zoupic – le propre de l'Om

Création du futur: il est temps de passer au prochain stade de l'Humanité

Je serai sur BFM Business pour parler des monnaies complémentaires et virtuelles

J’aurai la chance d’être l’invité de Nathalie Croisé dans l’émission Paris d’avenir qui aura lieu en direct sur BFM Business ce mardi 24 de 21h à 22h.

Ce sera un plateau où je serai avec 3 autres invités, tous impliqués  dans le sujet des monnaies complémentaires et monnaies virtuelles :

Alain Philippe, Président de la Fondation Macif qui accompagne l’émergence des Accorderies en France

Jean-Pierre Morali, Directeur d’Ecosol, la coopérative qui accompagne le Sol Alpin

Stéphane Laborde du site Création Monétaire, auteur de la Théorie Relative de la Monnaie

 

 

L’émission est en direct et est diffusée simultanément en radio et télé (voici les fréquences : canal 24 de la TNT gratuite en Ile-de-France; canal 55 de Canal Sat ;  canal 95 de Numericable; canal 100 de Bouygues Telecom; canal 80 de Free/Alice; canal 149 d’Orange; canal 240 de SFR)

 

Plus d’infos sur Paris d’Avenir et pour retrouver le podcast quand il sera dispo : http://www.bfmbusiness.com/programmes-replay/emission/paris-d%E2%80%99avenir


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24/01/2012 at 02:14 Comments (0)

Consommation ou partage collaboratif?

Suite à la lecture de l’article d’Hubert Guillaud sur Internetactu.net qui de façon plus large traite d’usage et de mésusages & suite à la lecture de Vincent Truffy sur son blog médiapart, j’ai voulu expliquer ce qui à mes yeux fait partie de la consommation collaborative, et des valeurs que je voyais naître grâce à ce mouvement.

J’ai été gêné du mélange général que j’ai pu voir entre les différentes formes de pratiques qui existent et les différences qu’elles ont. Ainsi voilà pour moi les deux améliorations, deux formes de valeur ajoutée, qu’apportent la Consommation Collaborative / Economie Collaborative que je mettrai dans cet ordre :

1) Une meilleure allocation des ressources

Elle permet de redonner du service à ce qui stagnait. Elle engendre une réflexion sur l’accès et l’usage plutôt que la possession. Elle met un stop à la société du toujours plus. Alors que nous avons appris collectivement en suivant le chouette modèle américain à avoir tout une gamme de possessions matérielles pour pouvoir exister et briller en société, nous comprenons aujourd’hui que cela n’est plus compatible avec les limites de la terre. Nous comprenons également que cela ne nous rend pas heureux durablement. Si cela apporte certes un confort agréable, cette quantité matérielle qui nous entoure n’est pas constitutive de notre bonheur.
D’un autre point de vue, on pourrait sûrement analyser que plus nous nous sommes recouverts de biens matériels, plus nous nous sommes éloignés de nos voisins et amis, séparés par la différence matérielle qui nous élevait à des rangs sociaux en compétition et nous empêchait d’entrer dans une relation basée et intéressée sur l’être, sur l’autre.

C’était l’ère de l’avoir. Nous sommes arrivés au bout de cette piste et aujourd’hui le jeu consiste à réfléchir aux meilleures allocations possible pour tous ces objets, motivés par trois raisons :

- La terre ne pourra pas supporter plus (et si on réfléchit, c’était bien débile d’en arriver là)

- Cela me coûte effectivement moins cher, et en temps de crise, c’est parfois simplement une obligation que de louer plutôt que d’être propriétaire.

- Le cool a changé.

Ces trois raisons répondent à l’équation de l’allocation des ressources. Elles ne répondent pas encore à ma recherche d’un bonheur durable et à une vraie rencontre de l’autre.

La naissance d’un nouveau mode de consommation

Cette nouvelle allocation des ressources a créé de nouvelles formes de business qui remettent du sens dans l’usage des biens. Ces business ont également été rendus possibles grâce à l’évolution technologique et à la possibilité de rencontrer des offres et des demandes d’inconnus à proximité, avec des indicateurs permettant de créer une confiance malgré la distance. (ebay, Deways, zilok, etc..) Cela existait déjà avec le minitel, mais Internet a rendu tout cela complètement évident.
Qu’elles soient top down & centralisée ou grass-root & décentralisée, ce sont les objets qui circulent autour des humains. Nous en partageons la jouissance. Quel que soit le propriétaire : l’état, une organisation privée, les particuliers, une communauté, ces outils/biens sont en partage moyennant un coût à l’accès. Ce sont des locations, un partage de l’usage et des coûts d’usage. L’autre particularité, c’est qu’elles demandent au particulier de mettre leurs objets et leurs propriétés en mouvement, et pas seulement un investissement centralisé pour lancer une flotte de départ dans le cas d’un loueur de voiture.

Avantage pour le consommateur : cela diminue les frais d’accès. Je peux louer une après-midi un appareil photo numérique de très haute qualité. Je peux avoir accès une voiture pour mon déménagement ponctuellement. Ce que je pouvais déjà faire avant en le demandant à mon réseau ou à des loueurs de voiture pour le cas de l’auto-partage, j’ai toute une offre commerciale aujourd’hui qui diversifie les options et les possibilités.

Avantage pour le prêteur : Il y en a deux : je suis heureux parce que mon objet sert à quelque chose/quelqu’un d’autre : j’en partage l’usage. Je suis également heureux car j’ai une contrepartie financière.

Résultat : le marché est plus fluide, mes options plus grandes. Et c’est au niveau précis de mon besoin que je vais trouver la forme correspondant le mieux pour répondre. Est-ce que je recherche une rencontre? un conseil auprès d’un professionnel? du simple matériel? une réduction tarifaire?
Nous comprenons également que la possession est désuète tant que je peux avoir accès aux services dont j’ai besoin. Ainsi, si vous êtes jeunes, entrepreneurs, regardez les marchés qu’il reste à ouvrir, qu’est-ce qui se partage et qui n’est pas encore monétisé? Des biens, des services, des expériences? Quel secteur n’a pas encore son concurrent dans la consommation collaborative? Il y a sûrement une opportunité d’un marché à déguster et de comportements à changer.

Petit bonus : j’appartiens à une communauté de gens qui pratiquent et croient en ce modèle.

 

2) Une rencontre et un partage

Cette part que j’ai et que je n’exploite pas, je vais pouvoir la partager et l’offrir à qui en a besoin. C’est la différence entre couchsurfing et Airbnb. Par ce biais je rencontre un autre être humain dans une rencontre non marchande où l’argent n’est pas une barrière : cela ne me coûte pas plus de partager quelque chose alors je l’offre. Mieux : j’ai envie de partager et d’offrir.

>> Elle crée des vraies histoires et un autre rapport à l’autre.

Je crois que c’est cette part du changement qui adresse la question plus en profondeur de s’ouvrir à l’autre, à l’être plutôt qu’à mes biens, celle qui remplit de façon plus entière. C’est la différence entre couchsurfing et airbnb : l’un est complètement non-marchand et non intéressé monétairement. Cela ne veut pas dire que c’est mieux ou qu’ils ont raison, c’est différent. Ils répondent à des besoins différents.

Charles Eisenstein disait dans sa vidéo The revolution is Love

“La consommation collaborative ne créée pas de connexions fortes, seulement la co-création permet cela”.

La deuxième partie, souvent caractérisée par le non marchand, mais je crois qu’elle existe aussi dans le marchand pour peu que les personnes qui échangent soient ouvertes à cette dimension, dépasse pour moi cette consommation collaborative, je ne suis plus consommateur, j’aime offrir et rencontrer l’autre dans un univers différent du marchand, nous nous rencontrons sur un autre plan, motivé par d’autres raisons.

En conclusion

- Le premier pas correspond à une forme de consommation collaborative où l’on optimise l’allocation des ressources en mutualisant les frais et dans lequel l’organisateur de cette nouvelle répartition prend une part. C’est l’évolution naturelle du business et une organisation logique et censée qui nous reconnecte les uns aux autres par le biais de nos usages.
- Le deuxième pas consiste à une rencontre entièrement dédiée à l’autre, rendre service.

Dans le premier cas je partage l’usage et je partage les frais. Dans le second cas je partage l’usage et j’offre les frais.

Pour finir je dirai que l’allocation des ressources n’est que le syndrome extérieur visible du phénomène de prise de conscience de la distance que nous avions mise entre nous et quelle que soit la forme qu’ils prennent, ces mouvements nous allègent matériellement, nous rapprochent et nous rendent plus heureux en surface comme en profondeur.


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12/01/2012 at 16:30 Comments (4)

Un grand bol d’air

Disclaimer : ce billet a été rédigé en Août 2010, le voici seulement publié en Janvier 2012.

Me voici donc de retour à Paris, pour une petite semaine avant de repartir pour une semaine au Tiocan pour un séminaire sur la co-création et les monnaies.

Ce qui est caractéristiques de ces vacances à mes yeux, c’est le fait que je sois resté en France. C’est assez rare pour moi de ne pas traverser les frontières qui me séparent de l’Allemagne ou d’aller un peu plus loin, et dans une situation éconnomique, énergétique telle que nous la connaissons aujourd’hui, découvrir son pays d’origine, ça a du bon. Au-delà du côté décroissantiste ou locavore, c’est aussi le plaisir de voyager dans des régions magnifiques, celles que nos voisins hollandais, britanniques et belges viennent visiter chaque été: je crois qu’on peut le dire, la France est un pays surprenant.

2 semaines pour le corps et l’esprit

Du 25 juillet au 5 août 2010, j’étais aux Arcs 1600 dans les Alpes pour un stage de Wutao. C’était le grand saut pour moi, la première fois que j’allais faire un stage d’arts corporels, et qui plus est pas n’importe lequel, celui qui est né aux Arcs même il y a 10 ans, j’ai nommé le Wutao. Ce billet n’est pas sponsorisé, mais comme je travaille à Génération-Tao et que je suis inscris pour la Wutao-school à la rentrée, vous comprendrez mon engouement..

D’abord ce que je dois dire, c’est que c’était beau et bon. Être à 2000 mètres pour pratiquer et respirer est un cadeau d’une rare qualité que la montagne nous a fait: nous accueillir en son sein. Pour les taoïstes, l’environnement et l’écologie sont fondamentaux, nous l’avons compris pendant ces deux semaines.

D’un point de vue personnel, ce fut l’occasion de découvrir les nombreux élastiques qui s’animent dans mon corps tout atour du diaphragme, mais aussi dans les différents centres énergétiques qui nous constituent. Pas toujours facile de persévérer pour essayer de toucher la torsion, la flexion, l’animation de certaines zones dites muettes de mon corps. Cependant, se sentir traversé par l’onde, l’air frais qui a le goût d’une eau très fraîche, pouvoir regarder les nuages de haut sont autant d’éléments qui laissent apparaître un sourire béa sur mon visage.

Le plaisir d’être accompagné par des professeurs de qualité, qui prennent autant de plaisir à me transmettre que moi à découvrir mes voies d’amélioration. La fragilité de l’ego quand je suis à bout, quand j’en ai marre, quand je n’y arrive plus et la subtilité du professeur qui vient me donner ses conseils, me les proposer sans m’imposer quoi que ce soit m’a sauvé plusieurs fois. C’est d’ailleurs sur ce chemin que j’ai manqué d’aise: le fait que tout se passe à l’intérieur, dans la sensation, le ressenti. Voir et comprendre, analyser et disséquer qui sont d’habitude mes outils de prédilection servent à l’acquisition du déroulé du mouvement, mais quand il s’agit de répéter tout cela, je m’aventure sur un autre terrain parsemé d’embûches..

 

Pour découvrir le Wutao :

Le site dédié : www.wutao.fr & le site du centre : www.centre-tao-paris.com

Le livre qui vient de sortir et qui permet vraiment de découvrir et de comprendre toute l’essence de la pratique.

Une petite vidéo pour finir et vous donner le goût, désolé d’avance pour la qualité qui n’est pas incroyable


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10/01/2012 at 16:16 Comments (4)

Free mobile, open it!

J’ai pris une claque ce matin. Je le savais, je l’attendais, mais j’ai pris une claque.

J’ai pris une claque d’utilisateur stupide et pigeon. J’ai pris une claque d’utilisateur gâté qui paye pour des forfaits incroyables à des prix énormes. J’ai été rattrapé par une rocket de réalité.

J’avais imaginé, le jour où j’avais eu mon premier Iphone et que j’avais compris que skype marchait gratuitement en wifi mais pas en 3G sinon ça casserait les prix du marchés. J’ai compris ce jour là que nous avions des restrictions dans tous les sens et que si nous utilisions tous les wifis qui traînent pour faire passer nos datas de voix, ça ne coûterait plus rien. Alors bien sûr, il y a les infrastructures, et puis les lois du marchés, et puis les actionnaires, donc tu vois, c’est pas possible… Mais j’ai aimé imaginé à quoi ressemblerait le monde si nous ouvrions tous les wifis et que nos devices pouvaient passer par ces réseaux, sans restrictions…

Ce matin, je ne suis pas revenu dans ce nuage, mais j’ai pris une bonne claque dans le pas qui vient d’être fait vers ce rêve qui finira par arriver tôt ou tard. Ce n’est pas un pas, c’est un sprint, une étoile filante, un gratte-ciel qui s’effondre, un barrage qui lâche! Chris Anderson le disait dans free, les bits veulent être libres, le téléphone aussi ce sont des bits.. Tout n’est pas gratuit et ouvert, mais Xavier Niels a ouvert aujourd’hui une brèche dans le barrage de la téléphonie comme il l’avait fait pour l’Internet à l’époque. Comme Wikileaks, le changement est irréversible, on ne pourra pas revenir en arrière. Free vient de prendre une longueur d’avance et a fait avancé le marché d’une façon considérable :

Ils ont dit la vérité sur leurs prix. Ils ont ouvert les yeux du marché, sur les coûts et sur le profit qu’ils réalisent gentiment sur les consommateurs. Faut dire que si j’étais dans cette concurrence, je ne vois pas pourquoi je baisserai mes prix si rien ne m’y oblige, je ne vais pas non plus faire de la charité alors que je peux marger sur le pigeon/consommateur. C’est aussi ça, la chouette loi du marché et le plaisir de faire du profit dans une économie de marché!

Si vous ne connaissez pas l’offre/les tarifs, rendez vous chez Korben

Free nous éduque et nous réveille

1) L’entente oligopolesque

Ils ont bien mis en lumière le fait qu’un marché avec 3 opérateurs est une entente illicite. J’espère que nous pouvons voir autour de nous, dans quels autres secteurs on retrouve ce même schéma et aller casser ces accords.

2) Le vrai prix des choses

Nous, consommateurs avons une très mauvaise notion des coûts. 1 SMS = 10 centimes? en usage, c’est génial d’envoyer un message à quelqu’un quand on est bloqué, mais en coût réel, ça représente quoi pour des serveurs de data gigantesque? On l’a vu dans free de Chris Anderson, les prix diminuent avec le temps de façon exponentielle : plus de processeur, plus de mémoire, plus de rapidité pour des prix toujours plus faibles. Il est normal que le prix du SMS disparaisse et devienne négligeable. Il en est de même pour tout le reste, surtout au niveau du roaming avec l’absurdité de payer 2,50€ la minute pour de l’international à 100 mètre de distance… En faisant cela, free nous éduque à la réalité des coûts, comme le dit si bien Niel, on marge avec un forfait à 2€ pour 1 heure et 60 SMS.

3) La liberté sans abonnement

J’aime ce choix d’offrir la possibilité de partir. C’est un engagement avec soi-même de se dire qu’il faut être le meilleur pour retenir les utilisateurs. Quel courage! “Vous avez le choix de partir, nous nous engageons à faire tout pour que vous ne le fassiez pas”. Je trouve ça beau, ça n’a rien à voir avec ce à quoi nous avons été habitué, et en terme de simplicité pour calculer les forfaits ça aide!

4) La transparence

En simplifiant les CGV, en exprimant simplement les forfaits, en simplifiant les tarifs, free nous sort du charabia des conditions incompréhensibles avec les 15 options, celles qui sont offertes et celles qui sont payantes. ASSEZ! Clarté, simplicité, transparence, pas besoin d’un bac+8 pour comprendre quel est le meilleur forfait, et je ne vais pas me tordre la tête à imaginer ma consommation pendant des lustres.

La transparence aussi en rappelant qu’Internet ce n’est pas juste mail et Web mais qu’il y a beaucoup d’autres usages et que ceux-ci sont possibles avec le forfait.

5) Privilégier la communauté

Je suis freenaute depuis 7 ans et j’aime cette entreprise. Je l’aime car elle me rend plus libre et moins con. Elle l’a fait en sortant l’offre avec la freebox et elle le fait encore avec son action aujourd’hui. Rendre et remercier ceux qui font partie de cette communauté est facile, mais il fallait le faire. C’est un juste retour qui me stimule et m’encourage à continuer avec eux. Du coup me dire que je peux avoir un forfait illimité (tout confondu) à 16€ par mois, quelque soit mon abonnement, mon forfait, ce serait une hérésie de ne pas le faire.

 

Next Step pour moi : changer d’opérateur. Je paye 80€ chez Bouygues pour à peu près illimité partout. Pas besoin de m’étaler.

Et demain alors?

Les opérateurs vont devoir réagir. Les consommateurs vont devoir choisir. Bien sûr Free est une entreprise spéciale, ils n’ont pas les mêmes couts, pas de boutique blablabla.. ok. Et alors? Avec une offre à ce prix, qui peut encore résister et pour quelle raison? Qui ne va pas demander des comptes à son opérateur?

Ce que j’aime dans cette opération, c’est qu’elle fait avancer les choses en éclatant un marché : ça va bouger, et ce sera irréversible, c’est du véritable progrès. Il y avait ce tweet : “Niel a fait plus pour le pouvoir d’achat que Sarkozy en 5 ans”

Open-it!

C’est ce genre d’évolution que j’attends d’un entrepreneur. Qu’il questionne le marché, son modèle et qu’il se donne les moyens d’aller faire péter le modèle établi pour donner une leçon de ce qui est possible de faire et entraîner les autres avec lui vers mieux pour tous. Niel et l’équipe Free nous ont offert un beau cadeau, à nous de continuer à aller chercher les autres secteurs à faire éclater pour évoluer vers des prix plus raisonnables, des services de meilleures qualités et qui respectent la liberté!


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10/01/2012 at 14:11 Comment (1)

Deux vidéos avant les voeux 2012 et le programme

Deux vidéos marquantes que j’ai découvert ces dernières semaines.

La première, sous la forme d’un rap intéressant, une présentation de 2012 qui m’a beaucoup marquée, réalisée par Rap NEWS : Robert Foster de Juice News.

 

Encore un peu critique sur le people VS corporation et qui part bien dans certains délires conspirationnistes/Ovnis, elle fait un joli tour de la situation. Je préfère la vision plus intégrale de Charles Eisenstein, voir ci-dessous..

La seconde, du Charles Eisenstein, dont je vous avais déjà parlé ici avec la très bonne vidéo Money & life. Voici une courte vidéo réalisée pendant Occupy Wall Street, où l’auteur de Sacred Economics raconte que la révolution n’est pas à propos des 99% contre les 1%, mais de la quête de chacun pour trouver son talent à offrir au monde, occupy, the revolution is love…

J’y reviendrai plus en détail, notamment sur tout le travail et le choix de vie d’économie du don dont parle magnifiquement Charles.

Pour une version avec les sous-titres en français, cliquez ici


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03/01/2012 at 18:46 Comment (1)

Naomi Klein nous parle de rareté et d’abondance

Je viens de tomber sur ce bout du discours de Naomi Klein qu’elle a fait à Wall street dans le mouvement Occupy Wall street

 

Nous savons tous, ou du moins nous sentons que le monde est à l’envers : nous agissons comme s’il n’y avait pas de limites à ce qui, en réalité, n’est pas renouvelable – les combustibles fossiles et l’espace atmosphérique pour absorber leurs émissions. Et nous agissons comme s’il y avait des limites strictes et inflexibles à ce qui, en réalité, est abondant – les ressources financières pour construire la société dont nous avons besoin.

La tâche de notre époque est de renverser cette situation et de contester cette pénurie artificielle. D’insister sur le fait que nous pouvons nous permettre de construire une société décente et ouverte, tout en respectant les limites réelles de la Terre. (…)

Considérons ce beau mouvement comme s’il était la chose la plus importante au monde. Parce qu’il l’est. Vraiment. »

 

Moi qui suis profondément intéressé à la rareté et à l’abondance, j’aime ici la clarté de son propos. Avant toute chose, j’aime à rappeler que la rareté est un état relatif, tout comme l’abondance. C’est à dire que c’est rare ou abondant, par rapport à quelque chose d’autre et en général, c’est par rapport à nos besoins. On revient sur l’histoire de Gandhi de la différence entre les besoins et les désirs.

Nous n’avons pas assez sur Terre pour subvenir aux désirs de tous, mais il y a assez pour subvenir aux besoins de tous.

Pour moi, viennent le besoin d’une réorganisation et le besoin d’une redistribution. Mieux répartir ce qui doit l’être. Et prendre conscience évidemment des limites.

Et ce qui est limité et finit, c’est bien la Terre, ses réserves, son atmosphère et ses ressources non renouvelables. Illimité et infinis, ce sont notre créativité, notre potentiel, notre amour et tous les symboles et systèmes que nous pouvons créer pour mieux gérer, organiser, partager, répartir et disposer de ces ressources limitées dont nous avons tous besoin pour notre développement.

Abondance, rareté, à nous d’inverser les croyances!

We are the 99% ;-)


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14/10/2011 at 19:32 Comments (3)

Tao teh King – 53

Le Tao te king est le livre de la voie et de la vertu chinoise. Comme la bible, ce livre donne des comportements, des clés de compréhension de ce qu’est le Tao. Classique intemporelle de la sagesse chinoise, il a été écrit par Lao Tseu, dit-on, 6 siècle avant Jésus-Christ.

Aujourd’hui, j’aimerai partager avec vous le chapitre 53 qui trouve un certain écho dans l’actualité.

 

53

La grande Voie est simple,

mais les gens préfèrent les chemins détournés.

Sois conscient lorsque les choses sont déséquilibrées.

Reste centré dans le Tao.

 

Quand de riches spéculateurs prospèrent

alors que les paysans perdent leurs terres ;

quand le gouvernement dépense de l’argent

en armes plutôt qu’en remèdes ;

quand la classe supérieure est extravagante et irresponsable

alors que les pauvres n’ont nulle part où se tourner -

tout cela est vol et chaos.

Ce n’est pas être en accord avec le Tao.


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11/10/2011 at 17:45 Comments (2)

Au coeur de la monnaie de Bernard Lietaer

Comme vous le savez tous, je travaille avec l’agence de presse Emmapom et j’ai la chance, l’honneur et le privilège de travailler avec Monsieur Bernard Lietaer qui publie un livre aux éditions Yves Michel.


Sacré hasard et belle coïncidence qui fait que je me retrouve à communiquer professionnellement sur le livre d’une des personnes pour qui je communique déjà passionnellement…

Le livre est deep, long et détaillé. Sa conclusion sans appels. Je ne vais pas refaire un billet complet puisque c’est déjà ce que j’ai fait pour le blog d’Emmapom, que j’anime: http://blog.emmapom.com

Vous trouverez le billet complet ici: http://emmapom.com/blog/2011/07/19/au-coeur-de-la-monnaie-bernard-lietaer-nous-invite-au-voyage/

Nous organiserons une conférence de presse le 5 octobre avec la Princesse de Polignac, qui a rédigé la préface du livre. Si vous connaissez des blogueurs, des journalistes, des médias qui pourraient être intéressés par le sujet, faites leur suivre l’info et n’hésitez pas à les mettre en contact avec moi! etienne arobaze emmapom point com

Vous trouverez le Communiqué de Presse ici.


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31/08/2011 at 12:26 Comments (0)

Monnaies “virtuelles”, quelques exemples

J’ai la fine impression de ne pas avoir posté depuis un siècle…

Je passe lundi 30 mai à 22h sur Nova dans le cadre de la nuit Sujet avec Owni et voulait faire un très bref post avec les projets de monnaies en ligne, virtuelles ou décentralisées dont on peut entendre parler ces derniers temps. En 2 mots, les aspects qui m’intéressent: la gestion de la création monétaire et l’intention qui les porte. En conclusion: ce que l’étape de leur apparition indique sur le chemin sur lequel nous avançons.

Superfluid inspiré par Douglas Rushkoff utilise les Quids/pints

 

How superfluid works from Nathan Solomon on Vimeo.

Ici, on collabore à des projets en apportant des compétences,  on est remerciés en quids ou pints. On peut aussi en recevoir quelques uns supplémentaires si on est un membre actif et que le mois a généré de larges échanges. La quantité totale par utilisateur est limitée. J’aime bien, remplit sa fonction.

Bitcoin

Lien youtube sur la petite vidéo de présentation

Accrochez vous, ça va vite et on n’a pas vraiment le temps de comprendre l’essence.

En deux mots: L’intention est très P2P décentralisé et très geek oriented, une alternative. Permettre d’échanger sans passer par une autorité centrale qui fixe les règles. Ici les règles sont définies dans le code. Je ne suis pas persuadé que bitcoin soit la monnaie idéale dont nous avons besoin, mais c’est sûrement le premier tsunami pour ouvrir la voir des monnaies décentralisées à grande échelle et si l’effet est positif, d’autres créeront des codes avec une grande réflexion sur ce qui est souhaitable pour tous les utilisateurs participant… dividende universel anyone?

La masse monétaire augmente via les logiciels de chaque utilisateur qui processent, et ce faisant génèrent de nouveaux “bitcoin” dans une mesure limitée et contrôlée par le code. Une petite taxe peut être prise sur la transaction pour financer le processing. Sans avoir trop fouillé les docs, j’ai pas trouvé l’info précise de combien pour l’instant et de si ça va bouger.

 

Ripple

Le dernier dont j’avais entendu parlé il y a un moment déjà, c’est Ripple.

Puisque les billets, les pièces, la monnaie sont des IOU, c’est à dire I owe you, c’est à dire “je te dois” ou encore “je te promets de te payer tant tel jour”, soit une promesse sur le futur de réaliser un paiement, Ripple joue sur le fait que nous pouvons créer des IOU basés sur le capital social. Puisque dans l’économie traditionnelle, l’Etat peut être endetté parce que c’est un etat, pourquoi ne pas faire des promesses de paiements entre humains qui se font confiance. Plutôt que de passer par une lourde bureaucratie bancaire avec toutes ses taxes pour les services, simplifier et raccourcir les intermédiaires pour échanger de personnes à personnes ici encore, et ce sur la base de la confiance.

Quand on sait que l’argent ne repose effectivement que sur la confiance, ici au moins, on ne se raconte pas trop d’histoires.

 

En conclusion

Ces 3 exemples montrent la simplicité et la multiplicité des voies pour créer des monnaies numériques/virtuelles ou appelez les comme vous voulez. Au niveau de la technique et de l’effet boule de neige, nous réalisons que non seulement ça existe, que c’est réalisable et que ça peut prendre très vite.

La question essentielle de: à quoi sert-elle, ou plutôt: quel projet de société peut-on espérer avec un tel modèle se pose et continuera de se poser, mais elles ouvrent la voie et nous entraînent à penser qu’il n’y a pas que l’Etat et/ou les banques qui créent la monnaie et que c’est non seulement possible mais conseillé de réfléchir profondément aux règles qu’ont ces monnaies et à qui les créée. Ces initiatives permettent définitivement et de façon irréversible de montrer que “oui ça existe”.

Je souhaite vraiment conclure sur: Une fois qu’on a compris que nous pouvons créer des monnaies, techniquement qui peuvent se diffuser et être utilisées à grande échelle, quelles sont les valeurs que nous portons? Dans quel monde souhaitons nous vivre? Comment souhaitons nous faire société? De ce projet commun naîtront les règles monétaires de solidarité, les conditions de création et de répartition monétaire et la définition des indicateurs de ce que nous souhaitons valoriser.

Voilà les questions et le projet politique du vivre ensemble à écrire…. ensemble!

 

 


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29/05/2011 at 23:03 Comment (1)

Paradigme du partage de la connaissance et de la propriété

Si quelqu’un aujourd’hui attaquait Wikipédia parce qu’il fait de la concurrence déloyale à son business, la communauté internationale serait prête à la défendre pour dire que ce qu’elle fait sert l’intérêt général.

Si quelqu’un aujourd’hui attaquait GNU/linux ou Firefox pour concurrence déloyale, là encore on pourrait sentir collectivement que ces logiciels avec leurs licences de logiciels libres servent l’intérêt général.

Pour que le Shift se fasse, et il se fera, nous avons besoin d’une masse significative de brevets en licences libres qui défendent l’intérêt général. Nous avons besoin que l’évidence du partage s’affirme contre la honte et le crime de garder des brevets de médicaments, des propriétés secrètes alors que certains sont en train de mourir. Nous avons besoin qu’une assemblée de gens qui ne se connaissent pas donnent les plans, les secrets, les recettes des produits que nous achetions jadis en payant des brevets incroyables dans une économie de rareté artificielle.

 

Quand quelques exemples nous auront montré que c’est possible, alors nous serons sortis de la société de la rareté, même pour le monde matériel.

 

Je vous assure que ce n’est pas si loin du tout…

 

L’intérêt général du partage et des licences libres dépassera l’intérêt individuel des brevets et propriétés privées.


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06/04/2011 at 09:35 Comments (0)

2011. Action! du global au local

La première décennie de ce 21ème siècle a été le déclencheur des troubles accumulés et de la tendance que notre monde a suivi ces 60 dernières années. La crise du subprime en tête, qui entraînerait avec elle la fin du système tel que nous le connaissons. Petite fissure qui engouffra des milliards de dollars et lança la première pierre dans l’alignement de dominos que représente les institutions qui gouvernent encore ce monde. La suite on la connaît, mais selon les médias où l’on s’abreuve quotidiennement et la confiance que nous avons en l’humanité, elle prend des couleurs plus ou moins différentes. Je vais essayer de vous dire ce que j’en pense et ce que je ressens plutôt que de vous dire ce que ce sera. Aussi, j’aimerai à la fois pouvoir traiter de ce que je vois à une échelle globale pour revenir plus bas sur mes projets.

2011.

2011, c’est l’accélération. Tout va plus vite. Les prises de conscience se traduisent en action, en vagues, en mouvement. Wikileaks est apparu, le secret a disparu. Irréversiblement, le paysage change. Si la première décennie a vu l’apparition à une vitesse incroyable des puissances de l’Internet, aujourd’hui sur un terreau fertile j’observe un mouvement d’émancipation sur Internet,qui fait face à une volonté de sens contraire de contrôle des institutions en place. La deuxième décennie utilise ces outils et ces nouvelles solutions pour établir de nouveaux usages, de nouvelles pratiques et un nouveau moyen d’accès à l’autre, aux médias, à l’information et à la liberté.

Les puissances gouvernantes ont montré leurs limites. Chaque jour leur incapacité à gérer ce qu’elles pouvaient encore cacher hier se fait de plus en plus criante. Les challenges de demain ne seront pas résolus en haut. C’est à nous de trouver, pas à pas, jour après jour, ensemble, notre solution pour un monde plus en accord avec ce qui nous inspire. Alors que le mur de fumée essaye de nous faire avaler que la crise est passée, le mur du dollars s’effondre, et avec lui la puissance hégémonique des USA. C’est une chance. L’opportunité de redessiner la carte des relations mondiales. Une chance pour les citoyens américains de prendre leur juste place et de faire entendre leur voix dans un système qui les a eux aussi avalé. Une chance pour nous de voir ce qui s’est passé et d’apprendre de cette expérience pour ne pas répéter les erreurs.

Redessiner le monde

Dans mes rêves, je vois un monde où nous avons le choix. Un monde où nous faisons ce choix, et un monde où nous vivons ensemble, en paix et en harmonie avec la nature. Je sais que nous y arriverons. Pouvoir vivre librement de nos passions, offrir aux autres ce que nous aimons faire. S’épanouir de nos créations et construire ensemble une société où l’Humain retrouve sa place dans le monde. Un monde où nous pouvons aider notre prochain et servir le collectif sans se sentir l’exception. Un monde où nous arrêtons de penser que nous sommes en compétition, un monde où nous pouvons avancer ensemble plutôt que les uns contre les autres. Souvenez vous qui vous êtes. Souvenez vous d’où vous venez.
Nous avons besoin de 3 choses pour y parvenir: ouvrir les yeux pour constater que nous avons déjà tout ce qu’il faut, ouvrir le cerveau pour penser cette organisation et enfin ouvrir le cœur pour pouvoir le partager ensemble. Tout est déjà là. Ce qui nous en empêche ne sont que nos propres limites. Le reste est une question de temps, l’évolution est déjà en marche et bien peu de choses peuvent l’arrêter. Nous y parviendrons un jour, j’en ai l’intime conviction. Et cela arrivera bien plus vite que nous le pensons.

Les vagues

Tous ces pays qui se libèrent, qui bougent me font vibrer. L’actualité que je lis est celle d’un monde en mouvement, un monde qui se réveille à sa propre lumière, comme après une longue gueule de bois et qui se rend compte que c’est possible, en fait. Que ça l’a toujours été. Le temps est venu. Le grand chamboulement est à l’œuvre et je sens que nombre de changements irréversibles vont se produire, nous avons attendu bien longtemps avant de commencer, mais nous sommes au bord du gouffre et il ne s’agit pas cette fois de faire marche arrière, mais bien de sauter dans le vide avec la confiance que nous pouvons voler. Tout lâcher. Nos peurs, nos limites et notre envie de savoir à quoi ressemblera demain, notre besoin de routine et de quotidien. Quelque chose d’autre nous attend.
C’est en osant sauter, en faisant ce pas que nous nous libèrerons et entrerons dans un monde où nous réalisons que nous savons voler. Personne ne nous l’avait dit, mais c’est écrit en nous. Quelque chose au fond de nous le sait, mais nous ne voulons pas y croire, nous avons perdu cette foi, cette magie, cette force illimitée qui fait de nous des êtres humains. Il est temps de puiser au fond de ce qui fait de nous des humains pour redécouvrir qui nous sommes vraiment.

Du Global vers le local

Si c’est encore à la télé que la plupart d’entre nous observent encore ces changements qui nous paraissent si loin, c’est à chaque coin de rue qu’ils apparaissent, dans notre quartier, dans notre ville, encore à l’ombre des projecteurs. Il ne faut pas croire que ça ne se passe que là-bas, ailleurs, loin de nous. Ce changement agit partout où nous sommes et passe par nous. J’ai envie de citer Colibris, mouvement citoyen qui raconte l’histoire du colibris qui fait sa part pour éteindre l’incendie. Pas à pas, geste par geste, les comportements changent, les réflexes se transforment, nous changeons.

Stéphane Hessel, Edgar Morin, Patrick Viveret, Paul Jorion et Marc André Luyckx, ces “papis” qui font de la résistance et qui se révèlent au grand public confirment la préparation d’un terrain favorable au changement. Ils ne sont que les révélateurs d’une forêt qui s’ignore encore partiellement. Autant de signaux qui nous indiquent que l’heure est venue. Ce sera bientôt à nous de jouer.

Mes projets, mes avancées

Comme vous le savez peut-être j’ai commencé à travailler début janvier chez Emmapom, une agence de relation presse nouvelle culture. Ce monde existe, il est vibrant et ne cesse de grandir. Je suis ravi de pouvoir y apporter ma pierre et découvrir de nouvelles composantes. La semaine dernière j’étais dans le Sud de la France où j’ai d’abord assisté à un colloque de recherche sur les monnaies complémentaires à Lyon puis 3 jours près de Genève au Tiocan où nous avons réfléchi aux outils pratiques pour favoriser le développement de ces monnaies avec Community Forge. Encore une fois, l’heure n’est plus à la prise de conscience mais à l’action. La BD augmentée sur les monnaies complémentaires publiée avec Owni vient de sortir, le dossier spécial alternatives économiques sur les indicateurs de richesse paraîtra fin février, je sens que ces idées avancent et reçoivent un écho de plus en plus large. Le livre sur l’innovation monétaire auquel j’ai contribué avec Jean-Michel Cornu est sorti également après avoir été diffusé progressivement sur internet actu.  Autant de graines et de transformations de projets qui donnent envie de faire autrement, qui disent pourquoi et comment. Autant d’invitations à écrire le prochain chapitre ensemble.
Prochaine étape pour moi, créer une banque du temps pour échanger des services sur Paris. Un moyen d’échanger autrement, une façon de faire connaissance et de contribuer à s’enrichir mutuellement et de partager avec les autres ce que nous aimons faire.

Serons nous prêt à temps quand notre tour viendra, quand tous les projecteurs seront sur la France, ce pays qui fut jadis  pays des droits de l’homme? Serons nous à la hauteur de ce que le monde attend de nous. Saurons nous honorer nos frères et sœurs de tous les pays et de tous les continents? Saurons nous trouver au fond de nous, cette énergie qui nous anime et nous permet de nous accomplir pleinement? Pour le savoir il nous faudra sauter.

Sommes nous prêts?


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22/02/2011 at 15:58 Comments (4)

Colloque international de recherche, des monnaies, des exemples

Je vais essayer de présenter au fur et à mesure du colloque international de recherche qui a lieu sur les monnaies complémentaires ici à Lyon de vous faire suivre les rencontres d’expériences locales qui existent.

Paolo, Argentin de Baia Blanca, vit au Vénézuéla.

Après avoir travaillé à Medellin en Colombie sur des systèmes d’échanges inspirés par les expériences de monnaies locales Argentine Paolo a été convoqué par le gouvernement de Chavez pour venir mettre en place des monnaies locales au Vénézuela.
Taille et échelle:

13 systèmes avec 12 monnaies différentes de 200 personnes en moyenne soit un groupe d’environ 2000 personnes au total. Un système s’est divisé en deux ayant atteint une trop grande échelle qui réduisait son fonctionnement.

Législation:

Reconnu et encouragé par Chavez depuis une loi de décembre.

Origine:

Repris et imité sur les expériences d’argentine. Supporté par le gouvernement pour développer l’économie locale. Développé en Colombie à Medellin et au Vénézuela.

Groupe d’utilisateurs: Que des individus ou des entreprises sociales, pas d’entreprises privées.

La notion de Prosumidor: Productor + Consumidor.
Les Prosumidor peuvent être des personnes ou des collectifs.

Fréquence des réunions:

5 réunions nationales annuelles des membres.
6ème rencontre cette année avec les enfants, les truequeritos y truequeritas

Support: Papier imprimé.

Améliorations implémentées des expériences Argentine: Pas de parité et le système n’est pas porté par une ONG ou un groupe de fondateur, il appartient à tous les membres.


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16/02/2011 at 13:04 Comments (2)

Monnaies complémentaires, BD augmentée: La richesse est ailleurs

J’ai travaillé avec Owni et préparé la sortie d’une BD augmentée sur le sujet de la richesse et des monnaies complémentaires.

C’est un projet excitant qui nous a pris environ un mois pour présenter sous forme ludique et pédagogique, ce qui se passe au niveau de la création monétaire, comment sortir d’un côté passif pour devenir acteur d’un changement.

J’essaierai de faire un post plus détaillé plus tard, et si possible d’intégrer la BD ici.

Voici, par ailleurs le lien: http://app.owni.fr/bd-augmentee/

Un grand merci à l’équipe d’Owni: Julien, Sylvain, Claire, Romain, Nicolas, James, Logui et François notre dessinateur sans qui cette aventure n’aurait pas été possible.

Une version anglaise est au programme. Faites tourner!


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16/02/2011 at 12:49 Comment (1)

The american dream

Ce dessin animé qui dure 30 minutes résume très bien ce que j’ai commencé à décrypter depuis 2007 sur mon ancien blog et que je poursuis maintenant sur celui là. Même si je me concentre plutôt maintenant sur les solutions et la création du futur, une petite piqure de rappel et de compréhension sur les différents points essentiels peuvent toujours faire du bien. Vous noterez que de façon générale, c’est très appliqué aux Etats-Unis, mais à peu de choses près, ça s’applique aussi pour l’Europe et les autres continents.

Celui qui contrôle le pouvoir de création monétaire d’une nation, contrôle la nation. (en 2 mots)

1) ce qu’est la monnaie
2) qui créée la monnaie
3) comment ont évolué la création monétaire et le développement de la dette et de la consommation à crédit des US
4) le petit rappel de l’origine de la création de la FED et des quelques familles que l’on retrouve successivement dans les différentes guerres, d’un côté et de l’autre.


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05/02/2011 at 02:26 Comments (0)

The future of money avec Bernard Lietaer

Une excellente vidéo d’une interview avec le cofondateur de l’euro Bernard Lietaer, à voir, revoir, intégrer et partager:



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20/01/2011 at 15:45 Comments (0)

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