zoupic – le propre de l'Om

Création du futur: il est temps de passer au prochain stade de l'Humanité

8 Février : Débat et projection du Revenue de vie au Studio des Ursulines

Vous le savez, je travaille depuis plusieurs année sur les monnaies complémentaires pour éviter que la richesse décolle dans la sphère financière. Pour traiter des problématiques de l’argent, il y a une vision très politique et très intéressante qui porte de nombreux noms : le revenue de vie, le dividende universel ou encore revenu d’existence.

Dans le cadre du Forum Social Mondial, nous nous posons la question de la répartition d’argent dans notre système et allons voir le film Revenue de Vie. Pour mieux pouvoir y répondre, rien de mieux qu’une bonne projection et un débat en compagnie de quelques personnes qui connaissent bien sur le sujet pour transmettre et expliquer.

Et si l'argent était au service de l'Humain?

Quand
Mercredi 8 février


Studio des Ursulines
, 10 rue des Ursulines, 75005 Paris, France

Participation aux frais
De quoi pique niquer +
- 1€ si vous venez seul
- Gratuit si vous venez avec une personne qui ne connaît pas le sujet

Programme
19h30 : Accueil et introduction sur le Revenu d’Existence
20h-21h00 : Projection
21h00-22h : Debat
22h-23h : Echange et pique-nique

Inscription
Inscrivez vous ici
et ajoutez vous sur la page Facebook de l’événement http://www.facebook.com/events/357455880938618

Pour plus de renseignements sur le sujet :
Appel pour le revenue de vie
Scoop-it : liens sur le sujet gérés par Carole Fabre


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01/02/2012 at 11:37 Comments (0)

2012 : une année comme si c’était la dernière

Comme chaque année maintenant, le petit bilan de l’année qui vient de s’écouler et la projection dans ce qui arrive. Comme l’année dernière, j’aimerai essayer de ne pas être dans l’analyse mentale du monde mais plus dans un ressenti intérieur de ce que mon intuition me dit.

Je vous souhaite

Pour cette année du Dragon d’Eau, je vous souhaite de vous réaliser. D’être vous-même, simplement et pleinement. De ne plus vous soucier du qu’en dira-t-on : de vivre votre rêve. Ou de tendre vers votre rêve chaque jour un peu plus pour vous incarner et offrir à vos proches et à vos semblables ce que vous aimez faire.

Je vous souhaite de faire avec et non pas sans, de dépasser les clivages pour/contre et de rassembler les antagonismes pour transcender ces positions bloquées et remettre du mouvement.

Je vous souhaite beaucoup de bonheur, mais aussi des peines, des étapes, des épreuves et des impasses car c’est souvent par la difficulté que nous réalisons que nous n’avions pas le bon calque de lecture et qu’une révision des croyances s’impose. Ce fut le cas pour moi en Argentine où, arrivé au fond du fond, j’ai dû changer de regard sur la réalité et m’ouvrir à ce que j’avais classé, certifié et rangé comme ridicule il y a bien longtemps.

Pour 2012 je vous souhaite des belles prises de conscience : que la lumière soit!

Je sens

Je sens que cette année est celle de tous les possibles. Si 2011 était un tour de chauffe international, 2012 peut nous apporter ce vent du changement que nous appelons tant. Non pas par la violence ou par la révolution, mais par la création, par l’ouverture, par la rencontre et la découverte que finalement, nous sommes voisins, nous sommes humains, et nous avons tant à partager.

Je sens que ce que je voyais jusqu’à présent comme deux mondes antagonistes : le système et les alters vont se rencontrer à mi-chemin. Les alters transmettant aux autres les techniques, méthodes, voies qu’ils ont pratiquées longtemps dans le désert. Ce faisant, ils approfondissent leur compassion, leur empathie et adoucissent leurs haines et colères du passé qui n’ont plus lieu d’être. Ils acceptent le monde dans lequel ils vivent car il n’a de sens que s’ils peuvent transmettre ces enseignements, ils s’ouvrent à l’autre car l’autre n’est pas un ennemi. Le système, les multinationales, les politiques eux aussi vont s’ouvrir et changer, car ils voient bien que leur position n’est plus tenable et qu’elle n’a plus de sens. Pour autant, c’est bien encore grâce à ce système que tout tient aujourd’hui, fragilement. C’est donc dans la rencontre de ces deux univers et dans l’obsolescence de la vision de l’autre comme ennemi que nous arriverons à créer. En fait, il n’y a plus d’ennemi, nous arrivons vers la fin de la dualité et vers une conscience universelle d’être humains qui souhaitent juste être heureux, ensemble et réussir à organiser le système pour qu’il satisfasse les besoins de tous en respectant la Terre et notre éco-système.

Je sens une guerre de la création, une effusion d’entreprises, de projets, de dynamiques, une créativité en réponse à la menace, une création qui répond à tout. Comme si c’était la seule arme dont nous disposions encore, comme si c’était la seule réponse qui ouvre un autre champ des possibles. Cette création, si elle est consciente : en lien avec la réalité d’aujourd’hui et avec l’évolution des autres êtres n’a ni frontières ni limites ni barrières.

2012 est l’année de tous les possibles, en 2012 nous sommes tous créateurs.

J’ai fait

En 2011, voici les grandes actions aussi bien personnelles que professionnelles que j’ai réalisées. Faire un bilan, se les remémorer permet de sentir ce que j’ai aimé, ce qui m’a plu et ce que j’ai fait :

- Janvier : BD augmentée avec Owni sur les monnaies complémentaires
- Février : Colloque sur les monnaies à Lyon + séminaire avec Community Forge au Tiocan. Premier séminaire de l’Université du Nous – Valeureux
- Mars : Hors-Série La richesse autrement avec Alternatives Economiques + Salon Vivre autrement : animation d’un atelier sur l’échange de richesses avec Sybille
- Avril : Université de la Terre & Journée à Lille à la Skema Business school pour présenter les monnaies avec Dino
- Mai : WE à Rome avec Mauve et lancement du Klub-Terre
- Juin : Auto-certification pour le passage en 2ème année de Wutao School
- Juillet : Break + Allemagne + Picardie
- Août : Stage de Wutao, rupture avec Mauve et confiance dans la musique
- Septembre : Ateliers de la Terre avec Emma
- Octobre : Au Cœur de la monnaie avec Bernard Lietaer, décès d’Oliv et discours à son enterrement
- Novembre : Forum ouvert Transformons nos territoires des Colibris, Séminaire associatif Istec, soirée écomobilité 2025, séminaire Holacratie avec Emmapom
- Décembre : Retour des TAOA et début de l’aventure du SOL Gavroche, Noël en Normandie en famille

Et vous, qu’avez vous fait en 2011?

Je fais

Pour 2012, voici les grands projets :
- Zoupic : Consulting sur les Valeurs, les mécanismes de rareté qui peuvent être dépassés, des conférences, des interventions pour expliquer, présenter, décrypter les bugs du système et mettre en place les solutions. Développer une offre sur les hacks de la monétisation traditionnelle.
- Wutao : Instructeur en Juin 2012
- Les Valeureux : Conseil et accompagnement dans la création de monnaies complémentaires locales, dans la réalisation d’indicateurs de richesses pour aligner des organisations avec leur Raison d’Être.
- Sol Gavroche : Construction d’une monnaie locale complémentaire à Paris
- Musique : Enregistrerment une dizaine de chansons et concerts : alto, guitare & voix
- OuiShare_Money : Interviews des acteurs de l’innovation monétaire + livre blanc
- Monnaies et événements : Des événements sur Paris et ailleurs pour faire connaître le sujet
- Trans-analyse : Continuer et porter une attention particulière à la transmission en vue de devenir accompagnateur
- Cercles & gouvernance : Pratique de la sociocratie et de l’holacratie
- Tao : Pratique sincère
- Reiki : Découvrir
Et vous, quels sont vos projets pour 2012?

2012, vivre une année comme si c’était la dernière. Ou alors vivre une année comme si c’était la première, la première d’un nouveau cycle sans comparaison avec le précédent.

Création du futur : il est temps de passer au prochain stade de l’Humanité. Êtes vous prêts à créer? Êtes vous prêts à co-créer?


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31/01/2012 at 15:55 Comments (3)

Un grand bol d’air

Disclaimer : ce billet a été rédigé en Août 2010, le voici seulement publié en Janvier 2012.

Me voici donc de retour à Paris, pour une petite semaine avant de repartir pour une semaine au Tiocan pour un séminaire sur la co-création et les monnaies.

Ce qui est caractéristiques de ces vacances à mes yeux, c’est le fait que je sois resté en France. C’est assez rare pour moi de ne pas traverser les frontières qui me séparent de l’Allemagne ou d’aller un peu plus loin, et dans une situation éconnomique, énergétique telle que nous la connaissons aujourd’hui, découvrir son pays d’origine, ça a du bon. Au-delà du côté décroissantiste ou locavore, c’est aussi le plaisir de voyager dans des régions magnifiques, celles que nos voisins hollandais, britanniques et belges viennent visiter chaque été: je crois qu’on peut le dire, la France est un pays surprenant.

2 semaines pour le corps et l’esprit

Du 25 juillet au 5 août 2010, j’étais aux Arcs 1600 dans les Alpes pour un stage de Wutao. C’était le grand saut pour moi, la première fois que j’allais faire un stage d’arts corporels, et qui plus est pas n’importe lequel, celui qui est né aux Arcs même il y a 10 ans, j’ai nommé le Wutao. Ce billet n’est pas sponsorisé, mais comme je travaille à Génération-Tao et que je suis inscris pour la Wutao-school à la rentrée, vous comprendrez mon engouement..

D’abord ce que je dois dire, c’est que c’était beau et bon. Être à 2000 mètres pour pratiquer et respirer est un cadeau d’une rare qualité que la montagne nous a fait: nous accueillir en son sein. Pour les taoïstes, l’environnement et l’écologie sont fondamentaux, nous l’avons compris pendant ces deux semaines.

D’un point de vue personnel, ce fut l’occasion de découvrir les nombreux élastiques qui s’animent dans mon corps tout atour du diaphragme, mais aussi dans les différents centres énergétiques qui nous constituent. Pas toujours facile de persévérer pour essayer de toucher la torsion, la flexion, l’animation de certaines zones dites muettes de mon corps. Cependant, se sentir traversé par l’onde, l’air frais qui a le goût d’une eau très fraîche, pouvoir regarder les nuages de haut sont autant d’éléments qui laissent apparaître un sourire béa sur mon visage.

Le plaisir d’être accompagné par des professeurs de qualité, qui prennent autant de plaisir à me transmettre que moi à découvrir mes voies d’amélioration. La fragilité de l’ego quand je suis à bout, quand j’en ai marre, quand je n’y arrive plus et la subtilité du professeur qui vient me donner ses conseils, me les proposer sans m’imposer quoi que ce soit m’a sauvé plusieurs fois. C’est d’ailleurs sur ce chemin que j’ai manqué d’aise: le fait que tout se passe à l’intérieur, dans la sensation, le ressenti. Voir et comprendre, analyser et disséquer qui sont d’habitude mes outils de prédilection servent à l’acquisition du déroulé du mouvement, mais quand il s’agit de répéter tout cela, je m’aventure sur un autre terrain parsemé d’embûches..

 

Pour découvrir le Wutao :

Le site dédié : www.wutao.fr & le site du centre : www.centre-tao-paris.com

Le livre qui vient de sortir et qui permet vraiment de découvrir et de comprendre toute l’essence de la pratique.

Une petite vidéo pour finir et vous donner le goût, désolé d’avance pour la qualité qui n’est pas incroyable


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10/01/2012 at 16:16 Comments (4)

Free mobile, open it!

J’ai pris une claque ce matin. Je le savais, je l’attendais, mais j’ai pris une claque.

J’ai pris une claque d’utilisateur stupide et pigeon. J’ai pris une claque d’utilisateur gâté qui paye pour des forfaits incroyables à des prix énormes. J’ai été rattrapé par une rocket de réalité.

J’avais imaginé, le jour où j’avais eu mon premier Iphone et que j’avais compris que skype marchait gratuitement en wifi mais pas en 3G sinon ça casserait les prix du marchés. J’ai compris ce jour là que nous avions des restrictions dans tous les sens et que si nous utilisions tous les wifis qui traînent pour faire passer nos datas de voix, ça ne coûterait plus rien. Alors bien sûr, il y a les infrastructures, et puis les lois du marchés, et puis les actionnaires, donc tu vois, c’est pas possible… Mais j’ai aimé imaginé à quoi ressemblerait le monde si nous ouvrions tous les wifis et que nos devices pouvaient passer par ces réseaux, sans restrictions…

Ce matin, je ne suis pas revenu dans ce nuage, mais j’ai pris une bonne claque dans le pas qui vient d’être fait vers ce rêve qui finira par arriver tôt ou tard. Ce n’est pas un pas, c’est un sprint, une étoile filante, un gratte-ciel qui s’effondre, un barrage qui lâche! Chris Anderson le disait dans free, les bits veulent être libres, le téléphone aussi ce sont des bits.. Tout n’est pas gratuit et ouvert, mais Xavier Niels a ouvert aujourd’hui une brèche dans le barrage de la téléphonie comme il l’avait fait pour l’Internet à l’époque. Comme Wikileaks, le changement est irréversible, on ne pourra pas revenir en arrière. Free vient de prendre une longueur d’avance et a fait avancé le marché d’une façon considérable :

Ils ont dit la vérité sur leurs prix. Ils ont ouvert les yeux du marché, sur les coûts et sur le profit qu’ils réalisent gentiment sur les consommateurs. Faut dire que si j’étais dans cette concurrence, je ne vois pas pourquoi je baisserai mes prix si rien ne m’y oblige, je ne vais pas non plus faire de la charité alors que je peux marger sur le pigeon/consommateur. C’est aussi ça, la chouette loi du marché et le plaisir de faire du profit dans une économie de marché!

Si vous ne connaissez pas l’offre/les tarifs, rendez vous chez Korben

Free nous éduque et nous réveille

1) L’entente oligopolesque

Ils ont bien mis en lumière le fait qu’un marché avec 3 opérateurs est une entente illicite. J’espère que nous pouvons voir autour de nous, dans quels autres secteurs on retrouve ce même schéma et aller casser ces accords.

2) Le vrai prix des choses

Nous, consommateurs avons une très mauvaise notion des coûts. 1 SMS = 10 centimes? en usage, c’est génial d’envoyer un message à quelqu’un quand on est bloqué, mais en coût réel, ça représente quoi pour des serveurs de data gigantesque? On l’a vu dans free de Chris Anderson, les prix diminuent avec le temps de façon exponentielle : plus de processeur, plus de mémoire, plus de rapidité pour des prix toujours plus faibles. Il est normal que le prix du SMS disparaisse et devienne négligeable. Il en est de même pour tout le reste, surtout au niveau du roaming avec l’absurdité de payer 2,50€ la minute pour de l’international à 100 mètre de distance… En faisant cela, free nous éduque à la réalité des coûts, comme le dit si bien Niel, on marge avec un forfait à 2€ pour 1 heure et 60 SMS.

3) La liberté sans abonnement

J’aime ce choix d’offrir la possibilité de partir. C’est un engagement avec soi-même de se dire qu’il faut être le meilleur pour retenir les utilisateurs. Quel courage! “Vous avez le choix de partir, nous nous engageons à faire tout pour que vous ne le fassiez pas”. Je trouve ça beau, ça n’a rien à voir avec ce à quoi nous avons été habitué, et en terme de simplicité pour calculer les forfaits ça aide!

4) La transparence

En simplifiant les CGV, en exprimant simplement les forfaits, en simplifiant les tarifs, free nous sort du charabia des conditions incompréhensibles avec les 15 options, celles qui sont offertes et celles qui sont payantes. ASSEZ! Clarté, simplicité, transparence, pas besoin d’un bac+8 pour comprendre quel est le meilleur forfait, et je ne vais pas me tordre la tête à imaginer ma consommation pendant des lustres.

La transparence aussi en rappelant qu’Internet ce n’est pas juste mail et Web mais qu’il y a beaucoup d’autres usages et que ceux-ci sont possibles avec le forfait.

5) Privilégier la communauté

Je suis freenaute depuis 7 ans et j’aime cette entreprise. Je l’aime car elle me rend plus libre et moins con. Elle l’a fait en sortant l’offre avec la freebox et elle le fait encore avec son action aujourd’hui. Rendre et remercier ceux qui font partie de cette communauté est facile, mais il fallait le faire. C’est un juste retour qui me stimule et m’encourage à continuer avec eux. Du coup me dire que je peux avoir un forfait illimité (tout confondu) à 16€ par mois, quelque soit mon abonnement, mon forfait, ce serait une hérésie de ne pas le faire.

 

Next Step pour moi : changer d’opérateur. Je paye 80€ chez Bouygues pour à peu près illimité partout. Pas besoin de m’étaler.

Et demain alors?

Les opérateurs vont devoir réagir. Les consommateurs vont devoir choisir. Bien sûr Free est une entreprise spéciale, ils n’ont pas les mêmes couts, pas de boutique blablabla.. ok. Et alors? Avec une offre à ce prix, qui peut encore résister et pour quelle raison? Qui ne va pas demander des comptes à son opérateur?

Ce que j’aime dans cette opération, c’est qu’elle fait avancer les choses en éclatant un marché : ça va bouger, et ce sera irréversible, c’est du véritable progrès. Il y avait ce tweet : “Niel a fait plus pour le pouvoir d’achat que Sarkozy en 5 ans”

Open-it!

C’est ce genre d’évolution que j’attends d’un entrepreneur. Qu’il questionne le marché, son modèle et qu’il se donne les moyens d’aller faire péter le modèle établi pour donner une leçon de ce qui est possible de faire et entraîner les autres avec lui vers mieux pour tous. Niel et l’équipe Free nous ont offert un beau cadeau, à nous de continuer à aller chercher les autres secteurs à faire éclater pour évoluer vers des prix plus raisonnables, des services de meilleures qualités et qui respectent la liberté!


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10/01/2012 at 14:11 Comment (1)

Deux vidéos avant les voeux 2012 et le programme

Deux vidéos marquantes que j’ai découvert ces dernières semaines.

La première, sous la forme d’un rap intéressant, une présentation de 2012 qui m’a beaucoup marquée, réalisée par Rap NEWS : Robert Foster de Juice News.

 

Encore un peu critique sur le people VS corporation et qui part bien dans certains délires conspirationnistes/Ovnis, elle fait un joli tour de la situation. Je préfère la vision plus intégrale de Charles Eisenstein, voir ci-dessous..

La seconde, du Charles Eisenstein, dont je vous avais déjà parlé ici avec la très bonne vidéo Money & life. Voici une courte vidéo réalisée pendant Occupy Wall Street, où l’auteur de Sacred Economics raconte que la révolution n’est pas à propos des 99% contre les 1%, mais de la quête de chacun pour trouver son talent à offrir au monde, occupy, the revolution is love…

J’y reviendrai plus en détail, notamment sur tout le travail et le choix de vie d’économie du don dont parle magnifiquement Charles.

Pour une version avec les sous-titres en français, cliquez ici


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03/01/2012 at 18:46 Comment (1)

Paradigme du partage de la connaissance et de la propriété

Si quelqu’un aujourd’hui attaquait Wikipédia parce qu’il fait de la concurrence déloyale à son business, la communauté internationale serait prête à la défendre pour dire que ce qu’elle fait sert l’intérêt général.

Si quelqu’un aujourd’hui attaquait GNU/linux ou Firefox pour concurrence déloyale, là encore on pourrait sentir collectivement que ces logiciels avec leurs licences de logiciels libres servent l’intérêt général.

Pour que le Shift se fasse, et il se fera, nous avons besoin d’une masse significative de brevets en licences libres qui défendent l’intérêt général. Nous avons besoin que l’évidence du partage s’affirme contre la honte et le crime de garder des brevets de médicaments, des propriétés secrètes alors que certains sont en train de mourir. Nous avons besoin qu’une assemblée de gens qui ne se connaissent pas donnent les plans, les secrets, les recettes des produits que nous achetions jadis en payant des brevets incroyables dans une économie de rareté artificielle.

 

Quand quelques exemples nous auront montré que c’est possible, alors nous serons sortis de la société de la rareté, même pour le monde matériel.

 

Je vous assure que ce n’est pas si loin du tout…

 

L’intérêt général du partage et des licences libres dépassera l’intérêt individuel des brevets et propriétés privées.


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06/04/2011 at 09:35 Comments (0)

2011. Action! du global au local

La première décennie de ce 21ème siècle a été le déclencheur des troubles accumulés et de la tendance que notre monde a suivi ces 60 dernières années. La crise du subprime en tête, qui entraînerait avec elle la fin du système tel que nous le connaissons. Petite fissure qui engouffra des milliards de dollars et lança la première pierre dans l’alignement de dominos que représente les institutions qui gouvernent encore ce monde. La suite on la connaît, mais selon les médias où l’on s’abreuve quotidiennement et la confiance que nous avons en l’humanité, elle prend des couleurs plus ou moins différentes. Je vais essayer de vous dire ce que j’en pense et ce que je ressens plutôt que de vous dire ce que ce sera. Aussi, j’aimerai à la fois pouvoir traiter de ce que je vois à une échelle globale pour revenir plus bas sur mes projets.

2011.

2011, c’est l’accélération. Tout va plus vite. Les prises de conscience se traduisent en action, en vagues, en mouvement. Wikileaks est apparu, le secret a disparu. Irréversiblement, le paysage change. Si la première décennie a vu l’apparition à une vitesse incroyable des puissances de l’Internet, aujourd’hui sur un terreau fertile j’observe un mouvement d’émancipation sur Internet,qui fait face à une volonté de sens contraire de contrôle des institutions en place. La deuxième décennie utilise ces outils et ces nouvelles solutions pour établir de nouveaux usages, de nouvelles pratiques et un nouveau moyen d’accès à l’autre, aux médias, à l’information et à la liberté.

Les puissances gouvernantes ont montré leurs limites. Chaque jour leur incapacité à gérer ce qu’elles pouvaient encore cacher hier se fait de plus en plus criante. Les challenges de demain ne seront pas résolus en haut. C’est à nous de trouver, pas à pas, jour après jour, ensemble, notre solution pour un monde plus en accord avec ce qui nous inspire. Alors que le mur de fumée essaye de nous faire avaler que la crise est passée, le mur du dollars s’effondre, et avec lui la puissance hégémonique des USA. C’est une chance. L’opportunité de redessiner la carte des relations mondiales. Une chance pour les citoyens américains de prendre leur juste place et de faire entendre leur voix dans un système qui les a eux aussi avalé. Une chance pour nous de voir ce qui s’est passé et d’apprendre de cette expérience pour ne pas répéter les erreurs.

Redessiner le monde

Dans mes rêves, je vois un monde où nous avons le choix. Un monde où nous faisons ce choix, et un monde où nous vivons ensemble, en paix et en harmonie avec la nature. Je sais que nous y arriverons. Pouvoir vivre librement de nos passions, offrir aux autres ce que nous aimons faire. S’épanouir de nos créations et construire ensemble une société où l’Humain retrouve sa place dans le monde. Un monde où nous pouvons aider notre prochain et servir le collectif sans se sentir l’exception. Un monde où nous arrêtons de penser que nous sommes en compétition, un monde où nous pouvons avancer ensemble plutôt que les uns contre les autres. Souvenez vous qui vous êtes. Souvenez vous d’où vous venez.
Nous avons besoin de 3 choses pour y parvenir: ouvrir les yeux pour constater que nous avons déjà tout ce qu’il faut, ouvrir le cerveau pour penser cette organisation et enfin ouvrir le cœur pour pouvoir le partager ensemble. Tout est déjà là. Ce qui nous en empêche ne sont que nos propres limites. Le reste est une question de temps, l’évolution est déjà en marche et bien peu de choses peuvent l’arrêter. Nous y parviendrons un jour, j’en ai l’intime conviction. Et cela arrivera bien plus vite que nous le pensons.

Les vagues

Tous ces pays qui se libèrent, qui bougent me font vibrer. L’actualité que je lis est celle d’un monde en mouvement, un monde qui se réveille à sa propre lumière, comme après une longue gueule de bois et qui se rend compte que c’est possible, en fait. Que ça l’a toujours été. Le temps est venu. Le grand chamboulement est à l’œuvre et je sens que nombre de changements irréversibles vont se produire, nous avons attendu bien longtemps avant de commencer, mais nous sommes au bord du gouffre et il ne s’agit pas cette fois de faire marche arrière, mais bien de sauter dans le vide avec la confiance que nous pouvons voler. Tout lâcher. Nos peurs, nos limites et notre envie de savoir à quoi ressemblera demain, notre besoin de routine et de quotidien. Quelque chose d’autre nous attend.
C’est en osant sauter, en faisant ce pas que nous nous libèrerons et entrerons dans un monde où nous réalisons que nous savons voler. Personne ne nous l’avait dit, mais c’est écrit en nous. Quelque chose au fond de nous le sait, mais nous ne voulons pas y croire, nous avons perdu cette foi, cette magie, cette force illimitée qui fait de nous des êtres humains. Il est temps de puiser au fond de ce qui fait de nous des humains pour redécouvrir qui nous sommes vraiment.

Du Global vers le local

Si c’est encore à la télé que la plupart d’entre nous observent encore ces changements qui nous paraissent si loin, c’est à chaque coin de rue qu’ils apparaissent, dans notre quartier, dans notre ville, encore à l’ombre des projecteurs. Il ne faut pas croire que ça ne se passe que là-bas, ailleurs, loin de nous. Ce changement agit partout où nous sommes et passe par nous. J’ai envie de citer Colibris, mouvement citoyen qui raconte l’histoire du colibris qui fait sa part pour éteindre l’incendie. Pas à pas, geste par geste, les comportements changent, les réflexes se transforment, nous changeons.

Stéphane Hessel, Edgar Morin, Patrick Viveret, Paul Jorion et Marc André Luyckx, ces “papis” qui font de la résistance et qui se révèlent au grand public confirment la préparation d’un terrain favorable au changement. Ils ne sont que les révélateurs d’une forêt qui s’ignore encore partiellement. Autant de signaux qui nous indiquent que l’heure est venue. Ce sera bientôt à nous de jouer.

Mes projets, mes avancées

Comme vous le savez peut-être j’ai commencé à travailler début janvier chez Emmapom, une agence de relation presse nouvelle culture. Ce monde existe, il est vibrant et ne cesse de grandir. Je suis ravi de pouvoir y apporter ma pierre et découvrir de nouvelles composantes. La semaine dernière j’étais dans le Sud de la France où j’ai d’abord assisté à un colloque de recherche sur les monnaies complémentaires à Lyon puis 3 jours près de Genève au Tiocan où nous avons réfléchi aux outils pratiques pour favoriser le développement de ces monnaies avec Community Forge. Encore une fois, l’heure n’est plus à la prise de conscience mais à l’action. La BD augmentée sur les monnaies complémentaires publiée avec Owni vient de sortir, le dossier spécial alternatives économiques sur les indicateurs de richesse paraîtra fin février, je sens que ces idées avancent et reçoivent un écho de plus en plus large. Le livre sur l’innovation monétaire auquel j’ai contribué avec Jean-Michel Cornu est sorti également après avoir été diffusé progressivement sur internet actu.  Autant de graines et de transformations de projets qui donnent envie de faire autrement, qui disent pourquoi et comment. Autant d’invitations à écrire le prochain chapitre ensemble.
Prochaine étape pour moi, créer une banque du temps pour échanger des services sur Paris. Un moyen d’échanger autrement, une façon de faire connaissance et de contribuer à s’enrichir mutuellement et de partager avec les autres ce que nous aimons faire.

Serons nous prêt à temps quand notre tour viendra, quand tous les projecteurs seront sur la France, ce pays qui fut jadis  pays des droits de l’homme? Serons nous à la hauteur de ce que le monde attend de nous. Saurons nous honorer nos frères et sœurs de tous les pays et de tous les continents? Saurons nous trouver au fond de nous, cette énergie qui nous anime et nous permet de nous accomplir pleinement? Pour le savoir il nous faudra sauter.

Sommes nous prêts?


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22/02/2011 at 15:58 Comments (4)

Le J.E.U Jardin d’échange universel, forme souveraine, auto-gérée et comptable d’échange

J’avais déjà entendu parlé du J.E.U de Daniel Fargeas et je redécouvre avec plaisir grâce à Bernard Marie Chiquet qui anime des stages de sociocratie: gouvernance intégrale. Vous comprendrez le lien avec l’explication de Mado qui est magique, aussi bien l’accent que la simplicité. C’est ce qui me manque souvent quand je parle des monnaies, du concret, du simple et puis de l’humour, ne pas oublier d’en rire.

Ca rejoint aussi un lien que Maryvonne nous avait partagé sur le principe chaordique que vous pourrez trouver sur le site français de What is Enlighment. Interview à la clé de Dee hook, créateur de la carte Visa.


Conférence Mado-1
envoyé par Personocrate1001. – Regardez les vidéos des stars du web.


Conférence Mado-2
envoyé par Personocrate1001. – Plus de vidéos de blogueurs.


Cela complète parfaitement les systèmes que je souhaite accompagner. Celui là a le mérite d’être simple, gratuit et SOUVERAIN. Bernard Marie a mis au point le J.E.U avec sa communauté, je vous tiendrai au courant…


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04/11/2010 at 14:01 Comments (0)

Valeur et monétisation à l’ère du numérique

Après avoir lu le billet de Philippe Scoffoni sur le logiciel libre et le don je vois que nous n’avons pas fini de traiter de ce sujet.

Problématique moderne et transversale

Depuis la globalisation d’Internet, cette problématique devient de plus en plus prenante puisqu’elle chamboule l’ancien modèle mais aussi parce qu’elle nécessite des changements de comportements. La force de ce sujet est aussi qu’elle est transversale, dans la musique, dans le cinéma, dans la photographie, dans la littérature, dans la programmation, elle touche tous les domaines qui se sont fait numérisés ou qui peuvent l’être. Ainsi alors que chacun cherche dans son coin, par rapport à des publics cibles différents, dans le fond la question reste la même:

Comment partager ses œuvres avec un maximum de personnes tout en assurant une durabilité pour le créateur et en limitant au maximum la barrière à l’entrée?

Comment

Le pourquoi est assez simple à deviner, le comment n’est pas encore résolu, il s’agit de trouver une ou des méthodes concrètes qui marchent et ont été expérimentées.

partager ses œuvres

Nous sommes des animaux sociaux, nous vivons pour partager, diffuser et échanger, s’isoler est aujourd’hui devenu un non sens. L’individu au cœur de la civilisation cherche et développe sa créativité pour pouvoir en faire bénéficier l’Humanité tout entière.

avec un maximum de personnes

Dans le cadre du numérique, nous avons bien compris que le bit peut se copier, se déplacer et se diffuser à une vitesse toujours croissante pour un coût toujours plus faible. Cette équation augmente chaque jour, les disques durs, la bande passante et les processeurs ne cessent d’être améliorés, et parallèlement leurs coûts diminuent éternellement. Nous sommes bien à l’heure de l’abondance.

tout en assurant une durabilité pour le créateur

Sans parler uniquement de sécurité financière, il s’agit de trouver le feedback de retour suffisant pour permettre à l’individu d’être reconnu pour son travail et soutenu pour pouvoir continuer à le faire. Dans le changement d’ère que nous connaissons de plus en plus de personnes quittent le monde industriel et commercial pour vivre pleinement de leur passion, entrer dans le(s) domaine(s) d’activité qui leur permettent d’être complètement créateur et heureux. Ainsi il ne s’agit plus d’avoir un pied dans  l’entreprise et l’autre, la nuit tombée, dans le domaine qui le passionne mais bien de pouvoir être et vivre pleinement sa passion.

en limitant au maximum la barrière à l’entrée?

Étant données les propriétés du numérique, le coût marginal de l’œuvre qui tend vers zéro, l’objectif est de profiter de ce terrain favorable pour ne pas mettre de barrière à l’entrée. Si l’on souhaite partager avec le plus grand nombre alors chaque centime à l’accès réduit cette possibilité. Si idéalement je préfère l’absence de barrière à l’entrée: la gratuité, je formule plus doucement pour encourager la diminution du prix.

Des éléments clés

J’ai déjà donné des éléments ou exemples qui se font et qui marchent, alors je préfère énumérer quelques pistes de blocages qui en disparaissant faciliteront la résolution de notre problématique ou au moins permettront à un maximum de personnes d’être heureux de créer et d’utiliser leur potentiel pour vivre de leur passion en la partageant avec tous.

La peur

Dans cette transition, comme dans tout changement, il y a une grande peur de l’inconnu, de la remise en question, construire de nouveaux modèles, tester et avancer vers l’inconnu. Pour de nombreux pans de l’économie, cela correspond à une faille énorme dans leur business model, en fait, c’est même la fin de leur raison d’être. C’est certes l’évolution et c’est une excellente chose lorsqu’on libère les moines copistes pour utiliser les premières machines à imprimer, vu d’ici, mais aujourd’hui ceux qui voient leur raison d’être en danger sont pétrifiés par l’idée qu’ils doivent se recycler, évoluer ou disparaître.

Ils freinent donc à fond et sont les premiers détraqueurs de cette problématique moderne, ils luttent contre et feront ainsi jusqu’à leur dernier souffle. C’est à la fois compréhensible et triste. Paradoxalement, ils se sentent touchés et intéressés lorsqu’il s’agit d’un des domaines connexes à leur profession où leur métier n’est pas en danger, mais si l’on parle de leur domaine alors la menace refait surface.

L’autre aspect dangereux guidé par la peur est qu’étant en place dans l’ère industriel, ils ont encore des moyens de pression pour entraîner avec eux des lobbys et des lois pour favoriser leur situation et retarder la sentence.

La peur c’est aussi celle de nous imaginer tous capables de créer et d’être utiles à la société. C’est une image en laquelle beaucoup de nous ne veulent pas croire aujourd’hui, et

Des solutions à portée de main: les Creative Commons, le Logiciel libre

La rareté

Depuis de nombreux siècles l’Homme a grandit en conquérant des territoires, des ressources et en maintenant tout ce dont il s’est emparé sous son contrôle. Comme le disait Adam Smith l’économie est la gestion des ressources rares, il conseillait à l’époque si vous vouliez du pouvoir, de ne pas essayer de vendre de l’eau car c’était encore une ressource abondante. La rareté fait le prix, la rareté entraîne l’argent et la frustration, le désir et la luxure, et permet de contrôler beaucoup de choses. Beaucoup de nos réflexes économiques sont par définition basés sur la création, le développement et la gestion de la rareté.

Ayant grandis dans cette dynamique, nous sommes façonnés mentalement comme des animaux, à croire que tout est rare et qu’il faut se battre pour avoir accès, ou pour contrôler l’accès (pétrole?), comme si notre survie dans le quotidien ou sur le marché en dépendait. C’est donc en chacun de nous et dans les gènes de notre société qu’il faut trouver les ressources pour évoluer, grandir, développer la conscience et ouvrir les yeux et le coeur pour constater que nous n’avons plus de bonnes raisons pour nous taper dessus ou garder des secrets.

A un niveau plus simple et concret, “je ne vais pas faire de don car l’argent est rare et je ne vois pas pourquoi je le ferai alors que l’accès est gratuit. Je préfère laisser les autres payer. Je vais profiter de la gratuité tant que ça le sera”.

Des solutions à portée de main: le dividende universel, les monnaies complémentaires

La conscience

Finalement, que ce soit la peur ou la rareté il s’agit d’un saut d’évolution de conscience, comme une reprogrammation de notre code, de notre façon de penser, d’agir et de vivre ensemble. Le temps est une des ressources clés pour voir à quelle vitesse se feront ces changements, la crise aidant, les fissures vont devenir des brèches qui finiront par éclater. Je ne vois pas de marche arrière possible, plus nous allons vers un raidissement et une pénurie, plus nous avançons à reculons, plus l’urgence et l’envie d’une autre civilisation fera sens. Elle ne fera pas juste sens, elle deviendra évidence.


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19/09/2010 at 16:27 Comments (3)

Vers septembre 2010 et au-delà!

Je sors d’une belle après-midi de réunion sur la sociocratie et l’attribut plein d’une belle énergie. Pour la petite histoire l’attribut est une association, un groupe de personne qui vit à la Réunion, partis à 3 il y a 2 ans ils sont aujourd’hui 35 membres actifs pour 135 membres, créent, vivent et animent leurs groupes en utilisant la sociocratie, le jeu du tao et en incluant les enfants dans leurs processus de prises de décision. Une belle leçon humaine d’humilité et de partage réalisée par Laurent et Lydia. Merci!

Il est temps pour moi de faire un petit point sur mes projets du moment et à venir. Ca m’aide toujours à poser un point fixe dans le temps et voir ce qu’à tel moment ou à telle époque je souhaitais faire, et pourquoi ou comment j’ai dérivé. C’est aussi l’idéal pour se projeter et clarifier ce qui m’anime en ce moment. Enfin, c’est toujours la possibilité d’inviter aux commentaires, aux synergies, à la synchronicité et à trouver des personnes intéressées pour co-créer ces différents projets.

Avec Génération-Tao:

- Continuer de tenir la Chronique des Créatifs Culturels
- Aide à la rédaction des interviews pour le Magazine
- Organisation d’événements à thème (la suite de la soirée du 23 avril: Comment créer une société d’abondance?..)
- Développement, marketing, stratégie

En dehors de Génération-Tao, j’ai aussi une vie très active (comme vous commencez à le savoir) autour des systèmes monétaires complémentaires, participer à construire la nouvelle économie. Je navigue entre des envies de communication, d’événementiel, de designer…  A la manière de la loi d’attraction, je vous invite ici à me joindre, à participer, à me solliciter, à me connecter avec les personnes justes. Ces projets me motivent au plus profond de moi, ils sont justes et plein de sens: aucun doute. L’activation et leur mise en place demandent souvent un certain investissement, toujours plus enrichissant s’il est effectué en collectif, en groupe, à plusieurs, ainsi je vous invite à me donner un feedback sur votre envie, votre besoin, une motivation qui vous est propre de partager un bout de route, de faire un bout de code ou quelques images sur un ou plusieurs de ces projets, si ça résonne en vous! Toute participation est la bienvenue, ces projets m’animent au plus profond de mon être, et sauf changement de programme, je les réaliserai, mais je souhaite les co-créer. La porte est ouverte…

Autour de la nouvelle économie – appel à la co-construction

Nombre de ces projets trouvent déjà écho dans le groupe naissant qui se constitue avec des pratiquants intéressés tous par la diffusion des monnaies complémentaires: les valeureux (je vous en reparlerai!).

- Un site de ressources: Pourquoi les monnaies complémentaires – Comment les monnaies complémentaires? Pourquoi: pour pouvoir centraliser les réponses, les documents essentiels et l’argumentation du besoin des monnaies complémentaires. Comment: pour donner les documents clés de la conception d’une ou plusieurs monnaies, les différents guides, plus destinés aux designers, architectes ou toute personne qui souhaite monter son propre système.

- Des rencontres rythmées sur Paris, à la manière des green drinks, faire battre une pulsation régulière (une fois par mois?) sur le sujet des monnaies complémentaires et de la nouvelle économie, encourager les rencontres des pratiquants, aider à créer des liens.

- Des conférences, des soirées projection de documentaires, des séminaires de formation sur ces outils, les méthodes, les techniques, les procédés: Comment créer sa monnaie? Les événements peuvent être centrés sur la question de l’évolution monétaire comme d’autres processus qui contribuent à cette dynamique du mieux vivre ensemble: la sociocratie ou le jeu du Tao par exemple. Être facilitateur entre ceux qui vivent au quotidien des expériences innovantes et un public curieux.

- Un documentaire sur les alternatives monétaires existantes: je souhaite aller sur le terrain en Europe comme au Brésil, à la rencontre des humains et ramener des images. Le but est pour moi d’abord de rencontrer ces personnes, de découvrir leur histoire, les difficultés  rencontrées, les bénéfices de leurs changements, etc… Dans un second temps, partager ces images avec une double lecture: la première est de diffuser des exemples simples et concrets de ce qui se fait, expliqué par les pratiquants: montrer qu’il existe des alternatives concrètes et vivantes, la seconde est d’avoir des grilles de lecture pour les architectes monétaires des clés de création de monnaies, qui, quoi, comment, les étapes, les règles essentielles, toutes ces petites expériences qui nous éviteront de refaire les mêmes erreurs. C’est un projet très personnel mais qui me tient ô combien à coeur pour avancer sur la route de la rencontre des alternatives.

- Un outil en ligne de village virtuel: A la manière d’un jeu vidéo, je souhaite faire le cahier des charges et aller jusqu’à la réalisation d’un site web en open source qui permette à chaque communauté d’avoir un outil qui soit le reflet en ligne de son activité physique. Mairie, Banque, Marché, chaque partie doit donner le reflet  holoptique de la communauté, des richesses existantes, la possibilité d’interagir, de voir les flux, les règles, les membres, de proposer des changements, de soumettre des propositions etc.. Ce projet est probablement le plus difficile techniquement, il demande également un certain investissement, mais sa portée est très importante par sa réplicabilité à d’autres communautés. Faites signe si vous voulez que nous unissions nos forces..

- Du design de monnaies complémentaires: avancer avec des communautés dans la création de leurs outils, je pense notamment au Tiocan, éco-lieu près de Genève où je me suis déjà rendu pour un think-tank sur la monnaie, j’y retourne fin août pour continuer le processus. Je pense aussi à L’Attribut qui a le terreau et la maturité pour développer son système. Ca peut être du coup par coup sur mesure, mais ça peut aussi être le design d’une monnaie qui pourra être réplicable pour plusieurs communautés ayant des besoins et des valeurs similaires, je pense notamment aux sites web de l’information.

- Cercle intégral apprenant: Que ce soit avec les valeureux ou en dehors, c’est bien de prôner des choses, la meilleure façon de savoir si ça marche c’est de les vivre, des les appliquer sur soi. “Be the change you want to see in the world” nous disait Gandhi. Donc ici, découverte par la pratique, créer, apprendre, tester un peu tout ça.

Voilà pour la rubrique monnaies, comme vous voyez, c’est plutôt complet, varié et ambitieux, mais je pense que tous ces points sont complémentaires et cohérents.

Projets de l’âme, projets du corps

- Continuer d’animer des parties de jeu du Tao: à Paris et ailleurs, surtout à la sollicitation: si l’envie est là, que vous pouvez réunir une table (4 à 6 personnes), je serai ravi de me déplacer pour vous accompagner dans la réalisation de vos quêtes.

- A la rentrée je commencerai la formation de la Wutao – School pour devenir instructeur de Wutao, formation en 3 ans, c’est un passage essentiel pour moi pour revenir vers le corps, dans la sensation, dans le mouvement, dans l’ondulation et la respiration. Devenir instructeur c’est aussi le goût de la transmission, de l’accompagnement et du partage.

le wutao par Imanou

- A la rentrée je m’inscris également au Centre Génération-Tao pour pratiquer de manière régulière 3 disciplines effleurées pendant mon semestre à l’accueil du Centre: Art du Combat, Wutao et Souffle alchimique. De quoi se donner, se dépenser et faire circuler et harmoniser les énergies qui m’animent pour un mieux-être certain.

- La musique… aaaah la musique. J’ai récupéré récemment mon alto qui dormait depuis trop longtemps en Picardie. Il est temps de le refaire vibrer, je cherche d’autres personnes avec qui pratiquer, partager. Après une longue pratique du classique, je serai ravi de découvrir l’univers gipsy, tsigane, plus dynamique et vivant que mes premiers amours. Ce n’est pas une priorité pour moi, mais je sais et je sens que c’est un besoin profond, me reconnecter à la musique: Vibrer.

- Le chinois. Je sens le besoin de l’écrire ici, après avoir pris un seul et unique cours ce semestre, l’envie est toujours là, le temps difficile à trouver, mais cette langue m’attire profondément, et l’écrire me permet de constater que cette envie n’est pas morte. L’investissement ici est important, on verra avec le temps comment cela évolue.

Et puis aussi

En dehors de toutes ces activités, la recherche de la société d’abondance continue de m’animer, avec cette question profonde de la rareté et de l’abondance, comment ouvrir les yeux, la tête et le coeur? Ecrire sur la transition de l’ère industrielle à l’ère de l’information: la société de la connaissance. Comment prendre conscience de l’abondance? Comment partager, comment faire confiance et évoluer vers des modèles de répartition des richesses plus généreux. La veille quotidienne sur les sujets du numérique, des nouvelles organisations, des architectures d’animation de cercle ou d’événements, les business modèles en participation libre, le logiciel libre et les libertés en général.

Avec toujours cette ambition: servir en partageant les frais fixes et en participation de don libre pour la part variable.

Vaste programme… Voilà la direction, il n’y a plus qu’à parcourir le chemin… si vous souhaitez m’accompagner, ou partager un bout, soyez les bienvenus!

En avant!


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22/07/2010 at 00:52 Comments (4)

Storyus.fr & moi, le duo prend forme

Je vous l’avais dit, j’ai rencontré Dominique Nugues via ce blog, et puis tout est allé très vite. En 15 jours nous nous mettions d’accord sur ce que nous allions faire, comment  nous pouvions interagir et cocréer une émission qui parle des flux verticaux, historiques, religieux, de conscience et d’inconscient au travers des siècles, et puis les flux horizontaux, qui sont plus ma spécialité: énergie, environnement, économie etc..

Storyus de Dominique Nugues

Quelques mois après, storyus.fr naissait et nous avons réalisé deux enregistrements. Storyus est donc l’initiative de Dominique Nugues. Grâce à l’outil radio, il navigue à la recherche d’intervenants, d’informations pour partager et éclairer les problématiques modernes en liant la culture et l’esprit, le visible et l’invisible. Il est très actif au niveau local, en Normandie, acteur social et culturel, en lien avec les actions et les politiques qui s’agitent là-bas.

Nous avons fait un premier enregistrement sur la musique, l’histoire du support musical et la numérisation, comment tout ceci a évolué radicalement depuis la naissance du bit et du digital. Rareté et abondance, comment les deux mondes communiquent et ce que cela implique pour les business model qui s’effondrent aujourd’hui comme la presse, la musique etc.. Vous trouverez

Impact du numérique sur l’industrie de la musique

Vous verrez que Dominique travaille méticuleusement et sépare les parties, en enrichissant le contenu avec des introductions, et parfois des médias, de la vidéo, du texte, des liens pour approfondir la ballade.

De ces échanges est né un partenariat, qui nous lie dans un lien réciproque de confiance, nous nous aidons, moi à communiquer sur sa radio, son travail et à le mettre en lien avec les initiatives et les acteurs qui seraient susceptibles de l’intéresser, et lui diffuse mes travaux. Dominique diffuse sur radio bazarnaom, une web radio normande sympathique.

Les monnaies complémentaires

Récemment, Dominique me recontacte pour me faire parler des monnaies complémentaires. Il a l’intuition que c’est un sujet clé, mais il ne sait pas bien en parler ou ne se trouve pas légitime pour appuyer ses idées auprès du conseil régional avec qui il a rendez-vous. Il me demande si on peut enregistrer un échange, qu’il diffusera alors à ses intervenants. J’accepte avec grand plaisir, et c’est le début d’un échange de 45 minutes sur la monnaie, l’économie, les SELs, le SOL, les subprimes, l’optimisme qui m’habite et qui me donne confiance dans l’avenir. Nous balayons d’un sujet à l’autre en zoomant du global au très local, je me perds dans les chiffres exactes du ratio de Bale, les proportions de masse monétaire et autres chiffres que je connaissais autrefois par coeur, peu importe, l’esprit est là, la couleur est donnée. A écouter tête reposée! Vos commentaires et questions sont les bienvenus!!

Les monnaies complémentaires – Interview pour storyus.fr by zoupic

Storyus – zoupic, une histoire à suivre…


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14/05/2010 at 14:36 Comments (2)

Je n’ai pas voté.

C’est dimanche, jour de vote pour les régionales, je ne suis pas allé et je n’irai pas voter. Ce billet ne sert pas à me justifier, il me sert à essayer de comprendre pourquoi je n’y suis pas allé, et pourquoi je doute sur mes envies d’y aller les prochaines fois.

Voter c’est déléguer

En votant pour quelqu’un, j’ai l’impression de déléguer mes responsabilités à quelqu’un. De me dédouaner de quelque chose, d’une tâche ou d’un devoir, qui fait que je pourrai dire que c’est l’autre qui a merdé. Donner mes responsabilités, mon pouvoir, ma confiance à quelqu’un, surtout d’une classe politique, aujourd’hui, pour l’instant, je n’y crois plus. Comment puis-je avoir confiance en cette démocratie, pourtant synonyme de tant d’évolutions, de progrès, de développement, d’améliorations, quand je vois l’état du monde aujourd’hui? Comment puis-je croire que voter pour l’un ou pour l’autre des marchands de savon va améliorer de près ou de loin l’état des choses? J’ai l’impression que ces personnes n’ont qu’une préoccupation: être élu, et ensuite le rester. Comme si c’était une place dans un fauteuil qui masse les fesses tellement agréable qu’une fois que tu y es, tu fais tout pour y rester et que l’idée de ne plus avoir ce confort serait insoutenable surtout si c’est un autre qui la prend.

Comme si le fait de faire de la politique, d’avoir un programme, de dire, d’écrire, de proposer ce qu’il faut faire ou ce qu’ils feraient leur donne la puissance et la confiance nécessaire pour faire croire aux foules qu’ils sont bons. Je ne vote pas car je ne sais pas pour qui voter, je ne vote pas parce que je ne sais pas pour quoi voter, je ne vote pas car je n’ai plus confiance.

Après toutes les magouilles financières, politiques, européenne, les rapports de force, non seulement ça me dégoute, mais en plus, la politique a perdu de vue la finalité, le sens, le pourquoi profond de toute cette mascarade.

Je ne crois plus à la politique, j’y ai bien réfléchi, si c’était une voie intéressante pour moi, qui ouvrait des possibles, des champs pour faire bouger les choses? Le constat est négatif,  plutôt que de parler et de dire ce que je ferai si j’étais élu, j’ai choisi l’action, le terrain, le concret: bref, la réalité. On verra si un jour je change d’avis.

Voter pour la Star Ac

Cette expression utilisée par le très bon Francesco Casabaldi me fait toujours autant vibrer. L’impression que parmi toutes ces possibilités, tous ces programmes de télé, le choix est de toutes façons déjà scellé par le casting de TF1. Gauche, droite, milieu, quels qu’ils soient, ça ne change pas. Ils ne peuvent pas changer car ils sont pieds et poings liés. Ils ne peuvent pas changer car ils ne voient pas autre chose que les terrains habituels.

Dire que la politique c’est comme le vote de la star ac, c’est prendre du recul et se demander ce que finalement ces personnes ont comme influence sur moi, chaque jour, dans ma vie. Sarko ou Ségo, à quelques degrés près, c’est la même soupe. Pour la plupart des français, il y a 3 fossés, oui il y a des différences, oui, il y en a plein, mais quand on prend du recul, les deux fonctionnent sur la même logique, cette joyeuse croissance, l’emploi, le pouvoir d’achat, autant de mots qu’on ne lie même plus à leur sens. Pour changer de système, pour changer de mode de fonctionnement, on ne peut pas utiliser le même système qui a créé ceci, il faut une autre possibilité, et comme le vote blanc ne compte pour rien, je pourrai aller voter pour dire que je veux autre chose que la démocratie, mais je serai simplement ignoré, alors je fais ma part en écrivant ce billet. Que ce soit Sarko ou Ségo, au final dans ma vie, ça influence à peu près autant que le gagnant de la Star Ac: je m’en fou pas mal. Dans un sens ce sera pire, ce sera plus chiant, mais c’est tellement loin de là où je veux aller, que concentrer mon énergie pour eux, pour ce combat de 1° plus chaud ou 1° plus tiède, ça ne vaut pas la peine.

La finalité de la politique: se faire élire et avoir les fesses au chaud et ce le plus longtemps possible

Démocratie, le pouvoir de la pyramide

Prenez 10 programmes différents. Imaginez que chacun a un point fabuleux qui mériterait d’être mis en place. Le gagnant passe avec 2% de plus que les autres et on achète le programme avec le vendeur, fini les concessions, le gagnant prend tout. Oubliez les 9 propositions intelligentes des concurrents, oubliez les alternatives, la douceur, et le mix. Oubliez aussi la diversité, la convergence des idées, la spécialisation de chaque parti sur les points qu’il connait bien, non, on ne peut pas éclater, atomiser un vote, quand on vote, on prend un bonhomme, son équipe, et on avale son programme de A à Z. Il y a quelque chose de profondément obsolète là-dedans, il faudra que ça change.

Le fait qu’une fois au pouvoir, le parti politique dépendent des lobbys, des forces industrielles en puissance, de ceux qui ont financé sa campagne, il ne se bat plus pour des libertés, il se bat pour les intérêts de ses partenaires et honorer comme il le peut ce qu’il a fait comme promesse et engagement à toute personne qui finirait par voter pour lui. J’ai beaucoup d’amour pour Obama, mais une fois que l’on connaît les arcanes de l’oligarchie américaine, on comprend que même Bouddha ne pourrait pas faire grand chose en poste de président. Une marionnette, un pantin, un héros de série, un mec qui divertit, qui fait sourire, qui fait vibrer, mais qui de toutes façons est coincé dans une machine qui le dépasse. Une case remplie, bien remplie, mais une case avec ses limites et des sornes. La politique n’est pas le problème en soi, mais politique et lobbys, les intérêts locaux, régionaux et nationaux des acteurs en place font qu’ils défendront de toute leur force leur siège chauffant pour ne pas perdre la place. C’est normal, c’est bien naturel, ça s’appelle la nature, la résistance, et l’envie de ne pas se faire dégager. Comme les parasites, on aimerait qu’ils partent, mais ils sont tellement bien dans ce système qu’ils sucent qu’ils ne voient pas vraiment de bonnes raisons de le laisser.

Je préfère leur laisser ce siège massant chauffant si confortable pour les fesses.

Je préfère construire autre chose, ailleurs, avec d’autres personnes, d’une autre façon.

Démocratie, combat symétrique du 20ème siècle

Entrer en politique aujourd’hui, c’est jouer contre des mastodontes, des pyramides bien ancrées dans le paysage. De puissants médias, des flyers par millions, des campagnes prints à faire palir les mecs de greenpeace. Je ne peux pas aller sur ce terrain avec mes outils. C’est stupide, lent, inutile et inefficace dans grand nombre de situations. Ca me demanderait une énergie et des alliances nombreuses avec des puissants qui ensuite me tiendrait par les couilles. Ca me mènerait dans ce même siège chauffant qui, je suis sûr, me régalerait vraiment les fesses, mais avec la même pression des mêmes touristes à côté qui viennent tous demander leur part, et les électeurs-consommateurs qui veulent tout avoir sans rien faire. Ce qui motive ceux qui y sont ou ceux qui s’y lancent: la soif de l’illusion? la soif de pouvoir? faire un tour de chaise musical? ou juste envie d’avoir les fesses au chaud? Je ne sais pas, pour moi, c’est vu, c’est une perte de temps et d’efficacité.

Conclusion

Si je résume, la démocratie, c’est pour moi un système obsolète, car le gagnant emporte tout et on perd la richesse de la diversité politique dans la réalisation du programme. C’est futile car une fois en haut tu es bloqué par tous ceux à qui tu as promis la lune et dont les vrais changements nécessaires ne correspondent pas aux intérêts financiers qu’ils défendent. C’est déséquilibré car il faut jouer en rapport de force symétrique pour y entrer. C’est une illusion car les choses ne se changent pas d’en haut, avec des grands speechs et des carnets de promesses à faire pâlir les écoles de commerce. Enfin, rêver qu’en votant pour un bonhomme ou pour un autre tout va s’arranger, c’est entretenir ma situation de consommateur électeur qui attend le messie du 21ème siècle.

Confier ma voix à un système qui rassemble tout ça, c’est faire preuve de beaucoup trop d’espoir et de reconnaissance à mon goût.

Je n’ai pas voté, mais je continue de chercher comment changer. Je cherche et je teste. Comme la vaisselle, un peu tous les jours.


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14/03/2010 at 20:52 Comments (17)

Informations sur le contenu du séminaire de la conscience d’abondance

DE LA CONSCIENCE DE RARETE A LA CONSCIENCE D’ABONDANCE

Mais au fait, qu’est-ce que l’Abondance ? « Avoir tout ce qu’il faut » pour être heureux ? Ou développer une sensation de complétude indifféremment de ce que l’on a?

Au fond de nous, règne la croyance héritée du passé « qu’il n’y a pas assez pour tous ». Cela nous pousse malgré nous à adopter des comportements de survie, surtout lorsque nous sommes confrontés à une difficulté.. Alors la « peur » prend les commandes et nous conduit à obtenir l’inverse de ce que nous voulons profondément.

Aujourd’hui que l’homme a développé les connaissances et les techniques qui lui permettent de s’affranchir des contraintes de la survie, la vie nous invite à ouvrir les portes de nos prisons mentales et à apprendre à « dissoudre » nos peurs dans la confiance et l’amour. Cet atelier propose de découvrir quelques clés pour ouvrir ces portes et exprimer notre Abondance.

Atelier de deux jours les 24 & 25 avril 2010

Génération Tao (Centre d’art et d’écologie corporelle)

144 boulevard de la Villette 75019 Paris (Métro Colonel Fabien)

    • Prendre conscience de l’attitude intérieure qui génère rareté et Abondance dans notre vie

    • 4 clés qui permettent d’utiliser « l’ordinaire » de la vie au quotidien pour développer un sentiment de complétude en nous.

Horaires : de 9h à 17h30 environ. – Apporter un snack ou un déjeuner pour les midis.

Prix :

- salle & organisation 40 euros par personne à régler à l’inscription

- stage : participation financière libre payable en fin de stage, selon les disponibilités de chacun et la richesse qu’il estime avoir reçue

Avec Philippe DERUDDER

C’est son expérience de chef d’entreprise qui l’a conduit à s’interroger sur les contradictions du système. Il démissionne et partage depuis ce qu’il a découvert « dans le désert » qu’il a traversé à la suite de ce choix.

Auteur de plusieurs ouvrages et animateur de AISES – Association Internationale pour le Soutien aux Economies Sociétales. www.aises-fr.org

INFORMATIONS ET INSCRIPTIONS:

Formulaire en ligne: http://bit.ly/djCPiG

Etienne Hayem 06 58 22 14 25 email


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10/03/2010 at 14:32 Comment (1)

Vers les monnaies libres: une alternative décentralisée au système monétaire capitaliste

Article initialement publié chez Paul Jorion.

Depuis août 2007, je suis la crise du subprime au jour le jour. J’ai cherché de blog en blog des possibilités, des solutions concrètes pour sortir de ce système. Après avoir longtemps cherché, être parti du plus bas: l’individu, et être monté jusque dans les sphères de la spéculation financière et du casino de haut vol, j’ai trouvé une possibilité d’évolution dans laquelle j’ai choisi d’investir mon énergie et mon temps: les monnaies libres.

Le yin et le yang

Les systèmes monétaires mondiaux sont tous interconnectés, l’argent comme un fluide se répand et se déplace pour aller dans les niches où il sera le plus rentable, perdant à la fois la notion de sens et d’éthique. Comme le dit Bernard Lietaer, membre du club de Rome, fondateur de l’euro, ancien haut fonctionnaire de la banque centrale de Belgique, c’est le système qui est défaillant. Avec plus d’une centaine de crises dans les 25 dernières années, le problème est systémique. Comment à partir de ce constat, construire un autre système, ou un système plus résilient?

Si la mondialisation et l’unification des monnaies avait un but de performance et de simplification, il est nécessaire aujourd’hui de reconnaître et d’accepter que ce système ne fonctionne pas convenablement. Comme un monopoly, il se joue avec un début et une fin, et la structure du jeu nous mène inexorablement vers l’enrichissement d’une partie des joueurs face à l’endettement de l’autre partie. Notre système capitaliste qui a pour base simple la rentabilité et la multiplication des capitaux par son interconnexion croissante grâce à la modernisation des technologies de l’information accélère le rythme de la partie, et avec elle la fréquence des crises. D’après des recherches dans la durabilité des systèmes complexes, il faut trouver un équilibre entre performance et résilience. Jusqu’à aujourd’hui, nous avons réduit continuellement la résilience et la diversité des systèmes pour s’orienter uniquement vers la performance, au prix de nombreuses crises ravageuses. Comme le panda, ne mangeant que du bambou se retrouve très fragile lorsque son unique aliment est décimé, si on lui apprend à diversifier son alimentation, il résistera mieux aux aléas de la nature.

Si le système en place représente le yang par sa force dominante, sa puissance et son développement, les monnaies libres ou monnaies complémentaires peuvent représenter le yin qui donnera à notre système une deuxième jambe quand la première casse, un plan B. Le WIR né en Suisse en 1933 en est le plus vieil exemple: suite à la grande dépression, les entreprises se solidarisent et créent une monnaie d’échange basée sur la solidarité: Wir signifiant nous en allemand, ou WIR comme Wirstchaft signifiant économie. Par le manque d’alternatives à l’époque, ce processus permet aux entreprises de continuer à échanger malgré la pénurie de monnaie traditionnelle. Depuis presque 80 ans, ce système a servi de plan B dès que le franc suisse a connu des faiblesses, les échanges se déroulant dans la monnaie la plus stable.

Les monnaies libres, outil de démocratisation de la monnaie

Comme les blogs ont permis aux particuliers de devenir médias, les monnaies libres sont l’opportunité pour les collectivités locales, communautés et pour l’économie sociale et solidaire de se doter d’un système monétaire complémentaire, défini selon leurs besoins. Depuis 1971 et le décrochage du dollar de l’étalon or par Nixon, on sait que l’argent n’est plus rattaché à aucun métal précieux. Sa valeur est donc uniquement dans la confiance que nous avons dans le système, et de trouver un interlocuteur qui accepte le billet contre une marchandise bien réelle. Techniquement, un système monétaire peut être fait à partir d’une feuille de papier et d’un crayon, d’une feuille de tableur partagée, ou pour les plus modernes, d’un système d’information bien organisé. En Afrique, la plupart des habitants n’ayant pas de comptes bancaires, c’est le téléphone et les crédits mobiles qui servent de moyen de paiement. De ce fait, il devient relativement accessible techniquement pour tout groupe de personne de se doter de la tuyauterie pour pouvoir mesurer, échanger et comptabiliser les échanges.

De la même façon que de nombreux blogs ont permis d’apporter de la fraicheur dans l’horizon des médias, les monnaies complémentaires sont en train d’éclore comme autant d’alternatives locales décentralisées pour permettre les échanges au fur et à mesure que la panne sèche s’annonce. Déjà 4000 monnaies complémentaires fonctionnent dans le monde et sont autant d’expériences d’autres systèmes d’échanges et de mesure des richesses. De nombreuses monnaies locales permettent de stimuler les échanges régionaux et de protéger la fuite des capitaux vers les vortex captateurs que représentent les pompes capitalistes sous toutes leurs formes. En France le sujet connaît de plus en plus de succès avec des initiatives comme en Ardèche ou à Villeneuve sur lot avec les abeilles, le SOL ou encore le RES en belgique.

Comme GNU-Linux, c’est pour moi une évolution inévitable: une grande philosophie directrice et de nombreuses applications variant selon les territoires, les valeurs et les priorités locales.

La monnaie, accord multilatéral d’une communauté de jouer à un jeu

La monnaie n’est que le média de l’échange, la confiance est celle que nous avons dans le système, dans ses garde-fous, dans ses utilisateurs. Il semble que cette confiance ait tendance à dégringoler à vitesse toujours croissante au fur et à mesure que le rideau de fumée qui nous séparait des hautes sphères de la finance se lève et révèle au plus grand nombre la réalité des pratiques qui font tourner les bourses de ce monde.

Si vous ne leur faites plus confiantes, faites vous confiance! D’un accord commun d’essayer autre chose, les joueurs peuvent s’organiser pour créer les règles du jeu auquel ils souhaitent participer. Et si on arrêtait le monopoly pour découvrir autre chose? Et si le but n’était pas d’être le plus riche? L’intelligence collective que nous pouvons mettre en place est ici sérieusement à l’épreuve, la monnaie n’étant qu’un outil, ce sont bien nos intentions profondes que nous remettons en lumière quand nous nous interrogeons collectivement sur l’intention que  nous plaçons dans notre monnaie: quelles sont nos valeurs, quelles sont nos richesses, que souhaitons nous promouvoir, quel est le but de ce système complémentaire? Comment faire? Quelle sont les règles d’émission de la monnaie, et son circuit? Qui émet? Quelles sont les limites de richesses possible? L’argent travaille-t-il? Touche-t-on des intérêts si on immobilise une somme? Les sommes qui transitent sont-elles transparentes? La monnaie est-elle fondante?

C’est là la vraie racine du problème: les règles, le code de la monnaie, ses degrés de libertés, son intention, son éthique. Quel code pour quel fonction? Nous connaissons désormais les paramètres de l’équation que le capitalisme a oublié, à chaque communauté de composer un savant mélange pour représenter au plus proche de la réalité ses richesses, en respectant la terre, les ressources limitées, l’environnement et en favorisant ce qui n’était pas pris en compte dans le système qui agonise sous nos yeux.

Entrez dans le flux, faites tourner

Repenser la monnaie, c’est comme repenser le sang qui nourrit les différents organes du corps en oxygène. Il s’agit de penser à des propriétés et des circuits qui approvisionnent tous les organes et qui promeuvent le mouvement, la circulation et empêchent la stagnation et l’accumulation. En médecine, toute accumulation est synonyme de maladie, comparez la sous-monétisation de nombreux pays par rapport aux concentrations dévastatrices du coeur du système permet de comprendre ce qu’il faut éviter. Si la monnaie telle que nous la connaissons, définie par les règles capitalistes entraînent un effet de vortex ou d’aimant, avec la loi de Paretto en démonstration, il s’agit ici d’encourager la circulation des richesses, leurs fluidité et de remettre l’argent et la monnaie à la place de média, représentant les richesses réelles et non comme richesse en tant que telle.

Dans le fond, tenter les monnaies libres, ce n’est pas utiliser un outil miracle, ce n’est pas changer de système, c’est penser une autre manière d’être et de vivre ensemble, de reconsidérer la richesse et l’échange afin qu’ils servent l’humain et la planète dans toutes leurs dimensions. C’est aussi une manière d’arrêter de critiquer vainement le haut de l’oligarchie de Simon Johnson et de se retrousser les manches pour mettre en application concrète d’autres systèmes d’échanges.


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08/03/2010 at 17:49 Comments (0)

Quelques conseils pour la vie du groupe

Voici un texte qui était l’un de mes derniers mails au Bureau Des Associations (BDA) de l’istec, en quittant mes responsabilités dans la vie associative après 5 ans d’activité. J’ai retouché un peu l’original pour qu’il soit plus grand public et moins privé. Ce n’est pas seulement le résumé de mon expérience dans les cercles associatifs, cela représente la somme de mes expériences et ressentis d’étudiant. Ce sont aussi des règles de vie qui sont valables dans un contexte quotidien.

1) Restez soudés quoi qu’il arrive
Parce que la pression extérieure sera forte, le courant sera fort, pendant votre périple, au fur et à mesure des événements, c’est en restant soudés et en communiquant bien entre vous que vous aurez la légitimité et la crédibilité dans toutes vos actions. N’oubliez pas que vous faites ça pour le plaisir et que vous êtes ensemble dans le même bateau. Mais le premier cercle, c’est le votre et nombreuses seront les pressions extérieures qui essayeront de trouver des failles et d’y entrer. L’unité doit être votre force première.

2) Anticipez et facilitez vous la vie
Parce qu’une belle montagne de taff fait peur quand on s’y prend au dernier moment, profitez des outils de management collaboratif à votre disposition: Google docs – Google agenda pour relayer toutes les tâches simples à l’informatique avec les rappels, et aussi pour garantir une accessibilité H24 à vos documents pour vous et pour les autres. Jouez avec le terrain, faites vous un mail commun que chacun reçoit, organisez bien le partage de vos informations afin de mettre toutes les chances de votre côté. Organisez vous, répartissez les tâches, les responsabilités, les modes de gouvernance et de décision. Définissez les bases et les codes, activez les réflexes.

3) Gardez du recul et un pied en dehors
Même si vous êtes investis corps et âme dans votre projet, de temps en temps n’hésitez pas à prendre du recul et à vous rappeler ce que vous faites, les autres projets similaires qui existent, la situation environnante, les voisins, le contexte, le moment, la direction. C’est important parfois de lever la tête un peu au-dessus pour voir venir. Pouvoir alterner terrain et anticipation, coupler une vue long terme avec les projets à court terme.
Un pied en dehors c’est l’équilibre, c’est le monde extérieur. Vous êtes à fond dans ce que vous faites, et c’est génial, n’oubliez pas que la vie continue ailleurs et que votre projet n’est pas grand chose par rapport aux forces en présence à l’échelle d’une nation. Parfois ça vous permettra de relativiser et de souffler un coup de vous dire que finalement, on est bien peu de choses.

4) Prenez du plaisir à faire ce que vous faites
N’oubliez pas que vous êtes dans les meilleures années de votre vie (chaque année qui passe est la meilleure année de votre vie). Vous êtes jeunes, beaux, frais, drôles et engagés. Toutes les difficultés que vous rencontrerez vous paraîtront embûches et pièges mais pensez à la suite de votre vie, une armure qui fera que dans vos expériences, ça ne vous fera pas peur parce que vous aurez déjà vécu cette épreuve à l’époque. Donc dites vous que tout ceci n’est qu’un exercice, un bac à sable, un laboratoire à erreurs, un centre d’entraînement, et que même si ça merde, bah on a le droit aussi et c’est en faisant des erreurs qu’on apprend. Pensez le pour vous et pour les autres. Même si je préfère le côté pro et sérieux  au côté fun et Youhou, instaurez un climat de confiance et une ambiance sympa pour vous faire plaisir et ne pas vous dire que ce que vous faites, volontairement, vous fait chier d’avance. Vous serez bien meilleurs si vous vous amusez et vous transmettrez de bien meilleures énergies.

5) Faites ce que vous dites et dites ce que vous faites (c) Jean-Luc Brett
La communication est la clé de tout. Dites ce que vous faites pour informer les autres, c’est facile à mettre en place avec les mails partagés, mais aussi les actions terrains, laissez une trace de vos actions pour les autres. Et faites ce que vous dites, une image vaut mille mots, un exemple vaut mille images. Si au lieu de dire aux autres ce qu’il faut faire, vous montrez l’exemple, ça porte beaucoup plus de valeur que de dire quelque chose et de ne pas le faire. Ca rejoint un peu le “ne faites pas aux autres ce que vous n’aimeriez pas qu’on vous fasse”. Car vous serez à la fois profs et élèves, maître et étudiant, modèle et camarade, responsable et ami, chef et pote, si vous voulez pouvoir garder une bonne crédibilité par rapport à ceux à qui vous donnez des ordres ou des consignes, essayez de vous l’appliquer. C’est une des règles connes à dire, mais tellement importante.

6) Soyez fiers, soyez humbles
Sachez vanter votre projet, votre aventure, votre investissement et partager votre passion. Votre fierté guidera votre volonté à vouloir faire mieux, votre ambition à vous dépasser et à aller de l’avant.
Sachez écouter et vous faire petit quand c’est le moment. Nous ne sommes dans le fond qu’une poussière dans le grand jeu de la Vie.

7) Installez votre leadership par la légitimité : soyez justes et équitables
Ça renvoie un peu au film de 12 hommes en colère : le bon manager. Pour pouvoir assoir vos décisions, votre légitimité, vos responsabilités, expliquez votre décision  finale par rapport à votre réflexion. Chaque problème entraîne une analyse, qui entraîne une conclusion, donnant sur une décision. La décision fait partie d’une stratégie, qui peut être bonne ou mauvaise, judicieuse ou préjudiciable, on ne le sait pas au moment où on la prend, en tout cas il y a souvent de bonnes raisons guidant cette stratégie. A vous d’expliquer votre démarche, votre réflexion, votre stratégie, et de demander pardon si au final la stratégie n’était pas la bonne, tout le monde peut se planter. Demandez de l’aide si vous ne savez pas.


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26/02/2010 at 18:28 Comments (0)

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