zoupic – le propre de l'Om

Création du futur: il est temps de passer au prochain stade de l'Humanité

Tes amis sont mes amis, alors partageons! Open House wants to live!

 Mon rêve : partager un maximum de choses avec un maximum de gens : avoir accès à tout ce dont j’ai besoin

Si on me demandait aujourd’hui ce qui m’intéresse le plus : démonétiser et faire entrer dans l’économie du partage un maximum de chose. Alors l’avantage c’est que je ne suis pas seul à oeuvrer dans ce sens, par exemple, voici un projet que je porte en mon cœur depuis longtemps : Mus Open. Le but : lever de l’argent pour enregistrer en licence Creative Commons des disques de musique classique qui sont déjà libres de droit mais qui, puisqu’ils sont enregistrés par les Majors ne le sont pas dans les faits et donc télécharger un album. En finançant ce projet, vous libérez la musique pour tous, pour toujours.

Qu’est ce que je peux partager sans argent?

Je n’ai pas besoin d’argent, j’ai besoin des choses que l’argent peut acheter, mais si quelqu’un peut me le prêter, le partager avec moi ou m’en offrir l’accès, alors je peux largement diminuer mes besoins en argent. Voici donc la liste des bien matériels que je peux prêter ou dont je peux partager l’accès :

- mon appartement
- ma machine à laver
- ma guitare
- mes livres
- mes DVD
- mon écran 22″
- mon wifi

Partager ces biens ne me coûte rien, je ne souhaite donc pas de rétribution monétaire. Je souhaite juste que ce soit fait auprès de personnes de confiance : mes amis. Je sais que je peux partager avec mes amis sans soucis car ils respecteront ces affaires comme si c’était les leurs. En échange, je demande à ce qu’ils me donnent accès à ce qu’ils  peuvent partager avec moi.

J’ai besoin que vous me demandiez pour l’accès et les dates, pour qu’on s’arrange et qu’on s’organise. Si vous n’êtes pas encore mes amis, j’aimerai que vous me demandiez pour qu’on le devienne et je souhaite vous faire confiance pour partager avec vous.

J’ai également besoin que vous ne le partagiez pas qu’avec moi mais que vous invitiez vos amis à le faire. Pas tous, ceux qui sont sensibles à ce genre de démarche et qui sont prêts à jouer le jeu. En gros, ceux en qui vous avez confiance.

Vous définissez ce que vous pouvez partager, ce que vous avez envie, vous pouvez changer à tout moment, vous êtes libres.

Open House : faites comme chez vous /-)

L’intérêt : partager mon logement et les biens dont je ne me sers pas 100% du temps, avoir accès à d’autres endroits et d’autres biens qui pourraient me servir de temps en temps.

Un esprit : Ensemble on est plus riches, c’est l’esprit du partage! J’y contribue par mes valeurs, le respect que je mets dans chaque échange, prêt, accès et la confiance que je donne à mes amis.

3 Valeurs : Partage, Respect, Confiance

Partage : on est plus riches ensemble, plus je partage plus je suis riche.
Respect : je prends soin des affaires qu’on me prête, des espaces qu’on m’ouvre.
Confiance : je connais mes amis, je sais que je peux leur faire confiance.

Qu’est-ce qu’on compte, qu’est-ce qu’on ne compte pas?

> La quantité que vous partagez n’a pas d’importance, c’est l’esprit du Partage qui compte
> Le nombre d’amis que vous invitez n’a pas d’importance, c’est la qualité de votre Confiance en eux qui compte
> Le nombre de fois où vous jouissez des accès chez les autres n’a pas d’importance, c’est votre Respect à chaque fois qui compte

Des règles

> Il est interdit de monétiser quoi que ce soit, ce projet est à but non lucratif
> Chacun est libre de choisir ce qu’il souhaite partager ou non
> Celui qui ne partage plus rien n’a plus accès

La communauté co-optée et reliée :
Quand j’invite un ami je lui donne un peu de ma confiance. Je suis en partie garant de mes amis et je réfléchis à deux fois avant de les faire entrer dans l’Open House.

L’accès aux comptes se fait par l’email, coopté par 2 personnes au moins. 1 compte = 1 personne = 1 Numéro de téléphone = 1 ID

Au début je ne peux échanger qu’à un cercle de distance autour de moi. Passés quelques échanges, je peux emprunter à 1 cercle d’écart, puis deux. A chaque échange avec des cercles plus loin, je peux demander aux intermédiaires de me valider/recommander (comme sur viadeo) et alors ils m’ouvrent leur cercle d’amis.

Chaque partage est qualifié par une note de 0 ou 1 qui contribue à construire mon capital Confiance.
Chaque partage est qualifié par une note de 0 à 10 qui contribue à construire mon capital Respect.

Mon capital Confiance m’ouvre de nouveaux cercles et me donne accès à de nouveaux biens/lieux.
Mon capital Respect augmente mes chances d’échanger/de partager/d’avoir accès.

Quand une personne valide son Respect pour moi et sa Confiance pour moi, elle m’ouvre à son cercle d’amis. Son cercle d’ami verra que c’est elle qui m’a validé.

On peut jouir mais pas profiter.

Chacun reste souverain et responsable dans les échanges qu’il fait et les accès qu’il donne aux autres. Il ne s’agit pas ici de fuir ses responsabilités et de prêter tout ou n’importe quoi à n’importe ou d’accuser la plateforme. Chacun est grand et choisit, en conscience, s’il souhaite ouvrir sa maison ou non.

Bref, c’est quoi ce délire?

Pour l’instant, Open House ce sont des mots sur une page, un rêve, un projet. Un jour il prendra peut-être forme pour devenir réalité. Qu’en dites-vous? ça vous parle? ça vous tente? utopie? A vous de me dire!

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16/04/2013 at 23:13 Comments (4)

Manifesto pour la reliance des causes communes

Suite à la soirée sur le Domaine Publique qui avait lieu hier soir au Centre Pompidou pour célébrer l’arrivée à terme des droits de certains auteurs, j’ai découvert que le domaine public n’existe pas en droit. Rassemblés autour de Comunia, Savoirs Com1, la Quadrature du Net, l’Open Knowledge Foundation et d’autres organisations qui promeuvent la défense du domaine public, de l’internet libre, des logiciels libres, j’ai appris l’inexistence du Domaine Public : il n’est même pas nommé. On suppose son existence par l’extinction des droits d’auteurs mais il n’est pas nommé. Nul part en droit français. Rien. Niet. Nada.

Difficile de créer une société du partage quand notre droit représente aussi bien les intérêts individualistes, les intérêts privés mais omet, ignore et ne nomme pas cette chose aussi essentielle et vitale qu’est le Domaine Public.

Le Domaine Public appartient à tous. Ainsi nous devrions tous nous sentir concernés lorsque nos bibliothèques, nos juristes, nos gouvernements, nos lobbys parlent, légifèrent et décident de ce grand pot commun de l’humanité qui devrait être inaliénable.

C’est ce que tentent de faire les licences Creative Commons avec notamment la licence Creative Commons 0, une sorte de carte de don d’organe ou je demande que l’on verse à ma mort toutes mes œuvres dans le domaine public… mais cela ne suffit pas.

C’est ce pour quoi Aaron Swartz s’est battu, c’est ce pourquoi beaucoup d’autres se battent… libérer la connaissance et la verser dans le pot commun, pour que les bases de données scientifiques, les anciens recueils, les photos de la Joconde, les images des grottes de Lascau, les œuvres soient accessibles et utilisables par tous, aussi bien scientifiques du MIT que pays en voie de développement. De nombreuses propositions concrètes existent pour faire évoluer la situation : que l’on réduise le droit d’auteur pour augmenter le partage, la diffusion de la connaissance et le partage de la culture par exemple.

Nous devrions tous être concernés lorsque l’on parle du domaine public, nous devrions tous être sensibilisés et sensibles à cette ressource qui est la propriété de tous et d’aucun.

Je vois la transversalité dans ces causes, les mêmes fondements que ceux que je retrouve dans les mouvements des monnaies complémentaires au code libre, transparent et modifiable par les utilisateurs. Je vois les mêmes valeurs que celles qui nourrissent l’ESS, de Terre de Liens, de la NEF et biens d’autres coopératives qui créent une économie qui a du sens basés sur des liens humains. J’y retrouve les mêmes valeurs que ceux qui se battent pour ce grand Bien Commun qu’est la Neutralité du Net. J’ai ressenti la même volonté chez les indignés et les anonymous qui par milliers se sont levés pour dénoncer les limites criantes et l’hérésie du système en place qui réduit les droits et espaces de libertés. Je sens les liens également avec la montée du Parti Pirate et des défenseurs des logiciels libres et du partage. C’est évidemment la même source qui nourrit les partisans du revenu de base, ce revenu minimum pour tous. Je trouve la même dynamique que celle qui motive la défense du brevetage du vivant, la protection des semences… Les mêmes valeurs encore qui sous-tendent le Forum Social Mondial, l’émergence et la reconnaissance de la Société Civile.
Je vois les mêmes valeurs encore que celles des défenseurs de l’écologie, des indiens d’Amérique ou d’ailleurs qui défendent la Terre, l’Eau, l’Air, les forêts… comme Biens Communs de l’Humanité.

Au-delà des différences apparentes, il y a des choses que nous avons en commun, ces choses, ces causes, ces sujets qui nous relient et nous rassemblent, ces valeurs qui nous ré-unissent.

J’ai choisi de me spécialiser dans les monnaies car c’est pour moi un sujet qui me semble central et stratégique pour débloquer la rareté artificielle et les comportements individualistes, pour sortir de la compétition des uns contre les autres et du sentiment de séparation. En même temps je soutiens, encourage, lis et relie les branches voisines, mes coopérateurs et coopératrices qui œuvrent pour les combats similaires et parallèles qui défendent, améliorent et libèrent les autres branches de notre société vers plus de partage, plus de liberté et plus de bon sens.

Il est temps de relier les causes communes et de réunir les forces encore trop dispersées.

Je ne connaissais pas Aaron mais son combat est le mien, je me reconnais dans son action et son indignation. Je me reconnais dans sa vision, je me reconnais dans les autres causes que j’ai citées plus haut car elles contribuent toutes à plus de libertés individuelles et collectives et elles contribuent à plus de sécurités pour l’individu et pour les communs face aux intérêts privés.

Nous sommes quelques groupes à défendre, de plus en plus nombreux, à pousser, à faire avancer chacun dans notre silo : le droit, la mentalité, les pratiques pour qu’un nouveau paradigme puisse émerger, reconnaissons-nous et aidons-nous à faire émerger les causes des uns et des autres, nous partageons les mêmes valeurs fondamentales, nous défendons les mêmes causes.

  • Je choisis et recommande la non-violence comme principe essentiel d’action car toute violence sur l’autre est une violence que je m’inflige à moi-même dans cette conscience que je ne suis séparé de l’autre qu’en apparence.
  • Je choisis l’action créative et la coopération pour développer et mettre en place de nouveaux modèles qui rendent les anciens obsolètes.
  • Je choisis le dialogue, la confiance en la justesse de mon action et la patience lorsqu’il est nécessaire de faire évoluer l’existant.
  • Je choisis de sensibiliser, expliquer et former aux pratiques du partage, à la notion de Domaine Public, de Biens Communs, de brevetage du vivant, de bio-piraterie et je soutiens les organisations qui œuvrent dans ce sens.
  • Enfin je choisis la désobéissance civile en conscience et le droit à l’expérimentation lorsque la loi est dépassée, contraire aux intérêts de l’Humain

 

Le Domaine Public, les Biens Communs de l’Humanité doivent être reconnus et défendus par Tous et pour Tous!

Faisons rentrer le Domaine Public dans nos textes de lois!
Chaque pas, chaque victoire d’une de ces organisations, de ces causes contre les intérêts privés et égoïstes est une victoire pour Tous.
N’attendons pas une nouvelle Hadopi, un nouvel ACTA, un nouvel Aaron pour agir et ouvrir les yeux sur cette monétisation grandissante et perpétuelle de l’argent-dette sur notre Culture, nos Communautés, notre Terre, nos Œuvres et nos Vies pour promouvoir, défendre et développer nos libertés fondamentales!
Nous l’emporterons sur nos propres parts égoïstes, car notre Nature profonde nous montre l’exemple et le chemin… il n’y a qu’à suivre notre Cœur.

En avant les communs!

// Quelques manifestos.. à compléter!
Public Domain Manifesto
Guerilla Open Access Manifesto
Le Manifeste de Savoirs com1
Manifeste pour la récupération des biens communs
Manifeste pour la protection de notre héritage génétique
Manifeste sur l’avenir des semences

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01/02/2013 at 20:21 Comments (3)

Protected: Les monnaies complémentaires

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25/01/2013 at 18:08 Comments Hidden

Notre système économique est incompatible avec qui nous sommes

Hier soir dans le cadre du colloque sur l’évolution de la Conscience, j’assistais à ma deuxième rencontre avec Erwin Laszlo, fondateur du Club de Budapest qui était en dialogue avec Andrew Cohen.

 

Suite à une incroyable déclaration appelée sentiment de l’Akasha “comment savoir si ma conscience évolue“, Erwin Laszlo nous a réuni par les mots, par la force de leur sens, par la vérité qu’ils transportaient. Un réveil, un éveil, une prise de conscience collective s’il en était besoin, que nous ne sommes qu’un, voici les premières lignes :

  1. I am part of the world. The world is not outside of me, and I am not outside of the world. The world is in me, and I am in the world.
  2. I am part of nature, and nature is part of me. I am what I am in my communication and communion with all living things. I am an irreducible and coherent whole with the web of life on the planet.
  3. I am part of society, and society is part of me. I am what I am in my communication and communion with my fellow humans. I am an irreducible and coherent whole with the community of humans on the planet.

Je suis partie intégrante du monde. Le monde n’est pas à l’extérieur de moi et je ne suis pas extérieur au monde. Le monde est en moi et je suis dans le monde.
Je suis partie intégrante de la nature et la nature fait partie de moi. Je suis ce que je suis dans ma communication et ma communion avec tous les êtres vivants. Je suis un Tout cohérent et irréductible avec le réseau de la vie sur la planète.
Je suis partie intégrante de la société et la société fait partie de moi. Je suis ce que je suis en communication et en communion avec mes confrères humains. Je suis un tout cohérent et irréductible avec la communauté d’Humains sur la planète.

L’héroïsme et le patriotisme, à partir du moment où ils s’affirment érigent des barrières entre moi et moi. La compétition et l’individualisme sont des armes de destruction massive en moi et avec mes pairs.

La preuve de mon action et de ma reliance avec mes semblables s’exprime par mon engagement à partager.

Le dualisme de Descartes, Gallilée et Newton nous a longuement séparé dans les apparences. Il a séparé l’Humain de la Nature alors que nous ne sommes qu’un, nous sommes la Nature et la Nature est en Nous.

A partir de cette compréhension, de ce ressenti profond que nous sommes les parties en apparence  séparées d’un même corps, la compétition est une arme redoutable de guerre entre moi et mon corps, entre mes semblables et moi.

Assez des apparences, assez de la dualité

Puisque nous sommes Un, je n’ai plus à avoir peur des personnes qui pourraient être mes concurrents, mes peurs sont simplement mes peurs de ne pas être assez bon, de ne pas “gagner” assez d’argent, de ne pas avoir “assez” si jamais..

Aujourd’hui, je dépose mes peurs liées à l’argent et à mon insécurité personnelle et m’engage à coopérer avec chaque Humain et avec les êtres vivants pour co-créer le monde, le réseau, le tissu de coopération nécessaire au fonctionnement de notre Corps commun et collectif.
Je vous invite à en faire de même, à déposer les armes.

Cette posture de l’intégrité est profondément incompatible avec un système économique qui encourage la concurrence et la compétition. Elle vient remettre des barrières en permanence entre moi et mes confrères.
Cette posture de cesser la dualité est difficilement compatible avec la mentalité et l’enseignement transmis dans les pays en guerre, dans la politique de la peur, dans les écoles de commerce et dans les guerres de chapelle. Assez.
Être Humain, pour moi c’est reconnaître ma reliance et mon appartenance à ce monde comme part de ce monde.
Être Humain, pour moi c’est faire le nécessaire pour lever les barrières qui me séparent et m’érigent contre des parties de moi.
Il est temps.
C’est ce dont le Bouddhisme parle avec le mot : Inter-Être. C’est ce qu’Ubuntu veut dire : je suis parce que nous Sommes.

J’appelle au changement de regard, j’invite à regarder derrière les apparences de séparation pour retrouver, sentir, toucher et affleurer cette sensation, ce sentiment, cette certitude que nous sommes liés.
J’appelle à la création d’un système économique qui favorise, reconnaisse et encourage la coopération.
J’appelle et j’invite à la création d’un mouvement européen qui favorise l’économie du don.

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14/10/2012 at 09:24 Comments (3)

Une économie de pollinisation, pour moi c’est..

J’étais et j’ai participé au Forum Ouvert de l’institut INSPIRE pendant 2 jours sur l’île de Porquerolles. Pour se chauffer avant l’événement, Emmanuel Delannoy nous a demandé de préparer un texte sur l’économie de pollinisation et chacun y a mis un peu de lui. Voici, 1 mois après, mon texte :

Nous sommes Vivants, nous sommes le Vivant

Le Vivant nous inspire, le Vivant est inspirant. Il faut dire qu’avec son ancienneté et sa grande capacité d’évolution, nous avons à apprendre de cette intelligence qu’est la Vie avec un grand V, la Nature avec un grand N dont notre Humanité avec un grand H nous rappelle que nous sommes partie intégrante de ce grand Tout.
Pour moi une économie de pollinisation est une économie dans laquelle nous nous complétons, chacun trouvant son don si spécial qu’il ou elle a à donner aux autres.

Plus on se rapproche de la nature et plus on observe un don et un partage illimités…
Nous les hommes avons inventés les chiffres pour compter et monétiser tout le vivant, mais qu’emmenons nous après notre mort ?
A contrario, que laissons-nous derrière nous ?
On dit que l’on est riche de ce que l’on donne…
On dit que l’on nous a fait don de la vie et que ce que nous offrons aux autres est notre cadeau en retour …
Et si nous comptions moins ce que nous donnons, et si nous donnions plus ce qui compte ?

Pour moi, une économie de pollinisation, c’est aussi un espace de coopération géant où les frontières sont inexistantes, où chacun peut aller et naviguer d’un espace à un autre afin de trouver la place où il se sent bien, avant de repartir ailleurs …

S’inspirer du vivant c’est aussi se baser sur la non-violence et la coopération inter-espèces : chacun existe grâce et avec les autres. Seuls nous ne sommes rien.

L’économie de pollinisation ?

Avec la fluidité d’Internet, la réduction des coûts, la tertiarisation de l’économie, le travail à distance et l’oppressante nécessité d’arrêter de nuire à notre environnement, il me semble que c’est l’option la plus intéressante et, à vrai dire, la seule, qui s’offre à nous afin de nous mettre en harmonie avec la grande symphonie de l’Evolution.

Quand l’Homme arrêtera-t-il de lutter contre le courant de ce qu’il Est et du Monde auquel il appartient ?

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10/10/2012 at 18:00 Comments (0)

Running for TED Prize, I have a Wish

Following my TEDx Talk in La Défense 14th June, Didier Chambaretaud got me motivated and proposed me to do the TED Prize competition 2013. After taking my time and thinking how to enter this new challenge, here is my choice in this new path.

About TED Prize

Individuals give their inspiring Wish to change the world and an action plan to make it real in 3 years. There is 1 million$ to win in order to help the project’s development. What is expected from these extraordinary individuals : vision, charisma, leadership & pragmatism. The wish needs to be ambitious. These individuals need a distinguished Trackrecord aswell as an existing organisation to develop the Wish :

My Wish is to empower Humanity to create diversified monetary systems, guided, set-up, controlled by Human Holistic Values.

In order to develop this creative idea, the project must be collaborative and extend your own work. TED & the different communities will help create the project core infrastructure. The 3 biggest criterias are past accomplishments, Strength of the Wish & the Execution Plan.

There are two ways to get nominated : proposed yourself or get proposed by other people. As I’m young and new in this kind of projects, I need your help : I’m asking you to propose me for the TED Prize 2013.

Etienne @ La Défense

One of the specificity required in order to win is collaborative work, I think I’ve shown this already with my work in my business school where i was in lead of the clubs. I also covered this part with all my video games activities. My last actions in this kind of field is all I created with SEML (Sweet Electronic Music Lovers), this Music community driven by a spirit & the community.

I might be young but I believe in what I do. I might be young but I believe in who I am. I might be young but I know the strenght of my wish, there is nothing more powerful to me then heal humanity in its illness about money and monetary system. We need to find back Values, to set these values together, to speak about it, to define and configure systems that respect us, humans aswell as the Earth.

We need to transcend our fear of not having enough. There is enough on this earth for us all :  we need to open our eyes to see it, open our brains to organize it and open our hearts to share it.

I might be young, but the cause I’m carrying can’t wait.

Some brazilian complementary currencies notes

 

Your vote can contribute to show my motivation and my ability to convince people.
I hope you can support me and the cause of diversified monetary systems!

Here is the link to the page to nominate me. Choose your own reference and link the video you want, I’m not running for quantity, just for authentic & qualitative support.

It is essential to me and it makes me infinitely happy to walk on this path.
Thank you from the bottom of my Heart.
Etienne Zoupic

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29/08/2012 at 16:07 Comments (0)

J’ai un cadeau musical pour vous

Dès que j’ai entendu Chloé Cassandre chanter chez Adel, j’ai eu envie de partager et faire découvrir cette vibration que j’ai ressenti quand elle chante. Sa voix, sa nudité, sa générosité. Ce Don. L’envie de la faire connaître. L’aider à fleurir dans d’autres champs avec plus d’espace, plus de soleil et plus d’eau.

L’idée était de filmer Chloé dans un milieu naturel, en profitant des pianos dans la ville “Play me I’m Yours”. Après un échec cuisant devant le piano en face du café Chéri(e) dont les touches blanches sont restées entièrement collées suite à l’humidité, nous finissons par faire un duo de piano chinois. Exotique, sympa, mais ce n’est pas ce qui était prévu..
Ne renonçant pas, nous prenons la direction du Parc de Belleville pour enregistrer quelques chansons. Nous arrivons au piano qui est entouré du groupe de gospel qui termine sa répétition. Un Summertime plus tard et Chloé fait une entrée remarquée, les bras croisés. L’espace s’ouvre et l’invitation lui est faite de jouer ses morceaux. Au milieu d’un mélange familidominical, Chloé a d’abord envoûté la foule avec sa reprise de Satie. Rejoint par Francisco Cordovil, guitariste tranchant et bien aiguisé, le duo saisit tout de suite l’attention de l’auditoire. Les visages sourient, les jambes balancent, le groupe de gospel est scié. On lui demande son nom, où on peut la retrouver. L’onde diffuse, la magie fait son effet. Deux chansons plus tard, il est déjà temps de lever le camp pour aller  chez Adel où ils joueront le soir même.

 

Chloé & Francisco

Sur la route,  une envie, un défi. “Ca vous dit de jouer Marlon Brando en marchant?” Je les libère de leurs sacs, je prends la housse de guitare et c’est parti ça tourne, les cigarettes fument encore, j’allume la caméra.

 

 

Le naturel et l’authenticité l’emportent, il n’y a rien à faire, juste les suivre, ce sont eux qui vont guider la chanson et la caméra. Le reste se fait tout seul. C’Est. A peine la prise terminée, j’ai conscience de la chance que j’ai et du moment que nous venons de vivre. L’expérience est réussie, c’est dans la boîte.

Il n’y a plus qu’à vivre un dimanche soir chez Adel pour clôturer et fêter le tout.

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11/07/2012 at 00:41 Comments (0)

Consommation ou partage collaboratif?

Suite à la lecture de l’article d’Hubert Guillaud sur Internetactu.net qui de façon plus large traite d’usage et de mésusages & suite à la lecture de Vincent Truffy sur son blog médiapart, j’ai voulu expliquer ce qui à mes yeux fait partie de la consommation collaborative, et des valeurs que je voyais naître grâce à ce mouvement.

J’ai été gêné du mélange général que j’ai pu voir entre les différentes formes de pratiques qui existent et les différences qu’elles ont. Ainsi voilà pour moi les deux améliorations, deux formes de valeur ajoutée, qu’apportent la Consommation Collaborative / Economie Collaborative que je mettrai dans cet ordre :

1) Une meilleure allocation des ressources

Elle permet de redonner du service à ce qui stagnait. Elle engendre une réflexion sur l’accès et l’usage plutôt que la possession. Elle met un stop à la société du toujours plus. Alors que nous avons appris collectivement en suivant le chouette modèle américain à avoir tout une gamme de possessions matérielles pour pouvoir exister et briller en société, nous comprenons aujourd’hui que cela n’est plus compatible avec les limites de la terre. Nous comprenons également que cela ne nous rend pas heureux durablement. Si cela apporte certes un confort agréable, cette quantité matérielle qui nous entoure n’est pas constitutive de notre bonheur.
D’un autre point de vue, on pourrait sûrement analyser que plus nous nous sommes recouverts de biens matériels, plus nous nous sommes éloignés de nos voisins et amis, séparés par la différence matérielle qui nous élevait à des rangs sociaux en compétition et nous empêchait d’entrer dans une relation basée et intéressée sur l’être, sur l’autre.

C’était l’ère de l’avoir. Nous sommes arrivés au bout de cette piste et aujourd’hui le jeu consiste à réfléchir aux meilleures allocations possible pour tous ces objets, motivés par trois raisons :

- La terre ne pourra pas supporter plus (et si on réfléchit, c’était bien débile d’en arriver là)

- Cela me coûte effectivement moins cher, et en temps de crise, c’est parfois simplement une obligation que de louer plutôt que d’être propriétaire.

- Le cool a changé.

Ces trois raisons répondent à l’équation de l’allocation des ressources. Elles ne répondent pas encore à ma recherche d’un bonheur durable et à une vraie rencontre de l’autre.

La naissance d’un nouveau mode de consommation

Cette nouvelle allocation des ressources a créé de nouvelles formes de business qui remettent du sens dans l’usage des biens. Ces business ont également été rendus possibles grâce à l’évolution technologique et à la possibilité de rencontrer des offres et des demandes d’inconnus à proximité, avec des indicateurs permettant de créer une confiance malgré la distance. (ebay, Deways, zilok, etc..) Cela existait déjà avec le minitel, mais Internet a rendu tout cela complètement évident.
Qu’elles soient top down & centralisée ou grass-root & décentralisée, ce sont les objets qui circulent autour des humains. Nous en partageons la jouissance. Quel que soit le propriétaire : l’état, une organisation privée, les particuliers, une communauté, ces outils/biens sont en partage moyennant un coût à l’accès. Ce sont des locations, un partage de l’usage et des coûts d’usage. L’autre particularité, c’est qu’elles demandent au particulier de mettre leurs objets et leurs propriétés en mouvement, et pas seulement un investissement centralisé pour lancer une flotte de départ dans le cas d’un loueur de voiture.

Avantage pour le consommateur : cela diminue les frais d’accès. Je peux louer une après-midi un appareil photo numérique de très haute qualité. Je peux avoir accès une voiture pour mon déménagement ponctuellement. Ce que je pouvais déjà faire avant en le demandant à mon réseau ou à des loueurs de voiture pour le cas de l’auto-partage, j’ai toute une offre commerciale aujourd’hui qui diversifie les options et les possibilités.

Avantage pour le prêteur : Il y en a deux : je suis heureux parce que mon objet sert à quelque chose/quelqu’un d’autre : j’en partage l’usage. Je suis également heureux car j’ai une contrepartie financière.

Résultat : le marché est plus fluide, mes options plus grandes. Et c’est au niveau précis de mon besoin que je vais trouver la forme correspondant le mieux pour répondre. Est-ce que je recherche une rencontre? un conseil auprès d’un professionnel? du simple matériel? une réduction tarifaire?
Nous comprenons également que la possession est désuète tant que je peux avoir accès aux services dont j’ai besoin. Ainsi, si vous êtes jeunes, entrepreneurs, regardez les marchés qu’il reste à ouvrir, qu’est-ce qui se partage et qui n’est pas encore monétisé? Des biens, des services, des expériences? Quel secteur n’a pas encore son concurrent dans la consommation collaborative? Il y a sûrement une opportunité d’un marché à déguster et de comportements à changer.

Petit bonus : j’appartiens à une communauté de gens qui pratiquent et croient en ce modèle.

 

2) Une rencontre et un partage

Cette part que j’ai et que je n’exploite pas, je vais pouvoir la partager et l’offrir à qui en a besoin. C’est la différence entre couchsurfing et Airbnb. Par ce biais je rencontre un autre être humain dans une rencontre non marchande où l’argent n’est pas une barrière : cela ne me coûte pas plus de partager quelque chose alors je l’offre. Mieux : j’ai envie de partager et d’offrir.

>> Elle crée des vraies histoires et un autre rapport à l’autre.

Je crois que c’est cette part du changement qui adresse la question plus en profondeur de s’ouvrir à l’autre, à l’être plutôt qu’à mes biens, celle qui remplit de façon plus entière. C’est la différence entre couchsurfing et airbnb : l’un est complètement non-marchand et non intéressé monétairement. Cela ne veut pas dire que c’est mieux ou qu’ils ont raison, c’est différent. Ils répondent à des besoins différents.

Charles Eisenstein disait dans sa vidéo The revolution is Love

“La consommation collaborative ne créée pas de connexions fortes, seulement la co-création permet cela”.

La deuxième partie, souvent caractérisée par le non marchand, mais je crois qu’elle existe aussi dans le marchand pour peu que les personnes qui échangent soient ouvertes à cette dimension, dépasse pour moi cette consommation collaborative, je ne suis plus consommateur, j’aime offrir et rencontrer l’autre dans un univers différent du marchand, nous nous rencontrons sur un autre plan, motivé par d’autres raisons.

En conclusion

- Le premier pas correspond à une forme de consommation collaborative où l’on optimise l’allocation des ressources en mutualisant les frais et dans lequel l’organisateur de cette nouvelle répartition prend une part. C’est l’évolution naturelle du business et une organisation logique et censée qui nous reconnecte les uns aux autres par le biais de nos usages.
- Le deuxième pas consiste à une rencontre entièrement dédiée à l’autre, rendre service.

Dans le premier cas je partage l’usage et je partage les frais. Dans le second cas je partage l’usage et j’offre les frais.

Pour finir je dirai que l’allocation des ressources n’est que le syndrome extérieur visible du phénomène de prise de conscience de la distance que nous avions mise entre nous et quelle que soit la forme qu’ils prennent, ces mouvements nous allègent matériellement, nous rapprochent et nous rendent plus heureux en surface comme en profondeur.

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12/01/2012 at 16:30 Comments (4)

2011. Action! du global au local

La première décennie de ce 21ème siècle a été le déclencheur des troubles accumulés et de la tendance que notre monde a suivi ces 60 dernières années. La crise du subprime en tête, qui entraînerait avec elle la fin du système tel que nous le connaissons. Petite fissure qui engouffra des milliards de dollars et lança la première pierre dans l’alignement de dominos que représente les institutions qui gouvernent encore ce monde. La suite on la connaît, mais selon les médias où l’on s’abreuve quotidiennement et la confiance que nous avons en l’humanité, elle prend des couleurs plus ou moins différentes. Je vais essayer de vous dire ce que j’en pense et ce que je ressens plutôt que de vous dire ce que ce sera. Aussi, j’aimerai à la fois pouvoir traiter de ce que je vois à une échelle globale pour revenir plus bas sur mes projets.

2011.

2011, c’est l’accélération. Tout va plus vite. Les prises de conscience se traduisent en action, en vagues, en mouvement. Wikileaks est apparu, le secret a disparu. Irréversiblement, le paysage change. Si la première décennie a vu l’apparition à une vitesse incroyable des puissances de l’Internet, aujourd’hui sur un terreau fertile j’observe un mouvement d’émancipation sur Internet,qui fait face à une volonté de sens contraire de contrôle des institutions en place. La deuxième décennie utilise ces outils et ces nouvelles solutions pour établir de nouveaux usages, de nouvelles pratiques et un nouveau moyen d’accès à l’autre, aux médias, à l’information et à la liberté.

Les puissances gouvernantes ont montré leurs limites. Chaque jour leur incapacité à gérer ce qu’elles pouvaient encore cacher hier se fait de plus en plus criante. Les challenges de demain ne seront pas résolus en haut. C’est à nous de trouver, pas à pas, jour après jour, ensemble, notre solution pour un monde plus en accord avec ce qui nous inspire. Alors que le mur de fumée essaye de nous faire avaler que la crise est passée, le mur du dollars s’effondre, et avec lui la puissance hégémonique des USA. C’est une chance. L’opportunité de redessiner la carte des relations mondiales. Une chance pour les citoyens américains de prendre leur juste place et de faire entendre leur voix dans un système qui les a eux aussi avalé. Une chance pour nous de voir ce qui s’est passé et d’apprendre de cette expérience pour ne pas répéter les erreurs.

Redessiner le monde

Dans mes rêves, je vois un monde où nous avons le choix. Un monde où nous faisons ce choix, et un monde où nous vivons ensemble, en paix et en harmonie avec la nature. Je sais que nous y arriverons. Pouvoir vivre librement de nos passions, offrir aux autres ce que nous aimons faire. S’épanouir de nos créations et construire ensemble une société où l’Humain retrouve sa place dans le monde. Un monde où nous pouvons aider notre prochain et servir le collectif sans se sentir l’exception. Un monde où nous arrêtons de penser que nous sommes en compétition, un monde où nous pouvons avancer ensemble plutôt que les uns contre les autres. Souvenez vous qui vous êtes. Souvenez vous d’où vous venez.
Nous avons besoin de 3 choses pour y parvenir: ouvrir les yeux pour constater que nous avons déjà tout ce qu’il faut, ouvrir le cerveau pour penser cette organisation et enfin ouvrir le cœur pour pouvoir le partager ensemble. Tout est déjà là. Ce qui nous en empêche ne sont que nos propres limites. Le reste est une question de temps, l’évolution est déjà en marche et bien peu de choses peuvent l’arrêter. Nous y parviendrons un jour, j’en ai l’intime conviction. Et cela arrivera bien plus vite que nous le pensons.

Les vagues

Tous ces pays qui se libèrent, qui bougent me font vibrer. L’actualité que je lis est celle d’un monde en mouvement, un monde qui se réveille à sa propre lumière, comme après une longue gueule de bois et qui se rend compte que c’est possible, en fait. Que ça l’a toujours été. Le temps est venu. Le grand chamboulement est à l’œuvre et je sens que nombre de changements irréversibles vont se produire, nous avons attendu bien longtemps avant de commencer, mais nous sommes au bord du gouffre et il ne s’agit pas cette fois de faire marche arrière, mais bien de sauter dans le vide avec la confiance que nous pouvons voler. Tout lâcher. Nos peurs, nos limites et notre envie de savoir à quoi ressemblera demain, notre besoin de routine et de quotidien. Quelque chose d’autre nous attend.
C’est en osant sauter, en faisant ce pas que nous nous libèrerons et entrerons dans un monde où nous réalisons que nous savons voler. Personne ne nous l’avait dit, mais c’est écrit en nous. Quelque chose au fond de nous le sait, mais nous ne voulons pas y croire, nous avons perdu cette foi, cette magie, cette force illimitée qui fait de nous des êtres humains. Il est temps de puiser au fond de ce qui fait de nous des humains pour redécouvrir qui nous sommes vraiment.

Du Global vers le local

Si c’est encore à la télé que la plupart d’entre nous observent encore ces changements qui nous paraissent si loin, c’est à chaque coin de rue qu’ils apparaissent, dans notre quartier, dans notre ville, encore à l’ombre des projecteurs. Il ne faut pas croire que ça ne se passe que là-bas, ailleurs, loin de nous. Ce changement agit partout où nous sommes et passe par nous. J’ai envie de citer Colibris, mouvement citoyen qui raconte l’histoire du colibris qui fait sa part pour éteindre l’incendie. Pas à pas, geste par geste, les comportements changent, les réflexes se transforment, nous changeons.

Stéphane Hessel, Edgar Morin, Patrick Viveret, Paul Jorion et Marc André Luyckx, ces “papis” qui font de la résistance et qui se révèlent au grand public confirment la préparation d’un terrain favorable au changement. Ils ne sont que les révélateurs d’une forêt qui s’ignore encore partiellement. Autant de signaux qui nous indiquent que l’heure est venue. Ce sera bientôt à nous de jouer.

Mes projets, mes avancées

Comme vous le savez peut-être j’ai commencé à travailler début janvier chez Emmapom, une agence de relation presse nouvelle culture. Ce monde existe, il est vibrant et ne cesse de grandir. Je suis ravi de pouvoir y apporter ma pierre et découvrir de nouvelles composantes. La semaine dernière j’étais dans le Sud de la France où j’ai d’abord assisté à un colloque de recherche sur les monnaies complémentaires à Lyon puis 3 jours près de Genève au Tiocan où nous avons réfléchi aux outils pratiques pour favoriser le développement de ces monnaies avec Community Forge. Encore une fois, l’heure n’est plus à la prise de conscience mais à l’action. La BD augmentée sur les monnaies complémentaires publiée avec Owni vient de sortir, le dossier spécial alternatives économiques sur les indicateurs de richesse paraîtra fin février, je sens que ces idées avancent et reçoivent un écho de plus en plus large. Le livre sur l’innovation monétaire auquel j’ai contribué avec Jean-Michel Cornu est sorti également après avoir été diffusé progressivement sur internet actu.  Autant de graines et de transformations de projets qui donnent envie de faire autrement, qui disent pourquoi et comment. Autant d’invitations à écrire le prochain chapitre ensemble.
Prochaine étape pour moi, créer une banque du temps pour échanger des services sur Paris. Un moyen d’échanger autrement, une façon de faire connaissance et de contribuer à s’enrichir mutuellement et de partager avec les autres ce que nous aimons faire.

Serons nous prêt à temps quand notre tour viendra, quand tous les projecteurs seront sur la France, ce pays qui fut jadis  pays des droits de l’homme? Serons nous à la hauteur de ce que le monde attend de nous. Saurons nous honorer nos frères et sœurs de tous les pays et de tous les continents? Saurons nous trouver au fond de nous, cette énergie qui nous anime et nous permet de nous accomplir pleinement? Pour le savoir il nous faudra sauter.

Sommes nous prêts?

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22/02/2011 at 15:58 Comments (4)

D’autres moyens d’échanger

Texte écrit pour la newsletter de Zhi Rou Jia, l’école du développement de la douceur, club de Taï chi de Bourgogne animé par Laurence Cortadellas et Jean-Michel Chomet.

La vraie richesse

Une vision d’évolution du monde considérerait la richesse comme la bonne organisation des humains, des objets et des animaux. Quand toute chose est à sa place, alors le monde est en paix. Ainsi la richesse découle de la bonne combinaison des éléments entre eux : quand la plante reçoit de l’eau, quand l’élève prend un cours avec le professeur qualifié, quand le livre trouve un lecteur, quand Roméo trouve sa Juliette, alors chaque élément se combine avec l’autre, et de cet échange nait un enrichissement mutuel. La plante sans eau meurt et la vie ne s’écoule plus en elle. Le professeur sans élève est malheureux et l’élève sans professeur ne peut progresser. Le livre sur l’étagère prend la poussière et le lecteur curieux n’étanche pas sa soif de culture. Roméo sans Juliette ne partagera pas son amour et la vie s’arrêtera s’il en va de même pour tous les humains.

Ainsi dans la plupart de ces cas, l’immobilisme et la stagnation sont synonymes de mort. C’est le mouvement et la liaison des éléments par complémentarité qui leur permettent de dégager leur richesse et de s’entraider mutuellement pour remplir leur mission. Lorsque les éléments s’unissent, leur nouvelle formule créée quelque chose qui dépasse chaque élément pris séparément. Ainsi la vie et le mouvement donnent la possibilité à chaque élément de s’exprimer à sa juste valeur.

De façon inverse, j’observe que l’accumulation génère une perte de richesse puisque certains éléments pourraient être mieux utilisés si leur allocation était optimisée. Le jeu économique correspond donc à mes yeux à l’organisation et la répartition de ces richesses dans le but de coupler besoins et biens pour satisfaire tous les êtres vivants.

Dans l’économie en crise qui nous entoure, beaucoup d’entre nous courent après la richesse, le rêve de devenir riche : accumuler une somme d’argent importante, ou des objets qui nous assureront un certain confort. Dans une logique de peur du manque ou de besoin d’en avoir toujours plus, nous courrons régulièrement après une quantité strictement croissante de biens et de quantité d’argent. Cette vision ne satisfait pas notre enrichissement collectif.

J’aime comparer l’économie et l’argent à l’organisme et au sang. Le sang permet d’apporter l’oxygène aux cellules des différents organes. Chaque organisme a ses règles, sa façon propre de fonctionner, ses spécificités, mais quelques règles restent invariables quel que soit le domaine choisi : le sang doit circuler, être en mouvement, tel un flux permanent. Sa stagnation, son accumulation, sa solidification sont synonymes de pathologies qui indiquent un déséquilibre nuisant à la santé de l’organisme.

À l’échelle de l’économie, l’argent a les mêmes propriétés : pour que le système soit en bonne santé, la circulation doit être fluide. Des facteurs aggravant tels que l’accès au crédit, l’accès aux intérêts, le retour sur investissement, et l’accumulation des richesses dans les mains de quelques uns qui n’a jamais été aussi forte jusqu’à maintenant sont les causes de la nette dégradation du système.

Bien des zones de notre corps planétaire n’ont aujourd’hui plus accès à l’oxygène nécessaire à leur survie. Alors que le coeur mutant de notre économie représenté par Wall Street et la City pompe à une vitesse qui donne le vertige le sang de notre corp ; l’Afrique et les pays en voie de développement en sont dépourvus.

L’argent était rare

L’argent était pendant longtemps considéré comme rare et limité. Avec la fin de l’ère de l’industrialisation et les changements liés à l’arrivée des moyens de communication moderne, la donne a changé : 95% des échanges ne sont plus liés à l’économie réelle, la masse monétaire en billets représente moins de 3% de la masse monétaire totale, et la monnaie n’est plus garantie en or, comme c’était le cas jusqu’en 1971. Cela signifie qu’aujourd’hui, l’argent n’est plus qu’une information : un accord collectif de donner une valeur mesurable à un bout de papier. Dit autrement, l’argent est un jeu auquel nous acceptons de jouer collectivement. En termes de technique, il n’est pas difficile de créer un système monétaire, pour cela il suffit d’une feuille et d’un crayon pour noter les mouvements de compte et les dépenses recettes de chacun. Internet et les technologies de l’information ayant rapidement évolué et s’étant démocratisés, comme les blogs ont rendu les médias participatifs et citoyens, de nouvelles formes d’économies sont en train d’apparaître à grande échelle et de proposer des alternatives nombreuses, diverses et adaptées localement aux besoins des populations.

A quel jeu voulons nous jouer?

Dans le Monopoly, la structure du jeu nous oblige malgré nous à jouer les uns contre les autres et après une vingtaine de tours, nous nous retrouverons avec un gagnant et 4 perdants sans un sou. Notre jeu économique international est constitué des mêmes architectures invisibles : pour rester dans le jeu, il faut lutter et être en compétition contre les autres. N’étant plus en accord avec ce postulat, de nombreuses personnes, déjà chassées du secteur économique ou en recherche d’innovation prennent la responsabilité de recréer la structure, l’espace, le jeu dans lequel ils ont envie de jouer. Ils créent les règles de leurs échanges, en fonction de leurs valeurs, de leur richesse et de ce qui compte pour eux. Certains jeux ont des architectures dites de “jeux finis”, on note un début, une fin et une possibilité de départager un gagnant d’un perdant : la ligue 1 de foot en est un très bon exemple. D’autres jeux ont des architectures dites de “jeux infinis”, où comme une partie de foot avec des copains, on joue sans fin, les règles peuvent changer, la taille des buts, le nombre de joueurs, le jeu se poursuit tant qu’il y a du plaisir. Le Monopoly présentant une architecture de jeu fini, à nous de trouver les astuces pour faire durer le jeu économique des échanges sur un rapport gagnant-gagnant-gagnant (un pour la planète), de façon illimitée dans le temps.

Fraternité économique

Dans de nombreux SELs (Systèmes d’Echanges Locaux), le solde de chacun peut varier entre -1000 et +1000. Les membres sont d’accord pour dire que la vraie richesse est dans l’échange, ainsi être à 800 ou -700 n’indique plus un état de richesse ou de pauvreté, mais simplement un indicateur pour donner notre position par rapport au flux collectif. Comme un groupe qui avancerait en cordée, peu importe si tu es devant ou derrière dans l’ascension, l’essentiel est que tu sois lié au tout, et que tu avances. Comme la respiration, peu importe que tu sois en inspiration ou expiration, tant que tu respires régulièrement, le groupe se porte bien. Ainsi collectivement, nous pouvons faire le choix d’aller aider à dépenser celui qui est à +1000 en lui proposant nos services, ou inversement, aller aider celui qui est à -1000 en l’aidant à formuler ses offres, ses richesses et ce qu’il a qu’il ne reconnaît peut-être pas encore qui a une grande valeur pour les autres. Nous sommes unis, et ensemble, nous nous enrichissons collectivement en utilisant des règles que nous choisissons et respectons. C’est une des multiples possibilités qu’offrent les monnaies complémentaires, les SELs, ou les monnaies libres. Il en existe aujourd’hui déjà 5 000 dans le monde, et plus la crise et l’impasse économique, spéculative et financière des états et des banques continuera, plus ces possibilités deviendront un outil logique et raisonné pour développer les collectivités locales, les régions, les groupes et créer un nouveau maillage d’irrigation en réseau.

Les monnaies complémentaires ne changeront pas le monde si nous ne nous changeons pas en même temps. Elles ne restent qu’un outil créé par l’homme, et dans le fond ce seront toujours notre cœur et nos intentions qui donneront au système sa couleur et son sens. Elles nous permettent en tout cas de sortir du système prédateur actuel et d’ouvrir notre conscience à la vraie richesse.

Merci à Delphine pour les relectures, critiques et commentaires.

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11/05/2010 at 00:33 Comments (2)

Si j’étais vous, je lirai l’alternative nomade

S’il y a quelqu’un à l’heure actuelle que j’aime lire et qui me nourrit vraiment par sa réflexion et avec qui un ping-pong est possible, c’est Thierry Crouzet. Il écrit sur son blog ses réflexions, son cheminement pour entrer dans l’ère du flux, de la fluidification de l’information et plus généralement de notre société. Militant, alter, provoc, il dit ce qu’il pense et il pense ce qu’il dit. Il a écrit 2 livres que je n’ai pas lu mais qui lui ont valu un certain succès sur le net: le cinquième pouvoir et le peuple des connecteurs qui traitent tous les deux de la place d’Internet dans notre société et de ce que cela implique.

Thierry cherche comme beaucoup d’autres comment vivre de son art, comment monétiser son blog, sans mettre forcément de barrières à l’entrée. Il cultive une passion pour le partage et l’échange, la décentralisation, l’enrichissement bilatéral, mais comme tout le monde, arrive un moment où la reconnaissance et l’amour ne suffise pas à se nourrir. Dans son dernier livre? oeuvre? je ne sais quel mot utiliser, il a publié en 5 parties au fur et à mesure de ses avancées la beta de son nouvel ouvrage: l’alternative nomade.

Aujourd’hui le livre complet est disponible pour la modique somme de 5,50€ et je ne peux que vous le recommander chaudement. D’abord parce que le livre vous apprendra bien des choses, et aussi parce que c’est une manière de soutenir un auteur qui essaye, qui teste, qui vit autre chose, le partage avec ses lecteurs, et prend des risques. Ah et puisque Thierry fait ce qu’il dit, en plus d’avoir peut-être déjà téléchargé ou lu les premières parties, vous avez encore 70 pages pour goûter et voir si ça peut correspondre à vos besoins!

La couverture

L’alternative nomade: à la croisée des chemins.

Ce livre me fait aussi bien penser à “La voie du chevalier” de Fabrice Midal, “Now or never, l’urgence d’agir” d’Edel Gött qu’à des manuels de transition à l’ère numérique, recoupés avec des sources culturelles variées et inattendues. L’alternative nomade navigue entre les genres, entre les univers, remonte dans l’histoire, file au fond de notre être, nous redonne le décor et l’environnement du 21ème siècle pour pouvoir découvrir le monde d’une autre façon et y trouver notre nouveau style de vie nomade dans le Flux. D’ailleurs la couleur est donnée dès la 7ème page avec l’avertissement:

Ce livre n’est ni un essai, ni un traité d’expert, ni un document, ni un récit initiatique, ni un travail scientifique ou philosophique, ni une œuvre littéraire. Il se situe quelque part dans le flux mouvant qui interconnecte ces domaines, floutant les frontières qui jadis les séparaient. Vous ne le trouverez ni au rayon psychologie, ni au rayon sociologie, ni au rayon poli- tique, encore moins au rayon technologie, mais pour- tant il parle de tout cela.

Roman initiatique, pense bête et rassemblement de notes pour s’individuer, trouver son centre, se libérer tout en se reliant, devenir soi, pour mieux revenir vers les autres et construire ensemble, tous ces thèmes se croisent au fur et à mesure des chapitres. Je suis épaté par la capacité de Thierry à naviguer, tout en expliquant techniquement en quoi le Flux, ou le nomadisme n’a pas grand chose de nouveau. J’aime cette culture et cette richesse, le côté technique et moderne très pointu, mais qui n’hésite pas à retourner jusqu’à Siddharta ou aux aborigènes d’Australie. J’aime aussi le côté inachevé, en beta permanente, on avance, on échange, on forme, on remodèle et on teste en avançant. Par tout ça Thierry innove et ouvre des chemins peu pratiqués pour l’instant.

Recherche: Abondance et Rareté

Les chapitres 59 sur la rareté et 60 sur le partage recoupent beaucoup de ce que je dis ici, dans mes recherches et condensés sur comment lier abondance et rareté, comment se positionner alternativement sur un terrain puis sur l’autre pour profiter au maximum des propriétés techniques des terrains. Ca fait aussi très plaisir de lire quelqu’un d’autre et de voir la même chose exprimée d’une autre façon, un autre point de vue, c’est toujours rafraichissant.

L’alternative nomade, c’est aussi une description de comment sortir du cycle de croissance illimitée, comment être heureux sans être matérialiste, comment se détacher doucement des biens matériels pour se remplir de liens immatériels, s’alléger, pour redevenir mobiles.

En terme de réflexion et de business model, on en arrive à peu près au même point: puisque techniquement nous ne voulons pas nous couper du public qui nous lit, la solution reste encore et toujours dans la confiance en la bonne volonté du public de remercier ce qu’il aime en fonction de ses moyens. Offrir ce que l’on fait au plus grand nombre sans barrières à l’entrée de prix.

Dans ce sens, payer cette modique somme, pour acheter ce précieux livre, est un acte militant, qui vous apportera beaucoup de savoir, de richesse, d’ouverture et de réflexion et puis de conscience de participer à autre chose.

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14/03/2010 at 16:54 Comments (3)

Quelques conseils pour la vie du groupe

Voici un texte qui était l’un de mes derniers mails au Bureau Des Associations (BDA) de l’istec, en quittant mes responsabilités dans la vie associative après 5 ans d’activité. J’ai retouché un peu l’original pour qu’il soit plus grand public et moins privé. Ce n’est pas seulement le résumé de mon expérience dans les cercles associatifs, cela représente la somme de mes expériences et ressentis d’étudiant. Ce sont aussi des règles de vie qui sont valables dans un contexte quotidien.

1) Restez soudés quoi qu’il arrive
Parce que la pression extérieure sera forte, le courant sera fort, pendant votre périple, au fur et à mesure des événements, c’est en restant soudés et en communiquant bien entre vous que vous aurez la légitimité et la crédibilité dans toutes vos actions. N’oubliez pas que vous faites ça pour le plaisir et que vous êtes ensemble dans le même bateau. Mais le premier cercle, c’est le votre et nombreuses seront les pressions extérieures qui essayeront de trouver des failles et d’y entrer. L’unité doit être votre force première.

2) Anticipez et facilitez vous la vie
Parce qu’une belle montagne de taff fait peur quand on s’y prend au dernier moment, profitez des outils de management collaboratif à votre disposition: Google docs – Google agenda pour relayer toutes les tâches simples à l’informatique avec les rappels, et aussi pour garantir une accessibilité H24 à vos documents pour vous et pour les autres. Jouez avec le terrain, faites vous un mail commun que chacun reçoit, organisez bien le partage de vos informations afin de mettre toutes les chances de votre côté. Organisez vous, répartissez les tâches, les responsabilités, les modes de gouvernance et de décision. Définissez les bases et les codes, activez les réflexes.

3) Gardez du recul et un pied en dehors
Même si vous êtes investis corps et âme dans votre projet, de temps en temps n’hésitez pas à prendre du recul et à vous rappeler ce que vous faites, les autres projets similaires qui existent, la situation environnante, les voisins, le contexte, le moment, la direction. C’est important parfois de lever la tête un peu au-dessus pour voir venir. Pouvoir alterner terrain et anticipation, coupler une vue long terme avec les projets à court terme.
Un pied en dehors c’est l’équilibre, c’est le monde extérieur. Vous êtes à fond dans ce que vous faites, et c’est génial, n’oubliez pas que la vie continue ailleurs et que votre projet n’est pas grand chose par rapport aux forces en présence à l’échelle d’une nation. Parfois ça vous permettra de relativiser et de souffler un coup de vous dire que finalement, on est bien peu de choses.

4) Prenez du plaisir à faire ce que vous faites
N’oubliez pas que vous êtes dans les meilleures années de votre vie (chaque année qui passe est la meilleure année de votre vie). Vous êtes jeunes, beaux, frais, drôles et engagés. Toutes les difficultés que vous rencontrerez vous paraîtront embûches et pièges mais pensez à la suite de votre vie, une armure qui fera que dans vos expériences, ça ne vous fera pas peur parce que vous aurez déjà vécu cette épreuve à l’époque. Donc dites vous que tout ceci n’est qu’un exercice, un bac à sable, un laboratoire à erreurs, un centre d’entraînement, et que même si ça merde, bah on a le droit aussi et c’est en faisant des erreurs qu’on apprend. Pensez le pour vous et pour les autres. Même si je préfère le côté pro et sérieux  au côté fun et Youhou, instaurez un climat de confiance et une ambiance sympa pour vous faire plaisir et ne pas vous dire que ce que vous faites, volontairement, vous fait chier d’avance. Vous serez bien meilleurs si vous vous amusez et vous transmettrez de bien meilleures énergies.

5) Faites ce que vous dites et dites ce que vous faites (c) Jean-Luc Brett
La communication est la clé de tout. Dites ce que vous faites pour informer les autres, c’est facile à mettre en place avec les mails partagés, mais aussi les actions terrains, laissez une trace de vos actions pour les autres. Et faites ce que vous dites, une image vaut mille mots, un exemple vaut mille images. Si au lieu de dire aux autres ce qu’il faut faire, vous montrez l’exemple, ça porte beaucoup plus de valeur que de dire quelque chose et de ne pas le faire. Ca rejoint un peu le “ne faites pas aux autres ce que vous n’aimeriez pas qu’on vous fasse”. Car vous serez à la fois profs et élèves, maître et étudiant, modèle et camarade, responsable et ami, chef et pote, si vous voulez pouvoir garder une bonne crédibilité par rapport à ceux à qui vous donnez des ordres ou des consignes, essayez de vous l’appliquer. C’est une des règles connes à dire, mais tellement importante.

6) Soyez fiers, soyez humbles
Sachez vanter votre projet, votre aventure, votre investissement et partager votre passion. Votre fierté guidera votre volonté à vouloir faire mieux, votre ambition à vous dépasser et à aller de l’avant.
Sachez écouter et vous faire petit quand c’est le moment. Nous ne sommes dans le fond qu’une poussière dans le grand jeu de la Vie.

7) Installez votre leadership par la légitimité : soyez justes et équitables
Ça renvoie un peu au film de 12 hommes en colère : le bon manager. Pour pouvoir assoir vos décisions, votre légitimité, vos responsabilités, expliquez votre décision  finale par rapport à votre réflexion. Chaque problème entraîne une analyse, qui entraîne une conclusion, donnant sur une décision. La décision fait partie d’une stratégie, qui peut être bonne ou mauvaise, judicieuse ou préjudiciable, on ne le sait pas au moment où on la prend, en tout cas il y a souvent de bonnes raisons guidant cette stratégie. A vous d’expliquer votre démarche, votre réflexion, votre stratégie, et de demander pardon si au final la stratégie n’était pas la bonne, tout le monde peut se planter. Demandez de l’aide si vous ne savez pas.

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26/02/2010 at 18:28 Comments (0)

Et si plutôt que de dire monnaie, on disait Flux ou courant?

Et si plutôt que de dire monnaie (de monnaie libre) on disait flux ou courant. Et si plutôt que d’accumuler, on faisait circuler?

Il y a eu les monnaies, il y a les monnaies complémentaires, mais il y a aussi, dans un tout autre registre, la vision du Flux collectif de solidarité. Voyons en détail ce que cela peut vouloir dire.

Dans les métaphores que j’aime utiliser pour ce qui complète l’argent rare tel que nous le connaissons, il y a celle du foot: la monnaie est comme le ballon, pour gagner il faut trouver une stratégie qui encourage les échanges et permette de faire circuler la balle. Dans l’équipe de foot comme dans une communauté, nous nous regroupons sur un socle commun de valeurs et une envie collective de créer et de faire des échanges ensemble. Au foot le but est de mettre plus de buts que l’adversaire, dans le courant, il n’est d’autre adversaire que nous-même, nos peurs et nos envies individualistes, le but devient alors simplement de créer et de s’enrichir collectivement.

Dans le courant, le but est de s’enrichir collectivement: d’alimenter le flux et qu’il nous alimente. Alors que dans le monde des monnaies rares, s’enrichir voulait souvent dire prendre à quelqu’un d’autre car nous étions en compétition, inégaux face à l’accès à la monnaie, la donne change lorsqu’on parle du courant.

J’alimente le courant, et le courant me nourrit, ma coopération avec le collectif profite à tous

Dans une communauté de valeur et de coopération, comme au foot, nous allons tous dans une direction commune. Nous faisons tous partie de la même équipe et personne n’a intérêt à ce que l’un des joueurs ne touche jamais la balle, car ce serait empêcher à son talent de s’exprimer, le but est de s’entraîner et de progresser collectivement sans oublier personne pour tirer l’équipe vers le haut. Nous voulons donner la possibilité à chaque joueur de se faire entendre pour permettre à l’équipe de jouir de sa diversité.

Au foot comme dans le courant, faire circuler la balle permet d’utiliser au mieux la richesse et la diversité d’une équipe

Dans ce cas là, s’enrichir veut dire permettre à chacun d’offrir aux autres ce qu’il sait le mieux faire, et de recevoir ce dont il a besoin. La vraie richesse c’est quand le livre et le lecteur sont réunis, quand la plante et l’arrosoir sont en phase, quand la fleur et l’oeil du randonneur se rencontrent. La richesse n’existe que quand elle est observée par l’autre, c’est le miroir qui permet de reconnaître la richesse, elle n’existe que si elle est partagée. Seul, je peux avoir tout l’or du monde, il ne me sera d’aucune utilité. La vie pour l’homme n’est garantie que si elle se partage à deux. Ainsi richesse et amour sont vains s’ils ne trouvent pas l’autre partie de la paire.

La richesse naît de l’échange, elle n’existe que si elle est partagée

Dans notre communauté comme une équipe d’alpinistes en cordée, il n’est pas question d’isoler celui qui reste derrière et de couper la corde, de même que celui qui part seul devant divise le groupe. Nous sommes liés et nous irons ensemble ou nous n’irons pas. On vit ensemble, on meurt ensemble. On se fait confiance. C’est ici que réapparaît le lien de l’Intelligence Collective qui fait que cette communauté  n’est pas une somme d’individualité, mais bien un tout, différent et supérieur à cette somme d’individualité. C’est cette solidarité qui fait la force du lien. Si tu es en positif, on t’aidera à dépenser pour te remettre en mouvement et revenir au cœur du groupe, si tu es en négatif, on t’aidera à offrir tes services pour revenir dans le positif, mais dans tous les cas, cela n’a que bien peu d’importance à nos yeux. Ce qui importe, c’est que tu fasses partie du groupe, et que tu sois en mouvement, toujours ouvert à recevoir, à offrir et à réaliser des échanges nous permettant de nous enrichir mutuellement. Dans la cordée, peu importe que tu sois devant, derrière, au milieu, l’essentiel est que tu avances avec le groupe.

Nous allons redécouvrir ce que collectif veut dire

Si tu acceptes de rejoindre cette communauté, nous partageons alors cet objectif commun, nous nous y engageons, servir la richesse collective, offrir nos services au groupe, déclarer nos besoins pour permettre la rencontre des offres et des demandes et la réalisation des actions qui nous permettent de créer de la richesse et d’alimenter le Courant.

En haut, j'échange avec une autre personne, en bas, j'échange avec la communauté

La monnaie nous sépare.

Le courant nous alimente.

La monnaie nous individualise.

Le courant nous englobe et nous lie.

La monnaie  nous oppose.

Le courant nous rassemble.

Dans la monnaie classique, la richesse se trouve en bout de ligne: chez les utilisateurs. Dans le courant, elle est dans le lien entre les joueurs. Voici une forme d’intelligence collective appliquée au flux financier, cela ne signifie pas que la gestion financière est centralisée, ça veut dire que les joueurs déplace leur confiance en leurs capacités individuelles vers la confiance dans le groupe. Inutile de rappeler que le groupe a des propriétés que la somme des individualités n’aura jamais, il s’agit donc de transformer nos peurs de manque et notre conscience de rareté en conscience d’abondance et de réinstaller la confiance dans l’autre et dans le groupe.

Dans le courant, peu importe la position (créditaire ou déficitaire) de chaque membre, l’essentiel est d’être actif dans les échanges.

Dans une partie de foot, il importe peu d’avoir le ballon, l’essentiel est de faire des échanges pour se rapprocher du but.

Considérer le lien qui unit les hommes comme un courant, c’est choisir de les réunir et de les lier collectivement vers une cause commune plutôt que de les opposer. C’est leur donner le pouvoir de se lier, d’émuler et de créer le lien qui les rassemble, plutôt que de les isoler et de les séparer de cette possibilité de faire corps.

Quelques règles sont préalables pour se mettre d’accord sur le cadre. Chaque cadre et règles seront à affiner selon les communautés, leurs contextes et leurs envies.

1) L’amplitude

2) Les limites supérieures et inférieures

3) la thésaurisation

Tout cela vise simplement à définir à quel rythme nous allons respirer, ensemble, collectivement, alternant inspiration et respiration. Retour à la vie, reprenons notre souffle.

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06/02/2010 at 03:51 Comments (2)

Les monnaies complémentaires

Les monnaies complémentaires vous attendent. Plus de liens, moins de biens.


28/01/2010 at 02:05 Comments (0)

Des combats qui valent la peine

Des combats qui valent la peine, ça rend heureux. Un combat contre la maladie. Un combat Pour la vie. Un combat vers la vie.

Notre planète est malade. Notre humanité est malade. Nous sommes malades. La terre, notre humanité, est arrivée au bout d’un cycle, un cycle de destruction, de non sens et de violence. La violence de la guerre bien sûr, mais la violence que nous nous infligeons. La violence que je m’inflige quand je ne regarde pas dans les yeux cette personne dans la rue qui me demande juste un euro, la violence que j’envoie sur mon cher président, la violence que je fais dévier sur mes voisins quand ils font la fête trop tard. Une violence inouïe, une violence qui s’exprime parfois à coup de canon chaque nuit comme on le voit depuis 50 ans à Gaza, une violence manipulée, mais à laquelle nous succombons toujours. La violence de ne pas être heureux et de reprocher aux autres quand ils sont dans la joie. La violence de voir le monde comme il est, de découvrir la réalité économique, le système financier, ses rouages, et de me sentir impuissant, seul.

Nous nous sommes égarés. L’homme a perdu la voie. Nous sommes des êtres créateurs, doués de compassion et d’amour, d’écoute et d’empathie, de partage et de joie. Nous nous sommes perdus, déconcentrés, nous avons succombé aux tentations que nos yeux et nos sens pouvaient détecter autour de nous. Vous connaissez la suite. L’argent, le pouvoir c’est comme l’eau de mer, plus on en boit, plus on a soif.

Pour s’arrêter, il faut raisonner, se rendre compte que la situation actuelle n’est pas satisfaisante, au niveau mondial comme au niveau personnel. Comment puis-je être heureux dans un monde où 1 milliard d’humain meurt de faim quand les autres gaspillent? Comment puis-je fermer les yeux et baisser les bras sur mes frères et soeurs qui meurent chaque jour? Je sais à quel point la vie est magnifique, je sais également reconnaître à quel point nous la gâchons. Nous pouvons faire mieux.

Des combats qui valent la peine, il y en a sur tous les fronts. Le plus grand est celui qui se déroule en moi à chaque instant. Celui du bien contre le mal. Celui de l’amour et de la générosité contre l’ignorance et l’égoïsme.

Si j’imagine le Titanic qui fonce sur son iceberg et que je réalise que je suis à bord, que faire?

Le colibri répondrait faire sa part, chacun avec ses moyens. J’ai trouvé ma part.

Etant donné ma passion pour les chiffres et plus récemment les flux, après avoir fait le tour des problèmes qui nous menacent, en montant au niveau le plus profond, c’est dans le système monétaire que j’ai trouvé le dysfonctionnement le plus important à mes yeux sur lequel concentrer mon énergie. Le système  n’étant que le reflet de notre imagination collective, c’est à dire des symboles, des papiers et des accords que nous avons créé, si le système est pourri, c’est que nous sommes aussi pourris. Nous nous sommes laissé piéger collectivement entre l’abondance matérielle, l’organisation et la stimulation économique contre la relation à l’autre. Aujourd’hui, nous nous découvrons pourris de l’intérieur par un conditionnement prolongé dans un système qui nous a pourri et que nous avons accepté collectivement. Au lieu de se serrer les coudes et de se lever ensemble pour refuser ce système nous avons fondu dans l’individualisme et le matérialisme. Nous avons coupé les liens et la solidarité par égoïsme et peur du lendemain. Le système est une machine bien huilée, ses verrous sont puissants, mais la machine est devenue fragile. L’heure approche.

Comment en sortir?

Le système n’est que notre reflet. Changer le système ne suffit pas, il nous faut changer pour permettre un autre système. Il faut sortir de notre conditionnement et de notre confort. Cela a un prix: aimer son voisin, aimer son prochain, ouvrir les yeux et partager les richesses. Tout changement demande un sacrifice, une offrande: on a rien sans rien.

Brûler les banquiers ne fera que reporter et transférer notre violence sur l’autre. Notre système = nos problèmes. Les banquiers l’ont fait, nous l’avons accepté sans désobéir. Même chose avec le président. Solidairement responsables.

Avons-nous déjà touché l’iceberg?

Question difficile. L’iceberg financier: définitivement. Pour le climat, j’ai la conviction que c’est encore devant, mais qu’on fonce à grande vitesse. Mon professeur de finance internationale disait qu’en économie quand le bateau prend l’eau, il vaut mieux quitter le navire et en créer un autre plutôt que de tenter d’écoper. C’est une question d’économie d’énergie. S’il est possible de penser pour le système financier de repenser le tout, pour le climat nous n’avons pas de deuxième chance, ce qui nous oblige à trouver une solution pour le système financier à venir qui prenne en compte les ressources limitées, le CO2, l’environnement et les hommes. Et il faut faire vite. Le temps nous est compté, il l’a toujours été. L’insurrection des consciences doit s’accélérer comme la propagation d’un buzz.

Alors contre quoi je me bats?

Je me bats contre moi. Je me bats contre nous. Je me bats contre un système que l’on nous a offert comme unique possibilité et qui détruit l’homme, son humanité et sa planète.

  • Je souhaite communiquer, expliquer, appuyer et dévoiler comment le système monétaire international s’est éloigné de son but premier et à quel point il nous éloigne de la réalité. J’aimerai rencontrer des artistes pour réfléchir comment combiner nos talents pour exprimer des idées qui contribuent à la prise de conscience. L’explication rationnelle aide le mental, mais nous savons au fond de nous qu’il y a quelque chose de louche avec tout ça. L’art permet d’ouvrir ces canaux et de réveiller ce qui est enfoui en nous.
  • Je souhaite réunir des gens intéressés, conscients de ces problèmes pour construire un autre système. Tester, essayer, créer. Je souhaite créer des événements pour décider et s’engager ensemble à nous reconnecter, à faire des échanges, à créer des monnaies qui répondent à nos besoins et respectent les limites de la Terre. Seul je ne peux rien faire, j‘en appelle à vous pour créer ensemble et regrouper nos efforts.
  • Je souhaite créer des interviews sur le Flux. Interroger différentes personnes dans des métiers variés avec le parallèle du Flux, de la circulation pour démystifier la complexité de l’économie. Ce ne sont que des tuyaux et des courants. Le plombier, le blogueur, l’électricien, le chirurgien, le physicien, la kiné, le géographe, la chanteuse, la caissière, celui qui travaille sur les écluses ont tous des expériences autour du flux. Quel sont ses propriétés? Comment le modifier? Nous avons tous des richesses et une compréhension du flux différente. Transposons cette richesse d’un domaine à l’autre et nous nous enrichirons tous. La monnaie locale est une création, définition, gestion du flux définie par ses utilisateurs selon son contenu et ses richesses. Si vous travailler sur un flux, que vous voulez m’en expliquer le fonctionnement, n’hésitez pas à me contacter, rencontrons nous!

Libérer l'énergie

Nous sommes prisonniers du système financier et de nos euros. Pour s’en libérer, il faut reprendre la confiance que nous avons donné au système et le placer dans nos voisins, dans les autres et dans nous.

Je n’ai pas dit que ça serait un combat facile… Mais redessiner la carte et les règles des échanges monétaires libèreront l’énergie et la confiance que nous avions placé dans un système froid et cancéreux plutôt.. Ce faisant, c’est nous que nous libérons..

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12/01/2010 at 18:26 Comments (8)

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