zoupic – le propre de l'Om

Création du futur: il est temps de passer au prochain stade de l'Humanité

Mood de fin avril

C’est très chargé, ça bouge dans tous les sens, à venir bientôt répertorié ici:

Les 2 interviews pour Storyus de Dominique Nugues, une sur Internet et la musique, l’autre sur les monnaies libres.
Un article dans Génération Tao 56 sur les monnaies Libres
Un article sur la vraie richesse et les systèmes d’échanges alternatifs pour la Newsletter de Zhi rou Jia, école de développement de la douceur (taï chi en Bourgogne et à Paris)

Un WE au Tiocan avec vue sur le lac Léman et Genève (et non le lac de Genève, merci Delphine), dans un éco village pour un think tank écocitoyen sur la monnaie et les alternatives.

Mon premier cours de chinois

Une soirée à Génération Tao sur “Comment créer une société d’abondance?”, suivi du WE sur la conscience d’abondance avec Philippe Derudder.

Quelques concerts marquants: Gotan Project, Aufgang, Soul Jazz Orchestra, John Makay pour le lancement de leur tournée européenne et à venir Bobby McFerrin

Pour finir, pour faire patienter et vous donner un p’tit aperçu de l’ambiance actuelle, quelques vidéos que j’aime:

Le dernier empereur et sa musique

Le sweet island de Noze, remixé, découvert lors d’une Mamie’s party au Green Room grâce à Mathieu Piguet:

Découverte de Vince, ça balance sympathiquement:

Le très bon raindrop de John Tejada


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30/04/2010 at 01:08 Comments (2)

John Makay ces héros

Une petite vidéo sympa faite par Attic Addict que je découvre en même temps que vous du groupe dans lequel joue mon frère: John Makay composé de Romain et Charles.

Mon grand frère dont je suis si fier joue à la batterie, les caméras tournent et clignotent, mais ça reflète bien l’esprit de leur musique. Viendez les voir en concert, ou aller jeter un oeil sur leur myspace: http://www.myspace.com/johnmakay

John Makay from Attic Addict on Vimeo.

Vous pourrez aussi les retrouver sur facebook


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01/04/2010 at 13:18 Comments (0)

Petit altermondialiste rêve de changer le monde

C’est un ramassi de pensée, une vidange de cerveau, une fin de chapitre que j’ai écrit le 1er octobre 2009 à Rotterdam, quelques heures avant mon retour en France. Cela retrace pas mal de choses dans un désordre sympatique. Piochez ce que vous pouvez, oubliez le reste.

On y retrouve mon état d’esprit à la sortie du chapitre étudiant, juste avant le retour en France, et puis je repasse en vitesse sur mon évolution et mon parcours (surtout sur le net) de site d’infos en site d’infos, constituant ma conscience de petit altermondialiste. J’en profite un peu pour recracher sur le pyramidal et réaffirmé des évidences. Certaines informations sont déjà obsolètes: j’ai quitté le transitioner fin novembre, les relire maintenant donnent une autre dimension. En changement permanent… en changement permanent

Jeudi 1er octobre 2009, 2 heures du matin, Rotterdam chez Julien et Paula

Fin d’un monde.

Musique: Gotye – heart’s a mess – Supermayer supermess remix

Mood: happy happy strange

Fin d’un monde

Aujourd’hui je finis le dernier jour de mon stage. Aujourd’hui je finis le dernier jour de ma vie étudiante. J’entre dans l’autre monde: celui où l’on pense qu’on a assez étudié et qu’il est temps de voir ce qu’on sait vraiment faire. Le passage à l’acte.

Après 25 ans à s’imbiber, à recevoir, à accumuler, à traiter, à analyser et à remâcher continuellement il est temps de voir ce que j’ai appris et ce que je puis faire pour faire avancer ce monde. Ca s’appelle la réalité et je vais m’y attaquer sérieusement. Il est temps.

Strange strange but nice

Je quitte la Hollande avec ce nouveau sentiment, chaque fois c’est différent. Cette fois c’est strange strange but nice. Strange parce que je suis venu pour vivre avec Elseline et que ça n’a pas marché. Strange parce que je suis resté, grâce à la passion et l’intérêt pour la mission d’assistant dans l’organisation de la Conférence Internationale de Recherche en Développement Durable (avec les majuscules, c’est marketing) à l’université d’Utrecht. Nice parce que ces deux mois ont été uniques et que les quatre qui ont suivi aussi. Je suis resté là où beaucoup seraient rentrés. Je me suis adapté. Je suis devenu nomade, squattant en Juin et Septembre en hostels ou colloc en Juillet et Août et fin septembre. Je n’avais parfois que la clé de mon bureau et celle de mon vélo, sans réelle attache physique à quelque toit que ce soit. J’ai vécu deux phases complètement riches et différentes qui ont toutes les deux créé beaucoup de rencontres et de magnifiques moments. La facilité de la Hollande, c’est que c’est à 4h de Paris donc contrairement au Mexique et à l’Argentine, on sait qu’ils viendront bientôt bénéficier d’un WE touristique à la zoupiquerie pour visiter Paris.

Organisation du futur

Je passe ma vie à organiser mon futur et s’il y a un moment que j’ai longtemps attendu, c’est celui là. En retrouvant les feuilles de la présentation de mon projet professionnel en Juin 2009 j’avais écris en gros OCTOBRE 2009 comme la case de sélection vers les différentes options ou choix qui s’ouvriraient à moi, et c’est avec joie et plaisir que je rejoins demain en rentrant à Paris le groupe d’organisation de la communauté du Transitioner où je suis déjà actif en tant que membre.

Passer de la vie étudiante au monde de l’abondance en donnant mon temps à une organisation non profit est exactement ce que je cherchais. Après avoir passé 5 ans en école de commerce à apprendre comment rendre les ressources rares et chères, je vais maintenant appliquer le procédé inverse en créant et partageant des ressources de manières abondantes et en créant des moyens d’échanges abondants pour pouvoir échanger et partager les biens et connaissances de façon plus équitable.

Créer du profit n’est pas mon but ultime. Créer de la richesse et assurer son partage me paraît plus judicieux. L’accumulation c’est la stagnation et c’est la mort du flux. Je ne suis qu’un petit maillon qui cherche à fluidifier le flux et repenser les tuyaux.

Ecrire demain

Demain à l’arrivée du train je rejoins le 209, je rallume mon pc et capte le wifi, bois beaucoup d’eau [ndZ: j'ai 4 étages pour rentrer chez moi] et me réjouis de la nouvelle installation et de la propreté. Je passe ensuite à l’istec histoire de croiser du monde, je rejoins ensuite les copains au Quai ouest et peut-être rejoindrais-je le groupe The Transitioner. Vendredi open forum, rencontre de Jean-François, moment très attendu. Après avoir quitté Walter aujourd’hui, c’est comme un changement de maître, l’accès au niveau supérieur, un changement de stratégie et de terrain mais une énergie et une optimisation de la motivation parfaite. Je suis au meilleur endroit possible, là où je peux apporter le meilleur de moi même et faire changer les choses.

Rejoindre The Transitioner (TT)

Depuis Avril où j’ai découvert les monnaies libres, je n’ai cessé d’harvester à droite à gauche, tout ce que je pouvais trouver sur le sujet et absorber un maximum d’information. J’ai assez vite contribué sur la traduction de la vidéo d’introduction aux free currencies et à l’open economy. Après j’ai commenté, alimenté et participé au sein de la communauté et via Twitter lors des événements à distance. Au fur et à mesure je commençais à comprendre et connaître les différents acteurs et les liens entre eux. J’ai réfléchi à ce qui manquait au TT et aux autres plateformes pour avancer plus vite et ce que je pouvais leur apporter avec mes petits bras et mon cerveau. Après avoir découvert et participé à la rédaction du texte d’introduction au Flowplace en français et anglais, j’ai continué à participer à l’organisation un événement en ligne d’introduction aux codeurs. En travaillant régulièrement avec Fernanda des avancées et des rouages de la grande machine j’ai pu avoir une image d’ensemble et comprendre comment fonctionner le tout, pour servir quel but et grâce à quelle énergie. C’est en offrant mon énergie à un endroit où le tout en bénéficierait que je serai donc utile à l’ensemble.

Une fois fait la combinaison de ce qui manque et de ce que je peux combler, au boulot.

J’ai travaillé et contribué tout ce temps, de façon désorganisée et asynchrone. Je n’ai toujours pas rencontré Fernanda ou Jean-François à ce jour, mais ils m’ont déjà invité à les rejoindre. C’est une sensation extraordinaire de connaître le degré de certitude que j’ai par rapport à ce choix et cette direction. C’est le meilleur endroit où je puisse être.

Le bout du chemin

C’est le bout du chemin, d’un cheminement de 3 ans depuis les incidents de Oaxaca, les sites aztecs et le chiapas. Début de l’éveil de la conscience de l’autre monde, avec le rapport sur l’évolution des inégalités et la découverte des freemens, carnets de nuit de José Ferré le premier puis lafinducapitalisme de Francesco. Gentil altermondialiste, petit à petit j’avance jusqu’à tomber dans le subprime en août 2007, mon grand amour. Finance internationale en Argentine et le livre de Greenspan me donneront de bonnes armes pour comprendre les défaillances du système. Paul Jorion expliquera brillament le reste, en complément avec LEAP. Contreinfo, Dedefensa, Loïc Abadie, millesime, le blog finance et mon netvibes qui s’organise drôlement aideront pour approfodir la finance et la géopolitique ainsi que le durable et le libre. Le très bon story of stuff et les youtube sur l’exponentielle. Le crash course de Chris Martenson aussi. En Septembre l’année dernière je participais aux rencontres du libre à Buenos Aires et rencontrais Maddog et Chris Hoffman (Linux Foundation & Mozilla Foundation) et confirmais mon amour pour la philosophie du libre. Avec AJH je découvre les vices de la monnaie, l’île des naufragés, l’écosociétalisme, le crédit social, les lets, le dividende universel et la monnaie dette. La création monétaire abandonnée par l’Etat au banque en 1976 par VGE, le 6 janvier. Reconfirmée et scéllée dans l’article 104 du traité de Maastricht, et repassé avec le mini traité de Lisbonne. L’alternative de Constitution écrite par les citoyens d’Etienne Chouard et la Consitution pour l’économie de Paul Jorion. J’entends parler du mouvement colibri.

Donc la monnaie est viciée à l’origine, et elle est contrôlée par les banques. Margrit Kennedy et Bernard Lietaer l’expliquent très bien, Attac aussi.

Voir les patterns similaires au Mexique et en Argentine dans les crises, et le documentaire de Kenny Arkana sur la mondialisation confirme que c’est ancré dans le code même du système. L’autre réalité du travail clandestin, des camps de la sueur du No logo de Naomi Klein, ou the shock doctrine explique assez bien les techniques modernes de nouvelle colonisation du capitaliste. De façon similaire on retrouvait dans le Mexique et en Argentine une double conquête de ces pauvres pays. D’abord au fusil et à la hache avec les conquistadors européens en 1528 pour le Mexique et 1779-1879 siècle de la conquête du désert (comprendre massacrer les indiens toujours plus loin) pour l’Argentine, et puis une deuxième guerre plus subtile, à coup de banques, d’exode rural, de privatisation du chemin de fer, et au Mexique avec les banques évidemment aussi. Les deux fois les pays se sont laissés conquérir alors qu’ils avaient toutes les ressources et les capacités pour s’auto-organiser sans se faire piller.

L’argent cherchant toujours plus de profit, le rouleau compresseur avançant, il faut envoyer toujours plus de dettes pour faire fonctionner une machine qui bénéficie à ceux qui ont la monnaie reine. Pour stimuler la dette rien de telle que la consommation et la boucle en avant est bouclée. Une bonne dose de surcommunication faisant péter tous les systèmes nerveux d’un être humain normalement constitué permettra d’engluer ce qui reste cérébralement activé avec le show du marketing politique et la saga Obama Saison 1 et l’illusion d’une démocratie au milieu de cet oligopole financier qui tient les ficelles de chaque homme politique ayant fait une carrière ou en contact avec des lobbys d’une industrie déjà dépassée qui ne comprend pas son époque.

La triple pyramide: pouvoir financier, politique et démocratique, le meilleur exemple Bloomberg, maire de New York, homme le plus riche de la ville et fondateur/président de la plateforme du même nom, référence de l’information en finance.

Chaque entreprise qui aujourd’hui veut faire plus de croissance se demande comment faire. Ils font appel à des consultants très renommés qui vont leur pondre un fabuleux plan de bataille sous powerpoint. En dehors des changements pipos de stratégies et autres recyclages internes, ce qu’il faudra changer le plus souvent, c’est la marque et donc faire appel à la comm pour impulser un nouveau signal dans le cerveau de vos clients pour leur expliquer que dans le fond, vous êtes quand même une marque cool. Les consultants font donc appel à une agence de communication pour réfléchir au message, à la cible, au ton, au média et canaux de diffusion etc.. L’agence de communication va donc après avoir refait le logo et peut-être même le site web proposer une campagne de comm pour raconter un peu sa vie. Et dans ce monde où la publicité traditionnelle est devenue si cher et peu regardée et où l’on veut toucher son public au contact rien de tel que l’événementiel. L’agence de comm va donc faire appel à une agence événementiel qui va leur concocter l’événement parfait pour lancer leur nouvelle campagne. Puisqu’ils n’ont aussi que leur cerveau pour penser et que leur expertise s’arrête là où commence celle des autres, ils vont donc sous-traiter le traiteur, le logement, la construction, le mobilier, la technique, la vidéo, les prestations accessoires.

Donc l’entreprise décide sous les joyeux conseils de notre belle équipe de cerveaux d’organiser la coupe du monde de foot des moins de 18 ans. Elle sera créatrice du tournoi et le tournoi portera donc son nom, marquant pendant une génération tous les jeunes garçons qui associeront la marque à la coupe du monde de foot junior. Ils pourront même à l’occasion coupler l’affichage de l’emballage en pub pour leur événement et utiliser leurs produits pour inonder l’événement.

Reprenons: l’entreprise investit pour augmenter son chiffre d’affaire, on lui propose une campagne de communication, qui lui propose un événementiel, qui lui propose de créer un tournoi pour les jeunes garçons de tous les pays, ce qui permettrait d’augmenter le positionnement de la marque, et d’augmenter à court ou moyen terme les ventes de ses produits. Objectif atteint!

Je décompose: Il y a une coupe du monde de foot pour les adultes. Il n’y en avait pas pour les enfants, donc c’est une entreprise qui l’a créée, non pas pour satisfaire à un besoin, mais pour pouvoir par un moyen détourné augmenter son CA.

Quand on dit c’est l’intention qui compte, on touche le fond.

Penser l’inverse est tout simplement impensable: La même entreprise se rendrait compte que tel problème existe à un endroit, elle donnerait de l’argent dans le but de l’aider. Alors que la finalité est la même, qu’elle bénéficierait en retour d’un regain de respect et d’humanisme, elles ont besoin de passer par des chemins bien complexes pour comprendre ce qui est bien dans ce monde: aider à construire et créer des richesses.

Pourquoi ne le font-elles pas spontanément?

Parce que le but numéro un de chaque entreprise est de créer du profit, pas de donner de l’argent pour résoudre des problèmes. Alors comment on en est arrivé là?

Comment peut on finir par penser que faire le bien et investir plein d’argent doit être fait par les entreprises, pour le bien commun et leur sera bénéfique tôt ou tard en retour sur investissement?

Pourquoi l’inverse n’existe pas?

Il existe et ce sont les fondations de dons. Elles passent leur temps à investir et donner de l’argent à des projets selon des thématiques. Elle n’obtient pas ses ressources de clients à qui elle vend des produits mais entretient un réseau de donateurs et vend des services de gestion de fondations.

Pourquoi les entreprises ne pourraient pas fonctionner comme ça?

Offrir, donner, partager, sans forcément attendre en retour et vendre ou trouver des donateurs intéressés par le service. Diversifier son offre en donnant en abondance tout ce qui est immatériel et en valorisant en retour le matériel, inévitablement plus rare.

Il y a un ravin entre l’entreprise d’aujourd’hui et mon monde numérique. Ceux qui dealent et jouent avec leurs deux identités le savent très bien, plus on s’expose, plus il faut tenir la transparence et en contrôler le niveau. .

L’entreprise ne se mettra jamais à nu, elle ne sait pas comment parler sans passer par une agence de comm qui lui vendra du cool. Elle ne sait pas comment parler et alimenter la discution avec ses publics. Elle ne sait que trop rarement les écouter. Elle consacrera sûrement plus de temps à ses actionnaires.

Comment peut-on arriver à concevoir que 30 personnes se soient suicidé chez France Telecom en un an. L’autre jour quelqu’un a sauté du dom et tout le monde disait que c’était affreux de faire ça sur la terrasse des cafés. Il faudrait donc créer un endroit, un terminus où chacun pourrait aller mourir en paix quand son heure serait venue. Créer ceci serait accepter et reconnaître que notre système est tellement opressant que des personnes en arrivent à vouloir se donner la mort. Je ne crois pas à la société des individus, je crois à un système vicié qui ne tourne plus rond et cache ce qu’il peut de l’arrière boutique. Si la vitrine brille toujours, à l’intérieur c’est sûr que ça a dijoncté depuis un moment, contrôle de l’image, contrôle de l’homme et peur de l’insécurité, tenaille entre le chômage et la rareté monétaire, le besoin d’avoir de l’argent pour vivre, faut bien manger et se loger.

Une bonne partie de nos organisations crééent une pression sociale et un état permanent de semi lobotomie semi on vous la met profond. La transparence est reconnaître et prouver qu’on joue beau jeu et que la communication est libre et multidirectionnelle, pas de contrôle du bruit, discussion et implication des consommateurs etc..

Les jeunes entreprises et NGOs ont déjà compris ça. Si la transparence s’installe dans le discours et la réalité de l’entreprise, alors le monde aura déjà bien changé. Quand on voit la belle saison de green washing qui nous attend, on n’y est pas encore tout à fait.

Cette entreprise pyramidal et hiérarchique, tellement patriarcale et obsolète! Ses bases sont solides mais je la vois déjà tellement branlante. Small is beautiful: Auto-entrepreneur, propriétaire de mon cerveau et de mon corps je partage ma création en projets.

L’entreprise pyramidal, la corporation, la haute finance, la voltige boursière, l’économie sans frontières, les paradis fiscaux, les délocalisations, le casino, la FED, le $, le FMI, l’OMC

Ce temps là est finit, ça ne marche pas. Certains tombent d’eux mêmes, d’autres nécessiteront un bon coup de balai pour finir aux oubliettes assez vite. Il est temps de passer à la suite. et il s’agit donc de réinventer un système qui prenne en compte toutes les données actuelles de nos problèmes globaux majeurs. Réinventer le monde: écrire l’Histoire.

Il s’agit de créer un système qui valorise toutes les richesses, qui soit libre et abondant.

Il s’agit de reconnecter la richesse à sa juste valeur et arrêter de déconnecter la création de richesse avec la masse monétaire.

Trouver un système, une organisation locale qui garantisse satisfaction des besoins pour tous et épanouissement dans la vie. L’immatérielle s’échangera de façon abondante et libre tôt ou tard, donc de ce côté là, je ne me fais pas trop d’illusions. Il faudra organiser l’investissement dans la recherche et développement de ces technologies et assurer le partage et la diffusion des données.

Pour le matériel, plus c’est local mieux c’est. Plus c’est autonome, interdépendant mieux c’est. Electricité, alimentation, Education, Santé et Logement doivent pouvoir s’organiser et se partager à l’échelle locale la plus basse. Recréation des communes, organisations libres de personnes ayant des richesses à partager et échanger. Créer les bonnes monnaies libres permettront de fluidifier tout ça dans le bon sens.

Je l’espère…


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23/03/2010 at 03:02 Comments (0)

Bienvenue dans le Tao Village

Après avoir rejoint Génération Tao courant janvier, me voici en train de compléter mes occupations quotidiennes en rejoignant cette fois l’aventure Tao Village.

Situé à la station de métro Ledru Rollin, Tao Village est un lieu qui m’a fait frissonner dès ma première visite début octobre. C’est l’endroit où est né le Jeu du Tao: jeu coopératif où chacun aide les autres participants à avancer dans leur quête. Utilisé à la frontière entre le développement personnel, la clarification d’intention dans la gestion de projet, l’aide à la décision, ce petit plateau et son cadre sont une méthode simple et sans failles pour faire avancer une situation dans un contexte convivial et gagnant-gagnant. Vous allez apprendre à aider les autres, et cela vous aidera à mieux comprendre votre quête. N’hésitez pas à vous y essayer et venir faire une partie les mercredi ou vendredi soir, en vous inscrivant sur le site ou par téléphone. Ce jeu ne ressemble à rien de ce que vous avez fait jusqu’à maintenant.

Le jeu du Tao

Depuis quelques années maintenant, Patrice Levallois travaille sur la problématique des richesses, et à la création d’autres formes d’échanges. C’est donc au sein de cette belle équipe que j’ai trouvé ma place en tant que chef de projet pour le développement du projet. A la frontière entre les différents parties: mobile banking, réseau social/place des marchés, animation et intelligence collective, j’essaye de façonner une solution qui mette en valeur au mieux chacun des acteurs, permettant à chaque communauté d’avoir un système qui corresponde à ses besoins et à ses valeurs.

Tao Village, c’est aussi l’aventure de la sociocratie ala Bernard Marie Chiquet, d’autres formes d’interaction, d’échanger et de décider. Nous y reviendrons très probablement quand j’aurai plus de temps et plus de visibilité sur les effets, c’est une forme d’intelligence collective pour communiquer et décider en groupe.

Tao Village en dehors du jeu du Tao intervient en entreprise pour proposer d’autres méthodes de management collaboratif, des techniques nouvelles et innovantes pour gérer les crises et remettre du lien dans l’entreprise.

J’avance pas à pas dans ce projet que l’on dirait fait sur mesure. Les possibles sont nombreux, l’avenir radieux et l’enjeu passionnant. Je profite de chaque instant, toujours époustouflé par la complexité du projet, mais ravi d’aider à construire, d’autres formes de liens entre les hommes, contribuant à développer le super organisme que nous formons.

Tao Village vient donc rejoindre Génération Tao comme famille pour continuer de construire un autre monde, et je suis heureux.


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23/02/2010 at 21:16 Comments (0)

Partager n’est pas voler

Partager n’est pas voler from La Quadrature du Net on Vimeo.

Très bon. Merci la quadrature. Bon donc, maintenant, comment on rétribue la valeur de celui qui a trouvé la première allumette?


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19/01/2010 at 01:44 Comments (0)

Ouvre les yeux!

J’avais 13 ans. Cette chanson m’avait profondément pénétrée. Aussi bien la mélodie qui avait emmené mon âme, le flot qui rythmait mon corps et les paroles qui remplissaient mon cerveau. Le refrain avec cette voix de femme envoutante et ce nuage, j’y étais.

12 ans après, plongé dans mes recherches sur les limites du capitalisme, le shuffle de la musique m’envoie cette chanson, comme un clin d’oeil:


Bambi Cruz – Ouvre Les Yeux
par Hakunamatata67

Les artistes passent un message percutant. Ils amènent l’éveil. J’aime, je partage.  Je vous laisse avec les paroles et la douce mélodie du refrain:

Je nous cerne comme des esclaves modernes
Prisonnier d’un système
Qui ne cesse de nous berner
Notre cerveau ! Lavé comme un vulgaire polo
Retourné, programmé, formaté depuis l’âge du berceau
Ne me dites pas que je suis le seul à essayer
De rassembler les pièces de ce puzzle éclaté
Le temps passe
Les jeunes se tabassent
Cassent des vitrines
Rêvent de flings de luxe, de limousines
Les magasins sont remplis de belles choses
On crée l’envie, le peuple est sous hypnose
La publicité matraquée tous les jours
La technologie avance sauf pour ceux qui habitent les tours
Ils travaillent comme personne la mammite fonctionne
Leurs propres désirs les emprisonnent
Tu ne peux plus réfléchir, tu dois t’en sortir
Payer tes dettes, tes crédits voici ton avenir

{Refrain: x2}
Ouvre les yeux
Je t’emmène en voyage
Sur un nuage
Ouvre les yeux

Un sombre au pouvoir, dans l’ombre opère, génère de l’argent
A savoir caché aux yeux des plus grands
C’est pas compliqué, ils sont friqués
Je vais t’indiquer, comment une partie du monde ils peuvent contrôler
Ils possèdent des banques, des fabriques d’armes, le commerce d’alimentation
Prêt à contrôler une nation
Dans un pays où l’économie est au plus bas
Ils les font vivre puis se retirent, c’est la guérilla
On en veut au gouvernement qui se défend
Achetant des armes avec leur propre argent
Sponsor de la guerre, ils accordent des crédits
Font des partis, mais dites-moi : Qui s’enrichit ?
Voici leur capital multiplié, leur descendance est à l’abri
Mais leur fortune sent le moisi
Ils ont des billets verts à ne plus savoir qu’en faire
Y a pas de mystère, ils vendent leur âme à Lucifer

{au Refrain, x2}

Faut pas se faire d’illusion, on organise la confusion
On est plus facilement contrôlable sous la pression
On alimente les différences entre les hommes
Alors qu’il n’y en a pas
Tout le monde est pareil ici bas
Le racisme, les religions, sont de beaux moyens
Pour que l’on s’entre-tue à leur frais dès demain
Ils ne veulent plus qu’on pense par nous-mêmes
Car l’homme est amour et que le système n’est que haine
J’aime ce thème et dorénavant
J’essayerai de ne plus me comporter comme un délinquant
Rebelle, je payais pas le métro, fumais la ganja
J’ai réalisé que le plus soumis à l’état c’était moi
Je copiais la télé, par ce biais accentuer les clichés
Que les jeunes sont tous des mauvais
Apprenez que l’ennemi n’est pas forcément celui contre qui l’on se bat
Mais celui qui profite des dégâts


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16/01/2010 at 13:44 Comments (0)

Qu’est ce que le Mouvement?

Voici un extrait de dialogues avec l’ange qui me touche beaucoup. Dialogues avec l’ange est le récit de 4 jeunes hongrois pendant la seconde guerre mondiale qui chaque vendredi vont communiquer avec leur ange, ou maître intérieur. Un enseignement, une transmission spirituelle, une référence, ce livre est précieux. En voici un passage, c’est un dialogue entre Lili qui questionne son ange sur ce qu’est le mouvement.

Qu’est ce que le mouvement?
- Ce qu’il y a de plus grand.
La croissance n’est pas encore mouvement.
Le vent n’est pas encore mouvement.
Le courant des eaux n’est pas encore mouvement.
L’érosion n’est pas encore mouvement.
Le cheminement des étoiles n’est pas encore mouvement.
Tout cela n’est que conséquence, tout cela n’est qu’inertie.
Tout mouvement sous l’empire de la faim, du froid, du désir – n’est que contrainte.
Mais toi – tu sais déjà te mouvoir…

L’ACTE LIBREMENT ACCEPTE – C’EST LE MOUVEMENT.

La main qui aide – c’est le mouvement.
Les yeux qui rayonnent – c’est le mouvement.
L’élévation de la matière en nouvelles demeures – c’est le mouvement
Nouvelle Création: non plus captivité, mais délivrance.
Il n’y a pas d’autre liberté.

Ce mouvement-là, suscite-le chez tes élèves,
ainsi chaque mouvement sera – MOUVEMENT
et non captivité languissante.

Il y a les muscles – et c’est en vain.
Il y a les tendons – et c’est en vain.
Il y a les os – et c’est en vain.
Que deviennent les tendons? – Ils deviennent corde, les os? – des bâtons,
les nerfs – des fouets?
la jeunesse? – de la perversion.

Seul le vrai mouvement délivre.

Enseigne cela, mon serviteur, et sous ta main les corps renaîtront, ils ressusciteront, car tous sont morts…
tous sont morts.

—-

J’aime dans ce passage la différence entre le mouvement que nous voyons, conséquence des contraintes, des inerties, mouvements subis et le Mouvement initial, le Mouvement qui lance, qui débute et transforme une intention en action.
L’acte librement accepté comme le dit le texte. Le Mouvement commence par le choix: la décision consciente d’agir et ce Mouvement ne se manifeste que lorsque l’action prend place.

De quel Mouvement(s) suis-je l’initiateur? l’acteur? dans ma vie?


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05/01/2010 at 15:26 Comment (1)

En France on a la banane

Lors d’une petite flash mob à République pour signaler notre désaccord face à la nomination miracle de Jean Sarkozy au poste de Président de l’EPAD, les caméras se sont arrêtés un instant sur nous, simples citoyens mécontents.

C’était Jeudi 22 Octobre 2009. J’apparais à la 45ème seconde, en train de téléphoner à l’Elysée avec ma banane magique.

Ou alors:

Mon sac hollandais en ouverture et mon bananier miniature, puis de 0’17 à 0’28 vous verrez à nouveau mon coup de téléphone, tentant de pistonner mes copains.

Du coup, après nous avoir vu, Jean Sarkozy a renoncé  à la présidence, se rendant compte du ridicule de sa situation.

C’est une petite victoire. Dans la même journée quand Hadopi2 passe, l’amendement 138 du paquet télécom européen étant retiré et le Conseil Constitutionnel s’étant hadopissé dessus, on ne peut pas dire que le bilan soit très positif. On continue on continue.

Côté positif: si quelques bananes ont suffi à faire renoncer le fils, nous sommes prêts à aller jusqu’aux ananas pour le père.


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26/10/2009 at 02:20 Comments (0)

Yves Cochet: la crise commence et n’aura pas de fin

J’avais déjà linké Monsieur Cochet sur mon ancien blog dans son excellente conférence sur l’état de l’énergie mondiale: le pic pétrolier, voici maintenant une vidéo de la Télélibre.fr sur l’état de la crise et la décroissance. Invité à l’université d’été du MEDEF, on y découvre l’évolution entre la critique sévère et la position actuelle.


YVES COCHET : LA CRISE N’AURA PAS DE FIN
par latelelibre
Quelques citations intéressantes:
On peut être plus heureux avec moins.
Le gâteau diminue et on est de plus en plus nombreux: la seule solution, c’est le partage.
Solution: les riches consomment moins et partagent avec les plus pauvres.

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13/10/2009 at 00:49 Comment (1)

Le syndrôme du Titanic, le film de Nicolas Hulot

Nicolas Hulot lance avec Jean Albert Lièvre mercredi 7 octobre 2009 sur les écrans son film Le syndrôme du Titanic. Je crois qu’on est assez loin du gentil Home (blague cachée) pour arriver dans la dure réalité et le message clair: ALARME.


Le Syndrome du Titanic de Nicolas Hulot
par ultimteam

Comme il le dit si bien: Le modèle économique dominant n’est plus la solution mais bien le problème.

Enfin des phrases qu’on dit depuis longtemps qui vont enfin passer dans le mainstream, portées par des acteurs reconnus. La foule va commencer à ouvrir les yeux. Encore une grosse goutte d’eau.

On avance on avance..

Rendez vous donc à partir de mercredi dans les cinémas pour voir et réfléchir à ce message, et le diffuser, si le film est à la hauteur de la bande-annonce.


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04/10/2009 at 22:15 Comments (0)

Across the Universe – The beatles & Rufus Wainwright

C’est une chanson des Beatles, Across the universe écrite après et pendant leur voyage en Inde, avec des souvenirs de leur méditation transcendantale : Jaï Guru Deva Om. Les malins auront reconnu la transformation et la nouvelle origine du sous-titre de ce blog.

Je l’ai re-découverte dans l’excellent film “Across the Universe” de Julie Taymor. On y découvre 32 chansons des beatles dans un monde créé autour de leur histoire. Bien d’autres chansons m’ont marqué dans ce film (Happiness is a warm gun, with a little help from my friends, Strawberry fields), mais celle là joue à un autre niveau.

Je vous laisse découvrir 2 versions, l’une de Rufus Wainwright et l’originale.


RUFUS WAINWRIGHT – ACROSS THE UNIVERSE
par pierrot77

Je vous laisse méditer les paroles :

Words are flying out like
endless rain into a paper cup
They slither while they pass
They slip away across the universe
Pools of sorrow waves of joy
are drifting thorough my open mind
Possessing and caressing me

Jai guru deva om
Nothing’s gonna change my world

Images of broken light which
dance before me like a million eyes
That call me on and on across the universe
Thoughts meander like a
restless wind inside a letter box
they tumble blindly as
they make their way across the universe

Jai guru deva om
Nothing’s gonna change my world

Sounds of laughter shades of life
are ringing through my open ears
exciting and inviting me
Limitless undying love which
shines around me like a million suns
It calls me on and on across the universe

Jai guru deva om
Nothing’s gonna change my world
Jai guru deva


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31/08/2009 at 02:27 Comments (0)

Le début de la fin c’est fini, voici en avant-première le futur

Ce WordPress, c’est une énorme libération, d’une flexion à une extension totale de tous mes membres dans l’espace (bien que j’ai le genou dans le chou). C’est une libération des membres, de l’esprit et des mots. Des mots car ceci n’est pas écrit chez over-blog, partenaire de TF1 media, des mots libres qui viennent d’un logiciel libre avec des plug-ins libres chez un hébergeur(1&1) pas tout à fait libre, mais on en reparlera. Des membres car ici je peux installer ce que je veux, tout configurer à ma manière, c’est chez moi, je n’habite plus au zoupic rue overblog.com mais au zoupic via WordPress chez zoupic.com (chez l’hébergeur pas tout à fait libre). Et l’esprit car dire des mots et dans la pratique ne pas être en accord avec la parole est racinalement contradictoire. Donc je fais ce que je dis et je dis ce que je fais, je pense ce que je dis et je dis ce que je pense. C’est la transparence et la cohérence. Coeur pur, intentions claires et visibles. En avant, pour ouvrir le blog, passer le cap des 25 ans et la transformation de l’étudiant au monde de la transition, je vous dévoile mon plan. Qui veut jouer?

Le monde est flux. Internet est flux. L’argent est flux.

Une caractéristique de notre monde de son origine à nos jours, du soleil à l’atome ce sont les flux. Les échanges, les variations, les déplacements, les courants qui modifient augmentent ou diminuent les variables qui nous entourent.

Les flux.

Comme le circuit de l’eau. Comme le circuit du pétrole. Comme le circuit de l’information. Comme le circuit de l’argent. Comme le circuit des déchets. Deux images pour compléter, celle de mon circuit de l’information et celle utilisée par Arthur Brock sur le wiki new currrency frontiers (plus bas) :

le cycle de l’information par zoupic

Des chaînes, des cycles, des états différents et toujours des échanges. Dans ces flux, on trouve le code source de notre société. Ce qui est intéressant c’est que l’on peut décomposer et tracer des parallèles entre les différents flux. Ils se ressemblent, ils fonctionnent plus ou moins de la manière et peuvent ajuster selon nos goûts.

Nous ne sommes en somme qu’une somme de flux : IN & OUT

J’inspire, j’expire.

je bois, je pisse.

je mange, je chie.

j’achète, je vend.

je recycle, je pollue.

j’ai chaud, j’ai froid.

j’aide, je renie.

j’aime, je déteste.

je lis, j’écris.

j’écoute, je parle.

je reçois, j’émets.

Ping, Pong.

Cette somme de flux, sans être l’ADN, c’est la somme des caractéristiques de notre personnalité, qui nous sommes. Comme une entreprise a des entrées et des sorties, nous sommes également auto-entrepreneur et responsable de notre corps, de notre esprit et cerveau. C’est à la direction que revient la mise à jour des flux, et la remise en question de leur état.

L’économie mondiale n’est que la somme de flux individuels.

La politique mondiale n’est que la somme de flux individuels.

Le réchauffement climatique n’est que la somme de flux d’émissions individuelles.

J’appelle à l’holoptisme et la vision du tout pour descendre jusqu’à l’unité, l’homme. Chacun de nous est responsable de la somme de ses flux. Il doit donc les optimiser et les régler en cohérence avec ses idéaux.

Plutôt que de faire la révolution, il est dores et déjà possible de faire sa révolution. Ce n’est pas chacun la sienne, le but est commun, mais elle se fait dans son jardin pour piquer une métaphore avec le jardin à cultiver de Voltaire (merci Sylvain). Plutôt que de casser et de reconstruire, plutôt que de détruire il nous suffit de nous déconnecter. Comme un serveur, une boîte mail, /quit.

Il continuera, mais sans moi. De mon côté, je reconnecte mes flux vers des alternatives. Je mets à jour ainsi toutes mes habitudes et repense ma façon d’être en accord avec ma philosophie ou mes idéaux. Je reconnecte les liens de l’autre côté avec d’autres joueurs qui ont déjà fait leur révolution, ou sont en cours.

Un processus lent, et difficile : changer. Changer de monde, changer son monde, changer de règles, changer de coutumes, s’observer, se décrire, se réécrire, et se transformer, se compléter, entre dans la phase de transition en changement permanent. En changement permanent.

Il nous faut redévelopper les valeurs que nous avons à l’échelle locale, dans les cercles proches des amis et de la famille, dans un groupe de musique ou de sport, ce qui naît de l’intelligence collective à petite échelle et que nous appliquons en “Aide ton prochain et l’ensemble sera plus performant que la somme des individualités”.

Dans certains cas nous savons très bien l’utiliser mais cette phrase perd parfois son sens dans d’autres domaines à grande échelle.

Lorsque nous perdons de vue le flux. Lorsque nous ignorons d’où il provient, ce qu’il contient, les implications qu’il a sur l’environnement, l’entreprise qui le fabrique, les produits qu’il contient, le bénéficiaire, nous n’avons pas accès à l’image complète et ce que nous induisons comme flux invisible à plus grande échelle. Beaucoup des flux de notre société manquent de transparence.

A nous de comprendre les flux que nous souhaitons valoriser, et comment les mettre en application, et comment abandonner ou rompre avec leur ancienne forme?

Les flux définissent le monde.

En appliquant mes flux à ma pensée, j’optimise un terrain dans lequel je serai mieux, au lieu d’en faire la pub, j’en suis le consommateur, le client. Et comme ce monde d’alternatives a beaucoup plus à offrir que la tendance actuelle, le plus tôt je serai dans l’autre bateau, le mieux ce sera.

Je vous invite donc à quitter le navire. Laissons couler le titanesque capitalisme, et préparons nous à la suite. Pas la peine de rappeler qu’il n’y aura pas assez de canots de sauvetage.

Il est temps de penser notre bateau.

Repensons le monde

Qu’est ce qu’il nous faut pour jouer?

1) un terrain : on a

2) des flux : oui bah tu peux y aller

3) des joueurs : ça se trouve oui

4) des règles : on peut trouver ça

Pour les règles, il y a qu’à copier celles qu’on prône déjà. Le GNU, les CC, le libre. Ce qui est applicable à l’immatériel pour commencer. Nous aimons wikipédia et GNU\linux, le forking, pourquoi ne pas prendre ça comme base? Et puisque nous parlons d’une idée née grâce à la naissance d’une intelligence collective globale, si nous voulons donner de l’espace et des libertés à cette conscience commune portée par le digital et énormément mise en valeur par l’ère numérique, il lui faut un corps propre et qu’elle soit composée à tous les niveaux de procédés libres. C’est la neutralité du net. C’est un corps sain pour un esprit sain.

C’est la garantie d’un système diversifié, riche, transparent et favorable à la coopération comme à la compétition. Au delà des contenus, nous pouvons aller demander aux contenants d’être libres, les plateformes, les pcs, leur ossature (open hardware). Ils voulaient fermer toutes les portes, nous avons construit un monde sans portes, ils voulaient poser des barrières, nous avons appris à voler.

Le flux de la création

Le flux qui nous intéresse est celui de la création, que l’on applique ensuite à ce que l’on veut d’immatériel :

Évidemment, en sachant que “Une infinité de copies potentielles pour un coût nul met par terre tout modèle de financement basé sur la rareté” @mikiane” on remet en cause certains modèles, qui ont p’têt profité un peu trop d’un monopole basé sur la rareté, et plus loin que ça on se demande si le modèle n’est pas mieux quand on le règle sur la case “abondance”

Warner vs The Pirate Bay (appartient au passé: Warner)

Linux vs Windows (appartient au passé: windows)

Radiohead vs EMI (appartient au passé: EMI)

La bataille en place avec Hadopi n’est que la nième manche du combat du libre contre le privé. Le sentiment que j’ai quand je pense à Windows, c’est le même que General Motors, ce monstre, ce fleuron des Etats-Unis, comme Wallstreet, ce buffle doré, qui comme un titanique s’est fait mangé plié rangé après avoir été l’idole des jeunes.

Le traitement sera le même, ce n’est qu’une question de temps. La valeur d’identi.ca par rapport à la valeur de twitter est faible, mais chez identi.ca chacun garde la propriété de ses données. Même chose entre ning et facebook. Google l’a bien compris en faisant Wave en OpenSource.

Le flux de création passe donc par les étapes suivantes:

Création

Accès

Modification

Diffusion avec ou sans profit

Les Creatives common définissent à chaque étape ce que chacun a le droit de faire ou de ne pas faire :

Exemple une licence 3.0 by nc sa : peut être copiée lue, modifiée et tant qu’elle est utilisée à des fins non commerciales et partagée avec le même code de droits : (non commerciale / share alike). L’open source donne la possibilité à chacun de créer, modifier, échanger librement les codes sources des applications.

Il revient donc de définir ce que vous avez créé, la part que vous souhaitez partager et verser dans le pot de l’intelligence collective et de la communauté ou, en tirer profit en le gardant pour vous, puisque vous l’avez créé. En admettant que, comme Radiohead, John Makay ou Paul Jorion, vous fonctionnez en prix libre, vous aurez probablement le réflexe de partager toute création avec l’ensemble de l’humanité en acceptant en retour les dons des personnes reconnaissant un travail, une valeur à votre œuvre. Tout le monde le sait, allumer une bougie avec une autre bougie n’éteint pas la première, et les deux ensemble produisent plus de lumière.

En gardant ce flux de la création et son parcours, on en arrive à une gamme de droits : qui a le droit de créer quoi, de le modifier, de le renommer, de le déplacer, de le multiplier et d’en tirer des bénéfices.

Alors les libérations sont en cours: on avait déjà libéré les esclaves, les femmes, maintenant ce sont Ingrid de Betancourt & Clothilde Reiss bien sûr que l’on libère mais surtout les contenus, les tubes, l’énergie, le hardware..

all in

Il y en a une qui peut vous intéresser. C’est l’argent. Quoi de plus immatériel aujourd’hui que l’argent, à part les quelques pièces et billets qu’on trimballe, tout le reste est complètement absolument immatériel. Alors qu’est ce qui nous empêche de libérer l’argent? De reprendre le pouvoir de le créer, d’en définir les règles, qui peut justement le créer, qui peut le modifier, qui peut l’utiliser etc..

Messieurs dames, après la presse libérée par les blogs et le support de la technologie via Internet, je vous propose la mort d’un autre droit régalien, celui de battre monnaie. Puisque ce ne sont plus les états qui s’en occupent vu qu’ils ont pas su garder les idées claires, libérons la monnaie, c’est open money! Et ça se pratique depuis le canapé ou le bureau.

La monnaie n’est qu’un flux entre des individus pour compter les échanges. A vous de créer votre monnaie pour votre groupe d’ami, votre monnaie locale, votre monnaie mondiale, rejoindre une monnaie verte…

En créant votre monnaie vous réorientez vos flux via des groupes ou communautés que vous avez choisis. Vous faites les règles, vous êtes acteurs et décideurs. Les échanges sont refluidifiés via une abondance de monnaie. En effet, alors que dans notre belle société l’argent est rare et en quantité contrôlée avec le jeu du “il faut travailler pour vivre”, tout le monde est obligé de trouver sa part pour ne pas se retrouver sur la paille. L’argent dans sa définition capitaliste est comme un aimant, plus tu en as, plus tu en attires. Il circule mal et ne coule pas vers les bonnes personnes, il ne circule pas de tous et vers tous. Il est très mal répartie et ça empire encore.

Les monnaies libres permettent de redistribuer les cartes. En se mettant d’accord sur des règles, la communauté se réorganise autour de la fonction financière auto-gérée sans être ponctionnée par le cartel des banques. Elle peut choisir de favoriser certains échanges, d’interdire d’autres dommageables à l’environnement ou en désaccord avec la philosophie du groupe. Comme avec un logiciel libre, tout est codable, messieurs les geeks, le code vous attend.

Comme les distributions de linux couvrent tous les goûts de geeks, à nous de recréer le code source de nos liens, la tolérance avec les logiciels privés que nous autorisons pour offrir un éventail de monnaies, représentant la diversité possible dans l’alternative.

Si vous pensez que ce sera compliqué, détrompez vous, installez votre flowplace sera comme installer votre WordPress ou créer un wiki. Autant dire que ça va fleurir par millions. A vous de leur donner des règles qui ont du sens pour donner vie à un monde qui a du sens.

En ouvrant les monnaies, c’est le code source de la société que nous mettons sur la table si suffisamment de codeurs veulent s’y mettre!

Pour créer les open moneys, il faut 3 conditions : open transport, open data et open rules. Comme le web a son HTML les monnaies libres ont besoin de leur XGFL, les données doivent être partagée et les règles ouvertes, prêtes à être modifiées, changées, rééditées. En terminant sa plateforme, l’open money devrait changer complètement les échanges quotidiens que nous faisions avant en euros. Il existe d’ailleurs déjà de nombreuses monnaies complémentaires et ils ne nous ont pas attendus, simplement les médias n’en parlent pas. L’intérêt ici est la création du code des flux de meta currency, qui permet de créer des millions de monnaies libres, comme le code HTML régit chaque page web. Ainsi chacun pourra créer son propre réseau monétaire. Ca se passe pour metacurrency.org pour en savoir plus et donner un coup de main.

Récemment, le réseau des pionniers du Transitioner a ouvert une toute première alpha de flowplace. C’est un bac à sable pour apprendre à jouer et se familiariser avec le sujet.

Après l’information, l’argent, c’est aussi les autres flux qu’il faut libérer : la culture, l’éducation, le pouvoir décisionnel etc..

En appliquant la règle de la libération au monde matériel, on repense le monde. Il s’y ajoute une question fondamentale.

La création de matière étant simplement impossible, malgré toutes les expériences récentes tentées, il nous faut définir la propriété de la Terre. A qui appartient ce bateau? Rendons les ressources de la terre libre! Si l’on respecte la définition du développement durable et les 3 valeurs françaises, la Terre appartient à tous ceux qui l’habitent, l’ont habité et l’habiteront de façon égale, fraternelle et libre.

Une fois que l’on a renoncé à la propriété privée de la Terre, il suffit que nous prenions notre responsabilité collective et que nous nous y mettions, et comme le moment est aux tâches collectives, avec le réchauffement climatique et la transition sociétale que nous vivons, on pourrait en profiter pour faire d’une pierre deux coups et se libérer de cette société de la rareté une bonne fois pour toute. On y finira tôt ou tard, dans cette société de l’abondance, pourquoi ne pas profiter de l’ouverture?

De la société de rareté à la société d’abondance – comment et vers où aller?

Plus proche du projet Venus, on est dans la société distributive, mixe avec la société de la connaissance décrite par Marc-André Ghyxx et expliquée dans “au delà de la modernité, du patriarcat et du capitalisme“, où l’on serait débarrassés définitivement de l’argent et nos besoins seraient couverts par une société technologiquement pensée et optimisée pour les besoins de la civilisation où chacun proposerait sa créativité via son corps et son esprit tout en respectant et prenant en compte les limites de la terre pour les générations futures. L’Homme finit par s’assumer et se réorganiser. La société est basée sur une série de codes déterminant les ressources disponibles. Une sorte d’énorme gestion et optimisation des ressources comme nous en codons pour nos serveurs. On peut imaginer plus facilement cette application à l’échelle locale, une évolution du modèle coopératif municipal déjà allégée de sa monnaie locale. La terre a des règles, il faut connaître et respecter les règles. On a un peu trop fait les malins, maintenant faut faire diminuer tous ces trucs rouge et calmer le jeu tout en organisant la vie à 8 milliards.

Je ne comprenais pas pourquoi mes libertés changeaient avec l’augmentation de la population. Le nombre de m² par personne diminue, mes accès à la terre diminuent, ma part d’eau et de riz diminuent, eh oui dans le monde matériel plus on est plus on partage et plus les parts se réduisent. On a oublié cette donnée dans l’équation et certains en ont un peu trop profité. D’une société de médiocristan on est passé à une société d’extremistan, la crise est un symbole de rupture, de déséquilibre, il est possible de palier nous même à ce rééquilibre et de poser les règles pour revenir à une société médiocristane qui respecte vraiment les 3 règles liberté égalité fraternité.

J’aime à penser que l’homme a réussi à coder GNU\Linux par passion et que dans la situation présente, il sera capable de recoder les flux vers son environnement afin de réaliser la transition vers le nouveau monde. Cette utopie est réalisable si le changement est réalisable. Le changement dépend des flux de chacun d’entre nous. Est-ce jouable? let’s play together..

/quit over-blog.com

/quit TF1

/quit Télé

/quit politique

/quit journaux

/quit radio

/quit voiture

/quit viande et poisson

/quit EMI Universal Warner

What is next

?

/connect …

D’ailleurs, je cherche un hébergeur qui ne soit pas une entreprise créée pour faire du profit, si vous avez ça sous la main, je serai ravi de faire cette autre modification de flux, je veux qu’il soit propre de chez propre! Pour l’amour de l’art.

D’ailleurs d’ailleurs, si vous êtes fournisseurs de flux propres, quels qu’ils soient, n’hésitez pas à nous le faire savoir! Connectons nous!

Le capitalisme est mort, vive les alternatives! Vive la philosophie libre!

Du capitalisme aux alternatives

Résumé (via le wiki sociétal et ne ratez pas le brillant chapitre 5, l’organisation des autres)

une théorie axiomatique des utopies:

- 1. les utopies naissent d’une insatisfaction collective,

- 2. les utopies supposent l’existence d’une technique ou d’une conduite applicable

- – pour éliminer la source de cette insatisfaction

- – ou bien réévaluer cette insatisfaction en la considérant comme une ouverture vers une meilleure situation

- 3. les utopies ne deviennent réalisables que si elles entraînent un consentement collectif

Une certaine durée doit séparer les trois stade

- le stade de l’insatisfaction

- le stade de l’invention d’une technique applicable

- le stade du consentement à cette application

Les utopies peuvent être paternalistes ou non paternalistes, suivant

- que la connaissance de la technique applicable est à la portée d’une élite

- ou à la portée de n’importe qui.

Le bibliothécaire a répertorié ces liens comme pouvant égayer votre recherche:

Creative Commons video présentation avec les subs en fr

Why do we need an open economy? video presentation avec les subs en fr

What are the free currencies? vidéo en anglais de Jean-François Noubel

Interview de Jean-François Noubel dans le monde avec Bernard Lietaer par Hervé Kempf

Information is like water – Slideshow qui compare les flux de l’eau et celui de l’information

Présentation de threebles monnaie lancée en mars 2009 par Arthur Brock

La création de la SARD, licence globale dans le domaine de la musique portée par Richard Stallman (fondateur GNU) et Laurent Chemla (je suis un voleur & gandhi)

Vidéo de présentation de neutralité du net par les représentants de FDN, la quadrature, APRIL et député godillots.

Interview de Benjamin Bayart (FDN) sur la neutralité du net et les risques du minitel 2.0 (Partie 2)

Music 2.0 by Gerd Leonhard (en anglais)


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20/08/2009 at 23:38 Comments (15)

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