zoupic – le propre de l'Om

Création du futur: il est temps de passer au prochain stade de l'Humanité

Vers septembre 2010 et au-delà!

Je sors d’une belle après-midi de réunion sur la sociocratie et l’attribut plein d’une belle énergie. Pour la petite histoire l’attribut est une association, un groupe de personne qui vit à la Réunion, partis à 3 il y a 2 ans ils sont aujourd’hui 35 membres actifs pour 135 membres, créent, vivent et animent leurs groupes en utilisant la sociocratie, le jeu du tao et en incluant les enfants dans leurs processus de prises de décision. Une belle leçon humaine d’humilité et de partage réalisée par Laurent et Lydia. Merci!

Il est temps pour moi de faire un petit point sur mes projets du moment et à venir. Ca m’aide toujours à poser un point fixe dans le temps et voir ce qu’à tel moment ou à telle époque je souhaitais faire, et pourquoi ou comment j’ai dérivé. C’est aussi l’idéal pour se projeter et clarifier ce qui m’anime en ce moment. Enfin, c’est toujours la possibilité d’inviter aux commentaires, aux synergies, à la synchronicité et à trouver des personnes intéressées pour co-créer ces différents projets.

Avec Génération-Tao:

- Continuer de tenir la Chronique des Créatifs Culturels
- Aide à la rédaction des interviews pour le Magazine
- Organisation d’événements à thème (la suite de la soirée du 23 avril: Comment créer une société d’abondance?..)
- Développement, marketing, stratégie

En dehors de Génération-Tao, j’ai aussi une vie très active (comme vous commencez à le savoir) autour des systèmes monétaires complémentaires, participer à construire la nouvelle économie. Je navigue entre des envies de communication, d’événementiel, de designer…  A la manière de la loi d’attraction, je vous invite ici à me joindre, à participer, à me solliciter, à me connecter avec les personnes justes. Ces projets me motivent au plus profond de moi, ils sont justes et plein de sens: aucun doute. L’activation et leur mise en place demandent souvent un certain investissement, toujours plus enrichissant s’il est effectué en collectif, en groupe, à plusieurs, ainsi je vous invite à me donner un feedback sur votre envie, votre besoin, une motivation qui vous est propre de partager un bout de route, de faire un bout de code ou quelques images sur un ou plusieurs de ces projets, si ça résonne en vous! Toute participation est la bienvenue, ces projets m’animent au plus profond de mon être, et sauf changement de programme, je les réaliserai, mais je souhaite les co-créer. La porte est ouverte…

Autour de la nouvelle économie – appel à la co-construction

Nombre de ces projets trouvent déjà écho dans le groupe naissant qui se constitue avec des pratiquants intéressés tous par la diffusion des monnaies complémentaires: les valeureux (je vous en reparlerai!).

- Un site de ressources: Pourquoi les monnaies complémentaires – Comment les monnaies complémentaires? Pourquoi: pour pouvoir centraliser les réponses, les documents essentiels et l’argumentation du besoin des monnaies complémentaires. Comment: pour donner les documents clés de la conception d’une ou plusieurs monnaies, les différents guides, plus destinés aux designers, architectes ou toute personne qui souhaite monter son propre système.

- Des rencontres rythmées sur Paris, à la manière des green drinks, faire battre une pulsation régulière (une fois par mois?) sur le sujet des monnaies complémentaires et de la nouvelle économie, encourager les rencontres des pratiquants, aider à créer des liens.

- Des conférences, des soirées projection de documentaires, des séminaires de formation sur ces outils, les méthodes, les techniques, les procédés: Comment créer sa monnaie? Les événements peuvent être centrés sur la question de l’évolution monétaire comme d’autres processus qui contribuent à cette dynamique du mieux vivre ensemble: la sociocratie ou le jeu du Tao par exemple. Être facilitateur entre ceux qui vivent au quotidien des expériences innovantes et un public curieux.

- Un documentaire sur les alternatives monétaires existantes: je souhaite aller sur le terrain en Europe comme au Brésil, à la rencontre des humains et ramener des images. Le but est pour moi d’abord de rencontrer ces personnes, de découvrir leur histoire, les difficultés  rencontrées, les bénéfices de leurs changements, etc… Dans un second temps, partager ces images avec une double lecture: la première est de diffuser des exemples simples et concrets de ce qui se fait, expliqué par les pratiquants: montrer qu’il existe des alternatives concrètes et vivantes, la seconde est d’avoir des grilles de lecture pour les architectes monétaires des clés de création de monnaies, qui, quoi, comment, les étapes, les règles essentielles, toutes ces petites expériences qui nous éviteront de refaire les mêmes erreurs. C’est un projet très personnel mais qui me tient ô combien à coeur pour avancer sur la route de la rencontre des alternatives.

- Un outil en ligne de village virtuel: A la manière d’un jeu vidéo, je souhaite faire le cahier des charges et aller jusqu’à la réalisation d’un site web en open source qui permette à chaque communauté d’avoir un outil qui soit le reflet en ligne de son activité physique. Mairie, Banque, Marché, chaque partie doit donner le reflet  holoptique de la communauté, des richesses existantes, la possibilité d’interagir, de voir les flux, les règles, les membres, de proposer des changements, de soumettre des propositions etc.. Ce projet est probablement le plus difficile techniquement, il demande également un certain investissement, mais sa portée est très importante par sa réplicabilité à d’autres communautés. Faites signe si vous voulez que nous unissions nos forces..

- Du design de monnaies complémentaires: avancer avec des communautés dans la création de leurs outils, je pense notamment au Tiocan, éco-lieu près de Genève où je me suis déjà rendu pour un think-tank sur la monnaie, j’y retourne fin août pour continuer le processus. Je pense aussi à L’Attribut qui a le terreau et la maturité pour développer son système. Ca peut être du coup par coup sur mesure, mais ça peut aussi être le design d’une monnaie qui pourra être réplicable pour plusieurs communautés ayant des besoins et des valeurs similaires, je pense notamment aux sites web de l’information.

- Cercle intégral apprenant: Que ce soit avec les valeureux ou en dehors, c’est bien de prôner des choses, la meilleure façon de savoir si ça marche c’est de les vivre, des les appliquer sur soi. “Be the change you want to see in the world” nous disait Gandhi. Donc ici, découverte par la pratique, créer, apprendre, tester un peu tout ça.

Voilà pour la rubrique monnaies, comme vous voyez, c’est plutôt complet, varié et ambitieux, mais je pense que tous ces points sont complémentaires et cohérents.

Projets de l’âme, projets du corps

- Continuer d’animer des parties de jeu du Tao: à Paris et ailleurs, surtout à la sollicitation: si l’envie est là, que vous pouvez réunir une table (4 à 6 personnes), je serai ravi de me déplacer pour vous accompagner dans la réalisation de vos quêtes.

- A la rentrée je commencerai la formation de la Wutao – School pour devenir instructeur de Wutao, formation en 3 ans, c’est un passage essentiel pour moi pour revenir vers le corps, dans la sensation, dans le mouvement, dans l’ondulation et la respiration. Devenir instructeur c’est aussi le goût de la transmission, de l’accompagnement et du partage.

le wutao par Imanou

- A la rentrée je m’inscris également au Centre Génération-Tao pour pratiquer de manière régulière 3 disciplines effleurées pendant mon semestre à l’accueil du Centre: Art du Combat, Wutao et Souffle alchimique. De quoi se donner, se dépenser et faire circuler et harmoniser les énergies qui m’animent pour un mieux-être certain.

- La musique… aaaah la musique. J’ai récupéré récemment mon alto qui dormait depuis trop longtemps en Picardie. Il est temps de le refaire vibrer, je cherche d’autres personnes avec qui pratiquer, partager. Après une longue pratique du classique, je serai ravi de découvrir l’univers gipsy, tsigane, plus dynamique et vivant que mes premiers amours. Ce n’est pas une priorité pour moi, mais je sais et je sens que c’est un besoin profond, me reconnecter à la musique: Vibrer.

- Le chinois. Je sens le besoin de l’écrire ici, après avoir pris un seul et unique cours ce semestre, l’envie est toujours là, le temps difficile à trouver, mais cette langue m’attire profondément, et l’écrire me permet de constater que cette envie n’est pas morte. L’investissement ici est important, on verra avec le temps comment cela évolue.

Et puis aussi

En dehors de toutes ces activités, la recherche de la société d’abondance continue de m’animer, avec cette question profonde de la rareté et de l’abondance, comment ouvrir les yeux, la tête et le coeur? Ecrire sur la transition de l’ère industrielle à l’ère de l’information: la société de la connaissance. Comment prendre conscience de l’abondance? Comment partager, comment faire confiance et évoluer vers des modèles de répartition des richesses plus généreux. La veille quotidienne sur les sujets du numérique, des nouvelles organisations, des architectures d’animation de cercle ou d’événements, les business modèles en participation libre, le logiciel libre et les libertés en général.

Avec toujours cette ambition: servir en partageant les frais fixes et en participation de don libre pour la part variable.

Vaste programme… Voilà la direction, il n’y a plus qu’à parcourir le chemin… si vous souhaitez m’accompagner, ou partager un bout, soyez les bienvenus!

En avant!

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22/07/2010 at 00:52 Comments (4)

La nouvelle économie – Money and Life par Charles Eisenstein

Tout y est. Parfois, certaines personnes parlent si bien qu’il serait inutile de retranscrire leur discours.

Economie sacrée, économie du don, êtres connectés et reliés avec la planète. Démurrage / monnaies fondantes, dont la valeur décroît avec le temps, comme toute chose de la nature, Charles parle du coeur et ça se sent. Son discours est sincère et juste. 50 minutes en anglais à voir pour comprendre l’économie qui naît sous nos yeux. Comme il le dit si bien, pour certains il faudra attendre que celle qu nous connaissons aujourd’hui s’écroule, pour d’autres, certaines parties en sont déjà visibles.

J’aime beaucoup la partie sur le business model: économie du don, joie d’offrir, plaisir de recevoir, donner ce que vous voulez. C’est ce que nous avions fait à Génération-Tao à la soirée du 23 avril. Plus j’y pense, plus c’est clair que c’est comme ça que je souhaite travailler.

Prix transparents, coûts fixes, et choix du montant pour le reste, en fonction du plaisir et de la valeur estimée par chacun, et en fonction de ses possibilités. Ce qui est juste pour l’autre le sera pour moi. Je mettrai un jour des powerpoints sur slideshare  par rapport à cela que j’ai préparé il y a un temps déjà. Idem, un débrief de l’expérience de la soirée de Génération Tao est à venir.. En attendant, régalez vous avec cette superbe interview!

Charles Eisenstein from StormCloud Media on Vimeo.

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25/06/2010 at 02:20 Comments (2)

Séminaire sur la conscience d’abondance

Quand on réfléchit et on recherche plus d’abondance, intérieure ou extérieure, matérielle ou immatérielle dans sa vie, tôt ou tard, on est amené à tomber sur Philippe Deruder. En 1998 il écrit un livre dénommé les aventuriers de l’abondance qui raconte l’histoire d’un village qui combat le pouvoir et la politique pour développer sa propre monnaie locale. Il a écrit également différents livres d’explication sur la création monétaire et les banksters avec André Jacques Houellebecq.

Philippe Derruder

En dehors de ses écrits, c’est son vécu et son expérience: l’histoire de sa vie qui fait de lui un homme peu ordinaire. Depuis qu’il a quitté le poste de PDG qu’il occupait, il est passé par de nombreuses étapes pour retrouver une stabilité dans sa vie, mieux: pour y développer la conscience d’abondance. Aujourd’hui, il nous accompagne et nous donne les clés pour se libérer de la conscience de rareté qui nous tient captif dans des schémas de pensée dépassés. Il écrit sur ces sujets, donne des conférences et propose des ateliers sur ces sujets: conscience d’abondance et monnaies complémentaires.

Philippe animera un séminaire à Génération Tao les samedi 24 et 25 avril 2010 sur la conscience d’abondance.2 journées pour acquérir 4 outils utilisables chaque jour pour sortir de nos réflexes et s’ouvrir à l’Abondance.

Voici les informations de présentation du contenu du séminaire

Vous trouverez ici le formulaire pour vous inscrire en ligne. Votre inscription sera validée une fois votre paiement reçu.

La participation financière au séminaire est de 40€ pour les coûts fixes. A la fin du séminaire, chacun choisit ce qu’il veut donner en fonction de ce que cela lui a apporté. Les places sont limitées alors décidez vous vite, si vous en ressentez l’appel, n’hésitez pas à succomber ce week-end qui promet d’être intense en émotions et en prise de conscience. J’y serai!

PS: Philippe participera également à la soirée “Vers la société d’Abondance” qui aura lieu le 23 avril à Génération Tao. Plus d’infos à venir…

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08/03/2010 at 19:23 Comments (5)

Quelques conseils pour la vie du groupe

Voici un texte qui était l’un de mes derniers mails au Bureau Des Associations (BDA) de l’istec, en quittant mes responsabilités dans la vie associative après 5 ans d’activité. J’ai retouché un peu l’original pour qu’il soit plus grand public et moins privé. Ce n’est pas seulement le résumé de mon expérience dans les cercles associatifs, cela représente la somme de mes expériences et ressentis d’étudiant. Ce sont aussi des règles de vie qui sont valables dans un contexte quotidien.

1) Restez soudés quoi qu’il arrive
Parce que la pression extérieure sera forte, le courant sera fort, pendant votre périple, au fur et à mesure des événements, c’est en restant soudés et en communiquant bien entre vous que vous aurez la légitimité et la crédibilité dans toutes vos actions. N’oubliez pas que vous faites ça pour le plaisir et que vous êtes ensemble dans le même bateau. Mais le premier cercle, c’est le votre et nombreuses seront les pressions extérieures qui essayeront de trouver des failles et d’y entrer. L’unité doit être votre force première.

2) Anticipez et facilitez vous la vie
Parce qu’une belle montagne de taff fait peur quand on s’y prend au dernier moment, profitez des outils de management collaboratif à votre disposition: Google docs – Google agenda pour relayer toutes les tâches simples à l’informatique avec les rappels, et aussi pour garantir une accessibilité H24 à vos documents pour vous et pour les autres. Jouez avec le terrain, faites vous un mail commun que chacun reçoit, organisez bien le partage de vos informations afin de mettre toutes les chances de votre côté. Organisez vous, répartissez les tâches, les responsabilités, les modes de gouvernance et de décision. Définissez les bases et les codes, activez les réflexes.

3) Gardez du recul et un pied en dehors
Même si vous êtes investis corps et âme dans votre projet, de temps en temps n’hésitez pas à prendre du recul et à vous rappeler ce que vous faites, les autres projets similaires qui existent, la situation environnante, les voisins, le contexte, le moment, la direction. C’est important parfois de lever la tête un peu au-dessus pour voir venir. Pouvoir alterner terrain et anticipation, coupler une vue long terme avec les projets à court terme.
Un pied en dehors c’est l’équilibre, c’est le monde extérieur. Vous êtes à fond dans ce que vous faites, et c’est génial, n’oubliez pas que la vie continue ailleurs et que votre projet n’est pas grand chose par rapport aux forces en présence à l’échelle d’une nation. Parfois ça vous permettra de relativiser et de souffler un coup de vous dire que finalement, on est bien peu de choses.

4) Prenez du plaisir à faire ce que vous faites
N’oubliez pas que vous êtes dans les meilleures années de votre vie (chaque année qui passe est la meilleure année de votre vie). Vous êtes jeunes, beaux, frais, drôles et engagés. Toutes les difficultés que vous rencontrerez vous paraîtront embûches et pièges mais pensez à la suite de votre vie, une armure qui fera que dans vos expériences, ça ne vous fera pas peur parce que vous aurez déjà vécu cette épreuve à l’époque. Donc dites vous que tout ceci n’est qu’un exercice, un bac à sable, un laboratoire à erreurs, un centre d’entraînement, et que même si ça merde, bah on a le droit aussi et c’est en faisant des erreurs qu’on apprend. Pensez le pour vous et pour les autres. Même si je préfère le côté pro et sérieux  au côté fun et Youhou, instaurez un climat de confiance et une ambiance sympa pour vous faire plaisir et ne pas vous dire que ce que vous faites, volontairement, vous fait chier d’avance. Vous serez bien meilleurs si vous vous amusez et vous transmettrez de bien meilleures énergies.

5) Faites ce que vous dites et dites ce que vous faites (c) Jean-Luc Brett
La communication est la clé de tout. Dites ce que vous faites pour informer les autres, c’est facile à mettre en place avec les mails partagés, mais aussi les actions terrains, laissez une trace de vos actions pour les autres. Et faites ce que vous dites, une image vaut mille mots, un exemple vaut mille images. Si au lieu de dire aux autres ce qu’il faut faire, vous montrez l’exemple, ça porte beaucoup plus de valeur que de dire quelque chose et de ne pas le faire. Ca rejoint un peu le “ne faites pas aux autres ce que vous n’aimeriez pas qu’on vous fasse”. Car vous serez à la fois profs et élèves, maître et étudiant, modèle et camarade, responsable et ami, chef et pote, si vous voulez pouvoir garder une bonne crédibilité par rapport à ceux à qui vous donnez des ordres ou des consignes, essayez de vous l’appliquer. C’est une des règles connes à dire, mais tellement importante.

6) Soyez fiers, soyez humbles
Sachez vanter votre projet, votre aventure, votre investissement et partager votre passion. Votre fierté guidera votre volonté à vouloir faire mieux, votre ambition à vous dépasser et à aller de l’avant.
Sachez écouter et vous faire petit quand c’est le moment. Nous ne sommes dans le fond qu’une poussière dans le grand jeu de la Vie.

7) Installez votre leadership par la légitimité : soyez justes et équitables
Ça renvoie un peu au film de 12 hommes en colère : le bon manager. Pour pouvoir assoir vos décisions, votre légitimité, vos responsabilités, expliquez votre décision  finale par rapport à votre réflexion. Chaque problème entraîne une analyse, qui entraîne une conclusion, donnant sur une décision. La décision fait partie d’une stratégie, qui peut être bonne ou mauvaise, judicieuse ou préjudiciable, on ne le sait pas au moment où on la prend, en tout cas il y a souvent de bonnes raisons guidant cette stratégie. A vous d’expliquer votre démarche, votre réflexion, votre stratégie, et de demander pardon si au final la stratégie n’était pas la bonne, tout le monde peut se planter. Demandez de l’aide si vous ne savez pas.

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26/02/2010 at 18:28 Comments (0)

5 challenges pour les organisations du 21ème siècle

A l’heure de 2010, nous sommes pleinement dans le 21ème siècle. Le jeu a changé, les règles aussi, 5 points indispensables pour les organisations de demain.

  • Éthique: Créer de la richesse avec du sens: Servir l’homme avant tout

L’argent n’est pas l’objectif, le bienfait final compte. Qu’est-ce que j’apporte comme bien-être, comme simplification, comme service ou comme outil à celui que je sers? Si vous créez une entreprise aujourd’hui, assurez vous qu’elle serve l’homme, dans son développement, son épanouissement et son bien-être au quotidien. Si vous avez déjà une entreprise, n’hésitez  pas à vérifier si vos clients ont le sourire et portent vos valeurs, aiment votre travail. L’éthique n’est pas une option, les valeurs sont votre socle, vous les défendez comme l’intégrité de votre marque, vous ne pouvez pas vous en écarter. Votre réussite doit être basée sur la synergie collective, vous devez jouer win-win avec l’Humain: liez vos objectifs avec des événements et des variables qui nourrissent le bonheur collectif et engendrent le développement de la vie sous toutes ses formes.

  • Respect: Prendre soin de la planète, don’t go green, BE green.

Le capital terrestre que nous avons longtemps négligé ne peut plus être oublié de l’équation. Prenez le en compte, faites vos bilans, calculez vos émissions, vos déplacements, vos sous-traitants, vos produits, vos habitudes. Changez votre façon au quotidien et incarnez ce que vous dites. Si vous avez les moyens, produisez votre propre électricité, traquez la poussière et optimisez vos rondes, vos services. Huilez votre organisation pour qu’elle réduise ses coûts. Repensez au local, au proche et au simple. Revoyez vos chaînes de production et les coûts cachés, si vous faites une économie, quelqu’un doit forcément payer, qui paye? que ce soit la nature, les employés ou les habitants d’autres pays, préférez redorer vos process.

  • Unicité: Osez innover, faites du sur mesure

Pour chaque produit ou service unique, vous créez votre personnalité. Parce que  nous sommes tous des êtres différents avec des besoins et des caractéristiques différentes, faites du sur mesure. Préservez la diversité et traitez chaque demande de façon unique et privilégiée. Variez vos business model pour faire varier les prix selon vos coûts réels, ouvrez et partagez sur les supports abondants, faites payer la matière, l’accès, la qualité, la transparence, l’honnêteté et préférez l’expérience. Préférez la qualité à la quantité, l’originalité et le jamais vu. Innovez, créez, risquez, éclatez vous. Tentez de nouvelles choses, surprenez nous. Innovez aussi dans votre management, vos salaires, la répartition de vos richesses, l’organisation de votre temps, l’architecture de votre bureau, montrez nous autre chose, quelle est votre originalité, votre marque de fabrique?

  • Adaptabilité: Comprendre le numérique et les crises pour pouvoir jouer avec en tenant compte des limites

Le numérique, les crises successives nous montrent que le terrain est en mouvement, quelle que soit votre équipe, soyez mobiles, adaptables, toujours prêts à remettre en question les acquis, le sens et la légitimité de votre projet, de vos normes. Rapidité et maniabilité sont des mots clés, le temps est clé, le  navire peut-être léger, il en sera d’autant plus libre et remodelable. Tout va plus vite, soyez à l’écoute, positionnez vous dans le flux, en mouvement, ne posez pas de cadres trop lourd qui vous ralentira, pensez à tout.

  • Transparence: Il n’y a pas à se cacher

Quand on fait les choses bien, on peut le dire. Montrez vos efforts, vos difficultés, acceptez qu’on vous voit tels que vous êtes, ne vous maquillez pas, offrez nous la réalité. Faites parler les humains qui vivent cette histoire, dites nous ce que vous vivez, pourquoi ça marche, les questions que vous vous posez, et comment on peut vous aider. Partagez vos erreurs et vos coups de gueule aussi biens que vos réjouissances et vos fiertés. Si vous faites les choses bien dites le, et expliquer comment vous l’avez fait, nous voulons savoir. Soyez honnêtes avec vous-même comme avec nous.

Vous en voyez d’autres?

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26/02/2010 at 02:11 Comments (2)

Capitalism Died, what is next?

Il y a un an environ, l’école de commerce dans laquelle je finissais mes études organisait un concours de tag. Tiré au sort après qu’un de mes amis ait mis mon nom dans l’urne, je me retrouve à réfléchir ce que je vais bien pouvoir faire. C’était peu de temps après le billet de Paul Jorion sur la fin du capitalisme, le 18 mars 2009. Suivant le subprime depuis août 2007, les blogs alter mondialistes tels que lafinducapitalisme ou carnet de nuit, j’avais bien compris que ce système, comme le Titanic avait déjà touché l’iceberg. A l’époque, pour ouvrir le débat sur l’alternative géopolitique à la domination mondiale des US, je proposais la Chine en nouveau numéro Uno.

Capitalism died, what is next? -02-04-09

Aujourd’hui, je ne crois pas à une domination mondiale d’un côté ou de l’autre, il y aura bien sûr toujours des dominants et des dominés, mais je ne crois plus à des superpuissances délimitées par des frontières imaginaires, conventions entre les hommes pour mieux se taper dessus. Je place ma vision du futur dans l’homme, en tant qu’individu, dans l’homme en tant qu’animal social qui vit en groupe donc en communauté et dans l’homme en tant qu’artiste créateur doté de raison, qui dépassera de fait l’animal social que nous étions. Ce que nous sommes, ce que nous étions et ce que nous serons.

Internet nous relie comme jamais, nos voyages Erasmus tissent des liens avec nos voisins d’Europe, les semestres à l’étranger nous permettent de découvrir les cultures qui jadis étaient nos ennemis. Chaque jour, les connexions se font à différents niveaux et nous rapprochent un peu plus du super-organisme que nous sommes codés pour devenir. Nous ne deviendrons pas tous bisounours d’un coup, mais le contexte technique et global a changé et nous permet d’entrer dans une nouvelle phase d’évolution où il ne s’agit plus de se taper sur la gueule pour être heureux ou survivre, mais d’utiliser nos yeux pour contempler l’abondance présente, notre cerveau pour organiser sa répartition, et notre coeur pour la partager.

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24/02/2010 at 14:57 Comments (2)

Bienvenue dans le Tao Village

Après avoir rejoint Génération Tao courant janvier, me voici en train de compléter mes occupations quotidiennes en rejoignant cette fois l’aventure Tao Village.

Situé à la station de métro Ledru Rollin, Tao Village est un lieu qui m’a fait frissonner dès ma première visite début octobre. C’est l’endroit où est né le Jeu du Tao: jeu coopératif où chacun aide les autres participants à avancer dans leur quête. Utilisé à la frontière entre le développement personnel, la clarification d’intention dans la gestion de projet, l’aide à la décision, ce petit plateau et son cadre sont une méthode simple et sans failles pour faire avancer une situation dans un contexte convivial et gagnant-gagnant. Vous allez apprendre à aider les autres, et cela vous aidera à mieux comprendre votre quête. N’hésitez pas à vous y essayer et venir faire une partie les mercredi ou vendredi soir, en vous inscrivant sur le site ou par téléphone. Ce jeu ne ressemble à rien de ce que vous avez fait jusqu’à maintenant.

Le jeu du Tao

Depuis quelques années maintenant, Patrice Levallois travaille sur la problématique des richesses, et à la création d’autres formes d’échanges. C’est donc au sein de cette belle équipe que j’ai trouvé ma place en tant que chef de projet pour le développement du projet. A la frontière entre les différents parties: mobile banking, réseau social/place des marchés, animation et intelligence collective, j’essaye de façonner une solution qui mette en valeur au mieux chacun des acteurs, permettant à chaque communauté d’avoir un système qui corresponde à ses besoins et à ses valeurs.

Tao Village, c’est aussi l’aventure de la sociocratie ala Bernard Marie Chiquet, d’autres formes d’interaction, d’échanger et de décider. Nous y reviendrons très probablement quand j’aurai plus de temps et plus de visibilité sur les effets, c’est une forme d’intelligence collective pour communiquer et décider en groupe.

Tao Village en dehors du jeu du Tao intervient en entreprise pour proposer d’autres méthodes de management collaboratif, des techniques nouvelles et innovantes pour gérer les crises et remettre du lien dans l’entreprise.

J’avance pas à pas dans ce projet que l’on dirait fait sur mesure. Les possibles sont nombreux, l’avenir radieux et l’enjeu passionnant. Je profite de chaque instant, toujours époustouflé par la complexité du projet, mais ravi d’aider à construire, d’autres formes de liens entre les hommes, contribuant à développer le super organisme que nous formons.

Tao Village vient donc rejoindre Génération Tao comme famille pour continuer de construire un autre monde, et je suis heureux.

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23/02/2010 at 21:16 Comments (0)

Et si plutôt que de dire monnaie, on disait Flux ou courant?

Et si plutôt que de dire monnaie (de monnaie libre) on disait flux ou courant. Et si plutôt que d’accumuler, on faisait circuler?

Il y a eu les monnaies, il y a les monnaies complémentaires, mais il y a aussi, dans un tout autre registre, la vision du Flux collectif de solidarité. Voyons en détail ce que cela peut vouloir dire.

Dans les métaphores que j’aime utiliser pour ce qui complète l’argent rare tel que nous le connaissons, il y a celle du foot: la monnaie est comme le ballon, pour gagner il faut trouver une stratégie qui encourage les échanges et permette de faire circuler la balle. Dans l’équipe de foot comme dans une communauté, nous nous regroupons sur un socle commun de valeurs et une envie collective de créer et de faire des échanges ensemble. Au foot le but est de mettre plus de buts que l’adversaire, dans le courant, il n’est d’autre adversaire que nous-même, nos peurs et nos envies individualistes, le but devient alors simplement de créer et de s’enrichir collectivement.

Dans le courant, le but est de s’enrichir collectivement: d’alimenter le flux et qu’il nous alimente. Alors que dans le monde des monnaies rares, s’enrichir voulait souvent dire prendre à quelqu’un d’autre car nous étions en compétition, inégaux face à l’accès à la monnaie, la donne change lorsqu’on parle du courant.

J’alimente le courant, et le courant me nourrit, ma coopération avec le collectif profite à tous

Dans une communauté de valeur et de coopération, comme au foot, nous allons tous dans une direction commune. Nous faisons tous partie de la même équipe et personne n’a intérêt à ce que l’un des joueurs ne touche jamais la balle, car ce serait empêcher à son talent de s’exprimer, le but est de s’entraîner et de progresser collectivement sans oublier personne pour tirer l’équipe vers le haut. Nous voulons donner la possibilité à chaque joueur de se faire entendre pour permettre à l’équipe de jouir de sa diversité.

Au foot comme dans le courant, faire circuler la balle permet d’utiliser au mieux la richesse et la diversité d’une équipe

Dans ce cas là, s’enrichir veut dire permettre à chacun d’offrir aux autres ce qu’il sait le mieux faire, et de recevoir ce dont il a besoin. La vraie richesse c’est quand le livre et le lecteur sont réunis, quand la plante et l’arrosoir sont en phase, quand la fleur et l’oeil du randonneur se rencontrent. La richesse n’existe que quand elle est observée par l’autre, c’est le miroir qui permet de reconnaître la richesse, elle n’existe que si elle est partagée. Seul, je peux avoir tout l’or du monde, il ne me sera d’aucune utilité. La vie pour l’homme n’est garantie que si elle se partage à deux. Ainsi richesse et amour sont vains s’ils ne trouvent pas l’autre partie de la paire.

La richesse naît de l’échange, elle n’existe que si elle est partagée

Dans notre communauté comme une équipe d’alpinistes en cordée, il n’est pas question d’isoler celui qui reste derrière et de couper la corde, de même que celui qui part seul devant divise le groupe. Nous sommes liés et nous irons ensemble ou nous n’irons pas. On vit ensemble, on meurt ensemble. On se fait confiance. C’est ici que réapparaît le lien de l’Intelligence Collective qui fait que cette communauté  n’est pas une somme d’individualité, mais bien un tout, différent et supérieur à cette somme d’individualité. C’est cette solidarité qui fait la force du lien. Si tu es en positif, on t’aidera à dépenser pour te remettre en mouvement et revenir au cœur du groupe, si tu es en négatif, on t’aidera à offrir tes services pour revenir dans le positif, mais dans tous les cas, cela n’a que bien peu d’importance à nos yeux. Ce qui importe, c’est que tu fasses partie du groupe, et que tu sois en mouvement, toujours ouvert à recevoir, à offrir et à réaliser des échanges nous permettant de nous enrichir mutuellement. Dans la cordée, peu importe que tu sois devant, derrière, au milieu, l’essentiel est que tu avances avec le groupe.

Nous allons redécouvrir ce que collectif veut dire

Si tu acceptes de rejoindre cette communauté, nous partageons alors cet objectif commun, nous nous y engageons, servir la richesse collective, offrir nos services au groupe, déclarer nos besoins pour permettre la rencontre des offres et des demandes et la réalisation des actions qui nous permettent de créer de la richesse et d’alimenter le Courant.

En haut, j'échange avec une autre personne, en bas, j'échange avec la communauté

La monnaie nous sépare.

Le courant nous alimente.

La monnaie nous individualise.

Le courant nous englobe et nous lie.

La monnaie  nous oppose.

Le courant nous rassemble.

Dans la monnaie classique, la richesse se trouve en bout de ligne: chez les utilisateurs. Dans le courant, elle est dans le lien entre les joueurs. Voici une forme d’intelligence collective appliquée au flux financier, cela ne signifie pas que la gestion financière est centralisée, ça veut dire que les joueurs déplace leur confiance en leurs capacités individuelles vers la confiance dans le groupe. Inutile de rappeler que le groupe a des propriétés que la somme des individualités n’aura jamais, il s’agit donc de transformer nos peurs de manque et notre conscience de rareté en conscience d’abondance et de réinstaller la confiance dans l’autre et dans le groupe.

Dans le courant, peu importe la position (créditaire ou déficitaire) de chaque membre, l’essentiel est d’être actif dans les échanges.

Dans une partie de foot, il importe peu d’avoir le ballon, l’essentiel est de faire des échanges pour se rapprocher du but.

Considérer le lien qui unit les hommes comme un courant, c’est choisir de les réunir et de les lier collectivement vers une cause commune plutôt que de les opposer. C’est leur donner le pouvoir de se lier, d’émuler et de créer le lien qui les rassemble, plutôt que de les isoler et de les séparer de cette possibilité de faire corps.

Quelques règles sont préalables pour se mettre d’accord sur le cadre. Chaque cadre et règles seront à affiner selon les communautés, leurs contextes et leurs envies.

1) L’amplitude

2) Les limites supérieures et inférieures

3) la thésaurisation

Tout cela vise simplement à définir à quel rythme nous allons respirer, ensemble, collectivement, alternant inspiration et respiration. Retour à la vie, reprenons notre souffle.

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06/02/2010 at 03:51 Comments (2)

Duo sur les flux avec Dominique Nugues

Depuis mon billet qui lançait un appel j’ai trouvé une personne avec qui créer sur le sujet des flux. Il s’agit de Dominique Nugues, que j’ai rencontré sur la plateforme de journalisme digital owni.fr et avec qui nous avons très vite vibré pour la même vision: l’heure est grave, mais nous avons les moyens de jouer et faire notre part,  retroussons nos manches en souriant et agissons!

Un drôle de duo

Dominique à plus du double de mon âge, il a grandi à Caen en Normandie dans les ruines de la seconde guerre mondiale. Si j’aime à dire que je connais bien les flux horizontaux (économie, énergie, environnement), lui a beaucoup étudié et s’intéresse aux flux verticaux, dans un cadre plus historique, courants de pensée, religions, mouvements collectifs politiques conscients ou inconscients..

Dominique a fait de la radio et maîtrise complètement les outils de prise de son. Par contre, pour ce qui est d’installer un add-on pour skype, ça me rappelle tout de suite notre différence de génération et m’invite à l’humilité. Si j’excelle pour configurer quelques fichiers où il bloque, il m’éblouit par sa connaissance et sa culture dans les domaines musicaux des années 60. Nous apprenons l’un de l’autre et c’est un régal de servir et d’aider, comme d’apprendre et d’être nourri.

Si nous sommes d’accord au niveau du bilan de la situation, nos expériences et nos façons de comprendre les choses n’en sont pas moins complémentaires. C’est ce qui me remplit et me stimulee dans cette construction que nous faisons en ce moment: elle a lieu en 2 temps, le premier est un texte qui servira de base, un pdf sûrement, sur lequel nous posons un regard commun par rapport au monde qui nous entoure, sans jugement de “c’est bien” ou de “c’est mal”, mais comme état de la situation et point de départ de l’action. Le deuxième temps a en réalité déjà commencé puisqu’il s’agit ici de faire une émission de radio, podcast ou dialogues enregistrés et diffusés sur un site appropriés. Alternant histoire et actualité, numérique et imprimerie, l’an 2000 et l’an 1500, (pour schématiser) nous naviguons entre nos domaines de connaissances pour alerter et confirmer ce message que je répands déjà amplement dans ces pages: Internet a tout changé. Entrer dans l’ère de l’information avec les clés nécessaires pour ne pas se planter, aller dans le sens de l’évolution, apprendre de l’histoire, voilà des éléments cités au hasard qui me semblent bien représenter ce que nous défendons.

Notre duo a donc un aspect complémentaire fondamental qui légitime son aspect enrichissant. Au-delà de cela, c’est également une super expérience pour moi d’avoir quelqu’un d’une autre génération avec qui parler et échanger sans utiliser un langage de martien. Parler le madame Michu ou s’approcher d’une cible de grand public permet de redescendre du monde de la branlette intellectuelle qu’il est très facile d’atteindre. Des mots simples, des exemples simples, du concret, terre à terre, fini les billets en blocs sur des théories fumeuses, on parle ici de diffusion audio au plus grand nombre.

Avant c’était différent

15 jours ont suffi entre la diffusion de mon message, notre connexion, notre rencontre, la mise à plat de nos compétences, envies et valeurs. Après avoir brièvement discuté du temps disponible de chacun, nous avons trouvé notre socle commun, et voici l’aventure lancée. 15 petites journées ont fait de nous un duo, dans la simplicité et la complicité de cette aventure dont nous n’avons aucune idée où elle nous mènera. L’action, pour nous aujourd’hui, c’est simplement de parler et diffuser ce message, que tout est possible. Rien de nouveau sous le soleil me diront les habitués d’Internet. Ca fait toujours bien de le rappeler et de montrer à quel point ce ne sont plus des mots en l’air. It is real.

à suivre

Voilà, ainsi ce termine ce petit billet d’humeur comme j’en fais si rarement. Je vous tiens au jus dès que notre spécialiste ingénieur son aura coupé, retouché, retraité les bandes et qu’elles seront déposées délicatement sur un site qui vous ouvrira ses portes. Dans un futur proche il sera envisageable de broadcaster live également.. on en reaparlera.. Pour le pdf, c’est un texte plus profond, plus travaillé.. il trouvera sa force dans une certaine maturité, mais n’ayez craintes, ces cadeaux ne sont pas faits pour rester enfermés, il sera un jour libéré…

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04/02/2010 at 01:24 Comments (2)

Des combats qui valent la peine

Des combats qui valent la peine, ça rend heureux. Un combat contre la maladie. Un combat Pour la vie. Un combat vers la vie.

Notre planète est malade. Notre humanité est malade. Nous sommes malades. La terre, notre humanité, est arrivée au bout d’un cycle, un cycle de destruction, de non sens et de violence. La violence de la guerre bien sûr, mais la violence que nous nous infligeons. La violence que je m’inflige quand je ne regarde pas dans les yeux cette personne dans la rue qui me demande juste un euro, la violence que j’envoie sur mon cher président, la violence que je fais dévier sur mes voisins quand ils font la fête trop tard. Une violence inouïe, une violence qui s’exprime parfois à coup de canon chaque nuit comme on le voit depuis 50 ans à Gaza, une violence manipulée, mais à laquelle nous succombons toujours. La violence de ne pas être heureux et de reprocher aux autres quand ils sont dans la joie. La violence de voir le monde comme il est, de découvrir la réalité économique, le système financier, ses rouages, et de me sentir impuissant, seul.

Nous nous sommes égarés. L’homme a perdu la voie. Nous sommes des êtres créateurs, doués de compassion et d’amour, d’écoute et d’empathie, de partage et de joie. Nous nous sommes perdus, déconcentrés, nous avons succombé aux tentations que nos yeux et nos sens pouvaient détecter autour de nous. Vous connaissez la suite. L’argent, le pouvoir c’est comme l’eau de mer, plus on en boit, plus on a soif.

Pour s’arrêter, il faut raisonner, se rendre compte que la situation actuelle n’est pas satisfaisante, au niveau mondial comme au niveau personnel. Comment puis-je être heureux dans un monde où 1 milliard d’humain meurt de faim quand les autres gaspillent? Comment puis-je fermer les yeux et baisser les bras sur mes frères et soeurs qui meurent chaque jour? Je sais à quel point la vie est magnifique, je sais également reconnaître à quel point nous la gâchons. Nous pouvons faire mieux.

Des combats qui valent la peine, il y en a sur tous les fronts. Le plus grand est celui qui se déroule en moi à chaque instant. Celui du bien contre le mal. Celui de l’amour et de la générosité contre l’ignorance et l’égoïsme.

Si j’imagine le Titanic qui fonce sur son iceberg et que je réalise que je suis à bord, que faire?

Le colibri répondrait faire sa part, chacun avec ses moyens. J’ai trouvé ma part.

Etant donné ma passion pour les chiffres et plus récemment les flux, après avoir fait le tour des problèmes qui nous menacent, en montant au niveau le plus profond, c’est dans le système monétaire que j’ai trouvé le dysfonctionnement le plus important à mes yeux sur lequel concentrer mon énergie. Le système  n’étant que le reflet de notre imagination collective, c’est à dire des symboles, des papiers et des accords que nous avons créé, si le système est pourri, c’est que nous sommes aussi pourris. Nous nous sommes laissé piéger collectivement entre l’abondance matérielle, l’organisation et la stimulation économique contre la relation à l’autre. Aujourd’hui, nous nous découvrons pourris de l’intérieur par un conditionnement prolongé dans un système qui nous a pourri et que nous avons accepté collectivement. Au lieu de se serrer les coudes et de se lever ensemble pour refuser ce système nous avons fondu dans l’individualisme et le matérialisme. Nous avons coupé les liens et la solidarité par égoïsme et peur du lendemain. Le système est une machine bien huilée, ses verrous sont puissants, mais la machine est devenue fragile. L’heure approche.

Comment en sortir?

Le système n’est que notre reflet. Changer le système ne suffit pas, il nous faut changer pour permettre un autre système. Il faut sortir de notre conditionnement et de notre confort. Cela a un prix: aimer son voisin, aimer son prochain, ouvrir les yeux et partager les richesses. Tout changement demande un sacrifice, une offrande: on a rien sans rien.

Brûler les banquiers ne fera que reporter et transférer notre violence sur l’autre. Notre système = nos problèmes. Les banquiers l’ont fait, nous l’avons accepté sans désobéir. Même chose avec le président. Solidairement responsables.

Avons-nous déjà touché l’iceberg?

Question difficile. L’iceberg financier: définitivement. Pour le climat, j’ai la conviction que c’est encore devant, mais qu’on fonce à grande vitesse. Mon professeur de finance internationale disait qu’en économie quand le bateau prend l’eau, il vaut mieux quitter le navire et en créer un autre plutôt que de tenter d’écoper. C’est une question d’économie d’énergie. S’il est possible de penser pour le système financier de repenser le tout, pour le climat nous n’avons pas de deuxième chance, ce qui nous oblige à trouver une solution pour le système financier à venir qui prenne en compte les ressources limitées, le CO2, l’environnement et les hommes. Et il faut faire vite. Le temps nous est compté, il l’a toujours été. L’insurrection des consciences doit s’accélérer comme la propagation d’un buzz.

Alors contre quoi je me bats?

Je me bats contre moi. Je me bats contre nous. Je me bats contre un système que l’on nous a offert comme unique possibilité et qui détruit l’homme, son humanité et sa planète.

  • Je souhaite communiquer, expliquer, appuyer et dévoiler comment le système monétaire international s’est éloigné de son but premier et à quel point il nous éloigne de la réalité. J’aimerai rencontrer des artistes pour réfléchir comment combiner nos talents pour exprimer des idées qui contribuent à la prise de conscience. L’explication rationnelle aide le mental, mais nous savons au fond de nous qu’il y a quelque chose de louche avec tout ça. L’art permet d’ouvrir ces canaux et de réveiller ce qui est enfoui en nous.
  • Je souhaite réunir des gens intéressés, conscients de ces problèmes pour construire un autre système. Tester, essayer, créer. Je souhaite créer des événements pour décider et s’engager ensemble à nous reconnecter, à faire des échanges, à créer des monnaies qui répondent à nos besoins et respectent les limites de la Terre. Seul je ne peux rien faire, j‘en appelle à vous pour créer ensemble et regrouper nos efforts.
  • Je souhaite créer des interviews sur le Flux. Interroger différentes personnes dans des métiers variés avec le parallèle du Flux, de la circulation pour démystifier la complexité de l’économie. Ce ne sont que des tuyaux et des courants. Le plombier, le blogueur, l’électricien, le chirurgien, le physicien, la kiné, le géographe, la chanteuse, la caissière, celui qui travaille sur les écluses ont tous des expériences autour du flux. Quel sont ses propriétés? Comment le modifier? Nous avons tous des richesses et une compréhension du flux différente. Transposons cette richesse d’un domaine à l’autre et nous nous enrichirons tous. La monnaie locale est une création, définition, gestion du flux définie par ses utilisateurs selon son contenu et ses richesses. Si vous travailler sur un flux, que vous voulez m’en expliquer le fonctionnement, n’hésitez pas à me contacter, rencontrons nous!

Libérer l'énergie

Nous sommes prisonniers du système financier et de nos euros. Pour s’en libérer, il faut reprendre la confiance que nous avons donné au système et le placer dans nos voisins, dans les autres et dans nous.

Je n’ai pas dit que ça serait un combat facile… Mais redessiner la carte et les règles des échanges monétaires libèreront l’énergie et la confiance que nous avions placé dans un système froid et cancéreux plutôt.. Ce faisant, c’est nous que nous libérons..

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12/01/2010 at 18:26 Comments (8)

Création, destruction, mesure, changement de la valeur

Suite au billet et aux commentaires des billets de Thierry Crouzet sur la question du statut du blogueur dans le Flux, par rapport aux aides offertes aux médias pure players Rue89, Slate & MediaPart, voici un éclaircissement personnel sur ce qui me saute aux yeux de la situation actuelle.

Destruction de valeur

Nous avons d’un côté un monde qui s’écroule, un modèle dépassé en bout de course, une machinerie monumentale qui comme un titanesque projet révèle au grand jour ses plus belles imperfections.

Depuis le déclenchement de la crise du subprime, j’ai pris conscience que nous avons trop joué avec la machine économique et que pour la dernière fois aujourd’hui, le décalage est tellement important entre la masse monétaire, l’argent que nous utilisons et la valeur réelle créée, que notre système ne pourra cette fois plus s’en relever.

Le titanic qui s’effrite, ce n’est pas seulement la crise financière, bancaire, c’est également celle des médias, des politiques, de l’économie, de l’éducation, de l’environnement, de la culture. Notre monde surconsommateur et matérialiste vient avec Internet de découvrir plus fort que lui: immatériel, reproductible à l’infini, presque gratuit, sans possibilité de contrôle et instantané. what else?

A l’heure du bilan, l’évolution nettoie ce qui n’a plus de sens, la destruction créatrice de Schumpeter si on veut.

Dans l’augmentation du chômage, on perçoit l’augmentation de la destruction de valeur. La valeur est pour nous la plupart du temps ce qui est monétisé, en réalité la valeur est bien plus large que sa simple représentation monétaire. La valeur est l’ensemble de ce que nous reconnaissons et déclarons comme tel. Ce qui nous rend heureux, ce qui provoque de la joie, ce qui est utile, ce qui subvient à nos besoins, ce qui nous importe. Alors forcément, si on comprend ça, on se rend compte que la valeur qui n’est plus reconnue ne répond pas forcément à la valeur que nous reconnaissons mais à la valeur monétaire de la rentabilité de ces structures.

Ce n’est pas la valeur qui change, c’est notre perception de la valeur. C’est en changeant ce qui nous est utile, agréable et indispensable que nous changeons ce qui a de la valeur.

Si le chômage augmente, cela veut dire que des emplois qui servait à créer de la valeur sont aujourd’hui dépassés, inutiles. Ce n’est pas tant une destruction de la valeur, c’est plutôt une régulation de cette valeur. Étant donné le contexte actuel environnemental et énergétique, bon nombre de produits et d’emplois n’ont plus leur place, la valeur a migré ailleurs.

Création de valeur

Alors que je vois s’effondrer un monde, une économie et la valeur que je lui avais attribué, je vois un autre monde apparaître sous mes yeux. Fasciné par sa rapidité et ses propriétés, celui-ci remet tout en cause. Il nous permet à moindre coût d’être plus performant, plus rapides, moins contrôlés. Je le décris comme l’abondance numérique, c’est le Flux.

Le Flux, c'est le bordel, mais on le cache pas.

Jamais au grand jamais il n’a été donné à quelque être humain que ce soit d’avoir accès à tout le savoir, la connaissance, l’information, la culture, la science à laquelle nous avons accès avec Internet. Donner un ordinateur et Internet à quelqu’un et il a accès à la plus grande bibliothèque jamais imaginée, il a accès au cerveau global de l’Humanité. Là est la richesse que nous avons créé ensemble.

Ainsi, dans notre vie quotidienne s’installent de nombreuses applications, services, sites webs et autres vaisseaux surfant sur la vague dématérialisée et répondant à nos besoins à moindre coût. Nombre d’entre eux se cassent les dents à la recherche du business model magique qui permettra de vivre, interdépendant et libre. Certains offrent déjà un service plus rapide, performant, qualitatif et sans les défauts intrinsèques au monde qui s’écroule. D’autres cherchent, testent et allient créativité et performance sur le nouveau support avec rentabilité financière sur le monde qui se meurt.

La question est toujours la même, comment perdurer et recevoir suffisamment d’énergie, de valeur, d’argent en retour pour le travail fourni? C’est la problématique principale de survie et de vie. Si un écosystème se meurt, la vie doit se réorganiser pour pouvoir continuer d’être et de se développer.

Changement de valeur?

S’il est clair que le monde industriel basé sur la rareté matérielle souffre, que sa valeur s’effrite, à nos yeux comme financièrement, le transfert de valeur monétaire ne s’est pas encore opéré vers le Flux.

Nous nous retrouvons donc à organiser les transpositions de la valeur de l’ancien monde vers les services du Flux. Relier les connexions sanguines du monde qui se meurt sur le nouvel outil de production, transposer, recoder et donner et rétribuer la création à la hauteur de la valeur qu’elle représente.

La monétisation est le fait de transformer une richesse reconnue en richesse mesurable et échangeable. Cela signifie qu’il faut qu’elle soit reconnue et mesurée par l’autre également, et qu’il ait confiance en sa valeur.

Le monde qui s’écroule n’étant pas entièrement remplacé par le Flux, il s’agit de les faire coopérer, et de gérer la complémentarité, la complexité et la diversité que ces deux écosystèmes représentent. D’un côté la supposée rareté matérielle, liée aux ressources rares toujours inférieures aux besoins de tous, qu’il nous faut optimiser pour assurer la meilleure allocation possible, de l’autre l’abondance numérique, qu’il nous faut gérer pour donner à chacun l’information, le produit, le service qui correspond exactement à ses besoins, où qu’il soit, instantanément.

Comment monétiser une richesse abondante, dont les propriétés sont l’immatérialité, la reproductibilité à l’infini, la quasi-gratuité, l’instantanéité et l’impossibilité de contrôle?

En gros, comment monétiser l’air? :-)

En temps normal, sur nos bases habituelles de contrôle permanent, on aurait deux solutions: le rendre rare et en vendre une petite part différenciée, ou alors, créer une bulle: faire diverger la valeur réelle du bien et sa valeur financière.

Aujourd’hui, comme Internet et le bit nous l’ont appris, il est question de lâcher notre habitude de contrôle, pour préférer la liberté et la fluidité. Le mouvement c’est la vie, la stagnation c’est la mort.

Changement d’outil de mesure de la valeur!

Si la monnaie a pu contenter plus ou moins l’expansion du capitalisme, ses propriétés rares et de contrôle appartiennent bien à l’ancien monde. Pour mesurer et permettre la circulation du Flux financier, il est nécessaire d’utiliser un outil adapté.

Si nous ne désirons plus arrêter, contrôler, séparer, alors ouvrons, partageons et faisons circuler. Pour lâcher prise il faut avoir confiance, en l’Homme, en l’autre, en soi.

Le partage

La monnaie, puisqu’elle est un média, une représentation de la valeur que nous créons doit refléter au plus proche la réalité, sans quoi nous vivrons dans l’illusion. La sagesse reposera alors sur le savant équilibre de la gestion de la masse monétaire en rapport avec la création de richesse et de l’implication de tous dans la responsabilité de ce flux sanguin. Enfin, les règles du flux, sa composition, sa définition et avant tout: son rôle détermineront son succès.

L’open money, les monnaies libres trouvent alors leur place comme outil de mesure répondant à la problématique de l’abondance. Si nous utilisons les monnaies libres comme une décentralisation du pouvoir monétaire classique alors nous en aurons compris un aspect réducteur, reproduisant la rareté artificielle. Si nous les voyons comme l’outil d’organisation de la mesure et de la circulation des richesses entre les hommes, alors nous pourrons en accueillir tous les bienfaits.

Changer ses valeurs

Si le monde de la rareté nous a habitué à évaluer notre richesse matérielle et notre bonheur par rapport aux autres, il est indispensable de nous réunir, et de dépasser cette compétition et cette peur du manque pour aller vers la confiance. Nous avons créé le système, nous pouvons le changer, mais nous devons d’abord nous changer, sans quoi nous allons recréer les mêmes problèmes.

Ce changement de valeur, c’est ce à quoi servent les crises, prendre conscience, faire le bilan, réaliser et acter. Le monde change, nous changeons, nos modèles ne sont plus adéquats, que puis-je changer en moi pour accompagner ce changement?

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03/01/2010 at 18:53 Comments (15)

Un grand pas vers le nouveau monde

Pour savoir où nous allons, il faut savoir qui nous sommes, d’où nous venons. On sait que la ligne du temps n’est pas linéaire, mais comprendre ce qui bloque nous permet de trouver les solutions pour nous surpasser et accéder au niveau suivant. Voici donc en anglais une présentation complexe mais incroyablement riche qui nous fait un bon bilan de la situation, de ce qui cloche et de là où nous sommes. Elle a été réalisée par Artbrock sous prezi.

Réflexion, Action

Une fois que l’on comprend ceci, il est temps d’agir. La plus belle déclaration, celle d’entrer et d’embrasser ce prochain monde, de faire le premier pas vers ce monde de l’abondance et des richesses, a été faite par le fondateur de TheTransitioner.org : Jean-François Noubel, j’ai nommé le Vœu de richesse

En faisant vœu de richesse,


Je décide d’accueillir et embrasser toute la richesse qui nous est donnée, qu’elle soit matérielle ou immatérielle.

J’accueille la richesse comme ce qui nous rapproche de ce qui est Beau, Bon et Vrai.

J’accueille la richesse comme la  vie donnant la vie, la vie faisant évoluer la vie, pour la grande alliance entre la matière et la lumière.

Je m’engage à construire, avec mes frères et sœurs humains ainsi qu’avec tous les êtres vivants, des relations harmonieuses et joyeuses, fondées sur des engagements fertiles et emplis de sens.

Je m’engage à offrir aux autres ce dont ils ont besoin pour l’accomplissement de leur vie.

Je m’engage à accueillir ce que les autres m’offrent pour l’accomplissement de ma vie.

Je m’engage à être nu et vulnérable, à accueillir mes limitations, pour être ouvert à recevoir des autres.

Je m’engage à accueillir la nudité et la vulnérabilité des autres, à accueillir leurs limitations. J’y trouve la joie d’offrir mes présents.

Je ne cautionnerai pas ce qui sépare les êtres vivants de la richesse. Je ne cautionnerai pas les idéologies et les actes qui dégradent l’abondance en rareté artificielle, car cela attise l’avidité et la guerre.

Mais plutôt que de lutter contre les idéologies et les actes, je puiserai dans l’infinie créativité qui nous est donnée à la naissance. Je serai un artiste, je co-créerai avec mes frères et sœurs, et de nouveaux chemins nous seront révélés. Le futur ne naîtra pas de mes réactions, il naîtra de mes créations. Le futur est art pur, il jaillit de ma présence au présent.

J’inventerai et développerai la maîtrise de chaque outil, technologie et pratique qui permettra l’application stricte de ce vœu, dans le contexte de notre époque et culture.

Etant donné notre époque, compte tenu de la personne que je suis, voici quelques unes des actions pratiques que je vais engager pour honorer ce vœu :

  • Je quitte le système monétaire actuel. Je ne vais plus acquérir ni vendre quoi que ce soit avec la monnaie conventionnelle.
  • Je laisse tous les biens que j’ai acquis dans le passé au moyen de ce système. Je ne garderai que ce qui m’a été offert en cadeau.
  • Je m’engage à utiliser les monnaies libres qui partout libèrent et catalysent la richesse, dans chaque communauté, pour chaque être, de manière universelle.
  • Tout ce que j’ai besoin d’échanger avec mes frères et sœurs, le sera au moyen des monnaies libres.

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La porte de tous les possibles

La porte de tous les possibles

La porte est ouverte

La voie est ouverte entre l’ancien monde: notre société de la rareté mourante et le nouveau: la société de l’abondance, la civilisation de l’information. Instant de tous les possibles: nous sommes à la croisée des chemins et ceci est la porte qui mène vers le prochain monde. Se libérer, et entrer dans l’abondance, il n’y a plus qu’un pas à faire pour embrasser complètement les richesses. Ce grand pas pour l’Homme, ce grand pas pour l’Humanité.

Ce pas, je le ferai aussi quand le temps sera venu. En inaugurant ce blog avec l’article sur les flux, j’annonçais la couleur des changements à réaliser. Peu importe les autres flux, tant que le sang de mon organisme sera la monnaie conventionnelle et rare, mon corps ne sera pas complètement libre, mes flux ne seront pas propres.

Combien de temps encore avant la déclaration du vœu de richesse?

13/10/2009 at 22:52 Comments (3)

Tout va mal & tout va bien

Nous sommes le 11 octobre 2009, tout va mal et tout va bien et il y a de l’espoir.

Tout va mal:
1) Économie: Malgré son absence dans les médias, la crise continue, empire et aucune de ses causes originelles n’ont été résolues: chômage, faillites et pression sociale vont aller en augmentant
2) Le climat: le réchauffement climatique, les émissions CO2 continuent comme le tic-tac d’une bombe bien réglée, où chaque seconde compte
3) Démocratie: la crédibilité économique et politique de ceux que l’on appelait jadis nos élites est proche de zéro, ils se sont perdus dans le brouillard qu’ils ont créé
4) Énergie: Nos sources d’énergies s’épuisent à vitesse grand V, sans alternative concrète à grande échelle
5) Internet: Le combat fait rage sur Internet pour son contrôle et son filtrage, par tous les moyens

Tout va bien
1) Si l’argent conventionnel vient à manquer, la nécessité de liens réapparaît entre les hommes, les monnaies libres nous réunissent et valorisent la création et l’échange de richesses
2) Chaque jour la relocalisation des consommations, l’augmentation de la consommation bio, le nombre de végétariens, la solution du co-voiturage se développent
3) Les hommes se réorganisent d’en bas, le local et le lien direct reprennent du sens, on reconstruit entre nous, à notre échelle ce en quoi nous croyons: on ne peut compter que sur nous: le peuple, c’est nous
4) Des alternatives existent à l’échelle locale, à l’échelle individuelle qui permettent, en forme d’auto-gestion de se débarrasser des formes fossiles
5) Des organisations, des coalitions s’unissent, se créent, se forment pour défendre les libertés des citoyens

Yin & Yang

Yin & Yang

Comme le corps se régule, plus nous allons pousser notre système mourant à l’extrême et dans l’insoutenable, plus l’autre côté de la balance va se lever afin de rétablir l’équilibre. Plus ils essaieront de mettre des barrières, d’installer des zones de prohibitions, plus nous voudrons faire péter ces verrous mentaux qui créent la rareté. Comme un drogué se pousse jusqu’à l’extrême se réveillant juste avant le précipice, ils continuent d’avancer, inconditionnellement vers le bord, persuadés que demain sera mieux.

Un changement d’une ampleur jamais vue à l’échelle de l’humanité se produit sous nos yeux. Le nez dans le guidon, il nous est difficile de prendre assez de recul pour voir que tous les fronts sont en mouvements, les forces se rencontrent cherchant l’équilibre dans ce champ de bataille confus.

Tout est flux, tout est lié.

Le papillon vient après la chenille - CC by-nc-nd by Photon Q

Le papillon vient après la chenille - CC by-nc-nd by Photon Q

Après la pluie vient le beau temps

La chenille entre dans sa phase terminale, elle panique et absorbe tout ce qu’elle peut. Pendant ce temps là, les cellules imaginales du papillon qui n’en est pas encore un, se réunissent, se regroupent et font corps.

Le 21 décembre 2012 n’est pas la fin du monde, c’est la fin du monde tel que nous l’avons connu, cette date représente certes la fin du calendrier maya, mais pour les Aztecs c’est la naissance du 5ème soleil. Ce serait comme un 31 décembre pour nous où l’on célèbre un nouveau cycle qui commence. Ce nouveau départ pourrait être la date d’accouchement de notre papillon.

Comme toujours, la réponse se trouve dans le cœur des hommes.

Et vous dans tout ça, seriez vous plutôt chenille ou papillon?

11/10/2009 at 18:27 Comment (1)

Sarkozy veut Hadopi, nous voulons la Liberté

Le 15 septembre 2009 marquera encore une fois l’histoire des libertés Françaises. 285 députés ont voté pour la loi Hadopi version 2.

Comment peut-on voter pour une loi anti-constitutionnelle? Comment peut-on voter pour contrôler les libertés des français? Comment peut-on se prétendre représenter et défendre les libertés du peuple?

Ce que vous avez fait est très grave et vous vous êtes mis tous seuls dedans malgré nos alertes.

Voter pour Hadopi c’est voter contre la démocratie, c’est voter contre le droit à la parole, c’est voter contre l’accès à Internet, c’est voter pour le retour au contrôle pyramidal.

A peine venons nous de découvrir le pas de l’évolution que nous permet Internet qui nous transporte dans le 21ème siècle avec des espoirs inespérés que nos dirigeants veulent nous l’enlever.

Internet est un pouvoir horizontal qui détruit la pyramide là où le gouvernement avait pu jusqu’alors garder la main sur les médias traditionnels.

Internet que nos dirigeants n’ont probablement jamais utilisés pour autre chose qu’un usage similaire au minitel a révolutionné notre société. Il donne un pouvoir aux Hommes qui était jusque là réservé aux grands:

La liberté de communiquer, de se connecter, de manière horizontale et sans intermédiaire pour parler, échanger, diffuser, communiquer, gratuitement, paroles, idées et oeuvres.

“Le pouvoir, c’est comme l’eau de mer, plus on en boit plus on a soif.”

Et Sarkozy de Nagy Bosca a très soif. “Nous irons jusqu’au bout” avait-il annoncé le 22 juin 2009 à Versailles.

Alors que les députés ont bu Hadopi jusqu’à la lie, nous avons soif de libertés, celles que nous découvrons à peine et que l’on veut déjà nous retirer.

Pour la seconde fois, le Conseil Constitutionnel sera notre dernier rempart contre leur inétanchable soif.

La vague

La vague d'Hokusai

Chers députés, chers sénateurs, cher gouvernement, cher président, vous êtes en train de faire de grosses bêtises en touchant à quelque chose qui est bien plus grand que vous. Vous ne pourrez jamais contrôler Internet, et plus vous insisterez, plus vous serez défaits, comme on lutte contre un raz de marée, en vain. La peur de ne plus contrôler vous envahit, car vous avez perdu toute rationalité. N’ayez pas peur et acceptez que nous ayons aussi cette liberté: nous n’y renoncerons pas. C’est à vous de vous y adapter: nous ne reculerons pas car nous avons raison.

Il va falloir nous accepter, nous nous sommes tus pendant trop longtemps, et nous avons beaucoup de choses à dire, à échanger, à partager. Si vous ne souhaitez pas les écouter, ce sera à votre propre perte. Vu votre capacité à écouter nos alertes, il semble que vous ayez déjà fait votre choix.

Le notre est celui de la liberté, de l’égalité et de la fraternité.

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16/09/2009 at 13:14 Comment (1)

De la rareté vers l’abondance

Pour libérer notre société de ses maux, de ses problèmes multiples, une de mes recommandations est de faire péter les uns après les autres les verrous de la rareté. Qu’est ce que ça veut dire? Comment s’y prendre? Pour remplacer par quoi?

D’abord, il me semble important de définir la rareté (cf wiktionnaire) :

  1. Choses qui sont en petit nombre, en petite quantité ; il est opposé à Abondance.
    Il y eut grande rareté de vin cette année-là.
    Ces objets coûtent cher à cause de leur rareté.
    La rareté en augmente le prix.
  2. Choses qui se trouvent difficilement.
    La rareté des diamants contribue beaucoup à leur prix.
    Il y a dans sa collection des pièces d’une rareté singulière.
  3. Il se dit au figuré de Ce qui est peu fréquent, peu commun.
    C’est une rareté que de vous voir.
  4. (Par extension) (Familier)
    Vous êtes, vous devenez d’une grande rareté.
    Pour la rareté du fait, Pour la singularité de la chose.
    Je voudrais bien voir cela, pour la rareté du fait.

La rareté peut être  naturelle ou contrôlée.

- Rareté naturelle : les rubis se trouvent en quantité limitée sur terre, les trèfles à quatre feuilles sont difficiles à trouver.

- Rareté contrôlée : ressources, services ou produits peuvent être contrôlés et maintenus en quantité limitée, par exemple le nombre de Prix Nobel distribués ou les diamants.

Pour vous expliquer une rareté contrôlée, @phyrezo vous présente en deux mots le contrôle des diamants : l’approvisionnement du marché est controlé par un oligopole de la production, un quasi monopole de la part de De Bears. Ce qui fait que les diamants, en particulier les belles pièces, sont retenus pour maintenir les prix. Pour les pieces plus communes (en dessous d’un carat), c’est surtout le marketing qui fait le prix – “un diamant est eternel” “Le prix de votre amour”


Bien.

Explosion du barrage

Explosion du barrage

La rareté contre l’abondance

Faire sauter les verrous de la rareté, ça ne donne pas toutes les solutions à nos problèmes, mais ça permet de reprendre les libertés, les responsabilités et la possibilité de se réapproprier ce qui nous appartenait. Comme nous le dit Richard Stallman, le libre c’est égalité, liberté, fraternité. Mais chacun redevient libre du processus de décision, ce n’est plus une entité, organisation privée et propriétaire qui choisit pour nous.

C’est donc bien un changement de paradigme: d’un côté, en quantité limitée et contrôlée derrière une barrière propriétaire, de l’autre côté :  libre et autogéré. En libérant chaque domaine il faut donc bien s’assurer que la responsabilité et la conscience des utilisateurs soient prêtes pour ne pas répéter les modèles basés sur la rareté et surtout, pour savoir gérer l’abondance avec succès!

Se servir une part du gâteau

Se servir une part de gâteau

Gérer l’abondance, c’est comme se servir à un buffet, prendre du fromage sur un plateau gratuit mais limité en quantité : il faut savoir penser aux autres, accepter de diminuer ses droits au fur et à mesure que le nombre d’usagers augmente (si matériel). On le fait tout naturellement à l’échelle locale, via l’éducation, le bon sens, la logique et le partage. A plus grande échelle il s’agit là encore de réaliser, prendre conscience et accepter le super organisme qui nous dépasse et que nous constituons pour d’autres ressources. Il faut revenir à l’échelle de chaque flux.

Si pour un gâteau il est très simple de voir le nombre de part et le nombre de personnes autour de la table, il nous faut revenir à cette logique et apprendre à répartir les richesses de façon plus juste pour les niveaux supérieurs. Une fois encore, il faut être capable d’avoir l’oeil micro et l’oeil macro, d’avoir la barre de zoom dans la cornée et d’être capable de passer de l’unité à l’holoptisme, la vue d’ensemble.

Une super machine qui calcule tout?

Dans la vidéo de Zeitgeist, le projet Venus propose une machine qui calculerait pour chaque ressource et produit les réserves restantes et la quantité autorisée. Sans aller dans un cas aussi global, il est très jouable de définir via des systèmes de gestions locaux, les besoins, les demandes, les ressources disponibles qui peuvent être partagées ou allouées.

Règles générales et règles locales

D’un autre côté, chaque système local doit être régi à un niveau plus global vis-à-vis des problèmes généraux que nous avons. Il n’est plus possible de laisser une communauté gérer certaines ressources comme elle l’entend puisque, étant tous interconnectés, les émissions de CO2 des uns jouent sur le climat global. D’où la nécessité de règles générales, de limites à ne plus dépasser au niveau planétaire.

Parallèlement, il nous faut des systèmes avec des règles qui ne sont pas définies globalement car les enjeux, contraintes, populations, ressources et cultures sont complètement différentes à chaque endroit.

C’est ce qu’on appelle le glocal, contration de Global et Local.

Matériel et Immatériel

Abondance et rareté fonctionnent de façon inverse selon s’ils sont dans un monde matériel et immatériel.

Monde matériel: Tout est en quantités limitées. Les limites peuvent être grandes, mais dans un paradigme holoptiste, c’est limité.

Monde immatériel: Tout est multipliable à l’infini pour une abondance infinie au niveau technique.

dans le matériel quand je partage je divise, dans l’immatériel quand je partage je multiplie“.

Donc on a des problèmatiques inverses: le but est évidemment d’avoir des systèmes gérés en abondance dans les deux cas.

Alors que l’immatériel se créée et multiplie à la demande suivant l’offre de création et diffusion, le matériel a la vie dure: toutes les ressources basiques sont fournies par la Terre en quantité limitée et il est impossible, pour l’instant, de créer de la matière. Elles se transforment, changent, se mêlent et se démêlent en un gigantesque cycle. Ainsi leur allocation doit s’affiner au fur et à mesure que l’occupation du territoire et la population de la Terre augmentent afin de permettre à chacun de garder une part égale.

Le combat de la rareté contre l’abondance dans le monde  immatériel?

On a vu qu’au niveau technique, l’immatériel permet l’abondance aisément. Cela a permis très vite aux humains de se retrouver sur Internet pour partager, échanger, diffuser leurs oeuvres, leurs savoirs et connaissances. Au niveau juridique et mentalité, il y en a encore qui n’ont rien compris et veulent garder le contrôle. La quantité d’eau augmente et le barrage commence à grincer, il ne retient plus aussi bien l’eau.

Il s’agit donc de convaincre ces dynosaures d’orienter et de guider le courant de façon plus fluide, plutôt que de s’y opposer en barrage. Les convaincre pour les aider, ou les laisser y rester.

On ne peut arrêter l’eau, on ne peut arrêter l’information, on ne peut arrêter Internet.

Nous ne pourrons reculer devant ces libertés auxquelles nous avons goûté: il s’agit ici d’abolir le copyright. Respecter l’auteur oui, en le mentionnant. Je le remercie par mon attention, pas par mon argent.

Comment les artistes vivraient alors s’ils donnent gratuitement leurs chansons?

Pour Gerd Leonhard et Chris Anderson, l’abondance et le gratuit se sont déplacés, mais il continue d’y avoir des moyens de se financer à côté du gratuit. On avance doucement en libérant le contenu.

Gerd Leonhard les décompose en 3 parties : Access, Embodiment, Experience, ce qu’on peut traduire en l’accès, la forme de représentation et l’expérience.

Exemple: Pour aller sur Internet, je ne paye pas une quantité de contenu, je paye l’accès via mon FAI. Pour radiohead je ne paye pas pour le mp3, je paye pour le CD avec la pochette collector. Pour le Dalaï Lama, je ne paye pas pour ses prières ou sa parole, je paye pour le voir lors d’un événement.

Chris Anderson lui nous dit qu’il faut faire du gratuit et déplacer l’offre rare et payante vers autre chose. Si vous distribuez votre livre gratuitement, les lecteurs achèteront des produits dérivés. Vous me direz c’est l’inverse de ce que font les marques qui distribuent des produits dérivés pour sympatiser avec le client et lui faire aimer la marque et au final acheter ses produits.

L’immatériel sera abondant, le matériel restera précieux

Par leurs exemples Chris Anderson et Gerd Leonhard appliquent toujours une semi-rareté en libérant la partie immatérielle mais en transférant la valeur de rareté sur le matériel. Ainsi Radiohead distribue de façon infinie ses chansons, c’est l’abondance, mais il faut payer pour les voir en concert. Eh oui, on a beau faire son possible, l’expérience est unique, l’événement provoque la rareté. Ce n’est pas un hasard si assister à un opéra a tant de valeur.

L’idéal dans une société d’abondance est quand l’offre dépasse la demande. Ainsi les choix sont multiples et toutes les options disponibles. La vitesse à laquelle les heures de vidéos s’accumulent dans les bases de données de Youtube est à se demander si quelqu’un sera capable de regarder tout ça un jour?

Compétition ou coopération?

Pour ce qui est de maintenir la compétition, puisqu’on aime quand même se challenger et il faut toujours un mix entre compétition et coopération, c’est évidemment la coopétition. Comme les groupes de codeurs de linux s’aident et se concurrencent, l’objectif commun est le même, la victoire n’est pas matérielle mais symbolique et émotionnelle. Elle s’exprime en échelle de réputation et de remerciement pour l’apport à l’intelligence collective globale.

On est tout à fait dans la société de connaissance de Marc-André Ghyxx. Chaque être humain apportant son cerveau et ses contibutions à l’ensemble de la société. On peut imaginer une compétition rude pour les projets les plus pointus, et une coopération complète sur les partages des ressources de bases et sur les recherches pour l’Humanité. Il faut toujours jouer sur les deux tableaux et adapter en fonction du terrain et de la ressource avec laquelle on joue.

Si on résume le tout, ça pourrait donner quelque chose comme ça. Amusez-vous en famille ou avec des amis à réfléchir à une ressource ou un bien immatériel que vous pourriez libérer, et comment. Je n’ai par exemple pas fait l’Internet.. à vous! Je mettrai à jour si la récolte est abondante.

Matériel Immatériel
Eau Pétrole Information Créations Argent
Rareté Sources Propriété privée Copyrights Copyrights Création monétaire
Vente Qualité Qualité Qualité Accès, Accès, Crédit
Traitement Traitement Traitement Forme, Expérience Services
Don Contenu Contenu
Abondance Accès libre Profusion Presse libre Licence GPL & CC Monnaies libres

Oui bah alors

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11/09/2009 at 01:32 Comments (8)

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