zoupic – le propre de l'Om

Création du futur: il est temps de passer au prochain stade de l'Humanité

8 Février : Débat et projection du Revenue de vie au Studio des Ursulines

Vous le savez, je travaille depuis plusieurs année sur les monnaies complémentaires pour éviter que la richesse décolle dans la sphère financière. Pour traiter des problématiques de l’argent, il y a une vision très politique et très intéressante qui porte de nombreux noms : le revenue de vie, le dividende universel ou encore revenu d’existence.

Dans le cadre du Forum Social Mondial, nous nous posons la question de la répartition d’argent dans notre système et allons voir le film Revenue de Vie. Pour mieux pouvoir y répondre, rien de mieux qu’une bonne projection et un débat en compagnie de quelques personnes qui connaissent bien sur le sujet pour transmettre et expliquer.

Et si l'argent était au service de l'Humain?

Quand
Mercredi 8 février


Studio des Ursulines
, 10 rue des Ursulines, 75005 Paris, France

Participation aux frais
De quoi pique niquer +
- 1€ si vous venez seul
- Gratuit si vous venez avec une personne qui ne connaît pas le sujet

Programme
19h30 : Accueil et introduction sur le Revenu d’Existence
20h-21h00 : Projection
21h00-22h : Debat
22h-23h : Echange et pique-nique

Inscription
Inscrivez vous ici
et ajoutez vous sur la page Facebook de l’événement http://www.facebook.com/events/357455880938618

Pour plus de renseignements sur le sujet :
Appel pour le revenue de vie
Scoop-it : liens sur le sujet gérés par Carole Fabre


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01/02/2012 at 11:37 Comments (0)

2012 : une année comme si c’était la dernière

Comme chaque année maintenant, le petit bilan de l’année qui vient de s’écouler et la projection dans ce qui arrive. Comme l’année dernière, j’aimerai essayer de ne pas être dans l’analyse mentale du monde mais plus dans un ressenti intérieur de ce que mon intuition me dit.

Je vous souhaite

Pour cette année du Dragon d’Eau, je vous souhaite de vous réaliser. D’être vous-même, simplement et pleinement. De ne plus vous soucier du qu’en dira-t-on : de vivre votre rêve. Ou de tendre vers votre rêve chaque jour un peu plus pour vous incarner et offrir à vos proches et à vos semblables ce que vous aimez faire.

Je vous souhaite de faire avec et non pas sans, de dépasser les clivages pour/contre et de rassembler les antagonismes pour transcender ces positions bloquées et remettre du mouvement.

Je vous souhaite beaucoup de bonheur, mais aussi des peines, des étapes, des épreuves et des impasses car c’est souvent par la difficulté que nous réalisons que nous n’avions pas le bon calque de lecture et qu’une révision des croyances s’impose. Ce fut le cas pour moi en Argentine où, arrivé au fond du fond, j’ai dû changer de regard sur la réalité et m’ouvrir à ce que j’avais classé, certifié et rangé comme ridicule il y a bien longtemps.

Pour 2012 je vous souhaite des belles prises de conscience : que la lumière soit!

Je sens

Je sens que cette année est celle de tous les possibles. Si 2011 était un tour de chauffe international, 2012 peut nous apporter ce vent du changement que nous appelons tant. Non pas par la violence ou par la révolution, mais par la création, par l’ouverture, par la rencontre et la découverte que finalement, nous sommes voisins, nous sommes humains, et nous avons tant à partager.

Je sens que ce que je voyais jusqu’à présent comme deux mondes antagonistes : le système et les alters vont se rencontrer à mi-chemin. Les alters transmettant aux autres les techniques, méthodes, voies qu’ils ont pratiquées longtemps dans le désert. Ce faisant, ils approfondissent leur compassion, leur empathie et adoucissent leurs haines et colères du passé qui n’ont plus lieu d’être. Ils acceptent le monde dans lequel ils vivent car il n’a de sens que s’ils peuvent transmettre ces enseignements, ils s’ouvrent à l’autre car l’autre n’est pas un ennemi. Le système, les multinationales, les politiques eux aussi vont s’ouvrir et changer, car ils voient bien que leur position n’est plus tenable et qu’elle n’a plus de sens. Pour autant, c’est bien encore grâce à ce système que tout tient aujourd’hui, fragilement. C’est donc dans la rencontre de ces deux univers et dans l’obsolescence de la vision de l’autre comme ennemi que nous arriverons à créer. En fait, il n’y a plus d’ennemi, nous arrivons vers la fin de la dualité et vers une conscience universelle d’être humains qui souhaitent juste être heureux, ensemble et réussir à organiser le système pour qu’il satisfasse les besoins de tous en respectant la Terre et notre éco-système.

Je sens une guerre de la création, une effusion d’entreprises, de projets, de dynamiques, une créativité en réponse à la menace, une création qui répond à tout. Comme si c’était la seule arme dont nous disposions encore, comme si c’était la seule réponse qui ouvre un autre champ des possibles. Cette création, si elle est consciente : en lien avec la réalité d’aujourd’hui et avec l’évolution des autres êtres n’a ni frontières ni limites ni barrières.

2012 est l’année de tous les possibles, en 2012 nous sommes tous créateurs.

J’ai fait

En 2011, voici les grandes actions aussi bien personnelles que professionnelles que j’ai réalisées. Faire un bilan, se les remémorer permet de sentir ce que j’ai aimé, ce qui m’a plu et ce que j’ai fait :

- Janvier : BD augmentée avec Owni sur les monnaies complémentaires
- Février : Colloque sur les monnaies à Lyon + séminaire avec Community Forge au Tiocan. Premier séminaire de l’Université du Nous – Valeureux
- Mars : Hors-Série La richesse autrement avec Alternatives Economiques + Salon Vivre autrement : animation d’un atelier sur l’échange de richesses avec Sybille
- Avril : Université de la Terre & Journée à Lille à la Skema Business school pour présenter les monnaies avec Dino
- Mai : WE à Rome avec Mauve et lancement du Klub-Terre
- Juin : Auto-certification pour le passage en 2ème année de Wutao School
- Juillet : Break + Allemagne + Picardie
- Août : Stage de Wutao, rupture avec Mauve et confiance dans la musique
- Septembre : Ateliers de la Terre avec Emma
- Octobre : Au Cœur de la monnaie avec Bernard Lietaer, décès d’Oliv et discours à son enterrement
- Novembre : Forum ouvert Transformons nos territoires des Colibris, Séminaire associatif Istec, soirée écomobilité 2025, séminaire Holacratie avec Emmapom
- Décembre : Retour des TAOA et début de l’aventure du SOL Gavroche, Noël en Normandie en famille

Et vous, qu’avez vous fait en 2011?

Je fais

Pour 2012, voici les grands projets :
- Zoupic : Consulting sur les Valeurs, les mécanismes de rareté qui peuvent être dépassés, des conférences, des interventions pour expliquer, présenter, décrypter les bugs du système et mettre en place les solutions. Développer une offre sur les hacks de la monétisation traditionnelle.
- Wutao : Instructeur en Juin 2012
- Les Valeureux : Conseil et accompagnement dans la création de monnaies complémentaires locales, dans la réalisation d’indicateurs de richesses pour aligner des organisations avec leur Raison d’Être.
- Sol Gavroche : Construction d’une monnaie locale complémentaire à Paris
- Musique : Enregistrerment une dizaine de chansons et concerts : alto, guitare & voix
- OuiShare_Money : Interviews des acteurs de l’innovation monétaire + livre blanc
- Monnaies et événements : Des événements sur Paris et ailleurs pour faire connaître le sujet
- Trans-analyse : Continuer et porter une attention particulière à la transmission en vue de devenir accompagnateur
- Cercles & gouvernance : Pratique de la sociocratie et de l’holacratie
- Tao : Pratique sincère
- Reiki : Découvrir
Et vous, quels sont vos projets pour 2012?

2012, vivre une année comme si c’était la dernière. Ou alors vivre une année comme si c’était la première, la première d’un nouveau cycle sans comparaison avec le précédent.

Création du futur : il est temps de passer au prochain stade de l’Humanité. Êtes vous prêts à créer? Êtes vous prêts à co-créer?


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31/01/2012 at 15:55 Comments (3)

Je serai sur BFM Business pour parler des monnaies complémentaires et virtuelles

J’aurai la chance d’être l’invité de Nathalie Croisé dans l’émission Paris d’avenir qui aura lieu en direct sur BFM Business ce mardi 24 de 21h à 22h.

Ce sera un plateau où je serai avec 3 autres invités, tous impliqués  dans le sujet des monnaies complémentaires et monnaies virtuelles :

Alain Philippe, Président de la Fondation Macif qui accompagne l’émergence des Accorderies en France

Jean-Pierre Morali, Directeur d’Ecosol, la coopérative qui accompagne le Sol Alpin

Stéphane Laborde du site Création Monétaire, auteur de la Théorie Relative de la Monnaie

 

 

L’émission est en direct et est diffusée simultanément en radio et télé (voici les fréquences : canal 24 de la TNT gratuite en Ile-de-France; canal 55 de Canal Sat ;  canal 95 de Numericable; canal 100 de Bouygues Telecom; canal 80 de Free/Alice; canal 149 d’Orange; canal 240 de SFR)

 

Plus d’infos sur Paris d’Avenir et pour retrouver le podcast quand il sera dispo : http://www.bfmbusiness.com/programmes-replay/emission/paris-d%E2%80%99avenir


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24/01/2012 at 02:14 Comments (0)

Colloque international de recherche, des monnaies, des exemples

Je vais essayer de présenter au fur et à mesure du colloque international de recherche qui a lieu sur les monnaies complémentaires ici à Lyon de vous faire suivre les rencontres d’expériences locales qui existent.

Paolo, Argentin de Baia Blanca, vit au Vénézuéla.

Après avoir travaillé à Medellin en Colombie sur des systèmes d’échanges inspirés par les expériences de monnaies locales Argentine Paolo a été convoqué par le gouvernement de Chavez pour venir mettre en place des monnaies locales au Vénézuela.
Taille et échelle:

13 systèmes avec 12 monnaies différentes de 200 personnes en moyenne soit un groupe d’environ 2000 personnes au total. Un système s’est divisé en deux ayant atteint une trop grande échelle qui réduisait son fonctionnement.

Législation:

Reconnu et encouragé par Chavez depuis une loi de décembre.

Origine:

Repris et imité sur les expériences d’argentine. Supporté par le gouvernement pour développer l’économie locale. Développé en Colombie à Medellin et au Vénézuela.

Groupe d’utilisateurs: Que des individus ou des entreprises sociales, pas d’entreprises privées.

La notion de Prosumidor: Productor + Consumidor.
Les Prosumidor peuvent être des personnes ou des collectifs.

Fréquence des réunions:

5 réunions nationales annuelles des membres.
6ème rencontre cette année avec les enfants, les truequeritos y truequeritas

Support: Papier imprimé.

Améliorations implémentées des expériences Argentine: Pas de parité et le système n’est pas porté par une ONG ou un groupe de fondateur, il appartient à tous les membres.


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16/02/2011 at 13:04 Comments (2)

Monnaies complémentaires, BD augmentée: La richesse est ailleurs

J’ai travaillé avec Owni et préparé la sortie d’une BD augmentée sur le sujet de la richesse et des monnaies complémentaires.

C’est un projet excitant qui nous a pris environ un mois pour présenter sous forme ludique et pédagogique, ce qui se passe au niveau de la création monétaire, comment sortir d’un côté passif pour devenir acteur d’un changement.

J’essaierai de faire un post plus détaillé plus tard, et si possible d’intégrer la BD ici.

Voici, par ailleurs le lien: http://app.owni.fr/bd-augmentee/

Un grand merci à l’équipe d’Owni: Julien, Sylvain, Claire, Romain, Nicolas, James, Logui et François notre dessinateur sans qui cette aventure n’aurait pas été possible.

Une version anglaise est au programme. Faites tourner!


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16/02/2011 at 12:49 Comment (1)

The american dream

Ce dessin animé qui dure 30 minutes résume très bien ce que j’ai commencé à décrypter depuis 2007 sur mon ancien blog et que je poursuis maintenant sur celui là. Même si je me concentre plutôt maintenant sur les solutions et la création du futur, une petite piqure de rappel et de compréhension sur les différents points essentiels peuvent toujours faire du bien. Vous noterez que de façon générale, c’est très appliqué aux Etats-Unis, mais à peu de choses près, ça s’applique aussi pour l’Europe et les autres continents.

Celui qui contrôle le pouvoir de création monétaire d’une nation, contrôle la nation. (en 2 mots)

1) ce qu’est la monnaie
2) qui créée la monnaie
3) comment ont évolué la création monétaire et le développement de la dette et de la consommation à crédit des US
4) le petit rappel de l’origine de la création de la FED et des quelques familles que l’on retrouve successivement dans les différentes guerres, d’un côté et de l’autre.


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05/02/2011 at 02:26 Comments (0)

The future of money avec Bernard Lietaer

Une excellente vidéo d’une interview avec le cofondateur de l’euro Bernard Lietaer, à voir, revoir, intégrer et partager:



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20/01/2011 at 15:45 Comments (0)

Monnaies et indicateurs libres, la richesse est partout

Lors d’un des currency playshops du Transitioner, Arthur Brock présente le prezzi sur la nouvelle économie en anglais. Ca dure 20 minutes et c’est un must’see pour comprendre toutes les dimensions de la valeur et des indicateurs de richesses.

Arthur Brock – Transitioning to the New Economy from Ben Levi on Vimeo.


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01/12/2010 at 14:57 Comments (0)

Monnaies libres = free currencies?

Depuis près d’un an que j’ai quitté l’association du Transitioner, j’entends parler et j’utilise très fréquemment l’expression des “monnaies libres” pour parler de ces nouveaux indicateurs, d’une grande libération de la monnaie telle que nous la connaissons aujourd’hui, mais aussi d’un spectre de lecture plus large de la Richesse. Après un an de recherche, de navigation, de voyages dans l’univers de la richesse, des indicateurs de richesse et des moyens d’échange de ces richesses, j’aimerai revenir pour clarifier ce que nous mettons et mélangeons souvent dans “monnaies libres”.

Les différentes formes de richesse

J’ai appris avec The transitioner qu’il y avait différents types de richesse, celle qui peut s’échanger: les biens, les services, le temps, celle qui peut se mesurer: la qualité, la taille, la complexité, et enfin la richesse qui peut se reconnaître: l’amour, la beauté, la splendeur etc..

Les différentes formes de richesse

La richesse qui s’échange

Ce que nous appelons traditionnellement monnaie répond à la question de l’échange. L’argent est un accord, à l’intérieur d’une communauté, d’utiliser quelque chose, comme moyen d’échange. Dans ce sens, les nouvelles monnaies, qu’on les appelle sociales, locales, communautaires, complémentaires ou libres sont des pansements pour satisfaire les besoins d’échanges des communautés qui :

1) n’ont pas accès à la monnaie traditionnelle

2) souhaitent essayer autre chose, valoriser d’autres types de produits ou limiter à certains types de produits

En général, il s’agit de réinjecter un moyen de lien dans une zone qui n’arrive plus à se lier à l’aide de la monnaie traditionnelle, soit par pénurie soit par insatisfaction de la monnaie traditionnelle. Il faut alors constituer une communauté et trouver quelle est la charte de valeur qui nous unit? Quelles sont les règles que nous voulons établir ensemble? Peut-on la dépenser pour acheter du pétrole? Peut-on la dépenser pour des OGM? pour acheter des armes? Peut-on la dépenser à l’extérieur de notre communauté?

Il s’agit ici de choisir la couleur de notre monnaie. L’écologie et l’économie sont inséparables et si l’économie traditionnelle et le PIB ne reconnaissent pas complètement la richesse humaine ou la richesse de la qualité de l’environnement, c’est à nous, ensemble, de choisir la couleur de cette monnaie, de dire ce qu’elle autorisera et ce qu’elle n’autorisera pas. D’une certaine façon, la monnaie est comme un vecteur, et nous devons lui donner un sens, lié au bien-être de la planète pour que les deux soit en lien et dans un sens vertueux, sans quoi nous retomberons sur les mêmes problématiques que le système traditionnel: crises économiques, crises écologiques etc..

Ainsi une monnaie locale privilégie les échanges locaux, une monnaie sociale apportera plus de qualité dans les échanges humains ou un développement social (par opposition au capital), une monnaie complémentaire montre patte blanche dans le sens où elle ne cherche pas à bousculer l’ancien système, elle vient compléter et non remplacer le système en place. Les monnaies libres ouvrent la perspective d’un code source transparent et propre, visible et disponible à tous. Tous ces termes ne sont donc pas opposés, à mon sens on peut très bien imaginer une monnaie locale, complémentaire et libre.

La richesse qui se mesure, les indicateurs de richesse

La qualité de l’air n’est pas une richesse que je peux échanger, mon taux de glucide n’est pas non plus quelque chose que je peux échanger, mais je peux le mesurer, et cette indication me donne des informations si je suis ou non en bonne santé. Pour la richesse qui se mesure, nous avons créé un grand nombre d’indicateurs de richesses qui dépassent les limites du PIB. Ils ne sont pas nouveaux, nous connaissons les hôtels 3 étoiles, les pistes rouges, les notes des professeurs ou les titres liés à des diplômes. A l’ère de l’information ces indicateurs sont partout, aussi bien dans le questionnaire marketing sur la satisfaction client après un achat en ligne, dans les étoiles que je mets à une vidéo youtube, dans

L’évolution et la différence avec avant

Avant l’Internet, il ne nous venait pas vraiment à l’idée d’échanger notre maison pendant les vacances avec un couple en Italie, d’accueillir un américain sur notre canapé, de vendre notre platine vinyle à un allemand ou d’échanger un appareil photo contre un ordinateur. Idem, je n’avais pas à l’idée d’organiser un voyage en voiture avec des inconnus, ou encore de prêter ma perceuse à quelqu’un de mon quartier. Toutes ces interactions sont apparues et devenues réelles grâce aux plateformes de mise en relation, d’échanges de biens et de services, à la consommation collaborative, aux services nés grâce à Internet. Il est soudainement devenu possible d’échanger, de parler, de me coordonner avec des inconnus parce que nous avions des besoins communs. Pour chercher dans cette jungle, nous avons créé des indicateurs pour pouvoir qualifier ces propositions en fonction de nos besoins.

La particularité de ces nouveaux indicateurs est qu’ils se sont multipliés à une vitesse incroyable. Ils sont partout, dans notre quotidien, ils sont mesurés, traités et étudiés afin d’améliorer les performances des systèmes que nous utilisons, soit par nous, soit par des machines.

Indicateur objectif ou subjectif?

Sur covoiturage.fr par exemple, je peux noter avec des étoiles une des personnes qui m’a transporté, je peux aussi agrémenter son profil d’un commentaire qualitatif. Lors de ma prochaine recherche, je favoriserai les personnes ayant obtenues des étoiles et des commentaires à des inconnus. Dans les systèmes automatisés, ces informations de mesure donnent des feedbacks au système qui peut alors réguler automatiquement les commandements pour réduire les temps de latence, allouer au mieux l’espace, le temps de processeur etc.. Pour ce qui est de l’humain, nous sommes sur des sujets plus difficiles à mesurer puisqu’une grande subjectivité entre en jeu. Mesurer la qualité de l’air ou le temps d’un process mécanique peut se faire automatiquement sans subjectivité, mais quand il s’agit de mesurer la qualité d’une vidéo youtube, la qualité d’un vendeur ebay ou la sympathie de mon covoitureur, les grilles d’évaluations et le feeling de la dimension humaine font apparaître une notion inévitable de subjectivité.

Si en Anglais le terme free currencies correspond bien à ces nouveaux indicateurs de richesses car currency a un sens très large de mouvement (lié au courant)

Currency

1650s, “condition of flowing,” from Latin currens, prp. of currere “to run” (see current); the sense of a flow or course extended 1699 (by John Locke) to “circulation of money.”

en français le mot monnaie n’a pas ce sens et c’est pour moi une confusion importante de mélanger les deux. Je propose donc que nous arrêtions d’utiliser l’expression “monnaies libres” pour parler de ces indicateurs et que nous parlions plutôt de “nouveaux indicateurs libres de richesses”.

La richesse qui se reconnaît

La beauté, l’amour, la sympathie, la reconnaissance sont des formes de richesse que nous voyons tous les jours. On ne peut les échanger et les mesurer les dénature car elles sont par essence en quantité non mesurable. Certaines classifications (dans les toutes dernières slides) font une différence entre celles qu’on peut classer sans mesurer: je préfère radiohead à supertramp. Par contre pour mettre une note à un groupe de musique sans le vider de la relation intime et humaine que j’ai avec lui me paraît difficile. Ici encore on peut éventuellement parler de currency en anglais, mais le mot monnaie ne correspond pas. Indicateur de reconnaissance?

Conclusion

Si free currencies regroupe et enveloppe beaucoup de significations différentes, l’expression monnaies libres est maladroite dans sa traduction et ne correspond pas pour les différents niveaux de richesse. Bien que la monnaie puisse aussi avoir des fonctions de mesure et de réserve de valeur, utiliser le terme de monnaies libres pour des indicateurs de richesse met un flou qui n’aide ni le public à qui nous en parlons ni nous-même dans nos schémas mentaux. J’espère que cette explication fait sens, j’attends vos commentaires pour affiner les mots qui pourraient être les plus pertinents pour ces différentes formes de “currency”.


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25/10/2010 at 15:44 Comments (6)

Pourquoi il est difficile de voir les innovations monétaires émerger

Assez souvent, je me pose la question: avec toute la stupidité du modèle en place, pourquoi est-ce que cette idée de recréer et gérer son propre système monétaire n’a pas encore pris plus d’ampleur?

Individualité – confort

Nous avons bien appris à nous regarder et nous occuper de nous. Mon frigidaire, mon canapé, ma télé et mon boulot, le monde extérieur, je m’en claque. Nous avons trimé pour en arriver là, alors on va pas en plus se casser le cul à réfléchir à des solutions qui vont améliorer l’état de la planète.

Nous connaissons ces résistances, la fin d’une époque du self ego, de la consommation délirante et du matérialisme acharné. Le système financier est troué de partout, les banquiers nous enflent à chaque minute, le forex joue au casino, les intérêts sont l’équivalent de l’esclavage des noirs, mais nous continuons de tourner en rond dans notre manège quotidien. C’est insupportable, mais on s’en accommode très bien, il suffit de penser à autre chose et ça va, une pillule anti-stress de plus et on repart comme en 40. Nous sommes tellement maléable que nous arrivons à nous satisfaire et nous complaire dans une situation insupportable. Ca gratte un peu le soir quand on croise un mendiant, mais on finit par s’habituer à leur présence, à les masquer de notre vue et puis la vie continue. Nous nous sommes déshumanisés.

Alors pour que ça bouge, il faudra soit que notre petite sécurité soit sérieusement mise en danger pour avoir une insurrection des consciences, ce qui devrait arriver avec la saison 3 de la crise. Il faut que nous perdions tout notre malheur pour commencer à nous intéresser au bonheur. Il faut que ça devienne insupportable pour l’individu, qu’il soit vraiment touché et en danger dans son propre confort pour qu’il sorte de sa routine. Ca ne va pas encore assez mal..

En Argentine

Crise —– Chaos ——- Troc

pour cette crise espérons que nous arrivions à faire

Crise —– Monnaies complémentaires/libres sans passer par le chaos…

Seul je ne peux rien, allons y ensemble

Dans la monnaie, ce n’est pas une personne qui peut changer, c’est un groupe qui doit le faire, la monnaie étant le lien entre ces personnes. Si je change tout seul pour créer ma monnaie, ça ne sert à rien, il me faut convaincre d’autres utilisateurs d’y aller avec moi, que nous y allions ensemble.

Alors que dans certaines innovations, si je suis convaincu j’y vais et puis c’est tout, le logiciel libre par exemple, si une ligne de code ne me plaît pas, je fais la mienne et créée ma version, que je diffuse ensuite, mais qu’elle soit utilisée par d’autres ou non, elle me satisfait pour mon besoin précis et c’est déjà bien.

Les nouvelles formes de monnaies nécessitent un changement collectif, il faut y aller ensemble. Que la décision soit prise d’en haut pour un ensemble d’utilisateurs ou qu’elle soit choisie par un groupe pour le groupe, cela nécessite dans tous les cas un effet de masse. Et plus compliqué encore, plus nous serons nombreux à y aller plus le système sera stable, riche et constitué d’éléments différents qui permettront une plus grande fluidité. Donc on a tout bénef à y aller à plusieurs, mais le seul problème c’est qu’il faut passer par une phase de lancement un peu hasardeuse et visqueuse en terme de circulation des richesses. D’où les écueils, d’où la mauvaise publicité et les risques actuels.

Confiance

C’est donc un test de confiance qui s’effectue entre les membres, pouvons nous être assez solidaires et assez nombreux pour passer cette zone visqueuse et arriver à un moment où le système est vertueux pour tous? ou faut-il que nous passions d’abord par une rupture de la confiance complète avec le système traditionnel pour retrouver la confiance en nos cercles proches? en nos voisins et nos collaborateurs?

Bernard Lietaer disait “dans l’étude de 5000 ans de systèmes monétaires, je n’ai jamais vu un système naître avant que le précédent soit tombé en ruine” espérons que nous saurons sauter le pas cette fois-ci..


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24/09/2010 at 10:51 Comments (4)

Valeur et monétisation à l’ère du numérique

Après avoir lu le billet de Philippe Scoffoni sur le logiciel libre et le don je vois que nous n’avons pas fini de traiter de ce sujet.

Problématique moderne et transversale

Depuis la globalisation d’Internet, cette problématique devient de plus en plus prenante puisqu’elle chamboule l’ancien modèle mais aussi parce qu’elle nécessite des changements de comportements. La force de ce sujet est aussi qu’elle est transversale, dans la musique, dans le cinéma, dans la photographie, dans la littérature, dans la programmation, elle touche tous les domaines qui se sont fait numérisés ou qui peuvent l’être. Ainsi alors que chacun cherche dans son coin, par rapport à des publics cibles différents, dans le fond la question reste la même:

Comment partager ses œuvres avec un maximum de personnes tout en assurant une durabilité pour le créateur et en limitant au maximum la barrière à l’entrée?

Comment

Le pourquoi est assez simple à deviner, le comment n’est pas encore résolu, il s’agit de trouver une ou des méthodes concrètes qui marchent et ont été expérimentées.

partager ses œuvres

Nous sommes des animaux sociaux, nous vivons pour partager, diffuser et échanger, s’isoler est aujourd’hui devenu un non sens. L’individu au cœur de la civilisation cherche et développe sa créativité pour pouvoir en faire bénéficier l’Humanité tout entière.

avec un maximum de personnes

Dans le cadre du numérique, nous avons bien compris que le bit peut se copier, se déplacer et se diffuser à une vitesse toujours croissante pour un coût toujours plus faible. Cette équation augmente chaque jour, les disques durs, la bande passante et les processeurs ne cessent d’être améliorés, et parallèlement leurs coûts diminuent éternellement. Nous sommes bien à l’heure de l’abondance.

tout en assurant une durabilité pour le créateur

Sans parler uniquement de sécurité financière, il s’agit de trouver le feedback de retour suffisant pour permettre à l’individu d’être reconnu pour son travail et soutenu pour pouvoir continuer à le faire. Dans le changement d’ère que nous connaissons de plus en plus de personnes quittent le monde industriel et commercial pour vivre pleinement de leur passion, entrer dans le(s) domaine(s) d’activité qui leur permettent d’être complètement créateur et heureux. Ainsi il ne s’agit plus d’avoir un pied dans  l’entreprise et l’autre, la nuit tombée, dans le domaine qui le passionne mais bien de pouvoir être et vivre pleinement sa passion.

en limitant au maximum la barrière à l’entrée?

Étant données les propriétés du numérique, le coût marginal de l’œuvre qui tend vers zéro, l’objectif est de profiter de ce terrain favorable pour ne pas mettre de barrière à l’entrée. Si l’on souhaite partager avec le plus grand nombre alors chaque centime à l’accès réduit cette possibilité. Si idéalement je préfère l’absence de barrière à l’entrée: la gratuité, je formule plus doucement pour encourager la diminution du prix.

Des éléments clés

J’ai déjà donné des éléments ou exemples qui se font et qui marchent, alors je préfère énumérer quelques pistes de blocages qui en disparaissant faciliteront la résolution de notre problématique ou au moins permettront à un maximum de personnes d’être heureux de créer et d’utiliser leur potentiel pour vivre de leur passion en la partageant avec tous.

La peur

Dans cette transition, comme dans tout changement, il y a une grande peur de l’inconnu, de la remise en question, construire de nouveaux modèles, tester et avancer vers l’inconnu. Pour de nombreux pans de l’économie, cela correspond à une faille énorme dans leur business model, en fait, c’est même la fin de leur raison d’être. C’est certes l’évolution et c’est une excellente chose lorsqu’on libère les moines copistes pour utiliser les premières machines à imprimer, vu d’ici, mais aujourd’hui ceux qui voient leur raison d’être en danger sont pétrifiés par l’idée qu’ils doivent se recycler, évoluer ou disparaître.

Ils freinent donc à fond et sont les premiers détraqueurs de cette problématique moderne, ils luttent contre et feront ainsi jusqu’à leur dernier souffle. C’est à la fois compréhensible et triste. Paradoxalement, ils se sentent touchés et intéressés lorsqu’il s’agit d’un des domaines connexes à leur profession où leur métier n’est pas en danger, mais si l’on parle de leur domaine alors la menace refait surface.

L’autre aspect dangereux guidé par la peur est qu’étant en place dans l’ère industriel, ils ont encore des moyens de pression pour entraîner avec eux des lobbys et des lois pour favoriser leur situation et retarder la sentence.

La peur c’est aussi celle de nous imaginer tous capables de créer et d’être utiles à la société. C’est une image en laquelle beaucoup de nous ne veulent pas croire aujourd’hui, et

Des solutions à portée de main: les Creative Commons, le Logiciel libre

La rareté

Depuis de nombreux siècles l’Homme a grandit en conquérant des territoires, des ressources et en maintenant tout ce dont il s’est emparé sous son contrôle. Comme le disait Adam Smith l’économie est la gestion des ressources rares, il conseillait à l’époque si vous vouliez du pouvoir, de ne pas essayer de vendre de l’eau car c’était encore une ressource abondante. La rareté fait le prix, la rareté entraîne l’argent et la frustration, le désir et la luxure, et permet de contrôler beaucoup de choses. Beaucoup de nos réflexes économiques sont par définition basés sur la création, le développement et la gestion de la rareté.

Ayant grandis dans cette dynamique, nous sommes façonnés mentalement comme des animaux, à croire que tout est rare et qu’il faut se battre pour avoir accès, ou pour contrôler l’accès (pétrole?), comme si notre survie dans le quotidien ou sur le marché en dépendait. C’est donc en chacun de nous et dans les gènes de notre société qu’il faut trouver les ressources pour évoluer, grandir, développer la conscience et ouvrir les yeux et le coeur pour constater que nous n’avons plus de bonnes raisons pour nous taper dessus ou garder des secrets.

A un niveau plus simple et concret, “je ne vais pas faire de don car l’argent est rare et je ne vois pas pourquoi je le ferai alors que l’accès est gratuit. Je préfère laisser les autres payer. Je vais profiter de la gratuité tant que ça le sera”.

Des solutions à portée de main: le dividende universel, les monnaies complémentaires

La conscience

Finalement, que ce soit la peur ou la rareté il s’agit d’un saut d’évolution de conscience, comme une reprogrammation de notre code, de notre façon de penser, d’agir et de vivre ensemble. Le temps est une des ressources clés pour voir à quelle vitesse se feront ces changements, la crise aidant, les fissures vont devenir des brèches qui finiront par éclater. Je ne vois pas de marche arrière possible, plus nous allons vers un raidissement et une pénurie, plus nous avançons à reculons, plus l’urgence et l’envie d’une autre civilisation fera sens. Elle ne fera pas juste sens, elle deviendra évidence.


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19/09/2010 at 16:27 Comments (3)

La nouvelle économie – Money and Life par Charles Eisenstein

Tout y est. Parfois, certaines personnes parlent si bien qu’il serait inutile de retranscrire leur discours.

Economie sacrée, économie du don, êtres connectés et reliés avec la planète. Démurrage / monnaies fondantes, dont la valeur décroît avec le temps, comme toute chose de la nature, Charles parle du coeur et ça se sent. Son discours est sincère et juste. 50 minutes en anglais à voir pour comprendre l’économie qui naît sous nos yeux. Comme il le dit si bien, pour certains il faudra attendre que celle qu nous connaissons aujourd’hui s’écroule, pour d’autres, certaines parties en sont déjà visibles.

J’aime beaucoup la partie sur le business model: économie du don, joie d’offrir, plaisir de recevoir, donner ce que vous voulez. C’est ce que nous avions fait à Génération-Tao à la soirée du 23 avril. Plus j’y pense, plus c’est clair que c’est comme ça que je souhaite travailler.

Prix transparents, coûts fixes, et choix du montant pour le reste, en fonction du plaisir et de la valeur estimée par chacun, et en fonction de ses possibilités. Ce qui est juste pour l’autre le sera pour moi. Je mettrai un jour des powerpoints sur slideshare  par rapport à cela que j’ai préparé il y a un temps déjà. Idem, un débrief de l’expérience de la soirée de Génération Tao est à venir.. En attendant, régalez vous avec cette superbe interview!

Charles Eisenstein from StormCloud Media on Vimeo.


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25/06/2010 at 02:20 Comments (3)

Bienvenue dans le Tao Village

Après avoir rejoint Génération Tao courant janvier, me voici en train de compléter mes occupations quotidiennes en rejoignant cette fois l’aventure Tao Village.

Situé à la station de métro Ledru Rollin, Tao Village est un lieu qui m’a fait frissonner dès ma première visite début octobre. C’est l’endroit où est né le Jeu du Tao: jeu coopératif où chacun aide les autres participants à avancer dans leur quête. Utilisé à la frontière entre le développement personnel, la clarification d’intention dans la gestion de projet, l’aide à la décision, ce petit plateau et son cadre sont une méthode simple et sans failles pour faire avancer une situation dans un contexte convivial et gagnant-gagnant. Vous allez apprendre à aider les autres, et cela vous aidera à mieux comprendre votre quête. N’hésitez pas à vous y essayer et venir faire une partie les mercredi ou vendredi soir, en vous inscrivant sur le site ou par téléphone. Ce jeu ne ressemble à rien de ce que vous avez fait jusqu’à maintenant.

Le jeu du Tao

Depuis quelques années maintenant, Patrice Levallois travaille sur la problématique des richesses, et à la création d’autres formes d’échanges. C’est donc au sein de cette belle équipe que j’ai trouvé ma place en tant que chef de projet pour le développement du projet. A la frontière entre les différents parties: mobile banking, réseau social/place des marchés, animation et intelligence collective, j’essaye de façonner une solution qui mette en valeur au mieux chacun des acteurs, permettant à chaque communauté d’avoir un système qui corresponde à ses besoins et à ses valeurs.

Tao Village, c’est aussi l’aventure de la sociocratie ala Bernard Marie Chiquet, d’autres formes d’interaction, d’échanger et de décider. Nous y reviendrons très probablement quand j’aurai plus de temps et plus de visibilité sur les effets, c’est une forme d’intelligence collective pour communiquer et décider en groupe.

Tao Village en dehors du jeu du Tao intervient en entreprise pour proposer d’autres méthodes de management collaboratif, des techniques nouvelles et innovantes pour gérer les crises et remettre du lien dans l’entreprise.

J’avance pas à pas dans ce projet que l’on dirait fait sur mesure. Les possibles sont nombreux, l’avenir radieux et l’enjeu passionnant. Je profite de chaque instant, toujours époustouflé par la complexité du projet, mais ravi d’aider à construire, d’autres formes de liens entre les hommes, contribuant à développer le super organisme que nous formons.

Tao Village vient donc rejoindre Génération Tao comme famille pour continuer de construire un autre monde, et je suis heureux.


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23/02/2010 at 21:16 Comments (0)

D’autres façons de donner, de recevoir, de remercier

Alors que je cours à droite à gauche, je prends le temps de me poser un peu pour vous donner un petit 360° de quelques initiatives trouvées à droite à gauche initiant d’autres façons de rémunérer les échanges.

the pirate bay: Flattr

La première, très excitante vient de the pirate bay: Flattr.

Catégorie: Solution de don, système de remerciement en euros des oeuvres numériques.

Je choisis un montant mensuel que je souhaite reverser aux artistes que j’aime. Ensuite je clique sur un bouton apposé à l’oeuvre ou un article dès que je veux le remercier. A la fin du mois, mon montant est divisé par le nombre de clics effectués.

Avantage: Permet de profiter de l’abondance numérique, clics à volonté. Créée une façon de remercier les auteurs jusque là très souvent ignorés. Il est plus facile de mettre la main à la poche avec un montant fixe mensuel que de sortir la CB à chaque donation.

Inconvénient: Comme on le voit dans la vidéo, le petit bonhomme donne son gâteau, il ne reçoit rien d’autre que le plaisir d’avoir remercié, c’est déjà ça me direz vous, mais quand on aime les feedbacks positifs, on pourrait faire mieux.  Il faut donc éduquer et encourager à donner sur le support numérique.

Pay2you du Crédit Mutuel

Le concept de pay2you est assez simple, vous permettre de payer quelqu’un grâce à son numéro de téléphone.

Catégorie: Moyen de paiement monétaire technique innovant

Vous devez une somme inférieure à 150€ à quelqu’un, vous avez la flemme de lui apporter ou de faire un virement, entrez juste son numéro de téléphone sans frais et la personne devra s’inscrire pour lier son téléphone avec son compte. Rien qu’au fait qu’on ne puisse exporter leurs vidéos, on sent qu’ils ne sont déjà pas trop dans le même esprit que l’équipe pirate bay.

Avantage: Simple, gratos, pratique, facile, il remplit bien sa fonction.
Inconvénient: C’est un gadget bancaire pour compléter les moyens de payer, pas beaucoup plus.

Karmawish

Karmawish est un site où vous venez faire un voeux, écrire une demande, déposer une intention et les autres peuvent vous aider.

Catégorie: Système d’échanges non monétaires, basé sur la solidarité et l’entre-aide

L’idée est basée sur la solidarité: d’abord je dois aider quelqu’un par rapport à sa demande, ce qui me permettra ensuite de publier mon voeux et d’être à mon tour aidé. Le site est vraiment fluide et sympa, l’équipe derrière a enfin l’air jeune et humaine. Pas de projet de business plan, de monétisation ou autre, ici on garde l’énergie d’aider l’autre, quelle que soit sa demande.

Avantage: Simple, facile d’accès, permet de connecter et de rencontrer d’autres personnes proche de chez nous comme à l’autre bout du monde. Proposer une autre façon de faire des échanges et de s’entre aider.

Inconvénient: Limité par la diversité des voeux et des géolocalisations. Probablement très puissant s’il rencontre plus de succès.

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Voilà pour notre petit tour des innovations et sites qui bougent dans les autres formes de monétisation, d’échange et de rémunération de la valeur sur le Net. En tout cas, une chose est sûre: ça bouge!


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23/02/2010 at 20:50 Comments (0)

Plus c’est rare, plus je le partage, rareté abondance and so WHAT?

D’abord, il faut toujours se rappeler que nous partons des richesses. Les richesses c’est ce qui vient de la Terre et que nous déclarons et reconnaissons comme richesse, rien de plus.

La matière, l’or, l’argent, le pétrole, le cuivre, les céréales, le maïs, l’herbe, la terre, les graînes, les plantes, les arbres, les animaux, les briques, le bois, l’eau, le soleil, le vent, le marbre, le plastique, les produits finis, le temps, les services, les hommes, le système, les qualités, la beauté, la santé, le coeur…

Une fois que nous avons compris que tout est richesse, et que ce qui est richesse pour moi ne l’est pas forcément pour mon voisin, nous pouvons attaquer les choses sérieuses. Une dernière pour la route: ce que je déclare comme richesse à un instant t peut devenir inutile l’instant d’après.

Abondance

Certaines richesses sont en abondance: elles abondent: leur disponibilité est supérieure à la somme des besoins des êtres humains.

L’abondance consiste donc à reconnaître que la disponibilité de la ressource ou de la richesse est supérieure à la somme des besoins (et non désir) des êtres humains. Il est important, comme en physique de définir un référentiel, de délimiter le terrain dont je parle dans lequel cette abondance est valable.

Exemple global simple: Immatériel: Il y a plus d’air que nos besoins cumulés. Il est là en quantité largement suffisante dans notre atmosphère, il y en a assez pour tous, nous le partageons inconsciemment à chaque instant. Le soleil également. Il n’abonde pas de façon égale, mais il faut reconnaître que nous n’avons que bien peu d’influence par rapport à sa présence ou son intensité en un point donné de la planète.

Exemple local simple: Matériel: Il y a 6 parts de gâteau, nous sommes 5. Admettons le besoin individuel en part de gâteau de 1, alors nous sommes dans une situation d’abondance et répartir les 6 parts par rapport aux besoins de chacun est un jeu d’enfant. N’est-ce pas d’ailleurs avec des bonbons que nous avons appris à diviser quand nous étions plus jeunes?

Exemple numérique: Immatériel: Un mp3 qui peut être copié à l’infini n’a comme limites techniques que la taille du disque dur et les tuyaux pour le distribuer. Etant donné que la taille des tuyaux, la taille des disques durs et la qualité augmente de façon exponentielle, l’immatériel numérisable est potentiellement abondant à partir du moment où nous le décidons. Et si nous ne le décidons pas, puisque techniquement c’est possible, la volonté de le partager est toujours supérieure à la volonté de le garder.

Pour savoir si nous sommes dans une situation d’abondance, il faut donc considérer à un endroit donné le recensement d’une ressource ainsi que les besoins des êtres à cet endroit.

Pour ce qui est de connaître les ressources, nous sommes devenus spécialistes en cartographie, mesure et étude de notre environnement extérieur. Pour ce qui est de nos besoins personnels, il va falloir découvrir et se pencher sérieusement sur notre environnement intérieur. Ainsi, je vous demande sincèrement, connaissez-vous vos besoins quotidiens? Pouvez vous les quantifier en matière et ressources?

Rareté

Certaines richesses sont en état que nous appelons de rareté: leur disponibilité à la surface du globe est inférieure à la somme des besoins des êtres humains.

La rareté consiste donc à détecter les situations dans lesquelles il n’y en a pas assez pour tous et d’organiser le partage et la répartition de ces ressources rares.

Exemple global simple: Matériel: l’eau potable. Alors que l’eau salée abonde dans les océans qui recouvrent les 2/3 de la surface de la planète, l’eau potable fait défaut à 1 milliard d’êtres humains.

Exemple local simple: Matériel: Il y a 6 parts de gâteau alors que nous sommes 10. 4 invités se sont incrustés, et ils ont sacrément faim. Il n’y a pas assez de gâteau pour satisfaire les besoins de chacun, la solution sera de recouper le gâteau pour faire 10 parts, plus petites.

Exemple numérique: Immatériel: un accès sur un site de qualité cherche à valoriser ses contenus. Prenez n’importe quel site avec un abonnement, on vous demande de payer pour avoir accès au contenu. Ici les choses sont rendues artificiellement rares car en réalité sur le terrain numérique la vraie rareté n’existe pas. C’est donc une rareté artificielle décidée pour capturer la valeur.

Pour savoir si nous sommes dans une situation de rareté, il faut considérer dans le référentiel choisi l’ensemble des ressources et les besoins (et non les désirs) des humains de ce même endroit.

Tant que nos besoins seront illimités nous serons emprisonnés dans cette rareté que nos esprits créent par nos propre désirs. Il est intéressant d’observer qu’au niveau simple et local, pour le gâteau nous sommes capable de partager les parts et de diminuer la quantité par personne facilement, mais dès que nous partons sur une plus grande échelle, nous perdons de vue l’image globale. C’est à ce niveau là que l’Intelligence Collective et l’holoptisme (vision du tout) peuvent nous aider à effectuer ce partage géant.

Quelques observations

- Plus c’est rare plus je partage: ma part diminue

- Si c’est abondant, la valeur se déplace vers le filtre pour classifier et organiser cette abondance et pouvoir qualifier le contenu

- Si l’accès est abondant, c’est le contenu de qualité qui devient rare

- Chaque abondance ouvre une nouvelle forme de rareté

- Mettre des barrières sur ce qui est techniquement abondant est contre nature

De la rareté à l'abondance, comment monétiser la nouvelle valeur?

And so what?

Aujourd’hui, nous avons d’un côté l’économie de la rareté, très monétisée, d’une grande valeur. Certains pans de cette économie s’écroulent comme les blocs de glace du Calafate en Argentine. Ca se démonétise, la valeur bouge, elle fuit ailleurs. De l’autre côté nous avons l’économie de l’abondance: grande valeur, aucun doute, mais peu monétisée par rapport à ce qu’elle représente. Que faire?

Monétiser l’abondance? On fait comme si on n’avait rien compris, et on gache ce cadeau qu’est l’Internet et l’accès pour tous.

Lier les deux et monétiser l’abondance sans capturer la valeur en utilisant le lien avec l’économie de la rareté?

Démonétiser la rareté et accepter que nous sommes dans une économie d’abondance dans le matériel également?

Oublier tout ça et se libérer une bonne fois pour toute de toute la réflexion du partage à l’heure de l’hyper production? Bénéficier tous des 5 besoins élémentaires pour vivre, avoir 10 jours de services pour entretenir et travailler pour le collectif, et le reste du temps, créer, utiliser nos cerveaux et nos corps pour créer et partager notre création avec tous les autres? Le temps des bisounours est venu. Il nous manque une catastrophe ou deux pour réaliser qu’il est temps. C’est possible aujourd’hui. Ce n’est pas juste possible, c’est ce qui nous attend. Ouvrons les yeux.


25/01/2010 at 13:33 Comments (7)

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