zoupic – le propre de l'Om

Création du futur: il est temps de passer au prochain stade de l'Humanité

Twitter Weekly Updates for 2010-03-28

  • La vraie richesse est invisible pour l'oeil. Seul le cœur y est sensible. #
  • Si la crise c'est une énorme épée très tranchante, tu préfères un bouclier fiscal ou un bouclier social? :) #
  • Les photos de la soirée Création Ephémère à Génération-Tao avec Hassan Massoudy sont dispos! http://bit.ly/cc5r5V #
  • RT @nugues Jean-Pierre Dupuy, président ADADA sur Storyus et RadioBazarnaom, culture, partage et gratuité http://www.maqsto.com #
  • En train d'écrire mon article pour le No56 de Génération Tao sur la monnaie et les alternatives possibles… #
  • fini de rédiger l'article pour GT. Le plus dur, ce n'est pas le sujet, mais la contrainte de l'espace #print vs #web | #rarete vs #abondance #
  • Petit altermondialiste rêve de changer le monde – vidange de cerveau d'octobre 2009 – sortie du monde étudiant http://bit.ly/9Y6IiN #
  • Attention, petit altermondialiste deviendra grand.. #
  • Je participerai du 9 au 11 avril au Thinktank éco-citoyen sur l'argent près de genève! #excitation http://bit.ly/df2FvF Super initiative! #
  • J'ai bossé de 10h a 21h, je suis sur que mon lit a plein de trucs a me dire… #
  • Lotterie et politique, deux illusions d'état qui vous font croire que vous aussi vous pouvez y gagner. #
  • La nuit fut douce et belle, tendre comme je les aime, notre complicité parfaite. Tu me manques! A ce soir matelas de mes rêves #
  • Vendredi 23 avril: comment créer une société d'abondance? à Génération-Tao, plus d'infos sur l'event FB: http://bit.ly/a26qba VENEZ!! #
  • We love richie Hawtin le samedi 8 mai grande halle de la villette, we love Vitalic samedi 5 mai. http://bit.ly/d7I1mY #dontmissit #
  • LeMonde.fr tente le tout-payant pour les articles du journal papier | Rue89: Highlights and Sticky Notes:Le Monde … http://bit.ly/9GAmjj #
  • RT @Bertuj couch surfing http://bit.ly/am5I2R #
  • http://twitpic.com/1awp6r – Aufgang@ la machine #
  • Bon bah si vous voulez etre surpris et secoué dans le bon sens du terme, faites vous un concert d'aufgang #
  • ça me gave quand on m'envoie une fanpage request (2 fois) sur facebook, sans me dire ce que c'est ni quoi ni pourquoi ni comment… #
  • après la pluie vient le beau temps, après le beau temps revient la pluie, ou la grêle, c'est selon. #
  • gestion de la #propriete #biencommuns #liberte : les racines des problèmes de notre société #
  • 5minutes of future understanding, Douglas is far ahead the majority: programm or be programmed? http://bit.ly/b99nEZ #sxswi @rushkoff #
  • Jeff buckley had it all. Grace. Lilac Wine, Mojo Pin, one of my favourite all time album. #
  • Facebook : quand un anonyme rassemble des milliers de personnes autour d’un verre http://bit.ly/9F7jVw #openapero #
  • Faut-il désobéir pour innover ? : Entreprise Globale: Highlights and Sticky Notes:Un “linchpin” (une personne indi… http://bit.ly/dcmODR #
  • L'homme au piano revient sur #chatroulette, ce type est un génie http://bit.ly/8XcrcS (via @florencedesruol) #
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28/03/2010 at 15:20 Comments (0)

Petit altermondialiste rêve de changer le monde

C’est un ramassi de pensée, une vidange de cerveau, une fin de chapitre que j’ai écrit le 1er octobre 2009 à Rotterdam, quelques heures avant mon retour en France. Cela retrace pas mal de choses dans un désordre sympatique. Piochez ce que vous pouvez, oubliez le reste.

On y retrouve mon état d’esprit à la sortie du chapitre étudiant, juste avant le retour en France, et puis je repasse en vitesse sur mon évolution et mon parcours (surtout sur le net) de site d’infos en site d’infos, constituant ma conscience de petit altermondialiste. J’en profite un peu pour recracher sur le pyramidal et réaffirmé des évidences. Certaines informations sont déjà obsolètes: j’ai quitté le transitioner fin novembre, les relire maintenant donnent une autre dimension. En changement permanent… en changement permanent

Jeudi 1er octobre 2009, 2 heures du matin, Rotterdam chez Julien et Paula

Fin d’un monde.

Musique: Gotye – heart’s a mess – Supermayer supermess remix

Mood: happy happy strange

Fin d’un monde

Aujourd’hui je finis le dernier jour de mon stage. Aujourd’hui je finis le dernier jour de ma vie étudiante. J’entre dans l’autre monde: celui où l’on pense qu’on a assez étudié et qu’il est temps de voir ce qu’on sait vraiment faire. Le passage à l’acte.

Après 25 ans à s’imbiber, à recevoir, à accumuler, à traiter, à analyser et à remâcher continuellement il est temps de voir ce que j’ai appris et ce que je puis faire pour faire avancer ce monde. Ca s’appelle la réalité et je vais m’y attaquer sérieusement. Il est temps.

Strange strange but nice

Je quitte la Hollande avec ce nouveau sentiment, chaque fois c’est différent. Cette fois c’est strange strange but nice. Strange parce que je suis venu pour vivre avec Elseline et que ça n’a pas marché. Strange parce que je suis resté, grâce à la passion et l’intérêt pour la mission d’assistant dans l’organisation de la Conférence Internationale de Recherche en Développement Durable (avec les majuscules, c’est marketing) à l’université d’Utrecht. Nice parce que ces deux mois ont été uniques et que les quatre qui ont suivi aussi. Je suis resté là où beaucoup seraient rentrés. Je me suis adapté. Je suis devenu nomade, squattant en Juin et Septembre en hostels ou colloc en Juillet et Août et fin septembre. Je n’avais parfois que la clé de mon bureau et celle de mon vélo, sans réelle attache physique à quelque toit que ce soit. J’ai vécu deux phases complètement riches et différentes qui ont toutes les deux créé beaucoup de rencontres et de magnifiques moments. La facilité de la Hollande, c’est que c’est à 4h de Paris donc contrairement au Mexique et à l’Argentine, on sait qu’ils viendront bientôt bénéficier d’un WE touristique à la zoupiquerie pour visiter Paris.

Organisation du futur

Je passe ma vie à organiser mon futur et s’il y a un moment que j’ai longtemps attendu, c’est celui là. En retrouvant les feuilles de la présentation de mon projet professionnel en Juin 2009 j’avais écris en gros OCTOBRE 2009 comme la case de sélection vers les différentes options ou choix qui s’ouvriraient à moi, et c’est avec joie et plaisir que je rejoins demain en rentrant à Paris le groupe d’organisation de la communauté du Transitioner où je suis déjà actif en tant que membre.

Passer de la vie étudiante au monde de l’abondance en donnant mon temps à une organisation non profit est exactement ce que je cherchais. Après avoir passé 5 ans en école de commerce à apprendre comment rendre les ressources rares et chères, je vais maintenant appliquer le procédé inverse en créant et partageant des ressources de manières abondantes et en créant des moyens d’échanges abondants pour pouvoir échanger et partager les biens et connaissances de façon plus équitable.

Créer du profit n’est pas mon but ultime. Créer de la richesse et assurer son partage me paraît plus judicieux. L’accumulation c’est la stagnation et c’est la mort du flux. Je ne suis qu’un petit maillon qui cherche à fluidifier le flux et repenser les tuyaux.

Ecrire demain

Demain à l’arrivée du train je rejoins le 209, je rallume mon pc et capte le wifi, bois beaucoup d’eau [ndZ: j'ai 4 étages pour rentrer chez moi] et me réjouis de la nouvelle installation et de la propreté. Je passe ensuite à l’istec histoire de croiser du monde, je rejoins ensuite les copains au Quai ouest et peut-être rejoindrais-je le groupe The Transitioner. Vendredi open forum, rencontre de Jean-François, moment très attendu. Après avoir quitté Walter aujourd’hui, c’est comme un changement de maître, l’accès au niveau supérieur, un changement de stratégie et de terrain mais une énergie et une optimisation de la motivation parfaite. Je suis au meilleur endroit possible, là où je peux apporter le meilleur de moi même et faire changer les choses.

Rejoindre The Transitioner (TT)

Depuis Avril où j’ai découvert les monnaies libres, je n’ai cessé d’harvester à droite à gauche, tout ce que je pouvais trouver sur le sujet et absorber un maximum d’information. J’ai assez vite contribué sur la traduction de la vidéo d’introduction aux free currencies et à l’open economy. Après j’ai commenté, alimenté et participé au sein de la communauté et via Twitter lors des événements à distance. Au fur et à mesure je commençais à comprendre et connaître les différents acteurs et les liens entre eux. J’ai réfléchi à ce qui manquait au TT et aux autres plateformes pour avancer plus vite et ce que je pouvais leur apporter avec mes petits bras et mon cerveau. Après avoir découvert et participé à la rédaction du texte d’introduction au Flowplace en français et anglais, j’ai continué à participer à l’organisation un événement en ligne d’introduction aux codeurs. En travaillant régulièrement avec Fernanda des avancées et des rouages de la grande machine j’ai pu avoir une image d’ensemble et comprendre comment fonctionner le tout, pour servir quel but et grâce à quelle énergie. C’est en offrant mon énergie à un endroit où le tout en bénéficierait que je serai donc utile à l’ensemble.

Une fois fait la combinaison de ce qui manque et de ce que je peux combler, au boulot.

J’ai travaillé et contribué tout ce temps, de façon désorganisée et asynchrone. Je n’ai toujours pas rencontré Fernanda ou Jean-François à ce jour, mais ils m’ont déjà invité à les rejoindre. C’est une sensation extraordinaire de connaître le degré de certitude que j’ai par rapport à ce choix et cette direction. C’est le meilleur endroit où je puisse être.

Le bout du chemin

C’est le bout du chemin, d’un cheminement de 3 ans depuis les incidents de Oaxaca, les sites aztecs et le chiapas. Début de l’éveil de la conscience de l’autre monde, avec le rapport sur l’évolution des inégalités et la découverte des freemens, carnets de nuit de José Ferré le premier puis lafinducapitalisme de Francesco. Gentil altermondialiste, petit à petit j’avance jusqu’à tomber dans le subprime en août 2007, mon grand amour. Finance internationale en Argentine et le livre de Greenspan me donneront de bonnes armes pour comprendre les défaillances du système. Paul Jorion expliquera brillament le reste, en complément avec LEAP. Contreinfo, Dedefensa, Loïc Abadie, millesime, le blog finance et mon netvibes qui s’organise drôlement aideront pour approfodir la finance et la géopolitique ainsi que le durable et le libre. Le très bon story of stuff et les youtube sur l’exponentielle. Le crash course de Chris Martenson aussi. En Septembre l’année dernière je participais aux rencontres du libre à Buenos Aires et rencontrais Maddog et Chris Hoffman (Linux Foundation & Mozilla Foundation) et confirmais mon amour pour la philosophie du libre. Avec AJH je découvre les vices de la monnaie, l’île des naufragés, l’écosociétalisme, le crédit social, les lets, le dividende universel et la monnaie dette. La création monétaire abandonnée par l’Etat au banque en 1976 par VGE, le 6 janvier. Reconfirmée et scéllée dans l’article 104 du traité de Maastricht, et repassé avec le mini traité de Lisbonne. L’alternative de Constitution écrite par les citoyens d’Etienne Chouard et la Consitution pour l’économie de Paul Jorion. J’entends parler du mouvement colibri.

Donc la monnaie est viciée à l’origine, et elle est contrôlée par les banques. Margrit Kennedy et Bernard Lietaer l’expliquent très bien, Attac aussi.

Voir les patterns similaires au Mexique et en Argentine dans les crises, et le documentaire de Kenny Arkana sur la mondialisation confirme que c’est ancré dans le code même du système. L’autre réalité du travail clandestin, des camps de la sueur du No logo de Naomi Klein, ou the shock doctrine explique assez bien les techniques modernes de nouvelle colonisation du capitaliste. De façon similaire on retrouvait dans le Mexique et en Argentine une double conquête de ces pauvres pays. D’abord au fusil et à la hache avec les conquistadors européens en 1528 pour le Mexique et 1779-1879 siècle de la conquête du désert (comprendre massacrer les indiens toujours plus loin) pour l’Argentine, et puis une deuxième guerre plus subtile, à coup de banques, d’exode rural, de privatisation du chemin de fer, et au Mexique avec les banques évidemment aussi. Les deux fois les pays se sont laissés conquérir alors qu’ils avaient toutes les ressources et les capacités pour s’auto-organiser sans se faire piller.

L’argent cherchant toujours plus de profit, le rouleau compresseur avançant, il faut envoyer toujours plus de dettes pour faire fonctionner une machine qui bénéficie à ceux qui ont la monnaie reine. Pour stimuler la dette rien de telle que la consommation et la boucle en avant est bouclée. Une bonne dose de surcommunication faisant péter tous les systèmes nerveux d’un être humain normalement constitué permettra d’engluer ce qui reste cérébralement activé avec le show du marketing politique et la saga Obama Saison 1 et l’illusion d’une démocratie au milieu de cet oligopole financier qui tient les ficelles de chaque homme politique ayant fait une carrière ou en contact avec des lobbys d’une industrie déjà dépassée qui ne comprend pas son époque.

La triple pyramide: pouvoir financier, politique et démocratique, le meilleur exemple Bloomberg, maire de New York, homme le plus riche de la ville et fondateur/président de la plateforme du même nom, référence de l’information en finance.

Chaque entreprise qui aujourd’hui veut faire plus de croissance se demande comment faire. Ils font appel à des consultants très renommés qui vont leur pondre un fabuleux plan de bataille sous powerpoint. En dehors des changements pipos de stratégies et autres recyclages internes, ce qu’il faudra changer le plus souvent, c’est la marque et donc faire appel à la comm pour impulser un nouveau signal dans le cerveau de vos clients pour leur expliquer que dans le fond, vous êtes quand même une marque cool. Les consultants font donc appel à une agence de communication pour réfléchir au message, à la cible, au ton, au média et canaux de diffusion etc.. L’agence de communication va donc après avoir refait le logo et peut-être même le site web proposer une campagne de comm pour raconter un peu sa vie. Et dans ce monde où la publicité traditionnelle est devenue si cher et peu regardée et où l’on veut toucher son public au contact rien de tel que l’événementiel. L’agence de comm va donc faire appel à une agence événementiel qui va leur concocter l’événement parfait pour lancer leur nouvelle campagne. Puisqu’ils n’ont aussi que leur cerveau pour penser et que leur expertise s’arrête là où commence celle des autres, ils vont donc sous-traiter le traiteur, le logement, la construction, le mobilier, la technique, la vidéo, les prestations accessoires.

Donc l’entreprise décide sous les joyeux conseils de notre belle équipe de cerveaux d’organiser la coupe du monde de foot des moins de 18 ans. Elle sera créatrice du tournoi et le tournoi portera donc son nom, marquant pendant une génération tous les jeunes garçons qui associeront la marque à la coupe du monde de foot junior. Ils pourront même à l’occasion coupler l’affichage de l’emballage en pub pour leur événement et utiliser leurs produits pour inonder l’événement.

Reprenons: l’entreprise investit pour augmenter son chiffre d’affaire, on lui propose une campagne de communication, qui lui propose un événementiel, qui lui propose de créer un tournoi pour les jeunes garçons de tous les pays, ce qui permettrait d’augmenter le positionnement de la marque, et d’augmenter à court ou moyen terme les ventes de ses produits. Objectif atteint!

Je décompose: Il y a une coupe du monde de foot pour les adultes. Il n’y en avait pas pour les enfants, donc c’est une entreprise qui l’a créée, non pas pour satisfaire à un besoin, mais pour pouvoir par un moyen détourné augmenter son CA.

Quand on dit c’est l’intention qui compte, on touche le fond.

Penser l’inverse est tout simplement impensable: La même entreprise se rendrait compte que tel problème existe à un endroit, elle donnerait de l’argent dans le but de l’aider. Alors que la finalité est la même, qu’elle bénéficierait en retour d’un regain de respect et d’humanisme, elles ont besoin de passer par des chemins bien complexes pour comprendre ce qui est bien dans ce monde: aider à construire et créer des richesses.

Pourquoi ne le font-elles pas spontanément?

Parce que le but numéro un de chaque entreprise est de créer du profit, pas de donner de l’argent pour résoudre des problèmes. Alors comment on en est arrivé là?

Comment peut on finir par penser que faire le bien et investir plein d’argent doit être fait par les entreprises, pour le bien commun et leur sera bénéfique tôt ou tard en retour sur investissement?

Pourquoi l’inverse n’existe pas?

Il existe et ce sont les fondations de dons. Elles passent leur temps à investir et donner de l’argent à des projets selon des thématiques. Elle n’obtient pas ses ressources de clients à qui elle vend des produits mais entretient un réseau de donateurs et vend des services de gestion de fondations.

Pourquoi les entreprises ne pourraient pas fonctionner comme ça?

Offrir, donner, partager, sans forcément attendre en retour et vendre ou trouver des donateurs intéressés par le service. Diversifier son offre en donnant en abondance tout ce qui est immatériel et en valorisant en retour le matériel, inévitablement plus rare.

Il y a un ravin entre l’entreprise d’aujourd’hui et mon monde numérique. Ceux qui dealent et jouent avec leurs deux identités le savent très bien, plus on s’expose, plus il faut tenir la transparence et en contrôler le niveau. .

L’entreprise ne se mettra jamais à nu, elle ne sait pas comment parler sans passer par une agence de comm qui lui vendra du cool. Elle ne sait pas comment parler et alimenter la discution avec ses publics. Elle ne sait que trop rarement les écouter. Elle consacrera sûrement plus de temps à ses actionnaires.

Comment peut-on arriver à concevoir que 30 personnes se soient suicidé chez France Telecom en un an. L’autre jour quelqu’un a sauté du dom et tout le monde disait que c’était affreux de faire ça sur la terrasse des cafés. Il faudrait donc créer un endroit, un terminus où chacun pourrait aller mourir en paix quand son heure serait venue. Créer ceci serait accepter et reconnaître que notre système est tellement opressant que des personnes en arrivent à vouloir se donner la mort. Je ne crois pas à la société des individus, je crois à un système vicié qui ne tourne plus rond et cache ce qu’il peut de l’arrière boutique. Si la vitrine brille toujours, à l’intérieur c’est sûr que ça a dijoncté depuis un moment, contrôle de l’image, contrôle de l’homme et peur de l’insécurité, tenaille entre le chômage et la rareté monétaire, le besoin d’avoir de l’argent pour vivre, faut bien manger et se loger.

Une bonne partie de nos organisations crééent une pression sociale et un état permanent de semi lobotomie semi on vous la met profond. La transparence est reconnaître et prouver qu’on joue beau jeu et que la communication est libre et multidirectionnelle, pas de contrôle du bruit, discussion et implication des consommateurs etc..

Les jeunes entreprises et NGOs ont déjà compris ça. Si la transparence s’installe dans le discours et la réalité de l’entreprise, alors le monde aura déjà bien changé. Quand on voit la belle saison de green washing qui nous attend, on n’y est pas encore tout à fait.

Cette entreprise pyramidal et hiérarchique, tellement patriarcale et obsolète! Ses bases sont solides mais je la vois déjà tellement branlante. Small is beautiful: Auto-entrepreneur, propriétaire de mon cerveau et de mon corps je partage ma création en projets.

L’entreprise pyramidal, la corporation, la haute finance, la voltige boursière, l’économie sans frontières, les paradis fiscaux, les délocalisations, le casino, la FED, le $, le FMI, l’OMC

Ce temps là est finit, ça ne marche pas. Certains tombent d’eux mêmes, d’autres nécessiteront un bon coup de balai pour finir aux oubliettes assez vite. Il est temps de passer à la suite. et il s’agit donc de réinventer un système qui prenne en compte toutes les données actuelles de nos problèmes globaux majeurs. Réinventer le monde: écrire l’Histoire.

Il s’agit de créer un système qui valorise toutes les richesses, qui soit libre et abondant.

Il s’agit de reconnecter la richesse à sa juste valeur et arrêter de déconnecter la création de richesse avec la masse monétaire.

Trouver un système, une organisation locale qui garantisse satisfaction des besoins pour tous et épanouissement dans la vie. L’immatérielle s’échangera de façon abondante et libre tôt ou tard, donc de ce côté là, je ne me fais pas trop d’illusions. Il faudra organiser l’investissement dans la recherche et développement de ces technologies et assurer le partage et la diffusion des données.

Pour le matériel, plus c’est local mieux c’est. Plus c’est autonome, interdépendant mieux c’est. Electricité, alimentation, Education, Santé et Logement doivent pouvoir s’organiser et se partager à l’échelle locale la plus basse. Recréation des communes, organisations libres de personnes ayant des richesses à partager et échanger. Créer les bonnes monnaies libres permettront de fluidifier tout ça dans le bon sens.

Je l’espère…

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23/03/2010 at 03:02 Comments (0)

Twitter Weekly Updates for 2010-03-21

  • Si j'étais vous, je lirai l'alternative nomade de @crouzet http://bit.ly/bKCYYU n'étant que moi, je ne peux que vous y inciter. #
  • RT @bravepatrie Si chacun pouvait voter dans son troquet préféré, et s'il ouvrait le dimanche, il y aurait bien moins d'abstention. #
  • Qui veut venir avec moi au concert de Bobby McFerrin à Paris dimanche 18 avril au Théatre du Châtelet? http://bit.ly/aR33td #
  • Je n'ai pas voté: 5 raisons qui font de notre démocratie un outil obsolète. Je ne crois plus en la politique http://bit.ly/cqWKti #
  • Tiens, on a un premier ministre en france #regionales il parle en direct, il est brun, il a l'air vieux #incroyable #
  • Quand l'UMP est premier on parle pas de l'abstention, quand l'UMP est second, on ne parle que de ça #regionales #
  • #popcorn #france2 #regionales le vrai débat commence Mamère – Dati, quel régal #
  • Harlem Désir "on parle de réunion parce qu'on est dans le même camp, ce qui vous gène à l'UMP, c'est que vous êtes seuls" #regionales #
  • Je n'ai pas voté: http://bit.ly/cqWKti et vous? #regionales Pourquoi vous êtes vous abstenus? #
  • #regionales il faut être bon en statistique pour être politicien, et en marketing comportemental aussi, et théâtre aussi! pas facile.. #
  • Quelles peuvent être selon vous les différentes motivations pour l'abstention? #
  • Abstention: Pourquoi? 2 questions simples pour essayer de comprendre pourquoi vous n'avez pas voté: http://bit.ly/cPbkDq #sondage #merci RT! #
  • Payback Time – Avalanche of Maturing Junk Bonds Looms for Markets – NYTimes.com: Highlights and Sticky Notes:The … http://nyti.ms/cwmfXY #
  • un mode de gouvernance, sans chef, fait de passionnés a connecté 25% de la pop mondiale en 20 ans. SOUDOPLATOFF http://bit.ly/c5bRov #
  • il est 5h, paris s'éveille. Je viens de récupérer l'électricité après 3 jours de black out. c'est la fête ce monde moderne! #
  • Triple échec, triple sanction: Highlights and Sticky Notes:il faut vraiment être aveugle et sourd pour ne pas adme… http://bit.ly/a9F848 #
  • Après 2 heures d'échange avec mon électricien, on a refait le monde par la parole. et l'action? notre triste conclusion: se tirer et vite. #
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21/03/2010 at 15:20 Comments (0)

Je n’ai pas voté.

C’est dimanche, jour de vote pour les régionales, je ne suis pas allé et je n’irai pas voter. Ce billet ne sert pas à me justifier, il me sert à essayer de comprendre pourquoi je n’y suis pas allé, et pourquoi je doute sur mes envies d’y aller les prochaines fois.

Voter c’est déléguer

En votant pour quelqu’un, j’ai l’impression de déléguer mes responsabilités à quelqu’un. De me dédouaner de quelque chose, d’une tâche ou d’un devoir, qui fait que je pourrai dire que c’est l’autre qui a merdé. Donner mes responsabilités, mon pouvoir, ma confiance à quelqu’un, surtout d’une classe politique, aujourd’hui, pour l’instant, je n’y crois plus. Comment puis-je avoir confiance en cette démocratie, pourtant synonyme de tant d’évolutions, de progrès, de développement, d’améliorations, quand je vois l’état du monde aujourd’hui? Comment puis-je croire que voter pour l’un ou pour l’autre des marchands de savon va améliorer de près ou de loin l’état des choses? J’ai l’impression que ces personnes n’ont qu’une préoccupation: être élu, et ensuite le rester. Comme si c’était une place dans un fauteuil qui masse les fesses tellement agréable qu’une fois que tu y es, tu fais tout pour y rester et que l’idée de ne plus avoir ce confort serait insoutenable surtout si c’est un autre qui la prend.

Comme si le fait de faire de la politique, d’avoir un programme, de dire, d’écrire, de proposer ce qu’il faut faire ou ce qu’ils feraient leur donne la puissance et la confiance nécessaire pour faire croire aux foules qu’ils sont bons. Je ne vote pas car je ne sais pas pour qui voter, je ne vote pas parce que je ne sais pas pour quoi voter, je ne vote pas car je n’ai plus confiance.

Après toutes les magouilles financières, politiques, européenne, les rapports de force, non seulement ça me dégoute, mais en plus, la politique a perdu de vue la finalité, le sens, le pourquoi profond de toute cette mascarade.

Je ne crois plus à la politique, j’y ai bien réfléchi, si c’était une voie intéressante pour moi, qui ouvrait des possibles, des champs pour faire bouger les choses? Le constat est négatif,  plutôt que de parler et de dire ce que je ferai si j’étais élu, j’ai choisi l’action, le terrain, le concret: bref, la réalité. On verra si un jour je change d’avis.

Voter pour la Star Ac

Cette expression utilisée par le très bon Francesco Casabaldi me fait toujours autant vibrer. L’impression que parmi toutes ces possibilités, tous ces programmes de télé, le choix est de toutes façons déjà scellé par le casting de TF1. Gauche, droite, milieu, quels qu’ils soient, ça ne change pas. Ils ne peuvent pas changer car ils sont pieds et poings liés. Ils ne peuvent pas changer car ils ne voient pas autre chose que les terrains habituels.

Dire que la politique c’est comme le vote de la star ac, c’est prendre du recul et se demander ce que finalement ces personnes ont comme influence sur moi, chaque jour, dans ma vie. Sarko ou Ségo, à quelques degrés près, c’est la même soupe. Pour la plupart des français, il y a 3 fossés, oui il y a des différences, oui, il y en a plein, mais quand on prend du recul, les deux fonctionnent sur la même logique, cette joyeuse croissance, l’emploi, le pouvoir d’achat, autant de mots qu’on ne lie même plus à leur sens. Pour changer de système, pour changer de mode de fonctionnement, on ne peut pas utiliser le même système qui a créé ceci, il faut une autre possibilité, et comme le vote blanc ne compte pour rien, je pourrai aller voter pour dire que je veux autre chose que la démocratie, mais je serai simplement ignoré, alors je fais ma part en écrivant ce billet. Que ce soit Sarko ou Ségo, au final dans ma vie, ça influence à peu près autant que le gagnant de la Star Ac: je m’en fou pas mal. Dans un sens ce sera pire, ce sera plus chiant, mais c’est tellement loin de là où je veux aller, que concentrer mon énergie pour eux, pour ce combat de 1° plus chaud ou 1° plus tiède, ça ne vaut pas la peine.

La finalité de la politique: se faire élire et avoir les fesses au chaud et ce le plus longtemps possible

Démocratie, le pouvoir de la pyramide

Prenez 10 programmes différents. Imaginez que chacun a un point fabuleux qui mériterait d’être mis en place. Le gagnant passe avec 2% de plus que les autres et on achète le programme avec le vendeur, fini les concessions, le gagnant prend tout. Oubliez les 9 propositions intelligentes des concurrents, oubliez les alternatives, la douceur, et le mix. Oubliez aussi la diversité, la convergence des idées, la spécialisation de chaque parti sur les points qu’il connait bien, non, on ne peut pas éclater, atomiser un vote, quand on vote, on prend un bonhomme, son équipe, et on avale son programme de A à Z. Il y a quelque chose de profondément obsolète là-dedans, il faudra que ça change.

Le fait qu’une fois au pouvoir, le parti politique dépendent des lobbys, des forces industrielles en puissance, de ceux qui ont financé sa campagne, il ne se bat plus pour des libertés, il se bat pour les intérêts de ses partenaires et honorer comme il le peut ce qu’il a fait comme promesse et engagement à toute personne qui finirait par voter pour lui. J’ai beaucoup d’amour pour Obama, mais une fois que l’on connaît les arcanes de l’oligarchie américaine, on comprend que même Bouddha ne pourrait pas faire grand chose en poste de président. Une marionnette, un pantin, un héros de série, un mec qui divertit, qui fait sourire, qui fait vibrer, mais qui de toutes façons est coincé dans une machine qui le dépasse. Une case remplie, bien remplie, mais une case avec ses limites et des sornes. La politique n’est pas le problème en soi, mais politique et lobbys, les intérêts locaux, régionaux et nationaux des acteurs en place font qu’ils défendront de toute leur force leur siège chauffant pour ne pas perdre la place. C’est normal, c’est bien naturel, ça s’appelle la nature, la résistance, et l’envie de ne pas se faire dégager. Comme les parasites, on aimerait qu’ils partent, mais ils sont tellement bien dans ce système qu’ils sucent qu’ils ne voient pas vraiment de bonnes raisons de le laisser.

Je préfère leur laisser ce siège massant chauffant si confortable pour les fesses.

Je préfère construire autre chose, ailleurs, avec d’autres personnes, d’une autre façon.

Démocratie, combat symétrique du 20ème siècle

Entrer en politique aujourd’hui, c’est jouer contre des mastodontes, des pyramides bien ancrées dans le paysage. De puissants médias, des flyers par millions, des campagnes prints à faire palir les mecs de greenpeace. Je ne peux pas aller sur ce terrain avec mes outils. C’est stupide, lent, inutile et inefficace dans grand nombre de situations. Ca me demanderait une énergie et des alliances nombreuses avec des puissants qui ensuite me tiendrait par les couilles. Ca me mènerait dans ce même siège chauffant qui, je suis sûr, me régalerait vraiment les fesses, mais avec la même pression des mêmes touristes à côté qui viennent tous demander leur part, et les électeurs-consommateurs qui veulent tout avoir sans rien faire. Ce qui motive ceux qui y sont ou ceux qui s’y lancent: la soif de l’illusion? la soif de pouvoir? faire un tour de chaise musical? ou juste envie d’avoir les fesses au chaud? Je ne sais pas, pour moi, c’est vu, c’est une perte de temps et d’efficacité.

Conclusion

Si je résume, la démocratie, c’est pour moi un système obsolète, car le gagnant emporte tout et on perd la richesse de la diversité politique dans la réalisation du programme. C’est futile car une fois en haut tu es bloqué par tous ceux à qui tu as promis la lune et dont les vrais changements nécessaires ne correspondent pas aux intérêts financiers qu’ils défendent. C’est déséquilibré car il faut jouer en rapport de force symétrique pour y entrer. C’est une illusion car les choses ne se changent pas d’en haut, avec des grands speechs et des carnets de promesses à faire pâlir les écoles de commerce. Enfin, rêver qu’en votant pour un bonhomme ou pour un autre tout va s’arranger, c’est entretenir ma situation de consommateur électeur qui attend le messie du 21ème siècle.

Confier ma voix à un système qui rassemble tout ça, c’est faire preuve de beaucoup trop d’espoir et de reconnaissance à mon goût.

Je n’ai pas voté, mais je continue de chercher comment changer. Je cherche et je teste. Comme la vaisselle, un peu tous les jours.

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14/03/2010 at 20:52 Comments (17)

Si j’étais vous, je lirai l’alternative nomade

S’il y a quelqu’un à l’heure actuelle que j’aime lire et qui me nourrit vraiment par sa réflexion et avec qui un ping-pong est possible, c’est Thierry Crouzet. Il écrit sur son blog ses réflexions, son cheminement pour entrer dans l’ère du flux, de la fluidification de l’information et plus généralement de notre société. Militant, alter, provoc, il dit ce qu’il pense et il pense ce qu’il dit. Il a écrit 2 livres que je n’ai pas lu mais qui lui ont valu un certain succès sur le net: le cinquième pouvoir et le peuple des connecteurs qui traitent tous les deux de la place d’Internet dans notre société et de ce que cela implique.

Thierry cherche comme beaucoup d’autres comment vivre de son art, comment monétiser son blog, sans mettre forcément de barrières à l’entrée. Il cultive une passion pour le partage et l’échange, la décentralisation, l’enrichissement bilatéral, mais comme tout le monde, arrive un moment où la reconnaissance et l’amour ne suffise pas à se nourrir. Dans son dernier livre? oeuvre? je ne sais quel mot utiliser, il a publié en 5 parties au fur et à mesure de ses avancées la beta de son nouvel ouvrage: l’alternative nomade.

Aujourd’hui le livre complet est disponible pour la modique somme de 5,50€ et je ne peux que vous le recommander chaudement. D’abord parce que le livre vous apprendra bien des choses, et aussi parce que c’est une manière de soutenir un auteur qui essaye, qui teste, qui vit autre chose, le partage avec ses lecteurs, et prend des risques. Ah et puisque Thierry fait ce qu’il dit, en plus d’avoir peut-être déjà téléchargé ou lu les premières parties, vous avez encore 70 pages pour goûter et voir si ça peut correspondre à vos besoins!

La couverture

L’alternative nomade: à la croisée des chemins.

Ce livre me fait aussi bien penser à “La voie du chevalier” de Fabrice Midal, “Now or never, l’urgence d’agir” d’Edel Gött qu’à des manuels de transition à l’ère numérique, recoupés avec des sources culturelles variées et inattendues. L’alternative nomade navigue entre les genres, entre les univers, remonte dans l’histoire, file au fond de notre être, nous redonne le décor et l’environnement du 21ème siècle pour pouvoir découvrir le monde d’une autre façon et y trouver notre nouveau style de vie nomade dans le Flux. D’ailleurs la couleur est donnée dès la 7ème page avec l’avertissement:

Ce livre n’est ni un essai, ni un traité d’expert, ni un document, ni un récit initiatique, ni un travail scientifique ou philosophique, ni une œuvre littéraire. Il se situe quelque part dans le flux mouvant qui interconnecte ces domaines, floutant les frontières qui jadis les séparaient. Vous ne le trouverez ni au rayon psychologie, ni au rayon sociologie, ni au rayon poli- tique, encore moins au rayon technologie, mais pour- tant il parle de tout cela.

Roman initiatique, pense bête et rassemblement de notes pour s’individuer, trouver son centre, se libérer tout en se reliant, devenir soi, pour mieux revenir vers les autres et construire ensemble, tous ces thèmes se croisent au fur et à mesure des chapitres. Je suis épaté par la capacité de Thierry à naviguer, tout en expliquant techniquement en quoi le Flux, ou le nomadisme n’a pas grand chose de nouveau. J’aime cette culture et cette richesse, le côté technique et moderne très pointu, mais qui n’hésite pas à retourner jusqu’à Siddharta ou aux aborigènes d’Australie. J’aime aussi le côté inachevé, en beta permanente, on avance, on échange, on forme, on remodèle et on teste en avançant. Par tout ça Thierry innove et ouvre des chemins peu pratiqués pour l’instant.

Recherche: Abondance et Rareté

Les chapitres 59 sur la rareté et 60 sur le partage recoupent beaucoup de ce que je dis ici, dans mes recherches et condensés sur comment lier abondance et rareté, comment se positionner alternativement sur un terrain puis sur l’autre pour profiter au maximum des propriétés techniques des terrains. Ca fait aussi très plaisir de lire quelqu’un d’autre et de voir la même chose exprimée d’une autre façon, un autre point de vue, c’est toujours rafraichissant.

L’alternative nomade, c’est aussi une description de comment sortir du cycle de croissance illimitée, comment être heureux sans être matérialiste, comment se détacher doucement des biens matériels pour se remplir de liens immatériels, s’alléger, pour redevenir mobiles.

En terme de réflexion et de business model, on en arrive à peu près au même point: puisque techniquement nous ne voulons pas nous couper du public qui nous lit, la solution reste encore et toujours dans la confiance en la bonne volonté du public de remercier ce qu’il aime en fonction de ses moyens. Offrir ce que l’on fait au plus grand nombre sans barrières à l’entrée de prix.

Dans ce sens, payer cette modique somme, pour acheter ce précieux livre, est un acte militant, qui vous apportera beaucoup de savoir, de richesse, d’ouverture et de réflexion et puis de conscience de participer à autre chose.

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14/03/2010 at 16:54 Comments (3)

Twitter Weekly Updates for 2010-03-14

  • RT @EricMainville Le billet de @Donatien sur 'équilibre précaire' a été lu environ 4.000 fois http://bit.ly/9D0aN5 #
  • http://www.youtube.com/watch?v=u1mvfzoHm9g Bobby McFerrin über alles. This guy is a magician. LOVE #
  • c'est fou comme publier chez Paul Jorion donne une autre caisse de résonance et crédibilité au texte. Merci pour les RTs et les comments #
  • Acquisitions dans la distri bio: les Nouveaux Robinson rachètent les 12 magasin Bio Generation à Paris. http://ow.ly/1q1jQ1 (via @pwjohnson) #
  • Philippe Derudder animera un séminaire sur la conscience d'abondance à Génération Tao samedi 24 et dimanche 25 avril: http://bit.ly/9xzMgQ #
  • et si les quartiers pauvres créaient leur monnaie? http://bit.ly/bAZQGq
    Plein de petites vidéos explicatives, référence au brésil #
  • si on gagne, on gagne ensemble. Si on perd, on perd ensemble. Mais tout le monde ne peut pas gagner en même temps. Choisis bien ton combat. #
  • RT @0wn1: #Owni Internet, source de l’exploitation capitaliste ? Ou inversement ? http://bit.ly/9hvpE0 #
  • RT @manhack Le nouveau chef de l'Etat-major particulier de Nicolas Sarkozy ? L'ex directeur du renseignement militaire… http://j.mp/aLFCOh #
  • Pendant que nous sommes occupés comment gagner de l'argent, ou plutôt survivre, on n'est pas en train de réfléchir à ce qui déconne.. #
  • Rareté monétaire: Imaginez que dans la pièce où vous êtes, vous êtes en compétition avec les personnes autour de vous pour respirer #
  • Argent rare et conscience de rareté, pourquoi nous sommes tous en compétition permanente: http://bit.ly/d7ofGt #
  • RT @thecorbeau C'est la reprise : Dette de la France – 760 milliards € en + http://bit.ly/biGCiW #abyssal #
  • RT @thecorbeau Idée à suivre : Restaurer la souveraineté monétaire http://bit.ly/c1etPm #
  • "Ainsi, selon nos sources, chez BNP, aucun des bonus versés au comptant n'a dépassé le million d'euros." #toutvabien http://bit.ly/ad2piY #
  • "À ce stade-ci de désintégration probable de la zone euro : la liquidité, on s’en fiche !" Paul Jorion http://bit.ly/bWo9Lb #
  • Achetez l'alternative nomade-must read-, du très bon @crouzet : une façon de financer l'auteur http://bit.ly/dq1Bhe #
  • Si le poker ne vous permet pas de gagner assez, essayez la haute finance #gagnersurledosdesautrescestfacile http://bit.ly/dd1wGg #
  • Deux usages du piano par @bertuj http://bit.ly/cYxJLn J'aime beaucoup le 2ème morceau, une bonne électro allemande bien péchue #
  • RT @bengallerey: Imagine un communiste tellement fort qu'on l'appellerait Sylvester Stalline. (via @Lamich_minds) #
  • "La France toujours championne de l'open source avec 33 % de croissance en 2009 !"
    http://snipurl.com/usnls (via @albertedenis) #
  • Message d'un citoyen à Sarkozy. Il parle bien de la rareté et de l'obsolescence du système monétaire http://bit.ly/bZGYnZ #
  • Dimanche 14h Z-DAY: projection zeitgeist addendum en français+conf+débat ouvert, j'y serai : http://bit.ly/9fLmla come & meet me there! #
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14/03/2010 at 15:20 Comment (1)

Vivre dans une conscience de rareté

L’argent est rare. L’argent ça ne tombe pas du ciel. L’argent ça ne pousse pas sous le pied d’un cheval.

On connaît tous ces phrases qui nous disent et nous rabâchent la même chose: l’argent est rare. Quand on sait que c’est l’argent qui fait tourner la planète, qu’est-ce que cela implique dans nos comportements économiques et dans nos réflexes quotidiens?

Et si l’air était rare

D’une façon très simple, cela veut dire que nous sommes en compétition permanente, que nous le voulions ou non avec les autres acteurs. Imaginez que vous êtes dans une salle et qu’il y a 10 personnes. Imaginez que soudainement, l’air soit rare. Vous savez qu’il n’y en aura pas assez pour tout le monde pour respirer en sécurité. Quel  est votre premier réflexe, instinctif, d’organisation pour vivre et survivre dans ce contexte?

La conscience de rareté, c’est être perpétuellement dans des systèmes où il n’y en a pas assez pour tout le monde, ou du moins, c’est ce qu’on nous fait croire. C’est être en compétition à chaque inspiration avec ses voisins pour pouvoir s’en sortir. C’est être sur la défensive, dans un comportement prédateur, une ambiance de peur perpétuelle qui nous condamne, comme des animaux défendant un territoire, à nous opposer les uns aux autres pour assurer notre survie, notre sécurité et notre bien-être.

Tous en compétition les uns contre les autres

Prenez une entreprise, une ONG, un département de recherche, une école, une association de pratique de la flûte, un musée, un agriculteur, un parti politique anti-capitaliste, un service d’orthopédie, une bibliothèque, un marchand de journaux, un boulanger et une école de kung fu. Tous, qu’ils le veuillent ou non, jouent en compétition les uns avec les autres pour l’accès à l’argent. S’ils n’en ont pas assez, demain ils arrêtent. Tous ces acteurs sont en compétition les uns avec les autres, les uns contre les autres, et même à l’intérieur de l’ONG, des départements de recherche ou entre les écoles, il y a une compétition permanente car il n’y en a pas assez pour tous.

Peu importe ce que vous proposez, ce que vous savez faire, ce que vous apportez comme bien-être, qui vous êtes, à la fin de la journée tous ceux qui n’ont pas fait d’école de commerce sont condamnés à se battre pour obtenir une part de marché, un territoire de marque, une rentabilité qui sinon les effacera de la carte. Ceux qui comme moi ont fait une école de commerce et de marketing auront de meilleurs clés pour s’en sortir, on nous a appris à survivre, à chasser et à conquérir plus de terrain. Quelle fierté.

Transformer un système en conscience de rareté permet d’hypnotiser les sujets, qui ne pensent plus au long terme, au pourquoi profond, à la raison d’être de cette rareté de l’air, ils ne pensent qu’à une chose: s’assurer d’en avoir assez pour être à l’abri. A partir de ce moment, celui qui prône le pouvoir d’achat est comme le saint sauveur qui promet un poumon dans ce monde où respirer est si dur. La question n’est pas de savoir comment avoir plus de pouvoir d’achat, mais de comprendre pourquoi il faut du pouvoir d’achat. Le vrai problème n’est pas de comprendre comment obtenir de l’argent, mais de comprendre pourquoi l’argent est rare, à cause de quoi, et comment cela se fait-il? Comment dépasser ce système de rareté artificielle?

Se battre pour respirer est un réflexe instinctif. Nos organisations, leur mode de fonctionnement dans le système, leur nourriture quotidienne sont restées bloquées à un niveau similaire à la survie des animaux. Plutôt que de remettre en cause le système, de le repenser, de crever la bulle, de percer le mystère, nous sommes omnubilés par la pression constante du court terme et de la bulle d’air suffisante pour pouvoir souffler tranquilement.

Tout parent qui aime ses enfants essaye de les protéger, de leur donner la chance de faire des études longues, pour pouvoir être à l’abri, avoir un bon salaire, ne pas avoir à se battre, pour notre sécurité. Ce faisant, on ne résout pas le problème, on y trouve juste un bon palliatif. Cela ne fait que reporter le problème.

D’autres espaces de jeu

Quand on joue au foot en compétition, on se mesure effectivement les uns aux autres. Il en va de même pour beaucoup de pratique sportives, athlétiques etc.. Je ne remets pas en cause la compétition en tant que telle, je remets en cause l’esprit de compétition dans tous les domaines économiques de notre société. Quand il s’agit de se nourrir, se loger, s’éduquer, recevoir des soins, nous ne devrions pas être en compétition. Il y a des espaces à définir où la compétition nous sert, nous pousse vers le haut, c’est la carotte qui nous entraîne à nous dépasser. Au contraire, d’autres espaces sont plus propices à la coopération, à l’entraide et à la solidarité. Notre système économique ne fait pas la différence. A nous de définir ces espaces protégés où tous coopèrent pour leur développement collectif. Chaque sport a ses règles, ses codes, ses stratégies, ses rites, de la même façon, nous devrions adapter notre manière de jouer et les règles du jeu selon l’enjeu et le trophée. Que certains aient besoin de se sentir vivant en se mesurant aux centres stratégiques des entreprises concurrentes, je le conçois, mais que cela influe sur les vies des spectateurs, ce n’est plus concevable. Donc adaptez les règles selon le jeu, créons des jeux avec d’autres règles que celle de la loi du plus fort et du chacun pour sa pomme.

La rareté artificielle: pourquoi?

L’intérêt de cette rareté artificielle: c’est que pendant que vous concentrez tous vos efforts sur votre recherche d’air, vous n’êtes pas en train de réfléchir, du moins pas trop. Vous êtes occupés, vous devez travailler, coûte que coûte, pour vous libérer de la peur du manque. Pendant ce temps là, toute votre énergie est mobilisée pour cette tâche primitive. Prenez 10 enfants, promettez leur un bonbon à celui qui rangera le mieux sa chambre et observez le résultat. Mieux, prenez 10 enfants, privez de dîner les 2 qui auront le moins bien rangé leur chambre et vous êtes sûrs que dans ces conditions, tous auront travaillé pour concourir à ce but. Pour ne pas être prisonnier de ce système, il faut arrêter d’attendre les bonbons et les dîners. La menace fonctionne tant que l’on vit dans la peur du manque. Ouvrir les yeux, prendre conscience que nous détenons les vraies richesses et que nous avons les moyens de nous organiser, avoir confiance en soi, en l’autre, voici autant de clés qui nous amènent doucement vers la conscience d’abondance.

Dans notre contexte de crise, on découvre que les banquiers nous pompent bien l’air, que les gouvernements étant un peu perdus, victime de cette rareté artificielle, ils ne savent plus quoi faire non plus.

La solution: respirer et trouver des systèmes différents pour sortir de la conscience de rareté.

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11/03/2010 at 17:42 Comments (0)

Informations sur le contenu du séminaire de la conscience d’abondance

DE LA CONSCIENCE DE RARETE A LA CONSCIENCE D’ABONDANCE

Mais au fait, qu’est-ce que l’Abondance ? « Avoir tout ce qu’il faut » pour être heureux ? Ou développer une sensation de complétude indifféremment de ce que l’on a?

Au fond de nous, règne la croyance héritée du passé « qu’il n’y a pas assez pour tous ». Cela nous pousse malgré nous à adopter des comportements de survie, surtout lorsque nous sommes confrontés à une difficulté.. Alors la « peur » prend les commandes et nous conduit à obtenir l’inverse de ce que nous voulons profondément.

Aujourd’hui que l’homme a développé les connaissances et les techniques qui lui permettent de s’affranchir des contraintes de la survie, la vie nous invite à ouvrir les portes de nos prisons mentales et à apprendre à « dissoudre » nos peurs dans la confiance et l’amour. Cet atelier propose de découvrir quelques clés pour ouvrir ces portes et exprimer notre Abondance.

Atelier de deux jours les 24 & 25 avril 2010

Génération Tao (Centre d’art et d’écologie corporelle)

144 boulevard de la Villette 75019 Paris (Métro Colonel Fabien)

    • Prendre conscience de l’attitude intérieure qui génère rareté et Abondance dans notre vie

    • 4 clés qui permettent d’utiliser « l’ordinaire » de la vie au quotidien pour développer un sentiment de complétude en nous.

Horaires : de 9h à 17h30 environ. – Apporter un snack ou un déjeuner pour les midis.

Prix :

- salle & organisation 40 euros par personne à régler à l’inscription

- stage : participation financière libre payable en fin de stage, selon les disponibilités de chacun et la richesse qu’il estime avoir reçue

Avec Philippe DERUDDER

C’est son expérience de chef d’entreprise qui l’a conduit à s’interroger sur les contradictions du système. Il démissionne et partage depuis ce qu’il a découvert « dans le désert » qu’il a traversé à la suite de ce choix.

Auteur de plusieurs ouvrages et animateur de AISES – Association Internationale pour le Soutien aux Economies Sociétales. www.aises-fr.org

INFORMATIONS ET INSCRIPTIONS:

Formulaire en ligne: http://bit.ly/djCPiG

Etienne Hayem 06 58 22 14 25 email

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10/03/2010 at 14:32 Comment (1)

Séminaire sur la conscience d’abondance

Quand on réfléchit et on recherche plus d’abondance, intérieure ou extérieure, matérielle ou immatérielle dans sa vie, tôt ou tard, on est amené à tomber sur Philippe Deruder. En 1998 il écrit un livre dénommé les aventuriers de l’abondance qui raconte l’histoire d’un village qui combat le pouvoir et la politique pour développer sa propre monnaie locale. Il a écrit également différents livres d’explication sur la création monétaire et les banksters avec André Jacques Houellebecq.

Philippe Derruder

En dehors de ses écrits, c’est son vécu et son expérience: l’histoire de sa vie qui fait de lui un homme peu ordinaire. Depuis qu’il a quitté le poste de PDG qu’il occupait, il est passé par de nombreuses étapes pour retrouver une stabilité dans sa vie, mieux: pour y développer la conscience d’abondance. Aujourd’hui, il nous accompagne et nous donne les clés pour se libérer de la conscience de rareté qui nous tient captif dans des schémas de pensée dépassés. Il écrit sur ces sujets, donne des conférences et propose des ateliers sur ces sujets: conscience d’abondance et monnaies complémentaires.

Philippe animera un séminaire à Génération Tao les samedi 24 et 25 avril 2010 sur la conscience d’abondance.2 journées pour acquérir 4 outils utilisables chaque jour pour sortir de nos réflexes et s’ouvrir à l’Abondance.

Voici les informations de présentation du contenu du séminaire

Vous trouverez ici le formulaire pour vous inscrire en ligne. Votre inscription sera validée une fois votre paiement reçu.

La participation financière au séminaire est de 40€ pour les coûts fixes. A la fin du séminaire, chacun choisit ce qu’il veut donner en fonction de ce que cela lui a apporté. Les places sont limitées alors décidez vous vite, si vous en ressentez l’appel, n’hésitez pas à succomber ce week-end qui promet d’être intense en émotions et en prise de conscience. J’y serai!

PS: Philippe participera également à la soirée “Vers la société d’Abondance” qui aura lieu le 23 avril à Génération Tao. Plus d’infos à venir…

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08/03/2010 at 19:23 Comments (5)

Vers les monnaies libres: une alternative décentralisée au système monétaire capitaliste

Article initialement publié chez Paul Jorion.

Depuis août 2007, je suis la crise du subprime au jour le jour. J’ai cherché de blog en blog des possibilités, des solutions concrètes pour sortir de ce système. Après avoir longtemps cherché, être parti du plus bas: l’individu, et être monté jusque dans les sphères de la spéculation financière et du casino de haut vol, j’ai trouvé une possibilité d’évolution dans laquelle j’ai choisi d’investir mon énergie et mon temps: les monnaies libres.

Le yin et le yang

Les systèmes monétaires mondiaux sont tous interconnectés, l’argent comme un fluide se répand et se déplace pour aller dans les niches où il sera le plus rentable, perdant à la fois la notion de sens et d’éthique. Comme le dit Bernard Lietaer, membre du club de Rome, fondateur de l’euro, ancien haut fonctionnaire de la banque centrale de Belgique, c’est le système qui est défaillant. Avec plus d’une centaine de crises dans les 25 dernières années, le problème est systémique. Comment à partir de ce constat, construire un autre système, ou un système plus résilient?

Si la mondialisation et l’unification des monnaies avait un but de performance et de simplification, il est nécessaire aujourd’hui de reconnaître et d’accepter que ce système ne fonctionne pas convenablement. Comme un monopoly, il se joue avec un début et une fin, et la structure du jeu nous mène inexorablement vers l’enrichissement d’une partie des joueurs face à l’endettement de l’autre partie. Notre système capitaliste qui a pour base simple la rentabilité et la multiplication des capitaux par son interconnexion croissante grâce à la modernisation des technologies de l’information accélère le rythme de la partie, et avec elle la fréquence des crises. D’après des recherches dans la durabilité des systèmes complexes, il faut trouver un équilibre entre performance et résilience. Jusqu’à aujourd’hui, nous avons réduit continuellement la résilience et la diversité des systèmes pour s’orienter uniquement vers la performance, au prix de nombreuses crises ravageuses. Comme le panda, ne mangeant que du bambou se retrouve très fragile lorsque son unique aliment est décimé, si on lui apprend à diversifier son alimentation, il résistera mieux aux aléas de la nature.

Si le système en place représente le yang par sa force dominante, sa puissance et son développement, les monnaies libres ou monnaies complémentaires peuvent représenter le yin qui donnera à notre système une deuxième jambe quand la première casse, un plan B. Le WIR né en Suisse en 1933 en est le plus vieil exemple: suite à la grande dépression, les entreprises se solidarisent et créent une monnaie d’échange basée sur la solidarité: Wir signifiant nous en allemand, ou WIR comme Wirstchaft signifiant économie. Par le manque d’alternatives à l’époque, ce processus permet aux entreprises de continuer à échanger malgré la pénurie de monnaie traditionnelle. Depuis presque 80 ans, ce système a servi de plan B dès que le franc suisse a connu des faiblesses, les échanges se déroulant dans la monnaie la plus stable.

Les monnaies libres, outil de démocratisation de la monnaie

Comme les blogs ont permis aux particuliers de devenir médias, les monnaies libres sont l’opportunité pour les collectivités locales, communautés et pour l’économie sociale et solidaire de se doter d’un système monétaire complémentaire, défini selon leurs besoins. Depuis 1971 et le décrochage du dollar de l’étalon or par Nixon, on sait que l’argent n’est plus rattaché à aucun métal précieux. Sa valeur est donc uniquement dans la confiance que nous avons dans le système, et de trouver un interlocuteur qui accepte le billet contre une marchandise bien réelle. Techniquement, un système monétaire peut être fait à partir d’une feuille de papier et d’un crayon, d’une feuille de tableur partagée, ou pour les plus modernes, d’un système d’information bien organisé. En Afrique, la plupart des habitants n’ayant pas de comptes bancaires, c’est le téléphone et les crédits mobiles qui servent de moyen de paiement. De ce fait, il devient relativement accessible techniquement pour tout groupe de personne de se doter de la tuyauterie pour pouvoir mesurer, échanger et comptabiliser les échanges.

De la même façon que de nombreux blogs ont permis d’apporter de la fraicheur dans l’horizon des médias, les monnaies complémentaires sont en train d’éclore comme autant d’alternatives locales décentralisées pour permettre les échanges au fur et à mesure que la panne sèche s’annonce. Déjà 4000 monnaies complémentaires fonctionnent dans le monde et sont autant d’expériences d’autres systèmes d’échanges et de mesure des richesses. De nombreuses monnaies locales permettent de stimuler les échanges régionaux et de protéger la fuite des capitaux vers les vortex captateurs que représentent les pompes capitalistes sous toutes leurs formes. En France le sujet connaît de plus en plus de succès avec des initiatives comme en Ardèche ou à Villeneuve sur lot avec les abeilles, le SOL ou encore le RES en belgique.

Comme GNU-Linux, c’est pour moi une évolution inévitable: une grande philosophie directrice et de nombreuses applications variant selon les territoires, les valeurs et les priorités locales.

La monnaie, accord multilatéral d’une communauté de jouer à un jeu

La monnaie n’est que le média de l’échange, la confiance est celle que nous avons dans le système, dans ses garde-fous, dans ses utilisateurs. Il semble que cette confiance ait tendance à dégringoler à vitesse toujours croissante au fur et à mesure que le rideau de fumée qui nous séparait des hautes sphères de la finance se lève et révèle au plus grand nombre la réalité des pratiques qui font tourner les bourses de ce monde.

Si vous ne leur faites plus confiantes, faites vous confiance! D’un accord commun d’essayer autre chose, les joueurs peuvent s’organiser pour créer les règles du jeu auquel ils souhaitent participer. Et si on arrêtait le monopoly pour découvrir autre chose? Et si le but n’était pas d’être le plus riche? L’intelligence collective que nous pouvons mettre en place est ici sérieusement à l’épreuve, la monnaie n’étant qu’un outil, ce sont bien nos intentions profondes que nous remettons en lumière quand nous nous interrogeons collectivement sur l’intention que  nous plaçons dans notre monnaie: quelles sont nos valeurs, quelles sont nos richesses, que souhaitons nous promouvoir, quel est le but de ce système complémentaire? Comment faire? Quelle sont les règles d’émission de la monnaie, et son circuit? Qui émet? Quelles sont les limites de richesses possible? L’argent travaille-t-il? Touche-t-on des intérêts si on immobilise une somme? Les sommes qui transitent sont-elles transparentes? La monnaie est-elle fondante?

C’est là la vraie racine du problème: les règles, le code de la monnaie, ses degrés de libertés, son intention, son éthique. Quel code pour quel fonction? Nous connaissons désormais les paramètres de l’équation que le capitalisme a oublié, à chaque communauté de composer un savant mélange pour représenter au plus proche de la réalité ses richesses, en respectant la terre, les ressources limitées, l’environnement et en favorisant ce qui n’était pas pris en compte dans le système qui agonise sous nos yeux.

Entrez dans le flux, faites tourner

Repenser la monnaie, c’est comme repenser le sang qui nourrit les différents organes du corps en oxygène. Il s’agit de penser à des propriétés et des circuits qui approvisionnent tous les organes et qui promeuvent le mouvement, la circulation et empêchent la stagnation et l’accumulation. En médecine, toute accumulation est synonyme de maladie, comparez la sous-monétisation de nombreux pays par rapport aux concentrations dévastatrices du coeur du système permet de comprendre ce qu’il faut éviter. Si la monnaie telle que nous la connaissons, définie par les règles capitalistes entraînent un effet de vortex ou d’aimant, avec la loi de Paretto en démonstration, il s’agit ici d’encourager la circulation des richesses, leurs fluidité et de remettre l’argent et la monnaie à la place de média, représentant les richesses réelles et non comme richesse en tant que telle.

Dans le fond, tenter les monnaies libres, ce n’est pas utiliser un outil miracle, ce n’est pas changer de système, c’est penser une autre manière d’être et de vivre ensemble, de reconsidérer la richesse et l’échange afin qu’ils servent l’humain et la planète dans toutes leurs dimensions. C’est aussi une manière d’arrêter de critiquer vainement le haut de l’oligarchie de Simon Johnson et de se retrousser les manches pour mettre en application concrète d’autres systèmes d’échanges.

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08/03/2010 at 17:49 Comments (0)

Twitter Weekly Updates for 2010-03-07

  • Je ne sais plus quelle couleur donner à l'invisible. #
  • tout se déroule comme prévu. #
  • ah et au fait, si vous avez un iphone jailbreaké, que vous êtes sous 1.3.2 et qu'il vous propose un upgrade, dites juste non. :) #
  • Nous ne manquons pas d'argent, nous manquons de systèmes monétaires solides. #
  • Internet stimule l’imbécilité: Highlights and Sticky Notes:Chouet montre toutefois qu’une autre forme d’organisati… http://bit.ly/cYRnFg #
  • Dites, je le posais la question, des raviolis quatre fromage avec du gruyère, ça compte comme 5 non? #
  • RT @ruk1n Vers les monnaies libres : une alternative décentralisée au système monétaire capitaliste, par @zoupic http://bit.ly/cApWdj #
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07/03/2010 at 17:20 Comments (0)

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