zoupic – le propre de l'Om

Création du futur: il est temps de passer au prochain stade de l'Humanité

2012 : une année comme si c’était la dernière

Comme chaque année maintenant, le petit bilan de l’année qui vient de s’écouler et la projection dans ce qui arrive. Comme l’année dernière, j’aimerai essayer de ne pas être dans l’analyse mentale du monde mais plus dans un ressenti intérieur de ce que mon intuition me dit.

Je vous souhaite

Pour cette année du Dragon d’Eau, je vous souhaite de vous réaliser. D’être vous-même, simplement et pleinement. De ne plus vous soucier du qu’en dira-t-on : de vivre votre rêve. Ou de tendre vers votre rêve chaque jour un peu plus pour vous incarner et offrir à vos proches et à vos semblables ce que vous aimez faire.

Je vous souhaite de faire avec et non pas sans, de dépasser les clivages pour/contre et de rassembler les antagonismes pour transcender ces positions bloquées et remettre du mouvement.

Je vous souhaite beaucoup de bonheur, mais aussi des peines, des étapes, des épreuves et des impasses car c’est souvent par la difficulté que nous réalisons que nous n’avions pas le bon calque de lecture et qu’une révision des croyances s’impose. Ce fut le cas pour moi en Argentine où, arrivé au fond du fond, j’ai dû changer de regard sur la réalité et m’ouvrir à ce que j’avais classé, certifié et rangé comme ridicule il y a bien longtemps.

Pour 2012 je vous souhaite des belles prises de conscience : que la lumière soit!

Je sens

Je sens que cette année est celle de tous les possibles. Si 2011 était un tour de chauffe international, 2012 peut nous apporter ce vent du changement que nous appelons tant. Non pas par la violence ou par la révolution, mais par la création, par l’ouverture, par la rencontre et la découverte que finalement, nous sommes voisins, nous sommes humains, et nous avons tant à partager.

Je sens que ce que je voyais jusqu’à présent comme deux mondes antagonistes : le système et les alters vont se rencontrer à mi-chemin. Les alters transmettant aux autres les techniques, méthodes, voies qu’ils ont pratiquées longtemps dans le désert. Ce faisant, ils approfondissent leur compassion, leur empathie et adoucissent leurs haines et colères du passé qui n’ont plus lieu d’être. Ils acceptent le monde dans lequel ils vivent car il n’a de sens que s’ils peuvent transmettre ces enseignements, ils s’ouvrent à l’autre car l’autre n’est pas un ennemi. Le système, les multinationales, les politiques eux aussi vont s’ouvrir et changer, car ils voient bien que leur position n’est plus tenable et qu’elle n’a plus de sens. Pour autant, c’est bien encore grâce à ce système que tout tient aujourd’hui, fragilement. C’est donc dans la rencontre de ces deux univers et dans l’obsolescence de la vision de l’autre comme ennemi que nous arriverons à créer. En fait, il n’y a plus d’ennemi, nous arrivons vers la fin de la dualité et vers une conscience universelle d’être humains qui souhaitent juste être heureux, ensemble et réussir à organiser le système pour qu’il satisfasse les besoins de tous en respectant la Terre et notre éco-système.

Je sens une guerre de la création, une effusion d’entreprises, de projets, de dynamiques, une créativité en réponse à la menace, une création qui répond à tout. Comme si c’était la seule arme dont nous disposions encore, comme si c’était la seule réponse qui ouvre un autre champ des possibles. Cette création, si elle est consciente : en lien avec la réalité d’aujourd’hui et avec l’évolution des autres êtres n’a ni frontières ni limites ni barrières.

2012 est l’année de tous les possibles, en 2012 nous sommes tous créateurs.

J’ai fait

En 2011, voici les grandes actions aussi bien personnelles que professionnelles que j’ai réalisées. Faire un bilan, se les remémorer permet de sentir ce que j’ai aimé, ce qui m’a plu et ce que j’ai fait :

- Janvier : BD augmentée avec Owni sur les monnaies complémentaires
- Février : Colloque sur les monnaies à Lyon + séminaire avec Community Forge au Tiocan. Premier séminaire de l’Université du Nous – Valeureux
- Mars : Hors-Série La richesse autrement avec Alternatives Economiques + Salon Vivre autrement : animation d’un atelier sur l’échange de richesses avec Sybille
- Avril : Université de la Terre & Journée à Lille à la Skema Business school pour présenter les monnaies avec Dino
- Mai : WE à Rome avec Mauve et lancement du Klub-Terre
- Juin : Auto-certification pour le passage en 2ème année de Wutao School
- Juillet : Break + Allemagne + Picardie
- Août : Stage de Wutao, rupture avec Mauve et confiance dans la musique
- Septembre : Ateliers de la Terre avec Emma
- Octobre : Au Cœur de la monnaie avec Bernard Lietaer, décès d’Oliv et discours à son enterrement
- Novembre : Forum ouvert Transformons nos territoires des Colibris, Séminaire associatif Istec, soirée écomobilité 2025, séminaire Holacratie avec Emmapom
- Décembre : Retour des TAOA et début de l’aventure du SOL Gavroche, Noël en Normandie en famille

Et vous, qu’avez vous fait en 2011?

Je fais

Pour 2012, voici les grands projets :
- Zoupic : Consulting sur les Valeurs, les mécanismes de rareté qui peuvent être dépassés, des conférences, des interventions pour expliquer, présenter, décrypter les bugs du système et mettre en place les solutions. Développer une offre sur les hacks de la monétisation traditionnelle.
- Wutao : Instructeur en Juin 2012
- Les Valeureux : Conseil et accompagnement dans la création de monnaies complémentaires locales, dans la réalisation d’indicateurs de richesses pour aligner des organisations avec leur Raison d’Être.
- Sol Gavroche : Construction d’une monnaie locale complémentaire à Paris
- Musique : Enregistrerment une dizaine de chansons et concerts : alto, guitare & voix
- OuiShare_Money : Interviews des acteurs de l’innovation monétaire + livre blanc
- Monnaies et événements : Des événements sur Paris et ailleurs pour faire connaître le sujet
- Trans-analyse : Continuer et porter une attention particulière à la transmission en vue de devenir accompagnateur
- Cercles & gouvernance : Pratique de la sociocratie et de l’holacratie
- Tao : Pratique sincère
- Reiki : Découvrir
Et vous, quels sont vos projets pour 2012?

2012, vivre une année comme si c’était la dernière. Ou alors vivre une année comme si c’était la première, la première d’un nouveau cycle sans comparaison avec le précédent.

Création du futur : il est temps de passer au prochain stade de l’Humanité. Êtes vous prêts à créer? Êtes vous prêts à co-créer?

, , , , , , , , ,
31/01/2012 at 15:55 Comments (3)

Je serai sur BFM Business pour parler des monnaies complémentaires et virtuelles

J’aurai la chance d’être l’invité de Nathalie Croisé dans l’émission Paris d’avenir qui aura lieu en direct sur BFM Business ce mardi 24 de 21h à 22h.

Ce sera un plateau où je serai avec 3 autres invités, tous impliqués  dans le sujet des monnaies complémentaires et monnaies virtuelles :

Alain Philippe, Président de la Fondation Macif qui accompagne l’émergence des Accorderies en France

Jean-Pierre Morali, Directeur d’Ecosol, la coopérative qui accompagne le Sol Alpin

Stéphane Laborde du site Création Monétaire, auteur de la Théorie Relative de la Monnaie

 

 

L’émission est en direct et est diffusée simultanément en radio et télé (voici les fréquences : canal 24 de la TNT gratuite en Ile-de-France; canal 55 de Canal Sat ;  canal 95 de Numericable; canal 100 de Bouygues Telecom; canal 80 de Free/Alice; canal 149 d’Orange; canal 240 de SFR)

 

Plus d’infos sur Paris d’Avenir et pour retrouver le podcast quand il sera dispo : http://www.bfmbusiness.com/programmes-replay/emission/paris-d%E2%80%99avenir

, , , , , , , , ,
24/01/2012 at 02:14 Comments (0)

Consommation ou partage collaboratif?

Suite à la lecture de l’article d’Hubert Guillaud sur Internetactu.net qui de façon plus large traite d’usage et de mésusages & suite à la lecture de Vincent Truffy sur son blog médiapart, j’ai voulu expliquer ce qui à mes yeux fait partie de la consommation collaborative, et des valeurs que je voyais naître grâce à ce mouvement.

J’ai été gêné du mélange général que j’ai pu voir entre les différentes formes de pratiques qui existent et les différences qu’elles ont. Ainsi voilà pour moi les deux améliorations, deux formes de valeur ajoutée, qu’apportent la Consommation Collaborative / Economie Collaborative que je mettrai dans cet ordre :

1) Une meilleure allocation des ressources

Elle permet de redonner du service à ce qui stagnait. Elle engendre une réflexion sur l’accès et l’usage plutôt que la possession. Elle met un stop à la société du toujours plus. Alors que nous avons appris collectivement en suivant le chouette modèle américain à avoir tout une gamme de possessions matérielles pour pouvoir exister et briller en société, nous comprenons aujourd’hui que cela n’est plus compatible avec les limites de la terre. Nous comprenons également que cela ne nous rend pas heureux durablement. Si cela apporte certes un confort agréable, cette quantité matérielle qui nous entoure n’est pas constitutive de notre bonheur.
D’un autre point de vue, on pourrait sûrement analyser que plus nous nous sommes recouverts de biens matériels, plus nous nous sommes éloignés de nos voisins et amis, séparés par la différence matérielle qui nous élevait à des rangs sociaux en compétition et nous empêchait d’entrer dans une relation basée et intéressée sur l’être, sur l’autre.

C’était l’ère de l’avoir. Nous sommes arrivés au bout de cette piste et aujourd’hui le jeu consiste à réfléchir aux meilleures allocations possible pour tous ces objets, motivés par trois raisons :

- La terre ne pourra pas supporter plus (et si on réfléchit, c’était bien débile d’en arriver là)

- Cela me coûte effectivement moins cher, et en temps de crise, c’est parfois simplement une obligation que de louer plutôt que d’être propriétaire.

- Le cool a changé.

Ces trois raisons répondent à l’équation de l’allocation des ressources. Elles ne répondent pas encore à ma recherche d’un bonheur durable et à une vraie rencontre de l’autre.

La naissance d’un nouveau mode de consommation

Cette nouvelle allocation des ressources a créé de nouvelles formes de business qui remettent du sens dans l’usage des biens. Ces business ont également été rendus possibles grâce à l’évolution technologique et à la possibilité de rencontrer des offres et des demandes d’inconnus à proximité, avec des indicateurs permettant de créer une confiance malgré la distance. (ebay, Deways, zilok, etc..) Cela existait déjà avec le minitel, mais Internet a rendu tout cela complètement évident.
Qu’elles soient top down & centralisée ou grass-root & décentralisée, ce sont les objets qui circulent autour des humains. Nous en partageons la jouissance. Quel que soit le propriétaire : l’état, une organisation privée, les particuliers, une communauté, ces outils/biens sont en partage moyennant un coût à l’accès. Ce sont des locations, un partage de l’usage et des coûts d’usage. L’autre particularité, c’est qu’elles demandent au particulier de mettre leurs objets et leurs propriétés en mouvement, et pas seulement un investissement centralisé pour lancer une flotte de départ dans le cas d’un loueur de voiture.

Avantage pour le consommateur : cela diminue les frais d’accès. Je peux louer une après-midi un appareil photo numérique de très haute qualité. Je peux avoir accès une voiture pour mon déménagement ponctuellement. Ce que je pouvais déjà faire avant en le demandant à mon réseau ou à des loueurs de voiture pour le cas de l’auto-partage, j’ai toute une offre commerciale aujourd’hui qui diversifie les options et les possibilités.

Avantage pour le prêteur : Il y en a deux : je suis heureux parce que mon objet sert à quelque chose/quelqu’un d’autre : j’en partage l’usage. Je suis également heureux car j’ai une contrepartie financière.

Résultat : le marché est plus fluide, mes options plus grandes. Et c’est au niveau précis de mon besoin que je vais trouver la forme correspondant le mieux pour répondre. Est-ce que je recherche une rencontre? un conseil auprès d’un professionnel? du simple matériel? une réduction tarifaire?
Nous comprenons également que la possession est désuète tant que je peux avoir accès aux services dont j’ai besoin. Ainsi, si vous êtes jeunes, entrepreneurs, regardez les marchés qu’il reste à ouvrir, qu’est-ce qui se partage et qui n’est pas encore monétisé? Des biens, des services, des expériences? Quel secteur n’a pas encore son concurrent dans la consommation collaborative? Il y a sûrement une opportunité d’un marché à déguster et de comportements à changer.

Petit bonus : j’appartiens à une communauté de gens qui pratiquent et croient en ce modèle.

 

2) Une rencontre et un partage

Cette part que j’ai et que je n’exploite pas, je vais pouvoir la partager et l’offrir à qui en a besoin. C’est la différence entre couchsurfing et Airbnb. Par ce biais je rencontre un autre être humain dans une rencontre non marchande où l’argent n’est pas une barrière : cela ne me coûte pas plus de partager quelque chose alors je l’offre. Mieux : j’ai envie de partager et d’offrir.

>> Elle crée des vraies histoires et un autre rapport à l’autre.

Je crois que c’est cette part du changement qui adresse la question plus en profondeur de s’ouvrir à l’autre, à l’être plutôt qu’à mes biens, celle qui remplit de façon plus entière. C’est la différence entre couchsurfing et airbnb : l’un est complètement non-marchand et non intéressé monétairement. Cela ne veut pas dire que c’est mieux ou qu’ils ont raison, c’est différent. Ils répondent à des besoins différents.

Charles Eisenstein disait dans sa vidéo The revolution is Love

“La consommation collaborative ne créée pas de connexions fortes, seulement la co-création permet cela”.

La deuxième partie, souvent caractérisée par le non marchand, mais je crois qu’elle existe aussi dans le marchand pour peu que les personnes qui échangent soient ouvertes à cette dimension, dépasse pour moi cette consommation collaborative, je ne suis plus consommateur, j’aime offrir et rencontrer l’autre dans un univers différent du marchand, nous nous rencontrons sur un autre plan, motivé par d’autres raisons.

En conclusion

- Le premier pas correspond à une forme de consommation collaborative où l’on optimise l’allocation des ressources en mutualisant les frais et dans lequel l’organisateur de cette nouvelle répartition prend une part. C’est l’évolution naturelle du business et une organisation logique et censée qui nous reconnecte les uns aux autres par le biais de nos usages.
- Le deuxième pas consiste à une rencontre entièrement dédiée à l’autre, rendre service.

Dans le premier cas je partage l’usage et je partage les frais. Dans le second cas je partage l’usage et j’offre les frais.

Pour finir je dirai que l’allocation des ressources n’est que le syndrome extérieur visible du phénomène de prise de conscience de la distance que nous avions mise entre nous et quelle que soit la forme qu’ils prennent, ces mouvements nous allègent matériellement, nous rapprochent et nous rendent plus heureux en surface comme en profondeur.

, , , ,
12/01/2012 at 16:30 Comments (4)

Un grand bol d’air

Disclaimer : ce billet a été rédigé en Août 2010, le voici seulement publié en Janvier 2012.

Me voici donc de retour à Paris, pour une petite semaine avant de repartir pour une semaine au Tiocan pour un séminaire sur la co-création et les monnaies.

Ce qui est caractéristiques de ces vacances à mes yeux, c’est le fait que je sois resté en France. C’est assez rare pour moi de ne pas traverser les frontières qui me séparent de l’Allemagne ou d’aller un peu plus loin, et dans une situation éconnomique, énergétique telle que nous la connaissons aujourd’hui, découvrir son pays d’origine, ça a du bon. Au-delà du côté décroissantiste ou locavore, c’est aussi le plaisir de voyager dans des régions magnifiques, celles que nos voisins hollandais, britanniques et belges viennent visiter chaque été: je crois qu’on peut le dire, la France est un pays surprenant.

2 semaines pour le corps et l’esprit

Du 25 juillet au 5 août 2010, j’étais aux Arcs 1600 dans les Alpes pour un stage de Wutao. C’était le grand saut pour moi, la première fois que j’allais faire un stage d’arts corporels, et qui plus est pas n’importe lequel, celui qui est né aux Arcs même il y a 10 ans, j’ai nommé le Wutao. Ce billet n’est pas sponsorisé, mais comme je travaille à Génération-Tao et que je suis inscris pour la Wutao-school à la rentrée, vous comprendrez mon engouement..

D’abord ce que je dois dire, c’est que c’était beau et bon. Être à 2000 mètres pour pratiquer et respirer est un cadeau d’une rare qualité que la montagne nous a fait: nous accueillir en son sein. Pour les taoïstes, l’environnement et l’écologie sont fondamentaux, nous l’avons compris pendant ces deux semaines.

D’un point de vue personnel, ce fut l’occasion de découvrir les nombreux élastiques qui s’animent dans mon corps tout atour du diaphragme, mais aussi dans les différents centres énergétiques qui nous constituent. Pas toujours facile de persévérer pour essayer de toucher la torsion, la flexion, l’animation de certaines zones dites muettes de mon corps. Cependant, se sentir traversé par l’onde, l’air frais qui a le goût d’une eau très fraîche, pouvoir regarder les nuages de haut sont autant d’éléments qui laissent apparaître un sourire béa sur mon visage.

Le plaisir d’être accompagné par des professeurs de qualité, qui prennent autant de plaisir à me transmettre que moi à découvrir mes voies d’amélioration. La fragilité de l’ego quand je suis à bout, quand j’en ai marre, quand je n’y arrive plus et la subtilité du professeur qui vient me donner ses conseils, me les proposer sans m’imposer quoi que ce soit m’a sauvé plusieurs fois. C’est d’ailleurs sur ce chemin que j’ai manqué d’aise: le fait que tout se passe à l’intérieur, dans la sensation, le ressenti. Voir et comprendre, analyser et disséquer qui sont d’habitude mes outils de prédilection servent à l’acquisition du déroulé du mouvement, mais quand il s’agit de répéter tout cela, je m’aventure sur un autre terrain parsemé d’embûches..

 

Pour découvrir le Wutao :

Le site dédié : www.wutao.fr & le site du centre : www.centre-tao-paris.com

Le livre qui vient de sortir et qui permet vraiment de découvrir et de comprendre toute l’essence de la pratique.

Une petite vidéo pour finir et vous donner le goût, désolé d’avance pour la qualité qui n’est pas incroyable

, , , , , ,
10/01/2012 at 16:16 Comments (4)

Free mobile, open it!

J’ai pris une claque ce matin. Je le savais, je l’attendais, mais j’ai pris une claque.

J’ai pris une claque d’utilisateur stupide et pigeon. J’ai pris une claque d’utilisateur gâté qui paye pour des forfaits incroyables à des prix énormes. J’ai été rattrapé par une rocket de réalité.

J’avais imaginé, le jour où j’avais eu mon premier Iphone et que j’avais compris que skype marchait gratuitement en wifi mais pas en 3G sinon ça casserait les prix du marchés. J’ai compris ce jour là que nous avions des restrictions dans tous les sens et que si nous utilisions tous les wifis qui traînent pour faire passer nos datas de voix, ça ne coûterait plus rien. Alors bien sûr, il y a les infrastructures, et puis les lois du marchés, et puis les actionnaires, donc tu vois, c’est pas possible… Mais j’ai aimé imaginé à quoi ressemblerait le monde si nous ouvrions tous les wifis et que nos devices pouvaient passer par ces réseaux, sans restrictions…

Ce matin, je ne suis pas revenu dans ce nuage, mais j’ai pris une bonne claque dans le pas qui vient d’être fait vers ce rêve qui finira par arriver tôt ou tard. Ce n’est pas un pas, c’est un sprint, une étoile filante, un gratte-ciel qui s’effondre, un barrage qui lâche! Chris Anderson le disait dans free, les bits veulent être libres, le téléphone aussi ce sont des bits.. Tout n’est pas gratuit et ouvert, mais Xavier Niels a ouvert aujourd’hui une brèche dans le barrage de la téléphonie comme il l’avait fait pour l’Internet à l’époque. Comme Wikileaks, le changement est irréversible, on ne pourra pas revenir en arrière. Free vient de prendre une longueur d’avance et a fait avancé le marché d’une façon considérable :

Ils ont dit la vérité sur leurs prix. Ils ont ouvert les yeux du marché, sur les coûts et sur le profit qu’ils réalisent gentiment sur les consommateurs. Faut dire que si j’étais dans cette concurrence, je ne vois pas pourquoi je baisserai mes prix si rien ne m’y oblige, je ne vais pas non plus faire de la charité alors que je peux marger sur le pigeon/consommateur. C’est aussi ça, la chouette loi du marché et le plaisir de faire du profit dans une économie de marché!

Si vous ne connaissez pas l’offre/les tarifs, rendez vous chez Korben

Free nous éduque et nous réveille

1) L’entente oligopolesque

Ils ont bien mis en lumière le fait qu’un marché avec 3 opérateurs est une entente illicite. J’espère que nous pouvons voir autour de nous, dans quels autres secteurs on retrouve ce même schéma et aller casser ces accords.

2) Le vrai prix des choses

Nous, consommateurs avons une très mauvaise notion des coûts. 1 SMS = 10 centimes? en usage, c’est génial d’envoyer un message à quelqu’un quand on est bloqué, mais en coût réel, ça représente quoi pour des serveurs de data gigantesque? On l’a vu dans free de Chris Anderson, les prix diminuent avec le temps de façon exponentielle : plus de processeur, plus de mémoire, plus de rapidité pour des prix toujours plus faibles. Il est normal que le prix du SMS disparaisse et devienne négligeable. Il en est de même pour tout le reste, surtout au niveau du roaming avec l’absurdité de payer 2,50€ la minute pour de l’international à 100 mètre de distance… En faisant cela, free nous éduque à la réalité des coûts, comme le dit si bien Niel, on marge avec un forfait à 2€ pour 1 heure et 60 SMS.

3) La liberté sans abonnement

J’aime ce choix d’offrir la possibilité de partir. C’est un engagement avec soi-même de se dire qu’il faut être le meilleur pour retenir les utilisateurs. Quel courage! “Vous avez le choix de partir, nous nous engageons à faire tout pour que vous ne le fassiez pas”. Je trouve ça beau, ça n’a rien à voir avec ce à quoi nous avons été habitué, et en terme de simplicité pour calculer les forfaits ça aide!

4) La transparence

En simplifiant les CGV, en exprimant simplement les forfaits, en simplifiant les tarifs, free nous sort du charabia des conditions incompréhensibles avec les 15 options, celles qui sont offertes et celles qui sont payantes. ASSEZ! Clarté, simplicité, transparence, pas besoin d’un bac+8 pour comprendre quel est le meilleur forfait, et je ne vais pas me tordre la tête à imaginer ma consommation pendant des lustres.

La transparence aussi en rappelant qu’Internet ce n’est pas juste mail et Web mais qu’il y a beaucoup d’autres usages et que ceux-ci sont possibles avec le forfait.

5) Privilégier la communauté

Je suis freenaute depuis 7 ans et j’aime cette entreprise. Je l’aime car elle me rend plus libre et moins con. Elle l’a fait en sortant l’offre avec la freebox et elle le fait encore avec son action aujourd’hui. Rendre et remercier ceux qui font partie de cette communauté est facile, mais il fallait le faire. C’est un juste retour qui me stimule et m’encourage à continuer avec eux. Du coup me dire que je peux avoir un forfait illimité (tout confondu) à 16€ par mois, quelque soit mon abonnement, mon forfait, ce serait une hérésie de ne pas le faire.

 

Next Step pour moi : changer d’opérateur. Je paye 80€ chez Bouygues pour à peu près illimité partout. Pas besoin de m’étaler.

Et demain alors?

Les opérateurs vont devoir réagir. Les consommateurs vont devoir choisir. Bien sûr Free est une entreprise spéciale, ils n’ont pas les mêmes couts, pas de boutique blablabla.. ok. Et alors? Avec une offre à ce prix, qui peut encore résister et pour quelle raison? Qui ne va pas demander des comptes à son opérateur?

Ce que j’aime dans cette opération, c’est qu’elle fait avancer les choses en éclatant un marché : ça va bouger, et ce sera irréversible, c’est du véritable progrès. Il y avait ce tweet : “Niel a fait plus pour le pouvoir d’achat que Sarkozy en 5 ans”

Open-it!

C’est ce genre d’évolution que j’attends d’un entrepreneur. Qu’il questionne le marché, son modèle et qu’il se donne les moyens d’aller faire péter le modèle établi pour donner une leçon de ce qui est possible de faire et entraîner les autres avec lui vers mieux pour tous. Niel et l’équipe Free nous ont offert un beau cadeau, à nous de continuer à aller chercher les autres secteurs à faire éclater pour évoluer vers des prix plus raisonnables, des services de meilleures qualités et qui respectent la liberté!

, , , , , ,
10/01/2012 at 14:11 Comments (2)

Deux vidéos avant les voeux 2012 et le programme

Deux vidéos marquantes que j’ai découvert ces dernières semaines.

La première, sous la forme d’un rap intéressant, une présentation de 2012 qui m’a beaucoup marquée, réalisée par Rap NEWS : Robert Foster de Juice News.

 

Encore un peu critique sur le people VS corporation et qui part bien dans certains délires conspirationnistes/Ovnis, elle fait un joli tour de la situation. Je préfère la vision plus intégrale de Charles Eisenstein, voir ci-dessous..

La seconde, du Charles Eisenstein, dont je vous avais déjà parlé ici avec la très bonne vidéo Money & life. Voici une courte vidéo réalisée pendant Occupy Wall Street, où l’auteur de Sacred Economics raconte que la révolution n’est pas à propos des 99% contre les 1%, mais de la quête de chacun pour trouver son talent à offrir au monde, occupy, the revolution is love…

J’y reviendrai plus en détail, notamment sur tout le travail et le choix de vie d’économie du don dont parle magnifiquement Charles.

Pour une version avec les sous-titres en français, cliquez ici

, , , , , , , , , , , , ,
03/01/2012 at 18:46 Comment (1)

When your hectic work-few days is over, you wish out a end zohnhjkxwy zohnhjkxwy of the week getaway together with your partner to waste some time lrjgeqvvsj lrjgeqvvsj

Being familiar with and handling Order sildenafil citrate Sildenafil 50

Hey there, I am He. I am listed here VigRX VigRX Plus you over the excitement of sex. Some Buy cheap viagra Viagra prescription