zoupic – le propre de l'Om

Création du futur: il est temps de passer au prochain stade de l'Humanité

Tes amis sont mes amis, alors partageons! Open House wants to live!

 Mon rêve : partager un maximum de choses avec un maximum de gens : avoir accès à tout ce dont j’ai besoin

Si on me demandait aujourd’hui ce qui m’intéresse le plus : démonétiser et faire entrer dans l’économie du partage un maximum de chose. Alors l’avantage c’est que je ne suis pas seul à oeuvrer dans ce sens, par exemple, voici un projet que je porte en mon cœur depuis longtemps : Mus Open. Le but : lever de l’argent pour enregistrer en licence Creative Commons des disques de musique classique qui sont déjà libres de droit mais qui, puisqu’ils sont enregistrés par les Majors ne le sont pas dans les faits et donc télécharger un album. En finançant ce projet, vous libérez la musique pour tous, pour toujours.

Qu’est ce que je peux partager sans argent?

Je n’ai pas besoin d’argent, j’ai besoin des choses que l’argent peut acheter, mais si quelqu’un peut me le prêter, le partager avec moi ou m’en offrir l’accès, alors je peux largement diminuer mes besoins en argent. Voici donc la liste des bien matériels que je peux prêter ou dont je peux partager l’accès :

- mon appartement
- ma machine à laver
- ma guitare
- mes livres
- mes DVD
- mon écran 22″
- mon wifi

Partager ces biens ne me coûte rien, je ne souhaite donc pas de rétribution monétaire. Je souhaite juste que ce soit fait auprès de personnes de confiance : mes amis. Je sais que je peux partager avec mes amis sans soucis car ils respecteront ces affaires comme si c’était les leurs. En échange, je demande à ce qu’ils me donnent accès à ce qu’ils  peuvent partager avec moi.

J’ai besoin que vous me demandiez pour l’accès et les dates, pour qu’on s’arrange et qu’on s’organise. Si vous n’êtes pas encore mes amis, j’aimerai que vous me demandiez pour qu’on le devienne et je souhaite vous faire confiance pour partager avec vous.

J’ai également besoin que vous ne le partagiez pas qu’avec moi mais que vous invitiez vos amis à le faire. Pas tous, ceux qui sont sensibles à ce genre de démarche et qui sont prêts à jouer le jeu. En gros, ceux en qui vous avez confiance.

Vous définissez ce que vous pouvez partager, ce que vous avez envie, vous pouvez changer à tout moment, vous êtes libres.

Open House : faites comme chez vous /-)

L’intérêt : partager mon logement et les biens dont je ne me sers pas 100% du temps, avoir accès à d’autres endroits et d’autres biens qui pourraient me servir de temps en temps.

Un esprit : Ensemble on est plus riches, c’est l’esprit du partage! J’y contribue par mes valeurs, le respect que je mets dans chaque échange, prêt, accès et la confiance que je donne à mes amis.

3 Valeurs : Partage, Respect, Confiance

Partage : on est plus riches ensemble, plus je partage plus je suis riche.
Respect : je prends soin des affaires qu’on me prête, des espaces qu’on m’ouvre.
Confiance : je connais mes amis, je sais que je peux leur faire confiance.

Qu’est-ce qu’on compte, qu’est-ce qu’on ne compte pas?

> La quantité que vous partagez n’a pas d’importance, c’est l’esprit du Partage qui compte
> Le nombre d’amis que vous invitez n’a pas d’importance, c’est la qualité de votre Confiance en eux qui compte
> Le nombre de fois où vous jouissez des accès chez les autres n’a pas d’importance, c’est votre Respect à chaque fois qui compte

Des règles

> Il est interdit de monétiser quoi que ce soit, ce projet est à but non lucratif
> Chacun est libre de choisir ce qu’il souhaite partager ou non
> Celui qui ne partage plus rien n’a plus accès

La communauté co-optée et reliée :
Quand j’invite un ami je lui donne un peu de ma confiance. Je suis en partie garant de mes amis et je réfléchis à deux fois avant de les faire entrer dans l’Open House.

L’accès aux comptes se fait par l’email, coopté par 2 personnes au moins. 1 compte = 1 personne = 1 Numéro de téléphone = 1 ID

Au début je ne peux échanger qu’à un cercle de distance autour de moi. Passés quelques échanges, je peux emprunter à 1 cercle d’écart, puis deux. A chaque échange avec des cercles plus loin, je peux demander aux intermédiaires de me valider/recommander (comme sur viadeo) et alors ils m’ouvrent leur cercle d’amis.

Chaque partage est qualifié par une note de 0 ou 1 qui contribue à construire mon capital Confiance.
Chaque partage est qualifié par une note de 0 à 10 qui contribue à construire mon capital Respect.

Mon capital Confiance m’ouvre de nouveaux cercles et me donne accès à de nouveaux biens/lieux.
Mon capital Respect augmente mes chances d’échanger/de partager/d’avoir accès.

Quand une personne valide son Respect pour moi et sa Confiance pour moi, elle m’ouvre à son cercle d’amis. Son cercle d’ami verra que c’est elle qui m’a validé.

On peut jouir mais pas profiter.

Chacun reste souverain et responsable dans les échanges qu’il fait et les accès qu’il donne aux autres. Il ne s’agit pas ici de fuir ses responsabilités et de prêter tout ou n’importe quoi à n’importe ou d’accuser la plateforme. Chacun est grand et choisit, en conscience, s’il souhaite ouvrir sa maison ou non.

Bref, c’est quoi ce délire?

Pour l’instant, Open House ce sont des mots sur une page, un rêve, un projet. Un jour il prendra peut-être forme pour devenir réalité. Qu’en dites-vous? ça vous parle? ça vous tente? utopie? A vous de me dire!

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16/04/2013 at 23:13 Comments (4)

Manifesto pour la reliance des causes communes

Suite à la soirée sur le Domaine Publique qui avait lieu hier soir au Centre Pompidou pour célébrer l’arrivée à terme des droits de certains auteurs, j’ai découvert que le domaine public n’existe pas en droit. Rassemblés autour de Comunia, Savoirs Com1, la Quadrature du Net, l’Open Knowledge Foundation et d’autres organisations qui promeuvent la défense du domaine public, de l’internet libre, des logiciels libres, j’ai appris l’inexistence du Domaine Public : il n’est même pas nommé. On suppose son existence par l’extinction des droits d’auteurs mais il n’est pas nommé. Nul part en droit français. Rien. Niet. Nada.

Difficile de créer une société du partage quand notre droit représente aussi bien les intérêts individualistes, les intérêts privés mais omet, ignore et ne nomme pas cette chose aussi essentielle et vitale qu’est le Domaine Public.

Le Domaine Public appartient à tous. Ainsi nous devrions tous nous sentir concernés lorsque nos bibliothèques, nos juristes, nos gouvernements, nos lobbys parlent, légifèrent et décident de ce grand pot commun de l’humanité qui devrait être inaliénable.

C’est ce que tentent de faire les licences Creative Commons avec notamment la licence Creative Commons 0, une sorte de carte de don d’organe ou je demande que l’on verse à ma mort toutes mes œuvres dans le domaine public… mais cela ne suffit pas.

C’est ce pour quoi Aaron Swartz s’est battu, c’est ce pourquoi beaucoup d’autres se battent… libérer la connaissance et la verser dans le pot commun, pour que les bases de données scientifiques, les anciens recueils, les photos de la Joconde, les images des grottes de Lascau, les œuvres soient accessibles et utilisables par tous, aussi bien scientifiques du MIT que pays en voie de développement. De nombreuses propositions concrètes existent pour faire évoluer la situation : que l’on réduise le droit d’auteur pour augmenter le partage, la diffusion de la connaissance et le partage de la culture par exemple.

Nous devrions tous être concernés lorsque l’on parle du domaine public, nous devrions tous être sensibilisés et sensibles à cette ressource qui est la propriété de tous et d’aucun.

Je vois la transversalité dans ces causes, les mêmes fondements que ceux que je retrouve dans les mouvements des monnaies complémentaires au code libre, transparent et modifiable par les utilisateurs. Je vois les mêmes valeurs que celles qui nourrissent l’ESS, de Terre de Liens, de la NEF et biens d’autres coopératives qui créent une économie qui a du sens basés sur des liens humains. J’y retrouve les mêmes valeurs que ceux qui se battent pour ce grand Bien Commun qu’est la Neutralité du Net. J’ai ressenti la même volonté chez les indignés et les anonymous qui par milliers se sont levés pour dénoncer les limites criantes et l’hérésie du système en place qui réduit les droits et espaces de libertés. Je sens les liens également avec la montée du Parti Pirate et des défenseurs des logiciels libres et du partage. C’est évidemment la même source qui nourrit les partisans du revenu de base, ce revenu minimum pour tous. Je trouve la même dynamique que celle qui motive la défense du brevetage du vivant, la protection des semences… Les mêmes valeurs encore qui sous-tendent le Forum Social Mondial, l’émergence et la reconnaissance de la Société Civile.
Je vois les mêmes valeurs encore que celles des défenseurs de l’écologie, des indiens d’Amérique ou d’ailleurs qui défendent la Terre, l’Eau, l’Air, les forêts… comme Biens Communs de l’Humanité.

Au-delà des différences apparentes, il y a des choses que nous avons en commun, ces choses, ces causes, ces sujets qui nous relient et nous rassemblent, ces valeurs qui nous ré-unissent.

J’ai choisi de me spécialiser dans les monnaies car c’est pour moi un sujet qui me semble central et stratégique pour débloquer la rareté artificielle et les comportements individualistes, pour sortir de la compétition des uns contre les autres et du sentiment de séparation. En même temps je soutiens, encourage, lis et relie les branches voisines, mes coopérateurs et coopératrices qui œuvrent pour les combats similaires et parallèles qui défendent, améliorent et libèrent les autres branches de notre société vers plus de partage, plus de liberté et plus de bon sens.

Il est temps de relier les causes communes et de réunir les forces encore trop dispersées.

Je ne connaissais pas Aaron mais son combat est le mien, je me reconnais dans son action et son indignation. Je me reconnais dans sa vision, je me reconnais dans les autres causes que j’ai citées plus haut car elles contribuent toutes à plus de libertés individuelles et collectives et elles contribuent à plus de sécurités pour l’individu et pour les communs face aux intérêts privés.

Nous sommes quelques groupes à défendre, de plus en plus nombreux, à pousser, à faire avancer chacun dans notre silo : le droit, la mentalité, les pratiques pour qu’un nouveau paradigme puisse émerger, reconnaissons-nous et aidons-nous à faire émerger les causes des uns et des autres, nous partageons les mêmes valeurs fondamentales, nous défendons les mêmes causes.

  • Je choisis et recommande la non-violence comme principe essentiel d’action car toute violence sur l’autre est une violence que je m’inflige à moi-même dans cette conscience que je ne suis séparé de l’autre qu’en apparence.
  • Je choisis l’action créative et la coopération pour développer et mettre en place de nouveaux modèles qui rendent les anciens obsolètes.
  • Je choisis le dialogue, la confiance en la justesse de mon action et la patience lorsqu’il est nécessaire de faire évoluer l’existant.
  • Je choisis de sensibiliser, expliquer et former aux pratiques du partage, à la notion de Domaine Public, de Biens Communs, de brevetage du vivant, de bio-piraterie et je soutiens les organisations qui œuvrent dans ce sens.
  • Enfin je choisis la désobéissance civile en conscience et le droit à l’expérimentation lorsque la loi est dépassée, contraire aux intérêts de l’Humain

 

Le Domaine Public, les Biens Communs de l’Humanité doivent être reconnus et défendus par Tous et pour Tous!

Faisons rentrer le Domaine Public dans nos textes de lois!
Chaque pas, chaque victoire d’une de ces organisations, de ces causes contre les intérêts privés et égoïstes est une victoire pour Tous.
N’attendons pas une nouvelle Hadopi, un nouvel ACTA, un nouvel Aaron pour agir et ouvrir les yeux sur cette monétisation grandissante et perpétuelle de l’argent-dette sur notre Culture, nos Communautés, notre Terre, nos Œuvres et nos Vies pour promouvoir, défendre et développer nos libertés fondamentales!
Nous l’emporterons sur nos propres parts égoïstes, car notre Nature profonde nous montre l’exemple et le chemin… il n’y a qu’à suivre notre Cœur.

En avant les communs!

// Quelques manifestos.. à compléter!
Public Domain Manifesto
Guerilla Open Access Manifesto
Le Manifeste de Savoirs com1
Manifeste pour la récupération des biens communs
Manifeste pour la protection de notre héritage génétique
Manifeste sur l’avenir des semences

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01/02/2013 at 20:21 Comments (3)

What we can learn from Video Games and their successful creative communities

Video games are often the target of heavy criticism in the wake of violence. But these virtual worlds and what drives people to engage in them can also teach us a lot about how to build sustainable communities.

In 2001, when my little town of Abbeville in Picardie, north of France, was connected to the French DSL network, I pretty much quit TV to discover a world of high speed information. I connected myself to Europe and the world through video games, my main occupation being Quake 3 Arena at that time. I was born in a connected world where you could design the game you wanted to live in.

How accidents can shape the future

Quake 3 is a first person shooter in which you are confronted with other players in virtual, spatial and futuristic worlds. Released in December 1999, this game is the little brother of Quake 2 and Quake1, which was published by ID Software, which is father of the Counter-Strike engine motor.

The fun story about Quake 3 is that was released by mistake due to a leak from ATI vendor in March 1999, which allowed people to test the game in its early phase of development. This wasn’t really planned, but forced ID to adapt: since the game was already out, they decided to create and release a Q3test in April 1999 and opened the game to the community.

The fact that somebody leaked it shows that there seem to have been people who were interested in contributing to the game and giving feedback to the coders. This “accident” became a defining characteristic of Quake 3 and determined how it evolved with the help of its community.

I grew up playing Quake 3 Arena with French and other European players. In this world that I couldn’t fully understand at the time, the company ID Software enables coders to access the game’s code to be able to create “mods”, which stands for “modifications” of the game.

After a short search, I found that 129 mods have been created for Quake 3 and 129 propositions of variations of the original game had been made. So thanks to the community, there are now 129 versions of the game with different configurations – that’s what I call diversity.

The rivalry for the lead mod

Two main teams developed the lead mods and created two different worlds:

  • OSP (Orange Smoothie Production) created a world in which physics and weapon switch are slow and the game is mostly based on your ability to aim and team play.
  • CPMA on the other hand created a fast paced game in which movement is more important than aim, since they used so called “air control” (which means that you can turn in the air and run and turn without losing speed)

Both mods had their own developing team, testers and version. There were regular updates of these versions with new features, which the user community would test after being uploaded to the servers and then give feedback on how they liked the new features, and how the flow and balance of the game changed. Many players created their own servers to try out modifications and settings to then connect these to other servers. In science fiction, such a connection of servers is called a Metaverse.

You could discuss complaints and feedback with others in a forum or, if you wanted to take it into your own hands, put together a team to fix the problem or create another version of the game (what we call forking). And so appeared a vast diversity of mods: OSP was the mod used in international sponsored competitions where players could win cash prizes, while CPMA players became purist and hardcore in their philosophy.

Virtual Worlds

ESWC in Paris Bercy, 2006

A rivalry arose between these two communities, who competed to win over the newcomers. As the motto of CPMA “Play more Promode!” shows, CPMA players would always try to invite OSP players to give it a try. But every player was free to choose his prefered mod, switch between mods or even take on the role of designing new skins if you had the skills.

Developing shared culture and vibrant communities

The community website ESreality.com, which still exists today, also played an important role in creating a community spirit and a shared culture outside the ingame time. The site was developed with love and passion by its fellow members and still the node all activities in the field. It also already used advanced reputationnal currencies and let members put out weekly updates on different subjects such as weekly awards, popularity and new columns.

See how up-to-date the Esreality site is and how it gives visibility to its community with its multi-gaming news feed.

Frenchfragfactory is another French platform that was created by a team of coders called SARL, whose members, 14 years later, are now all moms and dads who are still very active in the WordPress plug-ins scene.

Creator’s culture: you design the world

What I discovered in this world is something I would like to call a creator’s culture:

If it is not yet there, I create it; if something doesn’t work, I fix it and share the fix with others; if it served me, it might serve them.

We were free – free to create, improve, propose and try. Just like children discovering an infinite playground, we played for hours in these spaces.

I grew up in a virtual world where developers could create their own maps and skins, share them and propose them on servers that other people would then defrag or develop further. The community invested much time, love and passion in it (whether you like the game, the graphics or the music) to share the best possible video and performance with the world. Watch Stunner3 to see an example of this. Every day there were tournaments, new versions, maps, and performances of people that didn’t know each other but were able to create things together and help them evolve as one.

I was very involved in the community: as a “newser” at Frenchfragfactory, as the coach of two great teams in Quake 3 Capture the Flag mod: S? and aAa as well as the French national team, with which I won the European Clanbase Nation cup for the 3rd time in a row in June 2004. I also became coach of aAa, news writer for their website and admin for the ESWC in Futuroscope and Paris for Quake 3. When I began my studies in Paris 2005, I quit playing.

Now, in 2012, a few years later, I still follow the Quake 3 scene and international competitions from time to time. It’s always a pleasure to see how it has evolved and what new games and tournaments have been created. It’s interesting to keep track of the field and watch how it has become a national sport due to the recent success of Starcraft 2 and Shoutcasters Notoriety like Pomf & Thud in France or HDHusky in the US.

What can we learn from these communities?

Why are these games so dynamic, whether there is sponsoring or not? How has the ecosystem been able to survive with thriving communities over time? What is the engine that creates and fuels this giant creative cooperation?

My answer is passion. The same type of passion you can find in music, sports and community oriented activities. Contributing was like a natural behavior, because they loved to share and do things that make sense. The game became an evolving product that suited our needs because it was open to contributions from anyone. Today Quake is still seen as a major reference in the world of computer games.

The lesson learned from this is that if you open what you do, you lose some control but at the same time enable a flourishing eco-system with a diversity of content, derivatives, remixes of the original creation, an effusion of creativity and experimentation to develop.

This is also the case at Xonotic, a free and open source first person shooter developed by the community for the community. You can learn more about it in this video. In this kind of organisation, it is no surprise to see a programmer that posts “brainstorming power-up models” in a forum and invites members to contribute to design a new version.

Community gaming

Quake 3 Arena from ID Software, 1999

Lessons from the virtual world for the real world

  • Open the communication with your community. This will create an enviroment that is dynamic, consistently evolving, where there is continuous collaboration, innovation and there are few laws, forking is possible and experimentation encouraged.
  • Turn your community into a game with rules, governance and freedom. What if we would take our democracy and monetary game into our own hands (a field that we have left to others for too long in my view)? What if we turned our company organisation into a game in which each of us was free to switch between projects?
  • Claim back our right to create and decide on the rules. By this I do not mean voting for a guy that will represent you; I speak about voting, experimenting and having a word in discussions that influences how the game you are playing develops.

Header image credit: CC gnackgnackgnack// Article originally published on Ouishare.net

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08/01/2013 at 17:48 Comments (0)

Notre système économique est incompatible avec qui nous sommes

Hier soir dans le cadre du colloque sur l’évolution de la Conscience, j’assistais à ma deuxième rencontre avec Erwin Laszlo, fondateur du Club de Budapest qui était en dialogue avec Andrew Cohen.

 

Suite à une incroyable déclaration appelée sentiment de l’Akasha “comment savoir si ma conscience évolue“, Erwin Laszlo nous a réuni par les mots, par la force de leur sens, par la vérité qu’ils transportaient. Un réveil, un éveil, une prise de conscience collective s’il en était besoin, que nous ne sommes qu’un, voici les premières lignes :

  1. I am part of the world. The world is not outside of me, and I am not outside of the world. The world is in me, and I am in the world.
  2. I am part of nature, and nature is part of me. I am what I am in my communication and communion with all living things. I am an irreducible and coherent whole with the web of life on the planet.
  3. I am part of society, and society is part of me. I am what I am in my communication and communion with my fellow humans. I am an irreducible and coherent whole with the community of humans on the planet.

Je suis partie intégrante du monde. Le monde n’est pas à l’extérieur de moi et je ne suis pas extérieur au monde. Le monde est en moi et je suis dans le monde.
Je suis partie intégrante de la nature et la nature fait partie de moi. Je suis ce que je suis dans ma communication et ma communion avec tous les êtres vivants. Je suis un Tout cohérent et irréductible avec le réseau de la vie sur la planète.
Je suis partie intégrante de la société et la société fait partie de moi. Je suis ce que je suis en communication et en communion avec mes confrères humains. Je suis un tout cohérent et irréductible avec la communauté d’Humains sur la planète.

L’héroïsme et le patriotisme, à partir du moment où ils s’affirment érigent des barrières entre moi et moi. La compétition et l’individualisme sont des armes de destruction massive en moi et avec mes pairs.

La preuve de mon action et de ma reliance avec mes semblables s’exprime par mon engagement à partager.

Le dualisme de Descartes, Gallilée et Newton nous a longuement séparé dans les apparences. Il a séparé l’Humain de la Nature alors que nous ne sommes qu’un, nous sommes la Nature et la Nature est en Nous.

A partir de cette compréhension, de ce ressenti profond que nous sommes les parties en apparence  séparées d’un même corps, la compétition est une arme redoutable de guerre entre moi et mon corps, entre mes semblables et moi.

Assez des apparences, assez de la dualité

Puisque nous sommes Un, je n’ai plus à avoir peur des personnes qui pourraient être mes concurrents, mes peurs sont simplement mes peurs de ne pas être assez bon, de ne pas “gagner” assez d’argent, de ne pas avoir “assez” si jamais..

Aujourd’hui, je dépose mes peurs liées à l’argent et à mon insécurité personnelle et m’engage à coopérer avec chaque Humain et avec les êtres vivants pour co-créer le monde, le réseau, le tissu de coopération nécessaire au fonctionnement de notre Corps commun et collectif.
Je vous invite à en faire de même, à déposer les armes.

Cette posture de l’intégrité est profondément incompatible avec un système économique qui encourage la concurrence et la compétition. Elle vient remettre des barrières en permanence entre moi et mes confrères.
Cette posture de cesser la dualité est difficilement compatible avec la mentalité et l’enseignement transmis dans les pays en guerre, dans la politique de la peur, dans les écoles de commerce et dans les guerres de chapelle. Assez.
Être Humain, pour moi c’est reconnaître ma reliance et mon appartenance à ce monde comme part de ce monde.
Être Humain, pour moi c’est faire le nécessaire pour lever les barrières qui me séparent et m’érigent contre des parties de moi.
Il est temps.
C’est ce dont le Bouddhisme parle avec le mot : Inter-Être. C’est ce qu’Ubuntu veut dire : je suis parce que nous Sommes.

J’appelle au changement de regard, j’invite à regarder derrière les apparences de séparation pour retrouver, sentir, toucher et affleurer cette sensation, ce sentiment, cette certitude que nous sommes liés.
J’appelle à la création d’un système économique qui favorise, reconnaisse et encourage la coopération.
J’appelle et j’invite à la création d’un mouvement européen qui favorise l’économie du don.

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14/10/2012 at 09:24 Comments (3)

Running for TED Prize, I have a Wish

Following my TEDx Talk in La Défense 14th June, Didier Chambaretaud got me motivated and proposed me to do the TED Prize competition 2013. After taking my time and thinking how to enter this new challenge, here is my choice in this new path.

About TED Prize

Individuals give their inspiring Wish to change the world and an action plan to make it real in 3 years. There is 1 million$ to win in order to help the project’s development. What is expected from these extraordinary individuals : vision, charisma, leadership & pragmatism. The wish needs to be ambitious. These individuals need a distinguished Trackrecord aswell as an existing organisation to develop the Wish :

My Wish is to empower Humanity to create diversified monetary systems, guided, set-up, controlled by Human Holistic Values.

In order to develop this creative idea, the project must be collaborative and extend your own work. TED & the different communities will help create the project core infrastructure. The 3 biggest criterias are past accomplishments, Strength of the Wish & the Execution Plan.

There are two ways to get nominated : proposed yourself or get proposed by other people. As I’m young and new in this kind of projects, I need your help : I’m asking you to propose me for the TED Prize 2013.

Etienne @ La Défense

One of the specificity required in order to win is collaborative work, I think I’ve shown this already with my work in my business school where i was in lead of the clubs. I also covered this part with all my video games activities. My last actions in this kind of field is all I created with SEML (Sweet Electronic Music Lovers), this Music community driven by a spirit & the community.

I might be young but I believe in what I do. I might be young but I believe in who I am. I might be young but I know the strenght of my wish, there is nothing more powerful to me then heal humanity in its illness about money and monetary system. We need to find back Values, to set these values together, to speak about it, to define and configure systems that respect us, humans aswell as the Earth.

We need to transcend our fear of not having enough. There is enough on this earth for us all :  we need to open our eyes to see it, open our brains to organize it and open our hearts to share it.

I might be young, but the cause I’m carrying can’t wait.

Some brazilian complementary currencies notes

 

Your vote can contribute to show my motivation and my ability to convince people.
I hope you can support me and the cause of diversified monetary systems!

Here is the link to the page to nominate me. Choose your own reference and link the video you want, I’m not running for quantity, just for authentic & qualitative support.

It is essential to me and it makes me infinitely happy to walk on this path.
Thank you from the bottom of my Heart.
Etienne Zoupic

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29/08/2012 at 16:07 Comments (0)

Sacred Economics, le court film à propos du livre

Charles Eisenstein est un leader hors pair. Par son travail personnel, ses livres et sa façon de raconter les choses, il nous parle de l’économie sacré.

Ian MacKenzie est un vidéaste incroyable. Par son positionnement et ses images, il capte le meilleur pour nous offrir des prises de consciences directes avec émotion garantie.

Ensemble, ils ont réalisé un film court de 12 minutes pour reprendre le contenu du livre Sacred Economics.

La suite se passe dans vos coeurs. à vous!

 

Sacred Economics with Charles Eisenstein – A Short Film from Ian MacKenzie on Vimeo.

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01/03/2012 at 20:04 Comments (2)

6 things you should know about Money in our capitalistic system

We all agree money has taken a role that is too central in our economy, we often accuse capitalism, productivism, financiarism, but let’s take a look of what we have done with our monetary systems and the rules we are playing with. Here are 6 things you should definitely know about Money in our capitalistic system :

1/ It is created by private banks

In France since 6 January 1973 the issuance of money has switched from democratic national bank to private banks. It has been sealed at the European level twice: in 1992, the article 104 from the Maastricht agreement stipulates that national banks can’t issue their national money, in 2005, the article 123 from the Lisbon agreement reseals this.

So when governments, representing the people, need to borrow money instead of creating it, as they used to do in the past, they need to borrow from private banks and pay interest.

Conclusion: Money creation, one of the most important powers, which use to be democratic, has become private. The consequence is that most countries in the world need to pay interest to private banks while they could create their own money in the past.

 

2/ Issued on debt with compounds interest

Money creation is issued when credits are created. The money is created by a simple operation with the only restriction of fractional reserve available in the bank. The borrower will have to pay the main part of the credit plus find a way to pay the interest that have not being issued by the bank.

There is not enough money in the world for us to pay our debts at the same moment, so we consistently need to do new credits in order to pay the previous one.

We believe that we only pay the interest when we borrow money, but since every business has borrowed money, we pay the price of interest in each of our transactions. (see Margrit Kennedy : Occupy Money).

Compound interest is hard for our brains to understand so here is a little story:

Would you prefer?

●      10 000€ per week during one year
●      1 cent doubling each week during one year

While the first option appears to be sexy because of the big cash possibility, 1 cent doubling each week during one year reaches 45 trillion € at the end of the year: a lot compared to the 520 000 € you can get with option 1. See the graph from Margrit Kennedy to understand the exponential function in compound interests. As soon as you pay 3% per year, you have an exponential growth function.

Conclusion: Because it is issued on debt and with compounds interest, we need infinite growth to be able to cover never-ending interests. We know this is not sustainable on a finite planet with limited resources.

 

3/ Relating on short terms revenues and no regards of the ethical purpose of the project

In the way money is created, the only precaution from the banks are your viability and your caution: if you are going to be able to pay back your loan. Money is not created regarding ethical aspects, environmental projects or human development. This leads to a short-term limitation and a narrow point of view of what wealth creation is. Bankers will always prefer projects with no particular ethics but with big revenues and a good guarantee of paying back.

Conclusion: The only criteria that allow money creation is short-term revenues: Capitalistic money has no selection criteria regarding the effects of the project and it’s consequences on human development or the environment. Money creation is out of the democratic field regarding environmental purpose.

 

4/ In a scarce way enhancing and promoting competition mechanisms

Since the money issued is only the main part of the loan, but not the interest, it means at a systemic level, we all have to hunt some of the money outside in the market to be able to pay back our loans.

Whatever friendship, family relationship we have, it means on the money market we are all enemies trying to get the money back to pay our interest to get rid of our loans. This mechanism creates competition and scarcity for all of us, and makes us acts as rivals even if we are colleagues, neighbours hospitals, PhD in different universities. The result is that we compete for money because there is not enough for all of us.

Conclusion: We compete everyday to hunt scarce money as animals do it for food on a territory; this is probably one of the most stupid behaviors we have developed that separates us from each other. It is not our intention but the design and systemic consequence of capitalistic money creates and stimulates this.

 

5/ With consequences of money concentration in fewer hands

The systemic effect of capitalistic money is Pareto effect: money concentration: the more you have, the more you will get.

We believe that everybody pays interest, so it should be equal, but while everybody pays interest, the people who profits the most from interest paid are the one that can make their money work. This generally results in the richest 10% receiving interest payment from the 80% of the population; this is true in many countries. See below the comparison of household interest payments and interest returns in Germany. This resulted in a 1 billion transfer per day on interest’s rates in 2001 in Germany. Olivier Berruyer has found out that in 2010 90% of the French population paid 16 billions € to the highest 10% in order to pay the french debt. This is the opposite of a fair money distribution and will result in every democracy in an unbalance wealth distribution.

Conclusion: Capitalistic money creates an unfair stream of ongoing revenues from the one that pays interest to the one who benefits from interest resulting in the opposite of a sustainable society.



6/ Resulting in multiple monetary and banking crises, wealth inequalities and non-democratic representation

Because of our system’s instability, we need to reset the system regularly when the poor part of the population is not able to pay the interest anymore. This is exactly like the end of a monopoly game, you need to redistribute money in order to be able to carry on playing that game. The World Bank has identified no less than 96 major banking crises and 178 monetary crises over the past 25 years. We are reaching the game’s end because most part of the population, a lot of state, many companies and household are drowning under the compound interest weight and can’t pay anymore.

We have reached a level where the 500 richest person on earth have as much money as the 500 poorest million people. Wealth inequality has never been so spread.

These laws that are made and the decisions that are taken are at no moment in the democratic field: ECB, WTO, IMF & Bâle Agreement to name just a few aren’t representing the people. There is a huge need to bring this kind of question in the democratic field.

 

Conclusion:
Monetary crises are part of the design of our exponential wealth spreading inequity in the capitalistic model. Their rhythm is rising and the origin of each crises haven’t been address so far neither the similitudes between them. Our capitalistic money creates wealth inequity, monetary crises and hasn’t been, so far, part of the democratic discourse.

 

Capitalistic money, what would you do?

Money is not the problem, the problem is the rules we use that governs our monetary system: based on debt, issued by private banks with interest that becomes compound interests and has no limit regarding the environmental limit or the ethical purpose.

We can change the rules to play a different game, a fair one, that enhance abundance, that respect the limits of the earth and that put human at the centre. Governance of this new game should be discussed democratically at a global as at a local level involving the different economic actors.

 

There are already solutions:

> Banking approach : Interest free bank : Jak bank in Sweden

> Top down approach : Basic income with central bank money creation.

> Bottom-up approach : Complementary Currencies: Wörgl, Wir, Mutual credit system, SOL, Local Exchange Trade Systems…

> Trust approach : Tontines, Cigales, Non-monetary exchange, Gift economy…

We’ll detail the solutions in some articles coming soon.

Did you know? What are you interested in?

 

Download this document as a PDF : 6 things you should know about capitalistic money

Complementary sources :

EN : http://www.margritkennedy.de/books.html
EN : http://www.brillig.com/debt_clock/
FR : http://www.legrandsoir.info/dette-publique-et-creation-monetaire-privee-des-instruments-du-pouvoir-financier.html
FR : http://www.les-crises.fr/perte-du-triple-a-france/

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14/02/2012 at 14:35 Comments (14)

Monnaies “virtuelles”, quelques exemples

J’ai la fine impression de ne pas avoir posté depuis un siècle…

Je passe lundi 30 mai à 22h sur Nova dans le cadre de la nuit Sujet avec Owni et voulait faire un très bref post avec les projets de monnaies en ligne, virtuelles ou décentralisées dont on peut entendre parler ces derniers temps. En 2 mots, les aspects qui m’intéressent: la gestion de la création monétaire et l’intention qui les porte. En conclusion: ce que l’étape de leur apparition indique sur le chemin sur lequel nous avançons.

Superfluid inspiré par Douglas Rushkoff utilise les Quids/pints

 

How superfluid works from Nathan Solomon on Vimeo.

Ici, on collabore à des projets en apportant des compétences,  on est remerciés en quids ou pints. On peut aussi en recevoir quelques uns supplémentaires si on est un membre actif et que le mois a généré de larges échanges. La quantité totale par utilisateur est limitée. J’aime bien, remplit sa fonction.

Bitcoin

Lien youtube sur la petite vidéo de présentation

Accrochez vous, ça va vite et on n’a pas vraiment le temps de comprendre l’essence.

En deux mots: L’intention est très P2P décentralisé et très geek oriented, une alternative. Permettre d’échanger sans passer par une autorité centrale qui fixe les règles. Ici les règles sont définies dans le code. Je ne suis pas persuadé que bitcoin soit la monnaie idéale dont nous avons besoin, mais c’est sûrement le premier tsunami pour ouvrir la voir des monnaies décentralisées à grande échelle et si l’effet est positif, d’autres créeront des codes avec une grande réflexion sur ce qui est souhaitable pour tous les utilisateurs participant… dividende universel anyone?

La masse monétaire augmente via les logiciels de chaque utilisateur qui processent, et ce faisant génèrent de nouveaux “bitcoin” dans une mesure limitée et contrôlée par le code. Une petite taxe peut être prise sur la transaction pour financer le processing. Sans avoir trop fouillé les docs, j’ai pas trouvé l’info précise de combien pour l’instant et de si ça va bouger.

 

Ripple

Le dernier dont j’avais entendu parlé il y a un moment déjà, c’est Ripple.

Puisque les billets, les pièces, la monnaie sont des IOU, c’est à dire I owe you, c’est à dire “je te dois” ou encore “je te promets de te payer tant tel jour”, soit une promesse sur le futur de réaliser un paiement, Ripple joue sur le fait que nous pouvons créer des IOU basés sur le capital social. Puisque dans l’économie traditionnelle, l’Etat peut être endetté parce que c’est un etat, pourquoi ne pas faire des promesses de paiements entre humains qui se font confiance. Plutôt que de passer par une lourde bureaucratie bancaire avec toutes ses taxes pour les services, simplifier et raccourcir les intermédiaires pour échanger de personnes à personnes ici encore, et ce sur la base de la confiance.

Quand on sait que l’argent ne repose effectivement que sur la confiance, ici au moins, on ne se raconte pas trop d’histoires.

 

En conclusion

Ces 3 exemples montrent la simplicité et la multiplicité des voies pour créer des monnaies numériques/virtuelles ou appelez les comme vous voulez. Au niveau de la technique et de l’effet boule de neige, nous réalisons que non seulement ça existe, que c’est réalisable et que ça peut prendre très vite.

La question essentielle de: à quoi sert-elle, ou plutôt: quel projet de société peut-on espérer avec un tel modèle se pose et continuera de se poser, mais elles ouvrent la voie et nous entraînent à penser qu’il n’y a pas que l’Etat et/ou les banques qui créent la monnaie et que c’est non seulement possible mais conseillé de réfléchir profondément aux règles qu’ont ces monnaies et à qui les créée. Ces initiatives permettent définitivement et de façon irréversible de montrer que “oui ça existe”.

Je souhaite vraiment conclure sur: Une fois qu’on a compris que nous pouvons créer des monnaies, techniquement qui peuvent se diffuser et être utilisées à grande échelle, quelles sont les valeurs que nous portons? Dans quel monde souhaitons nous vivre? Comment souhaitons nous faire société? De ce projet commun naîtront les règles monétaires de solidarité, les conditions de création et de répartition monétaire et la définition des indicateurs de ce que nous souhaitons valoriser.

Voilà les questions et le projet politique du vivre ensemble à écrire…. ensemble!

 

 

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29/05/2011 at 23:03 Comment (1)

2011. Action! du global au local

La première décennie de ce 21ème siècle a été le déclencheur des troubles accumulés et de la tendance que notre monde a suivi ces 60 dernières années. La crise du subprime en tête, qui entraînerait avec elle la fin du système tel que nous le connaissons. Petite fissure qui engouffra des milliards de dollars et lança la première pierre dans l’alignement de dominos que représente les institutions qui gouvernent encore ce monde. La suite on la connaît, mais selon les médias où l’on s’abreuve quotidiennement et la confiance que nous avons en l’humanité, elle prend des couleurs plus ou moins différentes. Je vais essayer de vous dire ce que j’en pense et ce que je ressens plutôt que de vous dire ce que ce sera. Aussi, j’aimerai à la fois pouvoir traiter de ce que je vois à une échelle globale pour revenir plus bas sur mes projets.

2011.

2011, c’est l’accélération. Tout va plus vite. Les prises de conscience se traduisent en action, en vagues, en mouvement. Wikileaks est apparu, le secret a disparu. Irréversiblement, le paysage change. Si la première décennie a vu l’apparition à une vitesse incroyable des puissances de l’Internet, aujourd’hui sur un terreau fertile j’observe un mouvement d’émancipation sur Internet,qui fait face à une volonté de sens contraire de contrôle des institutions en place. La deuxième décennie utilise ces outils et ces nouvelles solutions pour établir de nouveaux usages, de nouvelles pratiques et un nouveau moyen d’accès à l’autre, aux médias, à l’information et à la liberté.

Les puissances gouvernantes ont montré leurs limites. Chaque jour leur incapacité à gérer ce qu’elles pouvaient encore cacher hier se fait de plus en plus criante. Les challenges de demain ne seront pas résolus en haut. C’est à nous de trouver, pas à pas, jour après jour, ensemble, notre solution pour un monde plus en accord avec ce qui nous inspire. Alors que le mur de fumée essaye de nous faire avaler que la crise est passée, le mur du dollars s’effondre, et avec lui la puissance hégémonique des USA. C’est une chance. L’opportunité de redessiner la carte des relations mondiales. Une chance pour les citoyens américains de prendre leur juste place et de faire entendre leur voix dans un système qui les a eux aussi avalé. Une chance pour nous de voir ce qui s’est passé et d’apprendre de cette expérience pour ne pas répéter les erreurs.

Redessiner le monde

Dans mes rêves, je vois un monde où nous avons le choix. Un monde où nous faisons ce choix, et un monde où nous vivons ensemble, en paix et en harmonie avec la nature. Je sais que nous y arriverons. Pouvoir vivre librement de nos passions, offrir aux autres ce que nous aimons faire. S’épanouir de nos créations et construire ensemble une société où l’Humain retrouve sa place dans le monde. Un monde où nous pouvons aider notre prochain et servir le collectif sans se sentir l’exception. Un monde où nous arrêtons de penser que nous sommes en compétition, un monde où nous pouvons avancer ensemble plutôt que les uns contre les autres. Souvenez vous qui vous êtes. Souvenez vous d’où vous venez.
Nous avons besoin de 3 choses pour y parvenir: ouvrir les yeux pour constater que nous avons déjà tout ce qu’il faut, ouvrir le cerveau pour penser cette organisation et enfin ouvrir le cœur pour pouvoir le partager ensemble. Tout est déjà là. Ce qui nous en empêche ne sont que nos propres limites. Le reste est une question de temps, l’évolution est déjà en marche et bien peu de choses peuvent l’arrêter. Nous y parviendrons un jour, j’en ai l’intime conviction. Et cela arrivera bien plus vite que nous le pensons.

Les vagues

Tous ces pays qui se libèrent, qui bougent me font vibrer. L’actualité que je lis est celle d’un monde en mouvement, un monde qui se réveille à sa propre lumière, comme après une longue gueule de bois et qui se rend compte que c’est possible, en fait. Que ça l’a toujours été. Le temps est venu. Le grand chamboulement est à l’œuvre et je sens que nombre de changements irréversibles vont se produire, nous avons attendu bien longtemps avant de commencer, mais nous sommes au bord du gouffre et il ne s’agit pas cette fois de faire marche arrière, mais bien de sauter dans le vide avec la confiance que nous pouvons voler. Tout lâcher. Nos peurs, nos limites et notre envie de savoir à quoi ressemblera demain, notre besoin de routine et de quotidien. Quelque chose d’autre nous attend.
C’est en osant sauter, en faisant ce pas que nous nous libèrerons et entrerons dans un monde où nous réalisons que nous savons voler. Personne ne nous l’avait dit, mais c’est écrit en nous. Quelque chose au fond de nous le sait, mais nous ne voulons pas y croire, nous avons perdu cette foi, cette magie, cette force illimitée qui fait de nous des êtres humains. Il est temps de puiser au fond de ce qui fait de nous des humains pour redécouvrir qui nous sommes vraiment.

Du Global vers le local

Si c’est encore à la télé que la plupart d’entre nous observent encore ces changements qui nous paraissent si loin, c’est à chaque coin de rue qu’ils apparaissent, dans notre quartier, dans notre ville, encore à l’ombre des projecteurs. Il ne faut pas croire que ça ne se passe que là-bas, ailleurs, loin de nous. Ce changement agit partout où nous sommes et passe par nous. J’ai envie de citer Colibris, mouvement citoyen qui raconte l’histoire du colibris qui fait sa part pour éteindre l’incendie. Pas à pas, geste par geste, les comportements changent, les réflexes se transforment, nous changeons.

Stéphane Hessel, Edgar Morin, Patrick Viveret, Paul Jorion et Marc André Luyckx, ces “papis” qui font de la résistance et qui se révèlent au grand public confirment la préparation d’un terrain favorable au changement. Ils ne sont que les révélateurs d’une forêt qui s’ignore encore partiellement. Autant de signaux qui nous indiquent que l’heure est venue. Ce sera bientôt à nous de jouer.

Mes projets, mes avancées

Comme vous le savez peut-être j’ai commencé à travailler début janvier chez Emmapom, une agence de relation presse nouvelle culture. Ce monde existe, il est vibrant et ne cesse de grandir. Je suis ravi de pouvoir y apporter ma pierre et découvrir de nouvelles composantes. La semaine dernière j’étais dans le Sud de la France où j’ai d’abord assisté à un colloque de recherche sur les monnaies complémentaires à Lyon puis 3 jours près de Genève au Tiocan où nous avons réfléchi aux outils pratiques pour favoriser le développement de ces monnaies avec Community Forge. Encore une fois, l’heure n’est plus à la prise de conscience mais à l’action. La BD augmentée sur les monnaies complémentaires publiée avec Owni vient de sortir, le dossier spécial alternatives économiques sur les indicateurs de richesse paraîtra fin février, je sens que ces idées avancent et reçoivent un écho de plus en plus large. Le livre sur l’innovation monétaire auquel j’ai contribué avec Jean-Michel Cornu est sorti également après avoir été diffusé progressivement sur internet actu.  Autant de graines et de transformations de projets qui donnent envie de faire autrement, qui disent pourquoi et comment. Autant d’invitations à écrire le prochain chapitre ensemble.
Prochaine étape pour moi, créer une banque du temps pour échanger des services sur Paris. Un moyen d’échanger autrement, une façon de faire connaissance et de contribuer à s’enrichir mutuellement et de partager avec les autres ce que nous aimons faire.

Serons nous prêt à temps quand notre tour viendra, quand tous les projecteurs seront sur la France, ce pays qui fut jadis  pays des droits de l’homme? Serons nous à la hauteur de ce que le monde attend de nous. Saurons nous honorer nos frères et sœurs de tous les pays et de tous les continents? Saurons nous trouver au fond de nous, cette énergie qui nous anime et nous permet de nous accomplir pleinement? Pour le savoir il nous faudra sauter.

Sommes nous prêts?

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22/02/2011 at 15:58 Comments (4)

Êtes vous prêts pour le 21ème siècle?

Une excellente vidéo qui retrace à la fois d’où nous venons et où nous allons. Dans quel monde voulez-vous vivre??

Êtes-vous prêt pour le 21e siècle from Michel Cartier on Vimeo.

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01/12/2010 at 21:23 Comment (1)

5 minutes pour comprendre l’énergie fossile

Ca ressemblait à du Douglas Rushkoff, mais c’est Richard Heinbreck qui nous raconte en 5 minutes l’histoire des énergies fossiles et un bon point de vue global de la situation actuelle:

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20/11/2010 at 16:18 Comments (0)

Le J.E.U Jardin d’échange universel, forme souveraine, auto-gérée et comptable d’échange

J’avais déjà entendu parlé du J.E.U de Daniel Fargeas et je redécouvre avec plaisir grâce à Bernard Marie Chiquet qui anime des stages de sociocratie: gouvernance intégrale. Vous comprendrez le lien avec l’explication de Mado qui est magique, aussi bien l’accent que la simplicité. C’est ce qui me manque souvent quand je parle des monnaies, du concret, du simple et puis de l’humour, ne pas oublier d’en rire.

Ca rejoint aussi un lien que Maryvonne nous avait partagé sur le principe chaordique que vous pourrez trouver sur le site français de What is Enlighment. Interview à la clé de Dee hook, créateur de la carte Visa.


Conférence Mado-1
envoyé par Personocrate1001. – Regardez les vidéos des stars du web.


Conférence Mado-2
envoyé par Personocrate1001. – Plus de vidéos de blogueurs.


Cela complète parfaitement les systèmes que je souhaite accompagner. Celui là a le mérite d’être simple, gratuit et SOUVERAIN. Bernard Marie a mis au point le J.E.U avec sa communauté, je vous tiendrai au courant…

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04/11/2010 at 14:01 Comments (0)

TAOA: il existe d’autres alternatives!

C’était un slogan que je ruminais depuis un moment, comme un cri de survie, une voie alternative: l’affirmation pure et simple qu’il existe d’autres manières de voir le monde, de vivre, et d’autres systèmes économiques possibles.
Ouvrir les ornières de tous ceux qui me disent: “le capitalisme survivra”, “de toutes façons il n’y a pas d’autres solutions”, qui reprend le fameux TINA: There Is No Alternative de Margaret Tatcher.

IL EXISTE D’AUTRES ALTERNATIVES!

Ici est là, à l’échelle locale, dans notre pays, dans d’autres pays, dans le passé, dans le futur, il existe des millions d’alternatives, d’autres façons d’échanger, d’autres rapports entre les hommes que celles du capital et des intérêts, que celles du dominant et du dominé. Pour ouvrir les yeux et changer, il faut d’abord en avoir ENVIE, en-vie.

TAOA: les aventuriers:
TAOA c’est l’histoire de 3 personnes, Anne-Cécile, Matthieu et Nabil qui souhaitent changer de vie, prendre le large, sortir de leur carrière pour prendre le large, aller voir ailleurs et comprendre, analyser, trouver des solutions pour réduire les inégalités. Ils ont choisi les monnaies sociales comme outils pour ce faire, je ne peux que les féliciter. C’est sur ce terrain que nous nous sommes rejoints. Ils partent 1 an en Amérique latine pour découvrir et pratiquer les monnaies sociales là où elles sont déjà très implantées, pour apporter leurs compétences et apprendre les leçons des pays du Sud pour pouvoir les implanter à leur retour en France.

J’ai rejoint l’association TAOA pour pouvoir faire le relai de leurs avancées en France pendant leur absence. Cela s’exprimera principalement par des diffusions de textes, la propulsion de leur newsletter, et pourquoi pas pouvoir leur poser des questions précises pendant qu’ils sont au Brésil en plein milieu de l’organisation du Banco Palmas. Un partenariat à double sens.

L’autre activité que j’aurai, c’est de continuer à Paris ce qu’ils ont commencé avant de partir, plus explicitement, assurer l’animation du SEL de la maille, créé avec les salariés des ONGs WWF et Goodplanet au Carrefour de Longchamp. Superbe expérience concrète: créer un SEL, remplir l’outil WEB qui va avec et assurer un suivi auprès de la communauté d’utilisateur. C’est aussi pour moi l’occasion de m’inscrire et de participer à un SEL grandeur nature, grâce à TAOA, je suis devenu utilisateur des systèmes que je prône à longueur de journée et ça fait du bien. Vivre l’expérience de l’intérieur, voir mon compte de pépites descendre, chercher les richesses que j’ai qui pourront intéresser les autres membres, les biens dont je ne veux pas simplement me débarasser mais qui sont susceptibles d’intéresser les autres membres… C’est bien de faire une école de commerce et de la recherche sur les systèmes monétaires complémentaires, le vivre est une autre expérience!

Soirée de soutien TAOA

Afin de financer leur voyage, les aventuriers organisent ce Vendredi 22 Octobre une soirée de financement sur la péniche le Nix Nox. J’y serai évidemment pour les soutenir et faire de cette soirée une réussite. Voici le lien de l’événement facebook

La soirée commencera à partir de 21h30 avec un concert, puis un DJ. Ce sera aussi l’occasion de refaire le monde avec les acteurs des monnaies et des nouveaux indicateurs de richesses!

Pour les tarifs:

18€ au lieu de 20€ sur place (entrée + 1 boisson + vestiaire)
2 options:
- un chèque à l’ordre de TAOA, 71 rue Villiers de l’Isle Adam, 75020 Paris
- un don en ligne sur www.taoaproject.org + confirmez les présences correspondantes à annececile.taoa@gmail.com

Contactez moi pour se coordonner et y aller ensemble si ça vous branche, c’est vraiment une bonne occasion de se voir, de célébrer et de soutenir un projet plein de sens et puis de refaire le monde à bord d’un bateau..

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18/10/2010 at 20:55 Comments (0)

Pourquoi il est difficile de voir les innovations monétaires émerger

Assez souvent, je me pose la question: avec toute la stupidité du modèle en place, pourquoi est-ce que cette idée de recréer et gérer son propre système monétaire n’a pas encore pris plus d’ampleur?

Individualité – confort

Nous avons bien appris à nous regarder et nous occuper de nous. Mon frigidaire, mon canapé, ma télé et mon boulot, le monde extérieur, je m’en claque. Nous avons trimé pour en arriver là, alors on va pas en plus se casser le cul à réfléchir à des solutions qui vont améliorer l’état de la planète.

Nous connaissons ces résistances, la fin d’une époque du self ego, de la consommation délirante et du matérialisme acharné. Le système financier est troué de partout, les banquiers nous enflent à chaque minute, le forex joue au casino, les intérêts sont l’équivalent de l’esclavage des noirs, mais nous continuons de tourner en rond dans notre manège quotidien. C’est insupportable, mais on s’en accommode très bien, il suffit de penser à autre chose et ça va, une pillule anti-stress de plus et on repart comme en 40. Nous sommes tellement maléable que nous arrivons à nous satisfaire et nous complaire dans une situation insupportable. Ca gratte un peu le soir quand on croise un mendiant, mais on finit par s’habituer à leur présence, à les masquer de notre vue et puis la vie continue. Nous nous sommes déshumanisés.

Alors pour que ça bouge, il faudra soit que notre petite sécurité soit sérieusement mise en danger pour avoir une insurrection des consciences, ce qui devrait arriver avec la saison 3 de la crise. Il faut que nous perdions tout notre malheur pour commencer à nous intéresser au bonheur. Il faut que ça devienne insupportable pour l’individu, qu’il soit vraiment touché et en danger dans son propre confort pour qu’il sorte de sa routine. Ca ne va pas encore assez mal..

En Argentine

Crise —– Chaos ——- Troc

pour cette crise espérons que nous arrivions à faire

Crise —– Monnaies complémentaires/libres sans passer par le chaos…

Seul je ne peux rien, allons y ensemble

Dans la monnaie, ce n’est pas une personne qui peut changer, c’est un groupe qui doit le faire, la monnaie étant le lien entre ces personnes. Si je change tout seul pour créer ma monnaie, ça ne sert à rien, il me faut convaincre d’autres utilisateurs d’y aller avec moi, que nous y allions ensemble.

Alors que dans certaines innovations, si je suis convaincu j’y vais et puis c’est tout, le logiciel libre par exemple, si une ligne de code ne me plaît pas, je fais la mienne et créée ma version, que je diffuse ensuite, mais qu’elle soit utilisée par d’autres ou non, elle me satisfait pour mon besoin précis et c’est déjà bien.

Les nouvelles formes de monnaies nécessitent un changement collectif, il faut y aller ensemble. Que la décision soit prise d’en haut pour un ensemble d’utilisateurs ou qu’elle soit choisie par un groupe pour le groupe, cela nécessite dans tous les cas un effet de masse. Et plus compliqué encore, plus nous serons nombreux à y aller plus le système sera stable, riche et constitué d’éléments différents qui permettront une plus grande fluidité. Donc on a tout bénef à y aller à plusieurs, mais le seul problème c’est qu’il faut passer par une phase de lancement un peu hasardeuse et visqueuse en terme de circulation des richesses. D’où les écueils, d’où la mauvaise publicité et les risques actuels.

Confiance

C’est donc un test de confiance qui s’effectue entre les membres, pouvons nous être assez solidaires et assez nombreux pour passer cette zone visqueuse et arriver à un moment où le système est vertueux pour tous? ou faut-il que nous passions d’abord par une rupture de la confiance complète avec le système traditionnel pour retrouver la confiance en nos cercles proches? en nos voisins et nos collaborateurs?

Bernard Lietaer disait “dans l’étude de 5000 ans de systèmes monétaires, je n’ai jamais vu un système naître avant que le précédent soit tombé en ruine” espérons que nous saurons sauter le pas cette fois-ci..

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24/09/2010 at 10:51 Comments (4)

Vers septembre 2010 et au-delà!

Je sors d’une belle après-midi de réunion sur la sociocratie et l’attribut plein d’une belle énergie. Pour la petite histoire l’attribut est une association, un groupe de personne qui vit à la Réunion, partis à 3 il y a 2 ans ils sont aujourd’hui 35 membres actifs pour 135 membres, créent, vivent et animent leurs groupes en utilisant la sociocratie, le jeu du tao et en incluant les enfants dans leurs processus de prises de décision. Une belle leçon humaine d’humilité et de partage réalisée par Laurent et Lydia. Merci!

Il est temps pour moi de faire un petit point sur mes projets du moment et à venir. Ca m’aide toujours à poser un point fixe dans le temps et voir ce qu’à tel moment ou à telle époque je souhaitais faire, et pourquoi ou comment j’ai dérivé. C’est aussi l’idéal pour se projeter et clarifier ce qui m’anime en ce moment. Enfin, c’est toujours la possibilité d’inviter aux commentaires, aux synergies, à la synchronicité et à trouver des personnes intéressées pour co-créer ces différents projets.

Avec Génération-Tao:

- Continuer de tenir la Chronique des Créatifs Culturels
- Aide à la rédaction des interviews pour le Magazine
- Organisation d’événements à thème (la suite de la soirée du 23 avril: Comment créer une société d’abondance?..)
- Développement, marketing, stratégie

En dehors de Génération-Tao, j’ai aussi une vie très active (comme vous commencez à le savoir) autour des systèmes monétaires complémentaires, participer à construire la nouvelle économie. Je navigue entre des envies de communication, d’événementiel, de designer…  A la manière de la loi d’attraction, je vous invite ici à me joindre, à participer, à me solliciter, à me connecter avec les personnes justes. Ces projets me motivent au plus profond de moi, ils sont justes et plein de sens: aucun doute. L’activation et leur mise en place demandent souvent un certain investissement, toujours plus enrichissant s’il est effectué en collectif, en groupe, à plusieurs, ainsi je vous invite à me donner un feedback sur votre envie, votre besoin, une motivation qui vous est propre de partager un bout de route, de faire un bout de code ou quelques images sur un ou plusieurs de ces projets, si ça résonne en vous! Toute participation est la bienvenue, ces projets m’animent au plus profond de mon être, et sauf changement de programme, je les réaliserai, mais je souhaite les co-créer. La porte est ouverte…

Autour de la nouvelle économie – appel à la co-construction

Nombre de ces projets trouvent déjà écho dans le groupe naissant qui se constitue avec des pratiquants intéressés tous par la diffusion des monnaies complémentaires: les valeureux (je vous en reparlerai!).

- Un site de ressources: Pourquoi les monnaies complémentaires – Comment les monnaies complémentaires? Pourquoi: pour pouvoir centraliser les réponses, les documents essentiels et l’argumentation du besoin des monnaies complémentaires. Comment: pour donner les documents clés de la conception d’une ou plusieurs monnaies, les différents guides, plus destinés aux designers, architectes ou toute personne qui souhaite monter son propre système.

- Des rencontres rythmées sur Paris, à la manière des green drinks, faire battre une pulsation régulière (une fois par mois?) sur le sujet des monnaies complémentaires et de la nouvelle économie, encourager les rencontres des pratiquants, aider à créer des liens.

- Des conférences, des soirées projection de documentaires, des séminaires de formation sur ces outils, les méthodes, les techniques, les procédés: Comment créer sa monnaie? Les événements peuvent être centrés sur la question de l’évolution monétaire comme d’autres processus qui contribuent à cette dynamique du mieux vivre ensemble: la sociocratie ou le jeu du Tao par exemple. Être facilitateur entre ceux qui vivent au quotidien des expériences innovantes et un public curieux.

- Un documentaire sur les alternatives monétaires existantes: je souhaite aller sur le terrain en Europe comme au Brésil, à la rencontre des humains et ramener des images. Le but est pour moi d’abord de rencontrer ces personnes, de découvrir leur histoire, les difficultés  rencontrées, les bénéfices de leurs changements, etc… Dans un second temps, partager ces images avec une double lecture: la première est de diffuser des exemples simples et concrets de ce qui se fait, expliqué par les pratiquants: montrer qu’il existe des alternatives concrètes et vivantes, la seconde est d’avoir des grilles de lecture pour les architectes monétaires des clés de création de monnaies, qui, quoi, comment, les étapes, les règles essentielles, toutes ces petites expériences qui nous éviteront de refaire les mêmes erreurs. C’est un projet très personnel mais qui me tient ô combien à coeur pour avancer sur la route de la rencontre des alternatives.

- Un outil en ligne de village virtuel: A la manière d’un jeu vidéo, je souhaite faire le cahier des charges et aller jusqu’à la réalisation d’un site web en open source qui permette à chaque communauté d’avoir un outil qui soit le reflet en ligne de son activité physique. Mairie, Banque, Marché, chaque partie doit donner le reflet  holoptique de la communauté, des richesses existantes, la possibilité d’interagir, de voir les flux, les règles, les membres, de proposer des changements, de soumettre des propositions etc.. Ce projet est probablement le plus difficile techniquement, il demande également un certain investissement, mais sa portée est très importante par sa réplicabilité à d’autres communautés. Faites signe si vous voulez que nous unissions nos forces..

- Du design de monnaies complémentaires: avancer avec des communautés dans la création de leurs outils, je pense notamment au Tiocan, éco-lieu près de Genève où je me suis déjà rendu pour un think-tank sur la monnaie, j’y retourne fin août pour continuer le processus. Je pense aussi à L’Attribut qui a le terreau et la maturité pour développer son système. Ca peut être du coup par coup sur mesure, mais ça peut aussi être le design d’une monnaie qui pourra être réplicable pour plusieurs communautés ayant des besoins et des valeurs similaires, je pense notamment aux sites web de l’information.

- Cercle intégral apprenant: Que ce soit avec les valeureux ou en dehors, c’est bien de prôner des choses, la meilleure façon de savoir si ça marche c’est de les vivre, des les appliquer sur soi. “Be the change you want to see in the world” nous disait Gandhi. Donc ici, découverte par la pratique, créer, apprendre, tester un peu tout ça.

Voilà pour la rubrique monnaies, comme vous voyez, c’est plutôt complet, varié et ambitieux, mais je pense que tous ces points sont complémentaires et cohérents.

Projets de l’âme, projets du corps

- Continuer d’animer des parties de jeu du Tao: à Paris et ailleurs, surtout à la sollicitation: si l’envie est là, que vous pouvez réunir une table (4 à 6 personnes), je serai ravi de me déplacer pour vous accompagner dans la réalisation de vos quêtes.

- A la rentrée je commencerai la formation de la Wutao – School pour devenir instructeur de Wutao, formation en 3 ans, c’est un passage essentiel pour moi pour revenir vers le corps, dans la sensation, dans le mouvement, dans l’ondulation et la respiration. Devenir instructeur c’est aussi le goût de la transmission, de l’accompagnement et du partage.

le wutao par Imanou

- A la rentrée je m’inscris également au Centre Génération-Tao pour pratiquer de manière régulière 3 disciplines effleurées pendant mon semestre à l’accueil du Centre: Art du Combat, Wutao et Souffle alchimique. De quoi se donner, se dépenser et faire circuler et harmoniser les énergies qui m’animent pour un mieux-être certain.

- La musique… aaaah la musique. J’ai récupéré récemment mon alto qui dormait depuis trop longtemps en Picardie. Il est temps de le refaire vibrer, je cherche d’autres personnes avec qui pratiquer, partager. Après une longue pratique du classique, je serai ravi de découvrir l’univers gipsy, tsigane, plus dynamique et vivant que mes premiers amours. Ce n’est pas une priorité pour moi, mais je sais et je sens que c’est un besoin profond, me reconnecter à la musique: Vibrer.

- Le chinois. Je sens le besoin de l’écrire ici, après avoir pris un seul et unique cours ce semestre, l’envie est toujours là, le temps difficile à trouver, mais cette langue m’attire profondément, et l’écrire me permet de constater que cette envie n’est pas morte. L’investissement ici est important, on verra avec le temps comment cela évolue.

Et puis aussi

En dehors de toutes ces activités, la recherche de la société d’abondance continue de m’animer, avec cette question profonde de la rareté et de l’abondance, comment ouvrir les yeux, la tête et le coeur? Ecrire sur la transition de l’ère industrielle à l’ère de l’information: la société de la connaissance. Comment prendre conscience de l’abondance? Comment partager, comment faire confiance et évoluer vers des modèles de répartition des richesses plus généreux. La veille quotidienne sur les sujets du numérique, des nouvelles organisations, des architectures d’animation de cercle ou d’événements, les business modèles en participation libre, le logiciel libre et les libertés en général.

Avec toujours cette ambition: servir en partageant les frais fixes et en participation de don libre pour la part variable.

Vaste programme… Voilà la direction, il n’y a plus qu’à parcourir le chemin… si vous souhaitez m’accompagner, ou partager un bout, soyez les bienvenus!

En avant!

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22/07/2010 at 00:52 Comments (4)

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