zoupic – le propre de l'Om

Création du futur: il est temps de passer au prochain stade de l'Humanité

Twitter Weekly Updates for 2010-01-31

  • "Am Anfang war es Minimal" – Der Tonkopfreiniger – Daniel Mehlhart :-) #
  • Monétiser l'abondance en monnaie libre: pas de barrière à l'entrée, stimulation et remerciements des acteurs jouant le jeu. ça arrive.. #
  • #twitbank (http://bit.ly/4uk5iG) recrute developpeurs Php et web designers – contactez @glenux /via @egadenne (via @xtof_fr) #
  • "Ceux qui ne croient pas au filtrage du Net en 2009 sont ceux qui ne croyaient pas à la ligne Maginot en 1939" – Un stratège (via @eni_kao) #
  • Salut, un peu de beauté pour commencer la semaine -one soul- http://tinyurl.com/yzkgo5d (via @GillesMisrahi) #
  • Vendredi soir à 20h30 au studio des Ursulines, The money fix + débat monnaies complémentaires http://bit.ly/69NSDV http://bit.ly/7g1sVJ #
  • Rareté, abondance, and so what? http://bit.ly/7a2RIb à lire sur mon blog #
  • (bis) Plus c'est rare plus je partage, gestion de l'abondance, gestion de la rareté : http://bit.ly/7a2RIb #
  • give 20 #exploracoeur @glenux pour tout le travail réalisé. Merci #
  • Que reste-t-il de l'éthique hacker? : Crise dans les médias: Highlights and Sticky Notes:L'éthique hacker et le pr… http://bit.ly/4BkLSW #
  • Projection-Débat "The Money Fix" #WorldSocialForum2010 Vendredi 19h30 http://bit.ly/7g1sVJ http://bit.ly/69NSDV repensons la monnaie… #
  • The end of poverty, the trailer. This system is an absolute failure. The south is paying for the north to develop. http://bit.ly/bTVEio #
  • Le blog de Jean-Pierre Martin, un petit cadre dans une grosse boiboite: Haïti : non-lieu pour le FMI: Highlights a… http://bit.ly/dh0wlg #
  • History Will say About this périod of Time that it was worse then monarchy and global slavery. Democracy Will feel like a collective joke. #
  • Monarchy: The King leads. Democracy: The majority leads, when Will i fully decide and choose my fate? #
  • Capitalism, scarce money and compound interest made the earth look like a remake of colonisation and slavery. #change #
  • Monnaie alternatives: Projection-Débat "The Money Fix" Vendredi 19h30 http://bit.ly/7g1sVJ http://bit.ly/69NSDV parlons-en … #
  • Moins de biens, plus de liens. #
  • La monnaie est comme un ballon de foot: elle permet les échanges entre les joueurs. Le but est de la faire circuler et non la garder. #
  • Building economic democracy with community currencies http://xxah4.th8.us #openmoney #
  • au cas où vous ne le sauriez pas, vendredi c'est #openmoney avec projection/débat au studio des ursulines: http://bit.ly/7g1sVJ #
  • Pierre-Joseph Proudhon – Wikipédia: Highlights and Sticky Notes:La critique de la propriétéThéorie de la propriété… http://bit.ly/c4ucbM #
  • RT @fcouchet R. Di Cosmo: la vraie rareté c'est le travail de l'être humain: personnes qui écrivent le logiciel, adaptent, industrialisent. #
  • Partager une galette des rois entre gens civilisés: Facile. Partager les ressources planétaires entre gens civilisés: #fail pourquoi? #
  • merci @Desirade @populationdata @_Amine et à tous ceux qui ont transmis, diffusé, fait suivre mes petits tweets tweets. Merci. #
  • Merci a tous Les participants de la soirée projection sur Les monnaies libres, a suivre sur transitionmonetaire.ning.com #
  • RT @GibertPascal: #NoSarkozyday: Facebook censors No Sarkozy day http://bit.ly/cCnr5h http://ff.im/f7d9G (via @netlibertaire) #
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31/01/2010 at 17:20 Comments (0)

Les monnaies complémentaires

Les monnaies complémentaires vous attendent. Plus de liens, moins de biens.


28/01/2010 at 02:05 Comments (0)

Plus c’est rare, plus je le partage, rareté abondance and so WHAT?

D’abord, il faut toujours se rappeler que nous partons des richesses. Les richesses c’est ce qui vient de la Terre et que nous déclarons et reconnaissons comme richesse, rien de plus.

La matière, l’or, l’argent, le pétrole, le cuivre, les céréales, le maïs, l’herbe, la terre, les graînes, les plantes, les arbres, les animaux, les briques, le bois, l’eau, le soleil, le vent, le marbre, le plastique, les produits finis, le temps, les services, les hommes, le système, les qualités, la beauté, la santé, le coeur…

Une fois que nous avons compris que tout est richesse, et que ce qui est richesse pour moi ne l’est pas forcément pour mon voisin, nous pouvons attaquer les choses sérieuses. Une dernière pour la route: ce que je déclare comme richesse à un instant t peut devenir inutile l’instant d’après.

Abondance

Certaines richesses sont en abondance: elles abondent: leur disponibilité est supérieure à la somme des besoins des êtres humains.

L’abondance consiste donc à reconnaître que la disponibilité de la ressource ou de la richesse est supérieure à la somme des besoins (et non désir) des êtres humains. Il est important, comme en physique de définir un référentiel, de délimiter le terrain dont je parle dans lequel cette abondance est valable.

Exemple global simple: Immatériel: Il y a plus d’air que nos besoins cumulés. Il est là en quantité largement suffisante dans notre atmosphère, il y en a assez pour tous, nous le partageons inconsciemment à chaque instant. Le soleil également. Il n’abonde pas de façon égale, mais il faut reconnaître que nous n’avons que bien peu d’influence par rapport à sa présence ou son intensité en un point donné de la planète.

Exemple local simple: Matériel: Il y a 6 parts de gâteau, nous sommes 5. Admettons le besoin individuel en part de gâteau de 1, alors nous sommes dans une situation d’abondance et répartir les 6 parts par rapport aux besoins de chacun est un jeu d’enfant. N’est-ce pas d’ailleurs avec des bonbons que nous avons appris à diviser quand nous étions plus jeunes?

Exemple numérique: Immatériel: Un mp3 qui peut être copié à l’infini n’a comme limites techniques que la taille du disque dur et les tuyaux pour le distribuer. Etant donné que la taille des tuyaux, la taille des disques durs et la qualité augmente de façon exponentielle, l’immatériel numérisable est potentiellement abondant à partir du moment où nous le décidons. Et si nous ne le décidons pas, puisque techniquement c’est possible, la volonté de le partager est toujours supérieure à la volonté de le garder.

Pour savoir si nous sommes dans une situation d’abondance, il faut donc considérer à un endroit donné le recensement d’une ressource ainsi que les besoins des êtres à cet endroit.

Pour ce qui est de connaître les ressources, nous sommes devenus spécialistes en cartographie, mesure et étude de notre environnement extérieur. Pour ce qui est de nos besoins personnels, il va falloir découvrir et se pencher sérieusement sur notre environnement intérieur. Ainsi, je vous demande sincèrement, connaissez-vous vos besoins quotidiens? Pouvez vous les quantifier en matière et ressources?

Rareté

Certaines richesses sont en état que nous appelons de rareté: leur disponibilité à la surface du globe est inférieure à la somme des besoins des êtres humains.

La rareté consiste donc à détecter les situations dans lesquelles il n’y en a pas assez pour tous et d’organiser le partage et la répartition de ces ressources rares.

Exemple global simple: Matériel: l’eau potable. Alors que l’eau salée abonde dans les océans qui recouvrent les 2/3 de la surface de la planète, l’eau potable fait défaut à 1 milliard d’êtres humains.

Exemple local simple: Matériel: Il y a 6 parts de gâteau alors que nous sommes 10. 4 invités se sont incrustés, et ils ont sacrément faim. Il n’y a pas assez de gâteau pour satisfaire les besoins de chacun, la solution sera de recouper le gâteau pour faire 10 parts, plus petites.

Exemple numérique: Immatériel: un accès sur un site de qualité cherche à valoriser ses contenus. Prenez n’importe quel site avec un abonnement, on vous demande de payer pour avoir accès au contenu. Ici les choses sont rendues artificiellement rares car en réalité sur le terrain numérique la vraie rareté n’existe pas. C’est donc une rareté artificielle décidée pour capturer la valeur.

Pour savoir si nous sommes dans une situation de rareté, il faut considérer dans le référentiel choisi l’ensemble des ressources et les besoins (et non les désirs) des humains de ce même endroit.

Tant que nos besoins seront illimités nous serons emprisonnés dans cette rareté que nos esprits créent par nos propre désirs. Il est intéressant d’observer qu’au niveau simple et local, pour le gâteau nous sommes capable de partager les parts et de diminuer la quantité par personne facilement, mais dès que nous partons sur une plus grande échelle, nous perdons de vue l’image globale. C’est à ce niveau là que l’Intelligence Collective et l’holoptisme (vision du tout) peuvent nous aider à effectuer ce partage géant.

Quelques observations

- Plus c’est rare plus je partage: ma part diminue

- Si c’est abondant, la valeur se déplace vers le filtre pour classifier et organiser cette abondance et pouvoir qualifier le contenu

- Si l’accès est abondant, c’est le contenu de qualité qui devient rare

- Chaque abondance ouvre une nouvelle forme de rareté

- Mettre des barrières sur ce qui est techniquement abondant est contre nature

De la rareté à l'abondance, comment monétiser la nouvelle valeur?

And so what?

Aujourd’hui, nous avons d’un côté l’économie de la rareté, très monétisée, d’une grande valeur. Certains pans de cette économie s’écroulent comme les blocs de glace du Calafate en Argentine. Ca se démonétise, la valeur bouge, elle fuit ailleurs. De l’autre côté nous avons l’économie de l’abondance: grande valeur, aucun doute, mais peu monétisée par rapport à ce qu’elle représente. Que faire?

Monétiser l’abondance? On fait comme si on n’avait rien compris, et on gache ce cadeau qu’est l’Internet et l’accès pour tous.

Lier les deux et monétiser l’abondance sans capturer la valeur en utilisant le lien avec l’économie de la rareté?

Démonétiser la rareté et accepter que nous sommes dans une économie d’abondance dans le matériel également?

Oublier tout ça et se libérer une bonne fois pour toute de toute la réflexion du partage à l’heure de l’hyper production? Bénéficier tous des 5 besoins élémentaires pour vivre, avoir 10 jours de services pour entretenir et travailler pour le collectif, et le reste du temps, créer, utiliser nos cerveaux et nos corps pour créer et partager notre création avec tous les autres? Le temps des bisounours est venu. Il nous manque une catastrophe ou deux pour réaliser qu’il est temps. C’est possible aujourd’hui. Ce n’est pas juste possible, c’est ce qui nous attend. Ouvrons les yeux.

25/01/2010 at 13:33 Comments (7)

Twitter Weekly Updates for 2010-01-24

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24/01/2010 at 17:20 Comments (0)

La relation entre la masse monétaire et les richesses

En écoutant le Mp3 sur le revenu de vie présenté par Thierry Crouzet et rassemblant Phyrezo, Stéphane Laborde, Olivier Auber, Florence Meichel et Philipe Scoffoni, je ne peux m’empêcher de faire un billet spécial sur ce que je perçois. On attaque ici le coeur du problème, et toute personne qui voudra se lancer dans la création d’une monnaie devra avoir conscience de ce rapport fondamental qu’il y a entre la masse monétaire et les richesses, et donc du pouvoir de la création de monnaie.

Gardez la comparaison en tête du rêve et de la réalité. La réalité ce sont les richesses: la terre et ses ressources, le rêve c’est la masse monétaire: les billets, les chiffres de vos comptes en banque. Il faut garder un lien entre la richesse et la mesure de cette richesse. Il faut qu’il y ait une confiance que le rêve représente bien la réalité. Quand nous parlons de crises financières et de bulles, c’est qu’on a perdu le sens de la réalité, que nous sommes repartis dans le rêve, on bulle. Et puis un jour la réalité resurgit. La bulle est de la taille de notre rêve: la différence entre ce qu’est la réalité et ce que nous avons voulu voir. En général tout le monde se plaît bien dans le rêve, mais le retour à la réalité est souvent beaucoup moins drôle. Donc il est important de garder une corrélation entre le rêve et la réalité, avoir confiance.

La monnaie, outil de mesure

La monnaie est un outil de mesure, comme le mètre, comme le kilo, comme la brouette. Elle permet à 2 individus qui ont des richesses diverses d’étalonner et de mesurer des tomates et des carottes. On estime la valeur des tomates avec l’outil de mesure. D’un autre côté on estime la valeur des carottes avec l’outil de mesure. L’outil de mesure permet de faire la passerelle entre les deux. On convertit. C’est un étalon.

Dans le troc: j’échange 1 kilo de tomate contre 1 kilo de carotte. Avec la naissance de la monnaie, j’ai confiance dans l’étalon de mesure et dans le fait que je pourrai l’utiliser plus tard pour l’échanger contre autre chose, c’est une sorte de “bon pour”. Donc un client arrive au premier magasin et échange 1 euro contre 1 kilo de tomate. Le soir, le marchand de tomate utilise l’euro reçu pour aller acheter 1 kilo de carotte. On nous répétait en physique et en math de bien mettre les unités car on ne mélangeait pas les tomates et les carottes, il se trouve que c’est justement ce que permet la monnaie: mélanger tout, mesurer tout sur un étalon commun, une unité universelle. Pour les unités de mesure de masse ou de taille on a déjà du mal à se mettre tous d’accord, pour l’énergie on doit bien avoir 10 unités différentes (joules, calories, newton, degrés, etc..) alors comment vous voulez que pour la valeur, chose absolument subjective, on arrive à trouver un accord universel? Il s’agit ici d’accepter que nous ayons des outils de mesures différents. Par contre lorsque nous voulons échanger, nous nous accordons à l’unisson pour trouver un système qui convienne aux deux parties. Comme si vous mettez en relation un grec et un russe, ils utiliseront sûrement l’anglais pour échanger, euh.. dialoguer pardon. Un outil de mesure que l’on puisse convertir selon les pays, les normes, les usages et les endroits. Universellement convertible.

La monnaie, outil de mesure

La monnaie, réserve de valeur

Quand nous commençons à utiliser la monnaie comme outil de mesure, et que nous pouvons l’échanger contre des biens réels, alors la monnaie devient une réserve de valeur temporelle. Entre le moment où je vends les carottes et je reçois le billet, ce billet a une équivalence de valeur des carottes ou des tomates ou autre chose. Ce n’est pas les carottes, mais ça équivaut aux carottes. Ça vaut les carottes, mais ça n ‘est pas les carottes. Cette monnaie ne marche que dans un système où tout le monde l’accepte et la reconnait comme valeur. C’est donc un accord collectif de reconnaître et de donner à la monnaie une valeur équivalente aux biens. Si un soir tous les magasins sont fermés et que vous mourrez de faim, vous serez bien emmerdés d’avoir 10€ mais aucun marchand de carottes à portée de main. Comme une énergie potentielle attend pour être transformée: le rocher en haut de la montagne n’attend qu’une pichenette pour être transformé en énergie cinétique, le billet sans marchand de carotte est une énergie latente, qui attend la pichenette pour être transformée dans le mouvement de l’échange.

Dans le troc l’échange est simultané, pas de piège de temporalité. Dans le crédit mutuel ou le SEL, il y a un décalage entre le moment où j’échange et je reçois quelque chose, la confiance repose dans l’autre. Dans la monnaie, la valeur repose dans l’accord collectif de ce système comme béquille. La monnaie est donc l’outil le plus performant, mais aussi le plus complexe.

Quelque soit le choix pour symboliser l’échange, de la complexité pour la décaler dans le temps apparaissent obligatoirement la confiance et le risque.

“je t’achète tes carottes pour un euro”

Comment avoir confiance?

La création monétaire permet d’anticiper sur la création de richesse et de rassembler les énergies pour les redistribuer du collectif vers le collectif.

Investir, c’est mobiliser les forces pour construire quelque chose qui augmentera la richesse demain.

C’est un pari sur l’avenir. Quand l’Etat créait de la monnaie pour soutenir un projet d’autoroute, ou une bibliothèque, il augmentait la masse monétaire, pour créer une somme qu’il investissait. Cette somme était utilisée pour acheter le terrain, payer les travaux, la construction, les salaires des hommes qui construisaient ces nouveaux murs, le mobilier qui occupait le bâtiment, les installations électriques et techniques pour qu’il fusse opérationnel. A l’ouverture de la bibliothèque, la richesse globale était augmentée pour tous. Un service en plus.

L’investissement a permis à l’économie du bâtiment, de l’installation de faire fonctionner leur savoir faire et de rémunérer des salariés, de payer pour des ressources. Les salariés dépenseront leurs salaires dans l’économie ce qui augmentera les activités collectives autour des salariés ou des entreprises choisies.

C’est donc un double effet: 1) collectif, un nouveau bien commun, pour tous, en service. 2) un boost pour stimuler et faire fonctionner l’économie

Super alors, quel est le risque?

Comme d’habitude, tout est rapport entre besoin et demande. Si la bibliothèque n’est pas utilisée, alors cette richesse collective n’est pas avérée. Si je créée 10 bibliothèques alors que les besoins n’existent pas, la richesse perd sa valeur.

Concentrer l’énergie en un point qui bénéficie à tous

Quand on créée de la monnaie, on utilise le pouvoir pour concentrer l’énergie à une zone précise. Les alentours irrigués de cette zone en bénéficieront, les parties qui en sont séparées non. Créer de l’argent augmente la masse monétaire donc baisse le pouvoir monétaire de chaque individu. Créer de l’argent, c’est diluer la valeur du billet.

Il est donc capital, j’adore utiliser ce mot, que les choix d’investissements collectifs se fassent au niveau le plus local possible, en fonction des besoins locaux. Exemple: avec une communauté d’un village, nous décidons collectivement de rassembler nos énergies (ou diluer notre argent, ça revient au même) pour construire une école pour nos enfants. Nous villageois diminuons notre pouvoir d’achat (augmentation de la masse monétaire) pour concentrer notre énergie à un point précis (terrain de l’école) pour y investir: bâtiment, travaux, équipement, mobilier: du travail rémunéré, que nous redépensons dans nos commerces locaux. Une fois l’école finie: la somme des richesse a augmenté: il y a une école en plus, la masse monétaire a augmenté: nous avons produit et échangé des biens et services.

Rien ne se créée, rien ne se perd: tout se transforme. Chacun a donc consenti une part de son pouvoir monétaire, concentré en un point, pour construire un édifice qui bénéficierait à tous = en se privant tous un peu de façon très discrète, on peut libérer une somme d’argent qui peut être investie en un point précis = l’inflation est une forme d’impôt pour celui qui a le pouvoir de création monétaire.

Aujourd’hui, rien ne se créée, rien ne se perd: tout se transforme: question pour une poignée de carambar, retracez le parcours des milliards d’euros de dette créés par nos pays, et donnez moi leur position finale.

Donc le pouvoir de création monétaire permet de concentrer l’énergie du collectif en conscience pour servir le bien commun. C’est un outil fantastique s’il est manipulé par la communauté pour la communauté.

La machine économique n'est qu'un circuit de flux

A lire sur le site savoir-sans- frontières de Jean-Pierre Petit, l’économicon dont ce screenshot est tiré.

Le bien et le mal

Tout outil peut être utilisé pour faire le bien ou pour faire le mal. Prenez un marteau, tapez dans le clou et c’est génial, tapez ailleurs et c’est le drame. Prenez l’argent. Dites vous qu’il représente la richesse matérielle réelle. Prenez conscience que nous avons délégué ce pouvoir de créer de l’argent à quelques uns. Demandez vous ce que vous feriez si vous aviez reçu ce pouvoir. Bien.

L’histoire est faite pour apprendre. Nous avons collectivement commis des erreurs, apprenons de ces erreurs pour pouvoir grandir et nous développer. La tentation resurgit toujours dès que l’on a entre les mains un tel pouvoir. Que faire contre la tentation? diviser le pouvoir, le répartir, en responsabilité collective. Que chacun s’implique dans la réflexion, sa réflexion, sa vision, et la vision collective.

Devenir maîtres de notre destin collectif.

Assumons.

Osons.

Co-créons!

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22/01/2010 at 15:22 Comments (5)

3 événements sur la monnaie en 3 semaines!

2010, l’année des monnaies libres. Il est temps d’en parler, d’y réfléchir, de comprendre l’enjeu, ce qu’elle présente et ce que cette opportunité représente.
Demandez le programme!

1. D’autres formes de monnaies sont-elles possibles?

Ce soir: jeudi 21 janvier, à la MIE dans le 3ème arrondissement

Projection La double face de la monnaie réalisé par Jérôme Polidor & Vincent Gaillard (54 min) + débat avec Marc Tirel et Didier Bodin

2. Et si nous repensions la monnaie?

Vendredi 29 janvier dans le cadre de la semaine du Forum Social: au Studio des Ursulines, soirée projection-débat The money fix d’Alan Rosenblith à laquelle je participerai avec Phyrezo du Mouvement pour la Transition Monétaire et Olivier2.0 de Danone Communities. A partir de 19h30.

Le trailer, sans les sous-titres. Le film sera sous-titré vendredi soir. Venez nombreux:

Event facebook

Event sur le site Mouvement pour la Transition Monétaire

3. Des monnaies complémentaires pour un monde meilleur

Vendredi 5 février à 18 heures au Conseil régional d’Ile-de-France – Salle Paul Delouvrier, 35 bd des Invalides 75007 Paris, Projection du long métrage de fiction Nature contre nature, suivi d’un débat.

3 dates en 3 semaines. VENEZ!

Toutes les informations se trouvent sur chacun des sites respectifs.

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21/01/2010 at 15:56 Comments (2)

Partager n’est pas voler

Partager n’est pas voler from La Quadrature du Net on Vimeo.

Très bon. Merci la quadrature. Bon donc, maintenant, comment on rétribue la valeur de celui qui a trouvé la première allumette?

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19/01/2010 at 01:44 Comments (0)

Créer de la richesse, la mesurer, l’échanger, la faire circuler

Dans mon billet sur gérer l’abondance, gérer la rareté qui compare les deux modes de partage et de gestion des richesses, je me frottais aux différences que l’on trouvait dans chacun des mondes et comment jouer sur ces différences. Comme le foot en salle ou en extérieur sont deux disciplines dont le but reste le même, toute la pratique consiste à développer la technique adaptée au terrain.

Pour ma part, dans la rareté ou l’abondance, je cherche à partager des richesses avec un maximum de personnes, de façon durable. Je cherche à partager ce que je créée tout en recevant quelque chose en retour qui me permette de vivre sur le long terme. Comment jouer sur chaque terrain en fonction de ses contraintes? Comment utiliser le terrain à mon avantage pour démultiplier les effets de ce partage dans l’abondance?

Dans une de mes analyses, je disais que l’artiste qui se reconnecterait avec sa communauté de fans se débarrasserait des intermédiaires et serait en prise directe avec son public de fan qui le soutient. En effet, je ne fais ici que reprendre les analyses de certains experts disant que nous passons d’une économie de la distribution à une économie de l’attention.

Le capital de départ - L’outil de production

Donc dans l’abondance, offrir et partager avec le plus grand nombre ne me coûte presque rien car le coût marginal est quasiment nul: le coût marginal est le prix pour fabriquer une unité supplémentaire. Dans le cadre du numérique, on sait comme cela est facile de faire un copier coller. Ce qui va donc me coûter c’est mon investissement initial avec mes coûts fixes.

Prenons un groupe de musique, il lui faut bien les instruments, le studio, tout le matériel pour enregistrer dans de bonnes conditions. Prenons un bloggueur, il lui faut un pc et éventuellement une caméra ou un bon appareil photo. Pour les codeurs il leur faut un pc. Pour ceux qui font de la vidéo, des clips, du bon matériel photo/vidéo ainsi que de bons ordinateurs.

En terme d’outil de production, d’investissement de départ, il faut une certaine somme. Si on prend un studio de télé collaborative comme techtoctv, on est là dans une autre gamme de prix, avec tout le matériel, l’investissement de base est conséquent, mais le coût marginal reste faible. Si on prend owni, le site, son design, la construction, le serveur l’hébergement, l’entretien, là encore on a un capital de départ plus un coût d’entretien.

Fait intéressant: dans l’économie de l’abondance, les outils de production appartiennent au monde matériel, gérés par l’économie de la rareté. Les deux mondes sont bien liés et l’un dépend de l’autre. On ne peut les considérer séparément. De même, les circuits de distribution dans l’abondance dépendent bien des règles des tuyaux qui permettent aux contenus de naviguer. Comme l’opérateur téléphonique peut écouter ou couper une conversation, le FAI peut lire tout ce qui passe sur votre ligne.

Une fois acceptée les règles du capital de départ, nous entrons dans l’économie et la gestion de l’abondance, les portes s’ouvrent…

Le partage et la barrière à l’entrée

On  n’a rien sans rien. Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme.

Quoi que l’on fasse, que ce soit gratuit ou non, quand on donne quelque chose, on en retire forcément quelque chose en retour, si ce n’est pas monétaire ou quantifié en argent, on peut le mesurer en attention, en temps, en nombre de pages vues, en audience, en réputation, en plaisir, en bonheur etc..

Prenez ce blog. Vous ne payez rien à l’entrée. Pourtant vous payez. Vous payez avec votre temps, avec votre attention, avec votre envie de lire la suite, avec vos clics vous me donnez des informations sur ce qui vous intéresse, avec un commentaire vous m’aidez à construire mon raisonnement, à tester mes hypothèses, à encourager mon travail. Vous n’avez rien payé en euros, mais vous m’avez donné quelque chose en retour. Nous procédons à un échange. Mon temps contre le votre, mes questionnements contre votre intérêt, ma réflexion contre la votre. Nous échangeons, débattons éventuellement sur ce qui peut constituer les modèles d’échanges de demain, et ce faisant nous sommes déjà dans une forme d’échange spécial.

Mettre une barrière à l’entrée serait fermer cet espace qui porte mes idées et ma parole à l’écrit. Cela ne m’intéresse pas, je cherche à les diffuser, à les partager et à les faire voyager aussi loin que possible. C’est un aspect colonisateur de l’homme que je suis. Les laisser voguer à travers les twitts, les retweets et les autres trackback pour aller s’éclater contre les idées des autres. Chercher, rechercher ensemble ce qui pourrait fonctionner demain pour permettre à l’énergie investie de revenir, aux échanges de se faire d’une autre manière.

Je cherche donc à répandre mes idées sur le net et à les faire s’entrechoquer avec d’autres courants. Comment obtenir un retour qui me permettent de vivre?

Tendre la main

Je donne avec une main, je reçois avec l’autre

Paul Jorion a innové dans ce domaine en créant une licence: presslib qui accompagne chacun de ses textes. Un petit paragraphe accompagne chacun de ses textes:

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

Chaque article est partagé, libre d’accès, mais doit être accompagné de cette mention qui fait le lien avec la case départ: la boîte à donation basée sur le site de monsieur Jorion. Principe de viralité assurée, il démultiplie la force de son message.

C’est à dire que si en plus de donner et partager mes analyses et billets, j’ajoute un paragraphe qui permette de tendre la main et passer la casquette pour ramasser quelques pièces, j’ai mon flux de feedback qui me permet de voir ce que vaut mon travail. Comme le guitariste dans le parc, comme le musicien dans le métro, comme la messe, comme le clown dans la rue, j’offre d’abord mon service, ce que je sais faire, je le partage avec tous sans barrière à l’entrée et je propose qu’on me rémunère ensuite, librement, en fonction de ce que ça vous a apporté.

En plus de donner son texte et de partager sa connaissance, Monsieur Jorion y ajoute un brin de conscience, il éduque son public et lui explique sa philosophie. Comme la licence GPL (General Public Licence) entraîne une viralité pour tous ceux qui utilisent des logiciels libres développés, sa licence se diffuse et peut se répandre à travers Internet de façon simple et gratuite tant que le paragraphe presslib y est accolé, et c’est ce que paye le lecteur: la conscience du travail fourni, et la possibilité de le rétribuer en fonction de ses besoins.

Ayant rencontré Paul la semaine dernière, il m’a confié que c’était souvent les mêmes qui participaient.: la communauté, les riverains comme les appellerait Rue89. Ceux qui habitent et travaillent sur le blog presqu’autant que lui, ceux qui vivent dans les commentaires, ceux qui en bénéficient et en profitent au maximum. D’une certaine façon ce sont devenus des actionnaires, sauf que les deux parties sont libres. Paul Jorion est libre d’écrire ce qu’il veut, n’ayant pas de patron, une personne face à qui se tourner pour connaître la ligne directrice du blog, et les membres donateurs sont libres de le faire quand bon leur semble. La transparence les lie avec un rapport semi-mensuel environ de l’état des donations. On retrouve là une grande similitude avec Wikipédia. Libre et interdépendants. La boucle de circulation de la valeur est bouclée. Pérennité assurée jusqu’à ce que l’une des parties n’y trouve plus son intérêt.

Comment stimuler sans capturer? Comment créer de la richesse de façon vertueuse?

Profiter des lecteurs, de leur temps et de leur attention pour les faire participer à la tâche: construire ensemble, co-créer.

Plutôt que de les tracer silencieusement, de les observer depuis le back office, de les statistiquer, si je leur donnais la possibilité de s’exprimer? De qualifier ce qu’ils trouvent, de classifier, de tagguer, de ranger? N’est-ce pas déjà la stratégie de google, flickr, youtube, diigo qui délivrent un service gratuit et utilisent leurs utilisateurs et la longue queue pour améliorer, trier, ranger les données pour améliorer l’utilisation de tous: un véritable travail de fourmi. A l’aide d’un flux de rémunération parallèle, ils récupèrent de quoi vivre.

Démultiplier: Je donne la ressource, vous la diffusez.

Mesurer: Je produis des idées, vous testez leur cohérence.

Trier: Je publie des contenus, vous les classifiez.

Échanger: J’investis de l’énergie pour construire une structure, vous investissez de l’énergie pour la maintenir en vie, l’améliorer.

Tester la pérennité: Je partage mes contenus de façon ouverte, je demande aussi une rémunération en échange, vous me donnez la réponse.

Partager les revenus: Je reçois une rémunération, je la réinvestis dans le blog et dans mon travail, vous en profitez à nouveau.

Eclairer: Je déclare mes intentions, vous connaissez mes revenus et mes besoins.

La suite on la connaît: winner takes all. Le premier qui fournit un service gratuit et performant attire toute l’attention et on ne parle plus que de lui, car la communauté est là-bas. Les nouveaux arrivants filent vers ce service sans se soucier de la concurrence. Le premier qui ouvre et partage gagne l’attention et les projecteurs. Ensuite s’installe  une lutte pour vivre dans la durée.

Pour ne pas capturer, ils doivent jouer la carte de l’open: pas de barrière à l’entrée, pas de barrière à la sortie. Chaque membre doit pouvoir prendre ses affaires et s’exporter vers un autre service librement s’il n’est plus satisfait. Alors pour stimuler le client, je dois l’encourager à participer, à construire avec moi cette plateforme, à la partager avec lui, l’aider à s’impliquer, lui donner une voix, compter et valoriser son travail comme je lui demande de valoriser le mien. Il partira parce qu’il y a mieux ailleurs, il reviendra car il est ici chez lui. Il aura construit une part de ces fondations. Une partie de lui est ici. Nous sommes liés, libres et liés.

La communauté améliore la fluidité des échanges

La communauté gagne toujours, l’union fait la force

Dans les mouvements du logiciel libre, de la musique, de la peinture, des arts, des écrivains, des blogs on retrouve cette même base: la communauté. Un éco-système, le premier cercle qui protège, alimente et nourrit une idée, une philosophie. Seul vous n’avez aucune chance. Entourez vous d’une communauté que vous nourissez et qui vous nourrit, bâtissez un échange viable qui enrichisse chacune des parties et alors vous développerez plus que des idées. Comme nous l’avons vu chez Paul Jorion ou chez Rue89, ce sont les membres les plus proches qui participent et assurent la viabilité. Il reste probablement des participations marginales de personnes qui passent et découvrent le site, mais c’est réellement le premier cercle qui fournit l’apport vital au noyau. C’est également ce premier cercle qui contribue à la diffusion vers les autres cercles, qui deviendront peut-être un jour contributeurs.

1) Qu’est-ce que j’apporte à ma communauté?

2) De quoi ai-je besoin?

3) Qu’est-ce que m’apporte ma communauté?

4) De quoi a-t-elle besoin?

5) comment fluidifier nos échanges, pérenniser notre relation, avancer ensemble de façon libre et interdépendante?

Pour le prochain billet, je répondrai à ces questions, alors vous pouvez dores et déjà réfléchir à ce que je vous apporte, et à ce que vous pouvez m’apporter qui ne me viendrait pas à l’esprit (monétaire et non monétaire..)

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19/01/2010 at 01:19 Comments (4)

Twitter Weekly Updates for 2010-01-17

  • Je viens de découvrir ce dessinateur, très sympa : http://www.fuckingkarma.com/ #
  • Et si nous reconsidérions la place de l'argent ? Les inscriptions sont ouvertes ! http://fon.gs/wsf2010moneyfixparis #
  • Courte interview de Richard Stallman avant sa venue en France – Framablog: Highlights and Sticky Notes:Penses-t.. http://bit.ly/8gVmm5 #
  • Les banquiers sont les plus grands magiciens que nous ayons créé. Vive le dieu argent. Vive les intérêts, vive la dette! #assez #
  • La cause pour laquelle je me bats: libérer la monnaie: aidez-moi, aidez-vous, aidons-nous! Mon combat : http://bit.ly/88boEF #
  • Mecanopolis » Travaille, fais du fric et ferme-la !: Highlights and Sticky Notes:Or, comment est obtenu cet arg.. http://bit.ly/5bbAEF #
  • Et si au lieu de dire "gagner de l'argent" on disait "se battre contre les autres pour prendre sa part"? #
  • Le Révolutionnaire: Toute la vérité sur le capitalisme: Highlights and Sticky Notes:L'idée est simple, il suffi.. http://bit.ly/7o4pVU #
  • Le poids des chaînes: ce que vous payez aux plus riches de cette planète via le service de la dette: http://bit.ly/7o4pVU par @nfroidure #
  • Merci à @nk_m de lancer un débat public sur #Loppsi http://act.ly/1lq | RT pour signer . http://act.ly/1lq RT to sign #actly #
  • L'Art de la guerre – Sun Zi: Highlights and Sticky Notes:Ceux qui cherchent les recettes de gouvernement qui ont p… http://bit.ly/7tUShH #
  • Mes 994 livres, internet et la mémoire universelle… – novövision: Highlights and Sticky Notes:On nous avait appr… http://bit.ly/8NBhiN #
  • RT @nicolasvoisin "La reféodalisation du monde" http://bit.ly/6Z067w via @monolecte & sur #Owni "l´imposture" http://bit.ly/77DIqL /-) #
  • Je sens comme un gros calme avant la tempête financière. ça sent pas bon du tout. Moins j'en entends parler plus ça va friter. #
  • Nous allons redécouvrir ce que l'union fait la force veut dire. Sauf ceux qui persisteront dans l'individualisme. #
  • Drôle de retomber sur mon mindmap sur le capitalisme est-il durable 1 an et demi après: http://bit.ly/4WKS7b #
  • Ouvre les yeux! Bambi cruz, back in time: http://bit.ly/6bhAFi #
  • Bonjour à mes nouveaux followers, aux anciens, et à tout le monde. Voili voilà! #
  • Out Of Time: Highlights and Sticky Notes:Out Of TimeTags: no_tag Posted by: zoupic http://bit.ly/5NIyJw #
  • Karmapolis – matrix : l'univers sous hypnose: Highlights and Sticky Notes:Citons en vrac les autres "hypothèses" e… http://bit.ly/8iH9zi #
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17/01/2010 at 17:20 Comments (0)

Ouvre les yeux!

J’avais 13 ans. Cette chanson m’avait profondément pénétrée. Aussi bien la mélodie qui avait emmené mon âme, le flot qui rythmait mon corps et les paroles qui remplissaient mon cerveau. Le refrain avec cette voix de femme envoutante et ce nuage, j’y étais.

12 ans après, plongé dans mes recherches sur les limites du capitalisme, le shuffle de la musique m’envoie cette chanson, comme un clin d’oeil:


Bambi Cruz – Ouvre Les Yeux
par Hakunamatata67

Les artistes passent un message percutant. Ils amènent l’éveil. J’aime, je partage.  Je vous laisse avec les paroles et la douce mélodie du refrain:

Je nous cerne comme des esclaves modernes
Prisonnier d’un système
Qui ne cesse de nous berner
Notre cerveau ! Lavé comme un vulgaire polo
Retourné, programmé, formaté depuis l’âge du berceau
Ne me dites pas que je suis le seul à essayer
De rassembler les pièces de ce puzzle éclaté
Le temps passe
Les jeunes se tabassent
Cassent des vitrines
Rêvent de flings de luxe, de limousines
Les magasins sont remplis de belles choses
On crée l’envie, le peuple est sous hypnose
La publicité matraquée tous les jours
La technologie avance sauf pour ceux qui habitent les tours
Ils travaillent comme personne la mammite fonctionne
Leurs propres désirs les emprisonnent
Tu ne peux plus réfléchir, tu dois t’en sortir
Payer tes dettes, tes crédits voici ton avenir

{Refrain: x2}
Ouvre les yeux
Je t’emmène en voyage
Sur un nuage
Ouvre les yeux

Un sombre au pouvoir, dans l’ombre opère, génère de l’argent
A savoir caché aux yeux des plus grands
C’est pas compliqué, ils sont friqués
Je vais t’indiquer, comment une partie du monde ils peuvent contrôler
Ils possèdent des banques, des fabriques d’armes, le commerce d’alimentation
Prêt à contrôler une nation
Dans un pays où l’économie est au plus bas
Ils les font vivre puis se retirent, c’est la guérilla
On en veut au gouvernement qui se défend
Achetant des armes avec leur propre argent
Sponsor de la guerre, ils accordent des crédits
Font des partis, mais dites-moi : Qui s’enrichit ?
Voici leur capital multiplié, leur descendance est à l’abri
Mais leur fortune sent le moisi
Ils ont des billets verts à ne plus savoir qu’en faire
Y a pas de mystère, ils vendent leur âme à Lucifer

{au Refrain, x2}

Faut pas se faire d’illusion, on organise la confusion
On est plus facilement contrôlable sous la pression
On alimente les différences entre les hommes
Alors qu’il n’y en a pas
Tout le monde est pareil ici bas
Le racisme, les religions, sont de beaux moyens
Pour que l’on s’entre-tue à leur frais dès demain
Ils ne veulent plus qu’on pense par nous-mêmes
Car l’homme est amour et que le système n’est que haine
J’aime ce thème et dorénavant
J’essayerai de ne plus me comporter comme un délinquant
Rebelle, je payais pas le métro, fumais la ganja
J’ai réalisé que le plus soumis à l’état c’était moi
Je copiais la télé, par ce biais accentuer les clichés
Que les jeunes sont tous des mauvais
Apprenez que l’ennemi n’est pas forcément celui contre qui l’on se bat
Mais celui qui profite des dégâts

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16/01/2010 at 13:44 Comments (0)

Des combats qui valent la peine

Des combats qui valent la peine, ça rend heureux. Un combat contre la maladie. Un combat Pour la vie. Un combat vers la vie.

Notre planète est malade. Notre humanité est malade. Nous sommes malades. La terre, notre humanité, est arrivée au bout d’un cycle, un cycle de destruction, de non sens et de violence. La violence de la guerre bien sûr, mais la violence que nous nous infligeons. La violence que je m’inflige quand je ne regarde pas dans les yeux cette personne dans la rue qui me demande juste un euro, la violence que j’envoie sur mon cher président, la violence que je fais dévier sur mes voisins quand ils font la fête trop tard. Une violence inouïe, une violence qui s’exprime parfois à coup de canon chaque nuit comme on le voit depuis 50 ans à Gaza, une violence manipulée, mais à laquelle nous succombons toujours. La violence de ne pas être heureux et de reprocher aux autres quand ils sont dans la joie. La violence de voir le monde comme il est, de découvrir la réalité économique, le système financier, ses rouages, et de me sentir impuissant, seul.

Nous nous sommes égarés. L’homme a perdu la voie. Nous sommes des êtres créateurs, doués de compassion et d’amour, d’écoute et d’empathie, de partage et de joie. Nous nous sommes perdus, déconcentrés, nous avons succombé aux tentations que nos yeux et nos sens pouvaient détecter autour de nous. Vous connaissez la suite. L’argent, le pouvoir c’est comme l’eau de mer, plus on en boit, plus on a soif.

Pour s’arrêter, il faut raisonner, se rendre compte que la situation actuelle n’est pas satisfaisante, au niveau mondial comme au niveau personnel. Comment puis-je être heureux dans un monde où 1 milliard d’humain meurt de faim quand les autres gaspillent? Comment puis-je fermer les yeux et baisser les bras sur mes frères et soeurs qui meurent chaque jour? Je sais à quel point la vie est magnifique, je sais également reconnaître à quel point nous la gâchons. Nous pouvons faire mieux.

Des combats qui valent la peine, il y en a sur tous les fronts. Le plus grand est celui qui se déroule en moi à chaque instant. Celui du bien contre le mal. Celui de l’amour et de la générosité contre l’ignorance et l’égoïsme.

Si j’imagine le Titanic qui fonce sur son iceberg et que je réalise que je suis à bord, que faire?

Le colibri répondrait faire sa part, chacun avec ses moyens. J’ai trouvé ma part.

Etant donné ma passion pour les chiffres et plus récemment les flux, après avoir fait le tour des problèmes qui nous menacent, en montant au niveau le plus profond, c’est dans le système monétaire que j’ai trouvé le dysfonctionnement le plus important à mes yeux sur lequel concentrer mon énergie. Le système  n’étant que le reflet de notre imagination collective, c’est à dire des symboles, des papiers et des accords que nous avons créé, si le système est pourri, c’est que nous sommes aussi pourris. Nous nous sommes laissé piéger collectivement entre l’abondance matérielle, l’organisation et la stimulation économique contre la relation à l’autre. Aujourd’hui, nous nous découvrons pourris de l’intérieur par un conditionnement prolongé dans un système qui nous a pourri et que nous avons accepté collectivement. Au lieu de se serrer les coudes et de se lever ensemble pour refuser ce système nous avons fondu dans l’individualisme et le matérialisme. Nous avons coupé les liens et la solidarité par égoïsme et peur du lendemain. Le système est une machine bien huilée, ses verrous sont puissants, mais la machine est devenue fragile. L’heure approche.

Comment en sortir?

Le système n’est que notre reflet. Changer le système ne suffit pas, il nous faut changer pour permettre un autre système. Il faut sortir de notre conditionnement et de notre confort. Cela a un prix: aimer son voisin, aimer son prochain, ouvrir les yeux et partager les richesses. Tout changement demande un sacrifice, une offrande: on a rien sans rien.

Brûler les banquiers ne fera que reporter et transférer notre violence sur l’autre. Notre système = nos problèmes. Les banquiers l’ont fait, nous l’avons accepté sans désobéir. Même chose avec le président. Solidairement responsables.

Avons-nous déjà touché l’iceberg?

Question difficile. L’iceberg financier: définitivement. Pour le climat, j’ai la conviction que c’est encore devant, mais qu’on fonce à grande vitesse. Mon professeur de finance internationale disait qu’en économie quand le bateau prend l’eau, il vaut mieux quitter le navire et en créer un autre plutôt que de tenter d’écoper. C’est une question d’économie d’énergie. S’il est possible de penser pour le système financier de repenser le tout, pour le climat nous n’avons pas de deuxième chance, ce qui nous oblige à trouver une solution pour le système financier à venir qui prenne en compte les ressources limitées, le CO2, l’environnement et les hommes. Et il faut faire vite. Le temps nous est compté, il l’a toujours été. L’insurrection des consciences doit s’accélérer comme la propagation d’un buzz.

Alors contre quoi je me bats?

Je me bats contre moi. Je me bats contre nous. Je me bats contre un système que l’on nous a offert comme unique possibilité et qui détruit l’homme, son humanité et sa planète.

  • Je souhaite communiquer, expliquer, appuyer et dévoiler comment le système monétaire international s’est éloigné de son but premier et à quel point il nous éloigne de la réalité. J’aimerai rencontrer des artistes pour réfléchir comment combiner nos talents pour exprimer des idées qui contribuent à la prise de conscience. L’explication rationnelle aide le mental, mais nous savons au fond de nous qu’il y a quelque chose de louche avec tout ça. L’art permet d’ouvrir ces canaux et de réveiller ce qui est enfoui en nous.
  • Je souhaite réunir des gens intéressés, conscients de ces problèmes pour construire un autre système. Tester, essayer, créer. Je souhaite créer des événements pour décider et s’engager ensemble à nous reconnecter, à faire des échanges, à créer des monnaies qui répondent à nos besoins et respectent les limites de la Terre. Seul je ne peux rien faire, j‘en appelle à vous pour créer ensemble et regrouper nos efforts.
  • Je souhaite créer des interviews sur le Flux. Interroger différentes personnes dans des métiers variés avec le parallèle du Flux, de la circulation pour démystifier la complexité de l’économie. Ce ne sont que des tuyaux et des courants. Le plombier, le blogueur, l’électricien, le chirurgien, le physicien, la kiné, le géographe, la chanteuse, la caissière, celui qui travaille sur les écluses ont tous des expériences autour du flux. Quel sont ses propriétés? Comment le modifier? Nous avons tous des richesses et une compréhension du flux différente. Transposons cette richesse d’un domaine à l’autre et nous nous enrichirons tous. La monnaie locale est une création, définition, gestion du flux définie par ses utilisateurs selon son contenu et ses richesses. Si vous travailler sur un flux, que vous voulez m’en expliquer le fonctionnement, n’hésitez pas à me contacter, rencontrons nous!

Libérer l'énergie

Nous sommes prisonniers du système financier et de nos euros. Pour s’en libérer, il faut reprendre la confiance que nous avons donné au système et le placer dans nos voisins, dans les autres et dans nous.

Je n’ai pas dit que ça serait un combat facile… Mais redessiner la carte et les règles des échanges monétaires libèreront l’énergie et la confiance que nous avions placé dans un système froid et cancéreux plutôt.. Ce faisant, c’est nous que nous libérons..

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12/01/2010 at 18:26 Comments (8)

Action – Silence on tourne!

Après quelques années à chercher où mettre mon énergie à profit, à chercher qui je suis et ce qui me rend heureux, à comprendre pourquoi et comment me transformer et transformer le monde qui m’entoure vers plus de vie et d’amour, je me pose.

Je me pose, façon de parler car j’ai du mal à m’arrêter! Je pose mon  baluchon. J’ai trouvé une cause, un lieu, une équipe, une mission, une activité qui me reconnecte avec la réalité du terrain.

J’ai signé hier mon contrat pour travailler à l’accueil du centre d’écologie et d’art corporel: Génération-Tao. C’est une équipe souriante, un centre orienté vers le corps et l’esprit, une expérience atypique, une entreprise alternative de conscience, bref, tout ce qui m’attire. J’y ai découvert la reconnexion avec mon corps en suivant des soins assez inhabituels: luminothérapie, soin par des pierres précieuses, tapis magnétiques qui m’ont fait le plus grand bien. J’y ai aussi découvert une pratique de connaissance de soi basée sur le souffle. On y trouve des cours de Taïchi, Qi Gong, Wushu, Art du combat, danse de l’éventail, danse indonésienne, silat, yoga et enfin le Wutao, spécialité née au coeur du centre développée par ses créateurs: Imanou Risselard et Pol Charoy.

J’ai découvert le centre lorsque je travaillais avec The Transitioner et que nous avons organisé un événement sur les monnaies libres début octobre. J’ai très vite été attiré par l’énergie et l’ambiance présente. Le soin et l’originalité de cette entreprise m’ont séduit, je me suis senti comme appelé. Je savais que j’y reviendrai. Ca y est.

Le centre, en plus d’être un lieu de pratique corporelle et de connaissance de soi est également un endroit pour penser, et échanger, via le magazine Génération-Tao qui en est à son 55ème numéro, via les événements que le centre accueille, et via sa proximité avec les créatifs culturels. En bref, c’est à mes yeux un centre qui comme un coeur, bat la vie et impulse un souffle basé sur la connaissance de soi.

Suite à la journée sur l’Intelligence Collective Globale et aux monnaies libres, j’ai eu la chance de pouvoir rédiger un article sur l’Intelligence Collective Globale telle que je l’ai apprise pendant mon expérience dans le transitioner avec Jean-François Noubel et Fernanda Ibarra.

Génération Tao 55

Le magazine est considéré comme généraliste car il touche aussi bien à l’écologie, aux disciplines énergétiques chinoises, à la santé, à l’économie, à la Chine, mais aussi à la société et à la culture. Vous pouvez feuilleter le magazine à cette adresse. Les liens pour commander l’article y sont, si vous le souhaitez vous pouvez aussi vous rendre au centre, me faire un coucou et venir acheter le magazine!

En parallèle de mon emploi du temps au centre, je souhaite développer mon auto-entreprenariat sur la découverte et la pratique des monnaies libres. Un événement pour la fin de janvier est en préparation, en plus de la projection-débat à laquelle je contribue avec Le mouvement pour la transition monétaire et Olivier2.0 de Danone Communities qui aura lieu au studio des Ursulines.

Vendredi 29 Janvier – 19H, Studio des Ursulines. Je vous en reparlerai!

Donc ça bouge bien. L’auto-entreprenariat va pouvoir prendre son envol doucement. Ce sera le prolongement dans la matière de ce qui s’écrit sur ce blog en terme de réflexion et de recherche sur l’abondance. Avec le principe de réalité de la rémunération, du prix et de l’offre monétisée. Je vais défricher un terrain et voir comment je gère ma rareté et comment je partage mon abondance.

à suivre!

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12/01/2010 at 01:59 Comments (4)

Twitter Weekly Updates for 2010-01-10

  • Comment monétiser une richesse abondante: immatérielle, reproductible à l'infini, quasi-gratuite, instantanée et incontrôlable? GL! #
  • Créer, détruire, mesurer la valeur. Monétiser l'abondance, entrez dans le monde des flux: voilà où nous en sommes http://zoupic.com #
  • Internet: immatériel, reproductible à l'infini, presque gratuit, incontrôlable. what else? #
  • Gérer la rareté gérer l'abondance par Cornu de la FING : http://bit.ly/6D540j c'est plus clair, plus net et plus précis! #
  • #hadopi ou la relance du marché du VPN. La volonté de partage perce et glisse là où elle peut http://bit.ly/4TYWJS #
  • Je viens de m'éclater la machoire de rire sur les 30 fanpages & groupes facebook ultimes sur bienbienbien http://bit.ly/5SfQQS #
  • Merci pour les RT @nicolasvoisin @lucasp007 @Manage_EO @cgenin @rez0 @filiperies #owni pour l'article sur les changements de valeur #
  • Merci + RT @EricMainville Plutôt que de vous chamailler lisez plutôt l'article @zoupic http://bit.ly/6phRIf #
  • Qu'est ce que le mouvement? d'après dialogues avec l'ange + mon commentaire à lire ici: http://bit.ly/7HEdkf #
  • The four eras of human evolution and how we first separate before going back to ONE. http://bit.ly/6hZLdh #flow #currencies #NCF #
  • Destruction créative, nouvelle richesse, DIY http://bit.ly/7CF1FX par @ericmainville #
  • Ce ne sont pas des alternatives, c'est le paradigme qui naît. #
  • S'enrichir collectivement ce n'est pas accumuler les richesses mais faciliter leur circulation. #
  • Veuillez rendre votre corps dans l'état où vous l'avez trouvé en arrivant. #
  • y a pas d'équivalent à MSpaint fourni avec un mac de base? #
  • J'ai écrit un article dans le numéro 55 de Génération Tao sur l'Intelligence Collective Globale http://bit.ly/5n3FKv merci @jfnoubel #
  • (1/2) Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l'être… #
  • … mais aussi la sagesse de distinguer l'un de l'autre. Marc-Aurèle (2/2) #
  • J'ai commenté chez @crouzet sur le débat blogueur / journaliste et la rémunération http://bit.ly/4Bej3p #
  • Ceci n'est pas une crise c'est un changement de paradigme. #
  • La seule chose qui nous sépare du bonheur, c'est nous. #
  • #m2020 Mobile trends for 2020: the future is now / mobile will rule the world 50 experts express their view : http://ow.ly/Ti4x #
  • Les perspectives de 2010. – La déflation arrive !: Highlights and Sticky Notes:La prévision à horizon d'un an e.. http://bit.ly/4ViC2T #
  • Dans 20 ans quand ils regarderont toutes les barrières que nos gouvernements ont mis à Internet, ils rigoleront bien. #
  • Sarkozy et Internet: Entre farce et dogmatisme inquiétant | La Quadrature du Net: Highlights and Sticky Notes:N.. http://bit.ly/6plTTY #
  • Liberté spirituelle. Egalité politique. Fraternité économique. #
  • Blogpost: Le rythme du changement et le respect de soi: http://bit.ly/8rBtbv ACH j'ai changé comme dirait l'autre. #
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10/01/2010 at 17:20 Comments (0)

Le rythme du changement & le respect de soi

Si je fais la liste de toutes les choses que j’aimerai changer pour accorder la philosophie, la parole avec l’acte, j’ai l’impression d’avoir une liste de devoirs plus longue qu’une queue à la poste.

Le devoir de changer

Il y a tout ce que tout le monde critique et dont mes recherches m’ont montré que je ne souhaitais, idéalement plus soutenir.

L’écologie et le développement durable: Les ampoules, les poubelles, le recyclage, le chauffage, la lumière, le vélo, le métro, la consommation locale, la consommation de viande.

La philosophie libre: Développer, utiliser, soutenir, prêcher, les idées libristes.

La neutralité du net: Défendre la neutralité du net, encourager, développer les idées et soutenir la Quadrature du Net.

La diversité de la presse: Diversifier mes lectures, encourager et remercier ceux qui m’apportent quelque chose

Le monde de la consommation: Consommer moins, éviter les achats impulsifs, les conneries, la consommation ostentatoire.

Le capitalisme: placer mon argent à la NEF.

La globalisation: Consommer local, préférer le commerce équitable, éviter les marques qui sous-traitent dans des sweatshops.

La santé: Manger végétarien, préférer le bio, faire de la marche, faire du sport

La fraternité: donner à celui qui me tend la main

Le travail: avoir une occupation rémunérée en accord avec mes valeurs

Le devoir de - courbée par le poids de la tâche

Idéalement, sur le papier, voilà à peu près la liste des actes que j’aimerai aligner avec ce que pense mon cerveau. La raison est simple: selon mes convictions et mes recherches, chaque alternative est plus pure, plus respectueuse de la terre et de l’humain que le modèle actuel. Si cette liste est vue comme une liste de devoirs, alors je peux oublier tout de suite. Je ne changerai pas parce que je le dois.

L’envie de changer

Avoir envie de changer, rien que la formulation fait toute la différence. L’envie n’est pas illimitée, elle vient avec le temps et il y a une notion de force qui part de mon coeur qui me pousse vers l’avant. Dans le devoir c’est une force qui s’écrase sur mon dos et m’écrase au sol.

J’ai envie de changer me permet de me redresser et de dire ce que j’ai envie de changer et pourquoi. Les limites étant généralement ce que chacun se fixe, toute cette liste est complètement réalisable, les questions importantes sont celles du rythme et du sens: Pourquoi je le fais? et à quelle vitesse?

Si j’essaye de tout faire d’un coup, alors je peux être certain que mon corps, mon cerveau, mes habitudes vont péter au bout d’un moment. Je le sais pour l’avoir testé. Aujourd’hui, je choisis donc d’y aller doucement, pas à pas, mais avec entrain et détermination. D’un autre côté, la question du pourquoi? Si je le fais pour aligner les paroles à l’acte, je me mens partiellement. Ce n’est pas la seule raison pour laquelle je le fais. Se poser la question du pourquoi permet d’aller chercher au fond de soi les raisons de l’insatisfaction.

Le respect de soi, des autres

Dans ces changements violents que j’ai voulu m’imposer, j’ai parfois oublié de me respecter et de respecter les autres. Monumentale erreur.

Aujourd’hui, j’ai encore envie de changer, d’évoluer, d’aligner mes paroles et mes actes, ce qui me choque à l’extérieur et que je souhaiterai mettre en place à l’intérieur. La différence, c’est que j’ai appris que le changement ne servait à rien si c’était pour me faire violence. S’il est guidé par le mental et des volontés d’enfants “je veux” alors je me planterai à chaque fois. Se planter, c’est l’expérience et c’est apprendre, c’est comme ça qu’on avance donc ce n’est pas grave, mais j’essaye d’apprendre de mes erreurs.

Il y a cette citation que j’ai mise sur twitter qui a été prononcé par un des anciens de l’istec lors de ma cérémonie de remise des diplômes, de Marc Aurèle qui reprend bien l’idée:

Que le courage me soit donné d’accepter ce que je ne peux pas changer, la force de changer ce qui peut l’être et la sagesse de distinguer l’un de l’autre.

Elle est certes valable pour le monde extérieur, mais elle fonctionne aussi pour le temple intérieur qu’est mon corps. Donc du respect et de la patience, envers moi, et envers les autres. C’est souvent mon intolérance qui fait que j’aimerai changer tout ça, montrer l’exemple, faire une différence et me sentir mieux d’aligner paroles et actions. Le respect envers moi-même c’est d’accepter la réalité et l’état des choses. C’est aussi l’humilité et l’honnêteté de dire que je suis en chemin mais que je  ne peux pas me changer complètement en un clin d’oeil. Cette liste a du sens est elle est importante mais allons-y pas à pas. Accepte d’être qui tu es. Accepte les choses telles qu’elles sont.

Le respect envers les autres c’est d’accepter qu’ils sont tels qu’ils sont et de ne pas vouloir les changer. Chacun est déjà en chemin, et il n’y en a pas un qui soit plus en avance, nous utilisons juste des chemins différents.

Ca ne m’empêche pas de continuer d’avoir envie de changer, mais ça change tout dans l’origine du changement et la façon de le faire.

L’essentiel est de prendre le temps d’écouter la voix au fond de moi pour savoir si ce que je fais est juste.

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08/01/2010 at 16:37 Comments (0)

Qu’est ce que le Mouvement?

Voici un extrait de dialogues avec l’ange qui me touche beaucoup. Dialogues avec l’ange est le récit de 4 jeunes hongrois pendant la seconde guerre mondiale qui chaque vendredi vont communiquer avec leur ange, ou maître intérieur. Un enseignement, une transmission spirituelle, une référence, ce livre est précieux. En voici un passage, c’est un dialogue entre Lili qui questionne son ange sur ce qu’est le mouvement.

Qu’est ce que le mouvement?
- Ce qu’il y a de plus grand.
La croissance n’est pas encore mouvement.
Le vent n’est pas encore mouvement.
Le courant des eaux n’est pas encore mouvement.
L’érosion n’est pas encore mouvement.
Le cheminement des étoiles n’est pas encore mouvement.
Tout cela n’est que conséquence, tout cela n’est qu’inertie.
Tout mouvement sous l’empire de la faim, du froid, du désir – n’est que contrainte.
Mais toi – tu sais déjà te mouvoir…

L’ACTE LIBREMENT ACCEPTE – C’EST LE MOUVEMENT.

La main qui aide – c’est le mouvement.
Les yeux qui rayonnent – c’est le mouvement.
L’élévation de la matière en nouvelles demeures – c’est le mouvement
Nouvelle Création: non plus captivité, mais délivrance.
Il n’y a pas d’autre liberté.

Ce mouvement-là, suscite-le chez tes élèves,
ainsi chaque mouvement sera – MOUVEMENT
et non captivité languissante.

Il y a les muscles – et c’est en vain.
Il y a les tendons – et c’est en vain.
Il y a les os – et c’est en vain.
Que deviennent les tendons? – Ils deviennent corde, les os? – des bâtons,
les nerfs – des fouets?
la jeunesse? – de la perversion.

Seul le vrai mouvement délivre.

Enseigne cela, mon serviteur, et sous ta main les corps renaîtront, ils ressusciteront, car tous sont morts…
tous sont morts.

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J’aime dans ce passage la différence entre le mouvement que nous voyons, conséquence des contraintes, des inerties, mouvements subis et le Mouvement initial, le Mouvement qui lance, qui débute et transforme une intention en action.
L’acte librement accepté comme le dit le texte. Le Mouvement commence par le choix: la décision consciente d’agir et ce Mouvement ne se manifeste que lorsque l’action prend place.

De quel Mouvement(s) suis-je l’initiateur? l’acteur? dans ma vie?

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05/01/2010 at 15:26 Comment (1)

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