moi, le duo prend forme

Je vous l’avais dit, j’ai rencontré Dominique Nugues via ce blog, et puis tout est allé très vite. En 15 jours nous nous mettions d’accord sur ce que nous allions faire, comment  nous pouvions interagir et cocréer une émission qui parle des flux verticaux, historiques, religieux, de conscience et d’inconscient au travers des siècles, et puis les flux horizontaux, qui sont plus ma spécialité: énergie, environnement, économie etc..

Storyus de Dominique Nugues

Quelques mois après, storyus.fr naissait et nous avons réalisé deux enregistrements. Storyus est donc l’initiative de Dominique Nugues. Grâce à l’outil radio, il navigue à la recherche d’intervenants, d’informations pour partager et éclairer les problématiques modernes en liant la culture et l’esprit, le visible et l’invisible. Il est très actif au niveau local, en Normandie, acteur social et culturel, en lien avec les actions et les politiques qui s’agitent là-bas.

Nous avons fait un premier enregistrement sur la musique, l’histoire du support musical et la numérisation, comment tout ceci a évolué radicalement depuis la naissance du bit et du digital. Rareté et abondance, comment les deux mondes communiquent et ce que cela implique pour les business model qui s’effondrent aujourd’hui comme la presse, la musique etc.. Vous trouverez

Impact du numérique sur l’industrie de la musique

Vous verrez que Dominique travaille méticuleusement et sépare les parties, en enrichissant le contenu avec des introductions, et parfois des médias, de la vidéo, du texte, des liens pour approfondir la ballade.

De ces échanges est né un partenariat, qui nous lie dans un lien réciproque de confiance, nous nous aidons, moi à communiquer sur sa radio, son travail et à le mettre en lien avec les initiatives et les acteurs qui seraient susceptibles de l’intéresser, et lui diffuse mes travaux. Dominique diffuse sur radio bazarnaom, une web radio normande sympathique.

Les monnaies complémentaires

Récemment, Dominique me recontacte pour me faire parler des monnaies complémentaires. Il a l’intuition que c’est un sujet clé, mais il ne sait pas bien en parler ou ne se trouve pas légitime pour appuyer ses idées auprès du conseil régional avec qui il a rendez-vous. Il me demande si on peut enregistrer un échange, qu’il diffusera alors à ses intervenants. J’accepte avec grand plaisir, et c’est le début d’un échange de 45 minutes sur la monnaie, l’économie, les SELs, le SOL, les subprimes, l’optimisme qui m’habite et qui me donne confiance dans l’avenir. Nous balayons d’un sujet à l’autre en zoomant du global au très local, je me perds dans les chiffres exactes du ratio de Bale, les proportions de masse monétaire et autres chiffres que je connaissais autrefois par coeur, peu importe, l’esprit est là, la couleur est donnée. A écouter tête reposée! Vos commentaires et questions sont les bienvenus!!

Les monnaies complémentaires – Interview pour storyus.fr by zoupic

Storyus – zoupic, une histoire à suivre…


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14/05/2010 at 14:36 Comments (2)

D’autres moyens d’échanger

Texte écrit pour la newsletter de Zhi Rou Jia, l’école du développement de la douceur, club de Taï chi de Bourgogne animé par Laurence Cortadellas et Jean-Michel Chomet.

La vraie richesse

Une vision d’évolution du monde considérerait la richesse comme la bonne organisation des humains, des objets et des animaux. Quand toute chose est à sa place, alors le monde est en paix. Ainsi la richesse découle de la bonne combinaison des éléments entre eux : quand la plante reçoit de l’eau, quand l’élève prend un cours avec le professeur qualifié, quand le livre trouve un lecteur, quand Roméo trouve sa Juliette, alors chaque élément se combine avec l’autre, et de cet échange nait un enrichissement mutuel. La plante sans eau meurt et la vie ne s’écoule plus en elle. Le professeur sans élève est malheureux et l’élève sans professeur ne peut progresser. Le livre sur l’étagère prend la poussière et le lecteur curieux n’étanche pas sa soif de culture. Roméo sans Juliette ne partagera pas son amour et la vie s’arrêtera s’il en va de même pour tous les humains.

Ainsi dans la plupart de ces cas, l’immobilisme et la stagnation sont synonymes de mort. C’est le mouvement et la liaison des éléments par complémentarité qui leur permettent de dégager leur richesse et de s’entraider mutuellement pour remplir leur mission. Lorsque les éléments s’unissent, leur nouvelle formule créée quelque chose qui dépasse chaque élément pris séparément. Ainsi la vie et le mouvement donnent la possibilité à chaque élément de s’exprimer à sa juste valeur.

De façon inverse, j’observe que l’accumulation génère une perte de richesse puisque certains éléments pourraient être mieux utilisés si leur allocation était optimisée. Le jeu économique correspond donc à mes yeux à l’organisation et la répartition de ces richesses dans le but de coupler besoins et biens pour satisfaire tous les êtres vivants.

Dans l’économie en crise qui nous entoure, beaucoup d’entre nous courent après la richesse, le rêve de devenir riche : accumuler une somme d’argent importante, ou des objets qui nous assureront un certain confort. Dans une logique de peur du manque ou de besoin d’en avoir toujours plus, nous courrons régulièrement après une quantité strictement croissante de biens et de quantité d’argent. Cette vision ne satisfait pas notre enrichissement collectif.

J’aime comparer l’économie et l’argent à l’organisme et au sang. Le sang permet d’apporter l’oxygène aux cellules des différents organes. Chaque organisme a ses règles, sa façon propre de fonctionner, ses spécificités, mais quelques règles restent invariables quel que soit le domaine choisi : le sang doit circuler, être en mouvement, tel un flux permanent. Sa stagnation, son accumulation, sa solidification sont synonymes de pathologies qui indiquent un déséquilibre nuisant à la santé de l’organisme.

À l’échelle de l’économie, l’argent a les mêmes propriétés : pour que le système soit en bonne santé, la circulation doit être fluide. Des facteurs aggravant tels que l’accès au crédit, l’accès aux intérêts, le retour sur investissement, et l’accumulation des richesses dans les mains de quelques uns qui n’a jamais été aussi forte jusqu’à maintenant sont les causes de la nette dégradation du système.

Bien des zones de notre corps planétaire n’ont aujourd’hui plus accès à l’oxygène nécessaire à leur survie. Alors que le coeur mutant de notre économie représenté par Wall Street et la City pompe à une vitesse qui donne le vertige le sang de notre corp ; l’Afrique et les pays en voie de développement en sont dépourvus.

L’argent était rare

L’argent était pendant longtemps considéré comme rare et limité. Avec la fin de l’ère de l’industrialisation et les changements liés à l’arrivée des moyens de communication moderne, la donne a changé : 95% des échanges ne sont plus liés à l’économie réelle, la masse monétaire en billets représente moins de 3% de la masse monétaire totale, et la monnaie n’est plus garantie en or, comme c’était le cas jusqu’en 1971. Cela signifie qu’aujourd’hui, l’argent n’est plus qu’une information : un accord collectif de donner une valeur mesurable à un bout de papier. Dit autrement, l’argent est un jeu auquel nous acceptons de jouer collectivement. En termes de technique, il n’est pas difficile de créer un système monétaire, pour cela il suffit d’une feuille et d’un crayon pour noter les mouvements de compte et les dépenses recettes de chacun. Internet et les technologies de l’information ayant rapidement évolué et s’étant démocratisés, comme les blogs ont rendu les médias participatifs et citoyens, de nouvelles formes d’économies sont en train d’apparaître à grande échelle et de proposer des alternatives nombreuses, diverses et adaptées localement aux besoins des populations.

A quel jeu voulons nous jouer?

Dans le Monopoly, la structure du jeu nous oblige malgré nous à jouer les uns contre les autres et après une vingtaine de tours, nous nous retrouverons avec un gagnant et 4 perdants sans un sou. Notre jeu économique international est constitué des mêmes architectures invisibles : pour rester dans le jeu, il faut lutter et être en compétition contre les autres. N’étant plus en accord avec ce postulat, de nombreuses personnes, déjà chassées du secteur économique ou en recherche d’innovation prennent la responsabilité de recréer la structure, l’espace, le jeu dans lequel ils ont envie de jouer. Ils créent les règles de leurs échanges, en fonction de leurs valeurs, de leur richesse et de ce qui compte pour eux. Certains jeux ont des architectures dites de “jeux finis”, on note un début, une fin et une possibilité de départager un gagnant d’un perdant : la ligue 1 de foot en est un très bon exemple. D’autres jeux ont des architectures dites de “jeux infinis”, où comme une partie de foot avec des copains, on joue sans fin, les règles peuvent changer, la taille des buts, le nombre de joueurs, le jeu se poursuit tant qu’il y a du plaisir. Le Monopoly présentant une architecture de jeu fini, à nous de trouver les astuces pour faire durer le jeu économique des échanges sur un rapport gagnant-gagnant-gagnant (un pour la planète), de façon illimitée dans le temps.

Fraternité économique

Dans de nombreux SELs (Systèmes d’Echanges Locaux), le solde de chacun peut varier entre -1000 et +1000. Les membres sont d’accord pour dire que la vraie richesse est dans l’échange, ainsi être à 800 ou -700 n’indique plus un état de richesse ou de pauvreté, mais simplement un indicateur pour donner notre position par rapport au flux collectif. Comme un groupe qui avancerait en cordée, peu importe si tu es devant ou derrière dans l’ascension, l’essentiel est que tu sois lié au tout, et que tu avances. Comme la respiration, peu importe que tu sois en inspiration ou expiration, tant que tu respires régulièrement, le groupe se porte bien. Ainsi collectivement, nous pouvons faire le choix d’aller aider à dépenser celui qui est à +1000 en lui proposant nos services, ou inversement, aller aider celui qui est à -1000 en l’aidant à formuler ses offres, ses richesses et ce qu’il a qu’il ne reconnaît peut-être pas encore qui a une grande valeur pour les autres. Nous sommes unis, et ensemble, nous nous enrichissons collectivement en utilisant des règles que nous choisissons et respectons. C’est une des multiples possibilités qu’offrent les monnaies complémentaires, les SELs, ou les monnaies libres. Il en existe aujourd’hui déjà 5 000 dans le monde, et plus la crise et l’impasse économique, spéculative et financière des états et des banques continuera, plus ces possibilités deviendront un outil logique et raisonné pour développer les collectivités locales, les régions, les groupes et créer un nouveau maillage d’irrigation en réseau.

Les monnaies complémentaires ne changeront pas le monde si nous ne nous changeons pas en même temps. Elles ne restent qu’un outil créé par l’homme, et dans le fond ce seront toujours notre cœur et nos intentions qui donneront au système sa couleur et son sens. Elles nous permettent en tout cas de sortir du système prédateur actuel et d’ouvrir notre conscience à la vraie richesse.

Merci à Delphine pour les relectures, critiques et commentaires.


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11/05/2010 at 00:33 Comments (2)

Vers les monnaies libres: une alternative décentralisée au système monétaire capitaliste

Article initialement publié chez Paul Jorion.

Depuis août 2007, je suis la crise du subprime au jour le jour. J’ai cherché de blog en blog des possibilités, des solutions concrètes pour sortir de ce système. Après avoir longtemps cherché, être parti du plus bas: l’individu, et être monté jusque dans les sphères de la spéculation financière et du casino de haut vol, j’ai trouvé une possibilité d’évolution dans laquelle j’ai choisi d’investir mon énergie et mon temps: les monnaies libres.

Le yin et le yang

Les systèmes monétaires mondiaux sont tous interconnectés, l’argent comme un fluide se répand et se déplace pour aller dans les niches où il sera le plus rentable, perdant à la fois la notion de sens et d’éthique. Comme le dit Bernard Lietaer, membre du club de Rome, fondateur de l’euro, ancien haut fonctionnaire de la banque centrale de Belgique, c’est le système qui est défaillant. Avec plus d’une centaine de crises dans les 25 dernières années, le problème est systémique. Comment à partir de ce constat, construire un autre système, ou un système plus résilient?

Si la mondialisation et l’unification des monnaies avait un but de performance et de simplification, il est nécessaire aujourd’hui de reconnaître et d’accepter que ce système ne fonctionne pas convenablement. Comme un monopoly, il se joue avec un début et une fin, et la structure du jeu nous mène inexorablement vers l’enrichissement d’une partie des joueurs face à l’endettement de l’autre partie. Notre système capitaliste qui a pour base simple la rentabilité et la multiplication des capitaux par son interconnexion croissante grâce à la modernisation des technologies de l’information accélère le rythme de la partie, et avec elle la fréquence des crises. D’après des recherches dans la durabilité des systèmes complexes, il faut trouver un équilibre entre performance et résilience. Jusqu’à aujourd’hui, nous avons réduit continuellement la résilience et la diversité des systèmes pour s’orienter uniquement vers la performance, au prix de nombreuses crises ravageuses. Comme le panda, ne mangeant que du bambou se retrouve très fragile lorsque son unique aliment est décimé, si on lui apprend à diversifier son alimentation, il résistera mieux aux aléas de la nature.

Si le système en place représente le yang par sa force dominante, sa puissance et son développement, les monnaies libres ou monnaies complémentaires peuvent représenter le yin qui donnera à notre système une deuxième jambe quand la première casse, un plan B. Le WIR né en Suisse en 1933 en est le plus vieil exemple: suite à la grande dépression, les entreprises se solidarisent et créent une monnaie d’échange basée sur la solidarité: Wir signifiant nous en allemand, ou WIR comme Wirstchaft signifiant économie. Par le manque d’alternatives à l’époque, ce processus permet aux entreprises de continuer à échanger malgré la pénurie de monnaie traditionnelle. Depuis presque 80 ans, ce système a servi de plan B dès que le franc suisse a connu des faiblesses, les échanges se déroulant dans la monnaie la plus stable.

Les monnaies libres, outil de démocratisation de la monnaie

Comme les blogs ont permis aux particuliers de devenir médias, les monnaies libres sont l’opportunité pour les collectivités locales, communautés et pour l’économie sociale et solidaire de se doter d’un système monétaire complémentaire, défini selon leurs besoins. Depuis 1971 et le décrochage du dollar de l’étalon or par Nixon, on sait que l’argent n’est plus rattaché à aucun métal précieux. Sa valeur est donc uniquement dans la confiance que nous avons dans le système, et de trouver un interlocuteur qui accepte le billet contre une marchandise bien réelle. Techniquement, un système monétaire peut être fait à partir d’une feuille de papier et d’un crayon, d’une feuille de tableur partagée, ou pour les plus modernes, d’un système d’information bien organisé. En Afrique, la plupart des habitants n’ayant pas de comptes bancaires, c’est le téléphone et les crédits mobiles qui servent de moyen de paiement. De ce fait, il devient relativement accessible techniquement pour tout groupe de personne de se doter de la tuyauterie pour pouvoir mesurer, échanger et comptabiliser les échanges.

De la même façon que de nombreux blogs ont permis d’apporter de la fraicheur dans l’horizon des médias, les monnaies complémentaires sont en train d’éclore comme autant d’alternatives locales décentralisées pour permettre les échanges au fur et à mesure que la panne sèche s’annonce. Déjà 4000 monnaies complémentaires fonctionnent dans le monde et sont autant d’expériences d’autres systèmes d’échanges et de mesure des richesses. De nombreuses monnaies locales permettent de stimuler les échanges régionaux et de protéger la fuite des capitaux vers les vortex captateurs que représentent les pompes capitalistes sous toutes leurs formes. En France le sujet connaît de plus en plus de succès avec des initiatives comme en Ardèche ou à Villeneuve sur lot avec les abeilles, le SOL ou encore le RES en belgique.

Comme GNU-Linux, c’est pour moi une évolution inévitable: une grande philosophie directrice et de nombreuses applications variant selon les territoires, les valeurs et les priorités locales.

La monnaie, accord multilatéral d’une communauté de jouer à un jeu

La monnaie n’est que le média de l’échange, la confiance est celle que nous avons dans le système, dans ses garde-fous, dans ses utilisateurs. Il semble que cette confiance ait tendance à dégringoler à vitesse toujours croissante au fur et à mesure que le rideau de fumée qui nous séparait des hautes sphères de la finance se lève et révèle au plus grand nombre la réalité des pratiques qui font tourner les bourses de ce monde.

Si vous ne leur faites plus confiantes, faites vous confiance! D’un accord commun d’essayer autre chose, les joueurs peuvent s’organiser pour créer les règles du jeu auquel ils souhaitent participer. Et si on arrêtait le monopoly pour découvrir autre chose? Et si le but n’était pas d’être le plus riche? L’intelligence collective que nous pouvons mettre en place est ici sérieusement à l’épreuve, la monnaie n’étant qu’un outil, ce sont bien nos intentions profondes que nous remettons en lumière quand nous nous interrogeons collectivement sur l’intention que  nous plaçons dans notre monnaie: quelles sont nos valeurs, quelles sont nos richesses, que souhaitons nous promouvoir, quel est le but de ce système complémentaire? Comment faire? Quelle sont les règles d’émission de la monnaie, et son circuit? Qui émet? Quelles sont les limites de richesses possible? L’argent travaille-t-il? Touche-t-on des intérêts si on immobilise une somme? Les sommes qui transitent sont-elles transparentes? La monnaie est-elle fondante?

C’est là la vraie racine du problème: les règles, le code de la monnaie, ses degrés de libertés, son intention, son éthique. Quel code pour quel fonction? Nous connaissons désormais les paramètres de l’équation que le capitalisme a oublié, à chaque communauté de composer un savant mélange pour représenter au plus proche de la réalité ses richesses, en respectant la terre, les ressources limitées, l’environnement et en favorisant ce qui n’était pas pris en compte dans le système qui agonise sous nos yeux.

Entrez dans le flux, faites tourner

Repenser la monnaie, c’est comme repenser le sang qui nourrit les différents organes du corps en oxygène. Il s’agit de penser à des propriétés et des circuits qui approvisionnent tous les organes et qui promeuvent le mouvement, la circulation et empêchent la stagnation et l’accumulation. En médecine, toute accumulation est synonyme de maladie, comparez la sous-monétisation de nombreux pays par rapport aux concentrations dévastatrices du coeur du système permet de comprendre ce qu’il faut éviter. Si la monnaie telle que nous la connaissons, définie par les règles capitalistes entraînent un effet de vortex ou d’aimant, avec la loi de Paretto en démonstration, il s’agit ici d’encourager la circulation des richesses, leurs fluidité et de remettre l’argent et la monnaie à la place de média, représentant les richesses réelles et non comme richesse en tant que telle.

Dans le fond, tenter les monnaies libres, ce n’est pas utiliser un outil miracle, ce n’est pas changer de système, c’est penser une autre manière d’être et de vivre ensemble, de reconsidérer la richesse et l’échange afin qu’ils servent l’humain et la planète dans toutes leurs dimensions. C’est aussi une manière d’arrêter de critiquer vainement le haut de l’oligarchie de Simon Johnson et de se retrousser les manches pour mettre en application concrète d’autres systèmes d’échanges.


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08/03/2010 at 17:49 Comments (0)

Bienvenue dans le Tao Village

Après avoir rejoint Génération Tao courant janvier, me voici en train de compléter mes occupations quotidiennes en rejoignant cette fois l’aventure Tao Village.

Situé à la station de métro Ledru Rollin, Tao Village est un lieu qui m’a fait frissonner dès ma première visite début octobre. C’est l’endroit où est né le Jeu du Tao: jeu coopératif où chacun aide les autres participants à avancer dans leur quête. Utilisé à la frontière entre le développement personnel, la clarification d’intention dans la gestion de projet, l’aide à la décision, ce petit plateau et son cadre sont une méthode simple et sans failles pour faire avancer une situation dans un contexte convivial et gagnant-gagnant. Vous allez apprendre à aider les autres, et cela vous aidera à mieux comprendre votre quête. N’hésitez pas à vous y essayer et venir faire une partie les mercredi ou vendredi soir, en vous inscrivant sur le site ou par téléphone. Ce jeu ne ressemble à rien de ce que vous avez fait jusqu’à maintenant.

Le jeu du Tao

Depuis quelques années maintenant, Patrice Levallois travaille sur la problématique des richesses, et à la création d’autres formes d’échanges. C’est donc au sein de cette belle équipe que j’ai trouvé ma place en tant que chef de projet pour le développement du projet. A la frontière entre les différents parties: mobile banking, réseau social/place des marchés, animation et intelligence collective, j’essaye de façonner une solution qui mette en valeur au mieux chacun des acteurs, permettant à chaque communauté d’avoir un système qui corresponde à ses besoins et à ses valeurs.

Tao Village, c’est aussi l’aventure de la sociocratie ala Bernard Marie Chiquet, d’autres formes d’interaction, d’échanger et de décider. Nous y reviendrons très probablement quand j’aurai plus de temps et plus de visibilité sur les effets, c’est une forme d’intelligence collective pour communiquer et décider en groupe.

Tao Village en dehors du jeu du Tao intervient en entreprise pour proposer d’autres méthodes de management collaboratif, des techniques nouvelles et innovantes pour gérer les crises et remettre du lien dans l’entreprise.

J’avance pas à pas dans ce projet que l’on dirait fait sur mesure. Les possibles sont nombreux, l’avenir radieux et l’enjeu passionnant. Je profite de chaque instant, toujours époustouflé par la complexité du projet, mais ravi d’aider à construire, d’autres formes de liens entre les hommes, contribuant à développer le super organisme que nous formons.

Tao Village vient donc rejoindre Génération Tao comme famille pour continuer de construire un autre monde, et je suis heureux.


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23/02/2010 at 21:16 Comments (0)

D’autres façons de donner, de recevoir, de remercier

Alors que je cours à droite à gauche, je prends le temps de me poser un peu pour vous donner un petit 360° de quelques initiatives trouvées à droite à gauche initiant d’autres façons de rémunérer les échanges.

the pirate bay: Flattr

La première, très excitante vient de the pirate bay: Flattr.

Catégorie: Solution de don, système de remerciement en euros des oeuvres numériques.

Je choisis un montant mensuel que je souhaite reverser aux artistes que j’aime. Ensuite je clique sur un bouton apposé à l’oeuvre ou un article dès que je veux le remercier. A la fin du mois, mon montant est divisé par le nombre de clics effectués.

Avantage: Permet de profiter de l’abondance numérique, clics à volonté. Créée une façon de remercier les auteurs jusque là très souvent ignorés. Il est plus facile de mettre la main à la poche avec un montant fixe mensuel que de sortir la CB à chaque donation.

Inconvénient: Comme on le voit dans la vidéo, le petit bonhomme donne son gâteau, il ne reçoit rien d’autre que le plaisir d’avoir remercié, c’est déjà ça me direz vous, mais quand on aime les feedbacks positifs, on pourrait faire mieux.  Il faut donc éduquer et encourager à donner sur le support numérique.

Pay2you du Crédit Mutuel

Le concept de pay2you est assez simple, vous permettre de payer quelqu’un grâce à son numéro de téléphone.

Catégorie: Moyen de paiement monétaire technique innovant

Vous devez une somme inférieure à 150€ à quelqu’un, vous avez la flemme de lui apporter ou de faire un virement, entrez juste son numéro de téléphone sans frais et la personne devra s’inscrire pour lier son téléphone avec son compte. Rien qu’au fait qu’on ne puisse exporter leurs vidéos, on sent qu’ils ne sont déjà pas trop dans le même esprit que l’équipe pirate bay.

Avantage: Simple, gratos, pratique, facile, il remplit bien sa fonction.
Inconvénient: C’est un gadget bancaire pour compléter les moyens de payer, pas beaucoup plus.

Karmawish

Karmawish est un site où vous venez faire un voeux, écrire une demande, déposer une intention et les autres peuvent vous aider.

Catégorie: Système d’échanges non monétaires, basé sur la solidarité et l’entre-aide

L’idée est basée sur la solidarité: d’abord je dois aider quelqu’un par rapport à sa demande, ce qui me permettra ensuite de publier mon voeux et d’être à mon tour aidé. Le site est vraiment fluide et sympa, l’équipe derrière a enfin l’air jeune et humaine. Pas de projet de business plan, de monétisation ou autre, ici on garde l’énergie d’aider l’autre, quelle que soit sa demande.

Avantage: Simple, facile d’accès, permet de connecter et de rencontrer d’autres personnes proche de chez nous comme à l’autre bout du monde. Proposer une autre façon de faire des échanges et de s’entre aider.

Inconvénient: Limité par la diversité des voeux et des géolocalisations. Probablement très puissant s’il rencontre plus de succès.

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Voilà pour notre petit tour des innovations et sites qui bougent dans les autres formes de monétisation, d’échange et de rémunération de la valeur sur le Net. En tout cas, une chose est sûre: ça bouge!


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23/02/2010 at 20:50 Comments (0)

Et si plutôt que de dire monnaie, on disait Flux ou courant?

Et si plutôt que de dire monnaie (de monnaie libre) on disait flux ou courant. Et si plutôt que d’accumuler, on faisait circuler?

Il y a eu les monnaies, il y a les monnaies complémentaires, mais il y a aussi, dans un tout autre registre, la vision du Flux collectif de solidarité. Voyons en détail ce que cela peut vouloir dire.

Dans les métaphores que j’aime utiliser pour ce qui complète l’argent rare tel que nous le connaissons, il y a celle du foot: la monnaie est comme le ballon, pour gagner il faut trouver une stratégie qui encourage les échanges et permette de faire circuler la balle. Dans l’équipe de foot comme dans une communauté, nous nous regroupons sur un socle commun de valeurs et une envie collective de créer et de faire des échanges ensemble. Au foot le but est de mettre plus de buts que l’adversaire, dans le courant, il n’est d’autre adversaire que nous-même, nos peurs et nos envies individualistes, le but devient alors simplement de créer et de s’enrichir collectivement.

Dans le courant, le but est de s’enrichir collectivement: d’alimenter le flux et qu’il nous alimente. Alors que dans le monde des monnaies rares, s’enrichir voulait souvent dire prendre à quelqu’un d’autre car nous étions en compétition, inégaux face à l’accès à la monnaie, la donne change lorsqu’on parle du courant.

J’alimente le courant, et le courant me nourrit, ma coopération avec le collectif profite à tous

Dans une communauté de valeur et de coopération, comme au foot, nous allons tous dans une direction commune. Nous faisons tous partie de la même équipe et personne n’a intérêt à ce que l’un des joueurs ne touche jamais la balle, car ce serait empêcher à son talent de s’exprimer, le but est de s’entraîner et de progresser collectivement sans oublier personne pour tirer l’équipe vers le haut. Nous voulons donner la possibilité à chaque joueur de se faire entendre pour permettre à l’équipe de jouir de sa diversité.

Au foot comme dans le courant, faire circuler la balle permet d’utiliser au mieux la richesse et la diversité d’une équipe

Dans ce cas là, s’enrichir veut dire permettre à chacun d’offrir aux autres ce qu’il sait le mieux faire, et de recevoir ce dont il a besoin. La vraie richesse c’est quand le livre et le lecteur sont réunis, quand la plante et l’arrosoir sont en phase, quand la fleur et l’oeil du randonneur se rencontrent. La richesse n’existe que quand elle est observée par l’autre, c’est le miroir qui permet de reconnaître la richesse, elle n’existe que si elle est partagée. Seul, je peux avoir tout l’or du monde, il ne me sera d’aucune utilité. La vie pour l’homme n’est garantie que si elle se partage à deux. Ainsi richesse et amour sont vains s’ils ne trouvent pas l’autre partie de la paire.

La richesse naît de l’échange, elle n’existe que si elle est partagée

Dans notre communauté comme une équipe d’alpinistes en cordée, il n’est pas question d’isoler celui qui reste derrière et de couper la corde, de même que celui qui part seul devant divise le groupe. Nous sommes liés et nous irons ensemble ou nous n’irons pas. On vit ensemble, on meurt ensemble. On se fait confiance. C’est ici que réapparaît le lien de l’Intelligence Collective qui fait que cette communauté  n’est pas une somme d’individualité, mais bien un tout, différent et supérieur à cette somme d’individualité. C’est cette solidarité qui fait la force du lien. Si tu es en positif, on t’aidera à dépenser pour te remettre en mouvement et revenir au cœur du groupe, si tu es en négatif, on t’aidera à offrir tes services pour revenir dans le positif, mais dans tous les cas, cela n’a que bien peu d’importance à nos yeux. Ce qui importe, c’est que tu fasses partie du groupe, et que tu sois en mouvement, toujours ouvert à recevoir, à offrir et à réaliser des échanges nous permettant de nous enrichir mutuellement. Dans la cordée, peu importe que tu sois devant, derrière, au milieu, l’essentiel est que tu avances avec le groupe.

Nous allons redécouvrir ce que collectif veut dire

Si tu acceptes de rejoindre cette communauté, nous partageons alors cet objectif commun, nous nous y engageons, servir la richesse collective, offrir nos services au groupe, déclarer nos besoins pour permettre la rencontre des offres et des demandes et la réalisation des actions qui nous permettent de créer de la richesse et d’alimenter le Courant.

En haut, j'échange avec une autre personne, en bas, j'échange avec la communauté

La monnaie nous sépare.

Le courant nous alimente.

La monnaie nous individualise.

Le courant nous englobe et nous lie.

La monnaie  nous oppose.

Le courant nous rassemble.

Dans la monnaie classique, la richesse se trouve en bout de ligne: chez les utilisateurs. Dans le courant, elle est dans le lien entre les joueurs. Voici une forme d’intelligence collective appliquée au flux financier, cela ne signifie pas que la gestion financière est centralisée, ça veut dire que les joueurs déplace leur confiance en leurs capacités individuelles vers la confiance dans le groupe. Inutile de rappeler que le groupe a des propriétés que la somme des individualités n’aura jamais, il s’agit donc de transformer nos peurs de manque et notre conscience de rareté en conscience d’abondance et de réinstaller la confiance dans l’autre et dans le groupe.

Dans le courant, peu importe la position (créditaire ou déficitaire) de chaque membre, l’essentiel est d’être actif dans les échanges.

Dans une partie de foot, il importe peu d’avoir le ballon, l’essentiel est de faire des échanges pour se rapprocher du but.

Considérer le lien qui unit les hommes comme un courant, c’est choisir de les réunir et de les lier collectivement vers une cause commune plutôt que de les opposer. C’est leur donner le pouvoir de se lier, d’émuler et de créer le lien qui les rassemble, plutôt que de les isoler et de les séparer de cette possibilité de faire corps.

Quelques règles sont préalables pour se mettre d’accord sur le cadre. Chaque cadre et règles seront à affiner selon les communautés, leurs contextes et leurs envies.

1) L’amplitude

2) Les limites supérieures et inférieures

3) la thésaurisation

Tout cela vise simplement à définir à quel rythme nous allons respirer, ensemble, collectivement, alternant inspiration et respiration. Retour à la vie, reprenons notre souffle.


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06/02/2010 at 03:51 Comments (2)

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